• Migrant-e-s: si nous voulons une autre politique, il faudra l’imposer!

    Migrant-e-s: si nous voulons une autre politique, il faudra l’imposer!

    20 Juin 2018

    Deux dynamiques s’opposent depuis 2015 et l’arrivée massive de réfugié-e-s fuyant les guerres et l’instabilité de l’autre côté de la Méditerranée. L’une répressive et déshumanisante, celle de l’État, réduisant toujours plus les droits ; l’autre solidaire, portée par une partie non négligeable de la population, venant en aide aux nouveaux arrivant. Où en sommes nous alors que la loi régressive « asile-immigration » arrive au Sénat ?

     

     

     

    Les politiques migratoires

    Depuis plus de 20 ans, la situation pour les personnes migrantes s’est constamment aggravée. Là d’où ils viennent, elles fuient guerres, famines, régimes politiques autoritaires et violents, pillage des ressources, dérèglement climatique, tout ceci avec la participation des États occidentaux qui refusent d’assumer ensuite les conséquences de leurs actes. Ici, elles subissent le durcissement des politiques migratoires (françaises et européennes) : développement sécuritaire et surveillance accrue des frontières, fermeture de celles-ci, expulsions et enfermements massifs, répression, traitements inhumains, violences et tortures, camps de fortune et camps de rétention, législation défavorable etc.

    Nous pensions avoir atteint le summum avec les lois Bessons mais non, s’en sont suivies les lois Valls et aujourd’hui les actions du gouvernement Macron associées à la politique forteresse de l’Europe (Dublin III bientôt IV, fermeture des frontières à Calais et dans la Roya, non traitement des situations poussant les gens dans la clandestinité, renforcement des expulsions etc.).

    Contrairement à ce que pourrait laisser penser ces politiques européennes et nationales, les luttes en cours contre les frontières et les expulsions, pour un accueil digne des personnes, pour la liberté de circulation et d’installation, prouvent qu’une large partie de la population est favorable à l’accueil. Alors que des milliers de personnes se mobilisent sous des formes très diverses, partout en France, pour l’accueil des personnes migrantes, le gouvernement Macron a choisi de porter un nouveau coup violent au droit d’asile avec la loi « asile-immigration ».

    L’analyse du texte par la Cimade ou le Gisti, dénoncent un texte dangereux pour les personnes étrangères. Présenté le 21 février 2018 par Gérard Collomb en Conseil des ministres, il a été adopté en première lecture par l’Assemblée nationale le 23 avril, est actuellement discuté au Sénat. Parmi les propositions gouvernementales analysées par La Cimade, certaines vont largement dégrader la situation d’un très grand nombre de personnes réfugiées et migrantes, notamment la réduction du délai de recours devant la CNDA de 30 à 15 jours, l’allongement de la durée de la rétention administrative jusqu’à 90 jours, le bannissement des personnes étrangères avec la systématisation des interdictions de retour sur le territoire français, etc.

    Les États Généraux des Migrations (EGM)

    D’un côté, cette loi, durement contestée par les agents des institutions sensées œuvrer à la mise en place des politiques d’asile et par les travailleurs sociaux, a été combattue par la grève. Les rapporteurs de la Cour nationale du droit d’asile en sont un exemple1. De l’autre, depuis maintenant un an, des associations telles que la Cimade, le Gisti, Emmaüs International etc., ont tenté de regrouper tous les acteurs et actrices de la lutte pour le soutien aux personnes migrantes. 470 associations et collectifs ont adressé un courrier à M. Macron demandant en juin 2017 un changement radical de la politique migratoire française et européenne, et la mise en place d’une véritable concertation de la société civile, associant l’ensemble des ministères. Faute de réponse satisfaisante, les États Généraux des Migrations se sont constitués en novembre 2017.

    Ils entendent alors « construire un contre-pouvoir rassemblant les acteurs de la société civile pour dénoncer les situations inacceptables qui ont cours sur le territoire français et pour se mobiliser contre le projet de loi « Asile et Immigration », construire collectivement des propositions pour démontrer qu’une autre politique migratoire est possible, construire un mouvement d’opinion pour s’opposer à une vision erronée, culpabilisante et trop souvent xénophobe des migrations et des migrant-e-s ». Pour eux, ce large rassemblement démontre en soi, « que des dizaines de milliers de citoyens en France pensent différemment la question migratoire, de façon simplement humaine et respectueuse des droits fondamentaux ». Ce processus a, en effet, eu la vertu de tirer bon nombre d’acteurs et d’actrices du monde associatif, des collectifs, des ONG vers une opposition franche et unanime à la politique du gouvernement qui, de son côté, tente d’intégrer à la gestion des dispositifs d’accueil une autre partie de ces protagonistes.

    Le week-end du 26 et 27 mai 2018, les EGM, réunis en assemblée plénière à Montreuil, ont adopté un manifeste commun pour proposer « une politique migratoire respectueuse des droits fondamentaux et de la dignité des personnes ». Le texte pose et synthétise les constats fondamentaux portés par les acteurs et actrices des luttes depuis de longs mois : situation humanitaire déplorable, difficultés rencontrées par les personnes étrangères, conséquences désastreuses de politiques répressives, coûts humains et financiers exorbitants de ces politiques, entorses au droit international et aux conventions internationales ratifiées par la France, militarisation croissante des frontières, création de régimes d’exception dans les zones frontalières, absence de concertation avec les personnes étrangères et les acteurs de la société civile, absence d’évaluation des politiques mises en œuvre depuis des décennies, mise en concurrence, à travers les discours et les décisions des pouvoirs publics, des personnes subissant toutes formes de précarité, étrangères ou non, juste indignation, mobilisation et solidarité dont témoignent un nombre croissant de citoyen·ne·s partout sur le territoire, remise en cause quasi systématique de la présomption de minorité…

     

     

     

     

    Lutter pour gagner

    Par contre, ce texte collectif n’offre toujours pas de « mode d’emploi » face aux attaques gouvernementales, ou de propositions d’actions concertées à mettre en place sur tout le territoire français et ailleurs en Europe. Le mouvement d’opinion prôné par les EGM ne peut pas être la seule réponse. Malgré l’échec de la démarche envers les députés lors du passage de la loi à l’Assemblée nationale en avril, ils persistent et développent cette fois une action envers les sénateurs. Face à un législateur dont l’intention est de réduire à peau de chagrin les droits et la dignité des migrant-e-s, la proposition alternative des EGM en matière de politiques migratoire devient caduque, sans l’installation d’un rapport de force permettant d’infléchir le cours des événements, du moins face à la loi asile-immigration. Penser convaincre des députés de la pertinence des propositions des EGM est d’une extrême naïveté, face à des politiques prêt à tout par calcul politicien. Les EGM ont aspiré une grande part de l’énergie des collectifs, et renvoyé la question d’une lutte radicale contre la loi Collomb à demain. Mais demain, quels moyens d’actions aurons-nous encore alors que nous n’aurons probablement même plus la possibilité d’être en relation sur de la durée avec les personnes qui s’exilent ?

    Sans rapports de force en notre faveur, y compris si l’on souhaite infléchir le cadre de la loi, on perd sur les enjeux généraux qui ensuite nous font perdre chacun notre tour dans les collectifs sur les situations individuelles. Si le texte des EGM peut servir de point d’appui pour dessiner un chemin vers un avenir souhaitable, chaque collectif, association et acteur-actrice doit maintenant s’atteler à l’augmentation de notre rapport de force collectif sans lequel, il semble bien que nous allions droit dans le mur.

    Les approches humanistes, si elles sont un point d’appui réel pour développer de la solidarité envers les personnes migrantes, ne suffisent pas à inverser le cours des événements : trop de personnes sont perméables au discours dominant qui désigne les immigré-e-s comme un problème, responsables ou aggravant chômage, précarité, misère, inégalités. Pour battre en brèche ce discours dominant, nous devons développer l’idée que les immigré-e-s ne sont pas responsables de ces maux mais les premières victimes d’un système que nous (les non-migrant-e-s) subissons aussi. Seule la solidarité de classe peut casser cette idée dominante que les immigré-e-s sont nos ennemi-e-s. Cela passe par l’idée que nous avons plus de points et d’intérêt communs avec des migrant-e-s d’Afrique, par exemple, qu’avec les responsables des régressions sociales (capitalisme, État). Aborder la question des inégalités engendrées par le capitalisme paraît plus que nécessaire pour que plus de gens se solidarisent avec les migrant-e-s.

    Il ne s’agit donc pas de limiter les champs d’action possibles des collectifs de lutte mais bien de privilégier l’instauration d’un rapport de force suffisant et amener une adhésion de la population pour que cesse cette barbarie en cours. De quoi avons-nous besoin pour que la situation des personnes qui se réfugient en France s’améliorent ? Comment devons-nous continuer à agir pour mettre à mal les politiques de plus en plus répressives et autoritaires ? Pour gagner le combat ?

    Ce 19 juin, les sénateurs vont à n ‘en pas douter, encore durcir la loi Collomb (suppression de la carte pluriannuelle de quatre ans, durcissement du regroupement familial, délai de recours ramené à 7 jours pour les « dublinés », instauration d’un débat annuel au Parlement sur les quotas etc.). La lutte est donc une nouvelle fois à reconstruire. Nous ne sommes qu’au début des manifestations, des rassemblements, des pressions, des interpellations, des expulsions auxquelles il va bien falloir s’opposer.

     

     


     

     

    1Voir l’article parut sur basta! à ce sujet.

  • La Guinguette se rebiffe

    La Guinguette se rebiffe

    05 Juin 2018

    L’association La Gerbe organise La Guinguette pour la 3e année consécutive, le samedi 16 juin. Le thème de cette année sera la résistance, la rébellion : la Guinguette se rebiffe !

    Sur l’invitation de La Gerbe, le groupe Un Autre Futur (CGA 34) y participera. Nous y proposerons la diffusion du documentaire « Ni dieu ni maitre – Une histoire de l’anarchisme » de Tancrède Ramonet (sorti en 2016), de 17h15 à 18h30. S’en suivra un débat, co-organisé avec la Compagnie des Nuits Partagées sur le thème de la grève, à partir de 18h30.

    Voici le programme complet :

    • 14h-15h : « Captains say what ? » spectacle de théâtre immersif dans les cales d’un navire – Compagnie le Pied dans la Porte
    • 14h30-16h45 : ateliers autour des langues, et atelier récup « fais tes Tawashis » –  Centre social ALISÉ
    • 15h-17h : Chant pour tous, atelier et concert – Association La Voix Source
    • 15h-15h30 et 17h-17h30 : Chamboule-tout avec le supermarché participatif La Cagette
    • 15h30-16h30 Atelier d’écriture : « quelle est la dernière fois où vous vous êtes révolté-e-s et contre quoi ? » – Mémoire Encrée
    • 17h30-18h30 : Concert de flûte bansuri – Chloé Loneriant
    • 17h15-18h30 : Diffusion du documentaire  » Ni dieu ni maître » par le groupe « Un Autre Futur »
    • 18h30-19h15 : Controverse citoyenne, débat public ouvert à tou·te·s – Compagnie des Nuits Partagées et groupe Un Autre Futur
    • 19h-20h15 : Théâtre d’impro avec participation du public – Compagnie du BAO
    • 19h15-21h : Karaoké live – école de musique Imagine
    • 21h-22h15 : Spectacle de théâtre « La fille aux cheveux bleus » – Théâtre du feu liquide (attention, ne convient pas aux enfants et jeunes adolescents)
    • 21h-23h30 : Festival de batucadas avec Batucanfare et la Battante

    Voir le programme sur le site de la Gerbe : 16 juin : La Guinguette Artistique se rebiffe !

    Pour retrouvez les horaires et le lieu, voir notre agenda : Documentaire et débat à La Guinguette se rebiffe

     

    Par Groupe Un Autre Futur Anarchisme
  • Non à la saison croisée « France-Israël » !

    Non à la saison croisée « France-Israël » !

    02 Juin 2018

    Le 5 juin prochain, commencera la saison « France-Israël ». A cette occasion, Emmanuel Macron recevra Benyamin Netanyahou, premier ministre d’Israël, alors que les forces armées ont réprimés dans le sang des manifestations de civils palestiniens. Une manifestation est appelée le 5 juin à 18h30, nous vous transmettons l’appel dont nous sommes signataires:
    SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE PALESTINIEN
    NON A LA SAISON CROISÉE « FRANCE-ISRAËL »
    MARDI 5 JUIN 18H30
    Place de la Comédie MONTPELLIER
    Il n’y a pas de « conflit israélo-palestinien ». Derrière cette formule trop souvent employée, se cache une autre réalité. Celle d’un état sur-armé qui, après avoir violemment chassé de leurs terres des centaines de milliers de palestinien-es en 1948, après avoir envahi militairement la Cisjordanie, la bande de Gaza et Jérusalem en 1967 lors de la « guerre des 6 jours » pour les coloniser, se permet maintenant d’estropier et de tuer des milliers de civils désarmés qui ne font que réclamer un juste droit : celui de pouvoir retourner vivre sur les terres dont ils ont été chassés. Un état qui depuis sa création bafoue systématiquement le droit international et piétine les droits humains les plus élémentaires.
    L’état israélien ne peut agir ainsi sans le soutien et le silence complice des grandes puissances. Soutien direct des États Unis qui installent leur ambassade à Jérusalem, soutien honteux de l’état français qui tout en ayant fermement condamné les violences commises par les forces armées israéliennes contre les manifestants palestiniens à Gaza », s’apprête à recevoir Netanyahou pour lancer en commun la « Saison France-Israël » dont le but officiel est de « /resserrer les liens entre la France et Israël dans tous les domaines de la recherche, de l’économie, de la vie sociale et des arts/ ». Ce qui, dans les circonstances actuelles, se résume tout simplement à une tentative de redorer le blason de l’État d’Israël et de l’absoudre de ses crimes.

    *Les organisations soussignées tiennent à affirmer leur solidarité avec le peuple palestinien, en particulier pour le droit au retour des réfugié-es sur leurs terres.

    *Elles demandent l’arrêt de toute coopération militaire avec l’État d’Israël.

    *Comme 80 personnalités issues du monde des arts et des milliers de signataires de la pétition « Nous demandons l’annulation de la saison France-Israël« , elles exigent cette annulation.

     

    *Elles appellent la population et l’ensemble des organisations démocratiques à se rassembler

     

     à Montpellier le Mardi 5 juin
    (jour du lancement de cette campagne par Macron et Netanyahou
    ainsi que jour anniversaire du début la Guerre des 6 jours)
    à partir de 18h 30
    sur la Place de La Comédie à Montpellier. 

    Premiers signataires : APLR (Association des Palestiniens du Languedoc-Roussillon), BDS 34, CCIPPP34, Cimade LR, CGA 34, CMF, Ensemble34, FUIQP, MAN 34, NPA 34, UJFP 34…

  • Etendre la grève pour gagner, c’est maintenant!

    Etendre la grève pour gagner, c’est maintenant!

    21 Mai 2018

    Étendre la grève pour gagner, c’est maintenant !

    Le chacun pour soi c’est tout le monde dans la merde !

    Voilà ce qui résume bien le programme Action publique 2022 du gouvernement sur les services publiques et le plan social de suppression de postes dans la fonction publique. Privatisations des missions publiques, externalisation, restructuration des services, qu’est ce que ça veut dire pour notre classe sociale ? C’est vivre en moins bonne santé, être moins bien scolarisé, vieillir plus mal avec une retraite minable, être moins bien logé-e-s etc. Misère, aliénation et individualisme à tous les étages. Nous assistons à une véritable liquidation de ce qu’il reste du système français de services publics. Malgré les précédentes attaques (privatisations et ouvertures à la concurrence, baisse des moyens, remise en cause des statuts et recours aux contrats précaires, restrictions du droit de grève…), les services publics ont la particularité d’échapper encore – à des degrés variables toutefois – à la logique marchande. Cette situation est intolérable pour les capitalistes, qui y voient là une source potentielle de profits s’évaporer sous leurs yeux.

    Loin de représenter l’intérêt général ou de constituer le dernier garant de services publics de qualité, l’État révèle sa vrai nature en cette période d’attaques contre le monde du travail : être au service de la classe dominante.

    Les cheminot-es, les salariés d’Air France, d’EDF, de La Poste, des EHPAD l’ont bien compris : pour arrêter ce rouleau compresseur, nous n’avons pas d’autres choix que de nous défendre nous-mêmes.

    Ils organisent la casse, on organise la lutte !

    Il n’y a pas de fatalité. Celles et ceux qui se battent peuvent perdre, celles et ceux qui ne se battent pas ont déjà tout perdu. Nous avons le devoir de leur opposer une solidarité de classe sans faille.

    Les conquêtes sociales dont tout le monde bénéficie (congés payés, sécurité sociale, etc.) ont toutes été gagnées en instaurant un rapport de force avec le pouvoir. Grèves, occupations d’usines, blocages… : voilà précisément les moyens qui ont permis et peuvent permettre aujourd’hui encore de gagner. Le mouvement actuel renoue avec ses pratiques qui s’en prennent au porte-monnaie des possédant-e-s, et c’est pour cela que le pouvoir dénigre et réprime avec tant d’énergie ces méthodes.

    La lutte des cheminot-es est exemplaire et déterminante. Il est indispensable que l’ensemble de la classe ouvrière fasse front derrière les grévistes de la SNCF et renforce par tous les moyens le camp des travailleuses et des travailleurs dans le bras de fer qui s’est engagé. Si les camarades cheminot-e-s perdent ce combat, c’est l’ensemble du monde ouvrier qui est menacé !

    Construisons, développons et renforçons les organisations de résistance populaire (syndicats, comités, collectifs, organisations de luttes), amplifions la convergence de tous les secteurs en lutte…

    Refusons la résignation et prenons conscience de notre force !

    Pour l’autogestion généralisée

    Mais pour se battre encore faut-il savoir pour quel projet ; sans perspective pour donner du sens à la lutte, la combativité s’émousse. En tant qu’anarchistes, nous allons donc au-delà de la simple nécessité de défendre les services publics menacés ou déjà détruits. Nous pensons qu’il faut élargir autant que possible les domaines où la satisfaction des besoins de la population prime sur la recherche du profit maximum pour les élites capitalistes. Pour cela, il est indispensable d’avoir un contrôle ouvrier sur les entreprises, qu’il s’agisse du rail, des télécommunications, de l’industrie des biens et services etc. Pour nous, un service public, ce n’est pas une entreprise de plus dans les mains de l’État français, c’est un service dont les missions sont définies par l’ensemble de la population et où la mise en œuvre est confiée à l’ensemble des travailleuses et travailleurs du secteur. C’est seulement lorsque l’ensemble de l’économie fonctionnera sous un tel modèle, lorsque les moyens de production seront aux mains des travailleurs-euses et sous le contrôle de tou-tes, que nous pourrons envisager de pouvoir efficacement satisfaire les besoins de tout-e-s et d’accéder enfin à l’égalité économique et sociale, condition indispensable au libre épanouissement individuel et collectif. C’est le projet de société communiste libertaire que nous défendons.

  • Souscription de soutien à la librairie la Plume Noire

    Souscription de soutien à la librairie la Plume Noire

    09 Mai 2018

    La Plume Noire a besoin de soutien financier pour faire face à ses échéances de remboursement

    Depuis plus de 25 ans, la librairie la plume noire est un espace d’organisation, de diffusion d’idées et de pratiques de lutte et de solidarité, porté par le mouvement anarchiste organisé à Lyon.

    Gérée actuellement par les militantes et militants de la coordination des groupes anarchistes, elle a besoin de votre soutien financier pour continuer ses activités. En effet, ils et elles sont loin d’avoir remboursé les prêts qui leur ont permis l’acquisition du lieu. Si la précédente collecte de solidarité suite à l’attaque fasciste subie leur a permis de réouvrir le lieu, l’association gérant la librairie a désormais besoin de soutien pour faire face à des échéances de remboursement.

    Ce type de lieu est important pour faire vivre les idées libertaires, révolutionnaires et le partage militant.

    Alors n’hésitez pas à contribuer à cette souscription, de manière ponctuelle ou plus permanente !

    Pour soutenir financièrement la librairie la Plume Noire 

    Par Sylvain Anarchisme Autogestion
  • Droit d’asile pour MOUSSA

    Droit d’asile pour MOUSSA

    04 Mai 2018

    Moussa a 28 ans, il est originaire de Guinée. Il vit depuis 2015 à Nîmes, et milite à l’association Aides. Il a quitté la Guinée pour fuir les persécutions contre les homosexuels, et après avoir assisté à la mort de son compagnon, brulé vif.

    Malgré son autorisation de travail, et ses demandes d’asile, il a été arrêté en mars, et enfermé au Centre de Rétention de Nîmes. Les nombreuses actions et rassemblements de ses soutiens n’ont pas suffit à empêcher la Préfecture de tenter de l’embarquer dans un avion, le 29 avril dernier. Retourner en Guinée, c’est la mort assurée pour Moussa. Il a donc résisté, a défendu sa liberté, sa vie. Retour en détention.

    Le répit pour Moussa fut de courte durée. Le jeudi 3 mai, une centaine de personnes se sont rassemblées devant le centre de rétention afin d’empêcher une nouvelle expulsion. Malheureusement, il a été expulsé à Lyon, ou il a refusé d’embarqué à l’aéroport Saint-Exupéry. Aux dernières nouvelles, il serait toujours en garde à vue.

     

    Plus que jamais, Moussa a besoin de notre soutien !

     

     

    Si des actions sont organisées, nous tacherons de les indiquer sur notre agenda.

    Mise à jour du 5 mai 2018

    Rassemblement organisé par l’association Aides pour la libération de Moussa : le 5 mai, à 18 heures, place des Martyrs de la Résistance à Montpellier (voir les détails sur notre agenda).

     

     

    Vous pouvez également retrouver des informations sur le site du Collectif Migrant·e·s Bienvenue 34 : Soutien à Moussa

    À voir aussi :

    Par Groupe Un Autre Futur Sans-papiers
  • Manifestations du 1er-Mai : étendre la grève pour gagner, c’est maintenant !

    Manifestations du 1er-Mai : étendre la grève pour gagner, c’est maintenant !

    28 Avr 2018

    Nous, anarchistes et libertaires, ferons un cortège commun lors de ce 1er Mai.
    Il est pour nous urgent d’étendre lors de ce printemps à tous les secteurs la lutte et les grèves pour mettre en échec les nouvelles attaques du capitalisme portées par le gouvernement Macron, qui nous mettent chacun et chacune en concurrence.
    Nous affirmons la nécessité pour le mouvement social de garder son autonomie vis-à-vis des politicien.ne.s pour au contraire développer un projet et des pratiques émancipatrices et autogestionnaires.
    Pour défendre cela, nous appelons à venir renforcer ce cortège rouge et noir, rendez-vous à 10 h au Peyrou ce mardi 1er Mai.

    Ce gouvernement fait feu de tout bois en s’attaquant en même temps aux travailleur-se-s avec ou sans emploi, du privé ou du public, aux futur-e-s ou aux ex-travailleur.se.s, ou encore aux immigré-e-s. Sa politique – digne de ses prédécesseurs comme des gouvernements des autres états – acquise à la classe des nanti-e-s, passe par la libéralisation et la privatisation de tout ce qui peut l’être et par la réduction systématique de nos droits et protections sociales. C’est notre classe sociale qui est attaquée de plein fouet.

    Cette même politique inclut, de fait, la tentative d’écraser toute résistance en utilisant la répression contre toute opposition. Des universités aux lycées en passant par la ZAD ou la politique migratoire, c’est à une escalade de l’autoritarisme qu’on assiste.

    Pourtant, cette politique assumée en faveur du capital produit des résistances. Les cheminot-e-s et les étudiant.e.s ont entamé un mouvement de grève et d’occupation qui veut infliger une défaite à la politique de casse sociale généralisée. Le mécontentement monte également dans d’autres secteurs : la santé, la justice, la fonction publique, l’énergie ou la gestion des déchets.

    Face à un pouvoir politico-économique qui nous impose sa loi, l’enjeu est bien aujourd’hui d’étendre la grève à de nouveaux secteurs pour la généraliser et construire un rapport de force permettant d’émerger de nos défaites passées. Dès maintenant, nous appelons celles et ceux qui se reconnaissent dans notre analyse à rejoindre la mobilisation en faisant du 1er Mai un tremplin vers un printemps plein d’espoir. Partout, dans nos lieux de vie et de travail, nous devons pousser au développement des grèves, à la massification des manifestations et au développement de la contestation. C’est maintenant qu’il faut agir.

    Enfin, le mouvement social porte aujourd’hui en son sein des embryons d’une autre façon de faire société. Nous nous reconnaissons pleinement dans les aspirations égalitaires anti-sexistes et anti-racistes, dans les formes d’auto-organisation et dans les tentatives d’expérimentations sociales qu’elles véhiculent. C’est un des chemins à prendre, qui devra croiser les aspirations venant de tous les pays, pour construire un autre avenir. A nous toutes et tous de les développer, les étendre et les généraliser pour nous donner des perspectives émancipatrices. Pour cela, le mouvement social n’a pas besoin de politicien-ne-s en embuscade avec leurs arrière-pensées électorales. Il a besoin de victoires et de fixer pour lui-même et par lui même des perspectives pour mettre fin à l’exploitation et aux inégalités sociales.

    Signataires : Alternative Libertaire Montpellier, CNT-AIT Syndicat intercorporatif de Montpellier, Coordination des Groupes Anarchistes 34, Union Départementale de la CNT 34

    Voir le rendez-vous sur notre agenda

     

    Le tract

    tract 1er mai V2
    Par Groupe Un Autre Futur Communiqué UAF Luttes Sociales
  • Force ouvrière : un congrès qui s’annonce houleux

    22 Avr 2018

    À lire sur le site Rapports de Force, un article sur Force Ouvrière :

    Force ouvrière : un congrès qui s’annonce houleux – Rapports de Force

    Les conflits internes, autour des ordonnances, connaîtront leur épilogue à l’occasion du congrès de Force ouvrière qui s’ouvre lundi 23 avril à Lille. Contesté à l’automne, Jean-Claude Mailly passera la main à son successeur, Pascal Pavageau, dont la ligne pourrait être plus dure vis-à-vis du gouvernement.

     

    Par Groupe Un Autre Futur Articles externes
  • A Montpellier comme ailleurs, le pouvoir réprime les contestations sociales

    A Montpellier comme ailleurs, le pouvoir réprime les contestations sociales

    22 Avr 2018

    Répondons solidarité et extension des luttes !

    À la faculté de droit, après les mises en examen du doyen Pétel et du professeur Coronel de Boissezon, le pouvoir étouffe l’affaire. Les étudiant·e·s doivent travailler et passer leurs examens au milieu de leurs agresseurs, malgré les manifestations, les démarches juridiques et les nombreux témoignages mettant en avant l’implication d’autres membres du personnel de la faculté de droit. Des témoins embarrassants subissent des intimidations policières. Circulez, il n’y a plus rien à voir…

    Samedi 14 avril, la manifestation « convergence des luttes », réunissant majoritairement des étudiant-e-s mais aussi le collectif Bienvenue Migrant·e·s 34, BDS 34, et de nombreu(x)-ses travailleurs et travailleuses en lutte, syndicalistes etc. a été bloquée dès le départ par un cordon de CRS qui a usé abondamment de gaz lacrymogènes. La préfecture a d’emblée mis un énorme niveau de répression et tout fait pour rendre la manifestation tendue. A son issue, alors que près de deux cents personnes se rendaient à l’assemblée générale de la Coordination Nationale des Luttes, organisée à l’Université Paul Valéry, les manifestant-e-s ont été violemment chargé-e-s et nassé-e-s, la police a arrêté 51 personnes. 47 ont été placées en garde à vue. Deux personnes sont convoquées en justice ultérieurement. Les deux autres sont passées en comparution immédiate le 16 avril, l’une, sous contrôle judiciaire, est convoquée au TGI le 14 mai, l’autre, qui souffre de troubles psychologiques, a été condamné à 3 mois de prison ferme et a été incarcéré aussitôt : justice à la mode bienveillance sauce Macron… ? Plutôt triste réalité d’une justice de classe.

    Nous dénonçons cette criminalisation de la manifestation, les arrestations, les violences policières et nous nous déclarons solidaires des personnes blessées, poursuivies et condamnées. Nous dénonçons également le traitement médiatique de cette manifestation ; les médias se sont repus d’images des dégradations matérielles ciblées envers différentes banques et symboles du capitalisme, en occultant toute signification politique, mais ont quasiment tu et/ou légitimé les violences policières envers les personnes.

    Toujours cette semaine, le tribunal Administratif a cautionné une future intervention policière à l’université Paul Valéry pour « débloquer » la fac. Il a également laissé les mains libres à la présidence de la fac pour organiser des examens en ligne, mettant à mal anonymisation des copies et faisant fi de l’inégalité d’accès à une connexion internet. Pire ces 19 et 20 avril, la présidence pendant qu’elle présente comme imminente une intervention de la police à la fac, organise en catimini la délocalisation des examens dans les lycées Mermoz et Monnet sous haute protection policière. Symbole affligeant d’une démocratie bleue marine où les examens se passent entouré-e-s de flics… Les étudiant-e-s de la faculté de Tolbiac viennent d’être expulsé-e-s par la police.

    Le pouvoir est bien droit dans ses bottes contre les salarié-e-s en lutte, les étudiant-e-s, les ZADistes, les migrant-e-s et tous ceux et celles qui refusent de se conformer à leur société d’inégalités, de précarité, du chacun pour soi. Soyons toutes et tous solidaires face à la répression et dans les semaines à venir étendons les luttes, contre Macron et son monde.

    Groupe Un Autre Futur de la Coordination des Groupes Anarchistes, le 20 avril 2018.

    Par Groupe Un Autre Futur Communiqué UAF Luttes Sociales Répression
  • Pour gagner, étendons les grèves et massifions les manifestations

    Pour gagner, étendons les grèves et massifions les manifestations

    21 Avr 2018

    Reprenons l’offensive pour un changement radical de société

    Destruction du code du travail, privatisation de la SNCF, sélection à l’université, tri, enfermement et expulsion des exilé-e-s, demain le contrôle accru des chômeurs et chômeuses, puis la sécu, les retraites. Au pouvoir depuis un an, Macron déroule son programme libéral et autoritaire, détruit méthodiquement ce que les luttes sociales avaient mis des années à arracher, sans même un faux-semblant de débat ou de négociation, à coups de matraque, de lacrymo et d’arrestations quand le corps social rechigne à se laisser dépecer. Machine de guerre du capitalisme, l’État mène une offensive globale contre tout ce qui permet encore un peu de stabilité dans nos vies, un peu de solidarité, de redistribution.

    Rejoindre la bataille maintenant

    En face, des résistances existent, comme celles des cheminot-e-s et celles des étudiant-e-s. Leurs batailles sont les nôtres. La fin du statut des cheminot-e-s aujourd’hui, c’est la fin de celui des fonctionnaires demain. La privatisation du rail, ce sont des conditions de travail et de service dégradées, des lignes sacrifiées, avec comme seul critère la rentabilité pour l’actionnaire.

    La sélection à l’université, c’est d’abord le renforcement de la sélection par l’argent. Le libre choix des études pour celles et ceux qui ont les moyens d’accéder au savoir. Les boulots d’exécutant pour tout-e-s les autres.

    Des batailles qui se mènent, il y en a d’autres, dans les hôpitaux et les Ehpad, la justice, à Carrefour, Air France, etc.
    Ces batailles, les secteurs aujourd’hui en lutte ne les gagneront pas seuls. La grève ne se décrète pas, mais si elle ne s’étend pas, si notre camp social ne reprend pas l’offensive, dans quelques mois il ne restera que des ruines. Des pans entiers de la société sont en passe de basculer dans une précarité généralisée. Par l’urgence et par la force, l’État Macron tente d’imposer son projet de société, global et cohérent. En face, il nous faut converger pour en imposer un autre.

    Partout, dans nos boîtes, nos administrations, nos lieux de vie, en discutant avec nos collègues, entre précaires, il nous faut rouvrir le chemin de la lutte, de la grève, de l’émancipation collective. Ne pas déléguer le combat à une avant-garde ouvrière condamnée à se battre seule pour toutes et tous. Ne pas s’en remettre aux mirages de tribuns qui viendraient, un jour peut-être, par la magie d’un scrutin, rebâtir tout ce qui aura été détruit. Le passé, de Mitterrand à Hollande en passant par Tsipras en Grèce, montre clairement que la délégation du changement social à une classe politique conquérant le pouvoir d’État n’est pas la voie de la transformation égalitaire de la société.

    Pour une autre société, débarrassée de l’État, du pouvoir et du capitalisme

    C’est dans la lutte qu’on se retrouve, qu’on invente, qu’on crée de nouvelles conditions de travail et de vie, solidaires, autogérées.
    C’est dans la lutte, la grève, que, dans sa boîte, on reprend la main sur son outil de travail, débarrassé de la tyrannie du patron. Jusqu’à réinventer son organisation, comme l’ont fait les camarades de Scop-ti et d’ailleurs.
    C’est dans la lutte, le blocage, que les étudiant-e-s de Paul Valéry ont jeté, avec leurs AG ouvertes et leurs cours substitutifs, les premières bases d’une université autogérée et émancipatrice, ouverte à toutes et tous.
    C’est dans la lutte, l’occupation, que les militant-e-s de la ZAD de Notre Dame des Landes construisent sur un territoire un autre rapport à la terre et à la vie en société.

    Nous savons ce que nous voulons bien mieux que tous les hommes providentiels. Nous savons dans quelles conditions nous voulons vivre et vieillir, travailler, apprendre, jouir.

    Si nous nous mettons en lutte, si nous travaillons à nous fédérer, nous pouvons bâtir une autre société. Une société dans laquelle la solidarité serait logique et la concurrence absurde, dans laquelle l’école rendrait plus intelligent-e et plus libre, dans laquelle travailler serait intéressant et utile, dans laquelle l’arrivée d’un-e étranger-ère serait une bonne nouvelle. Une société dans laquelle les soignant-e-s et malades ne seraient pas maltraité-e-s, les travailleur-ses autogéreraient leur entreprise et les usager-ères leurs services, dans laquelle on serait pas défini par la couleur de sa peau, son genre ou sa sexualité, dans laquelle la planète ne serait ni une poubelle ni un magot dont tirer profit. Une société dans laquelle quelques-uns ne se goinfreraient pas sur le dos de tou-te-s les autres, un chef n’aurait pas raison pour tou-te-s les autres.

    Nous n’avons pas besoin de l’État, du capitalisme, ni du pouvoir quel qu’il soit. Ce sont eux qui ont besoin de nous pour continuer à prospérer sur notre dos.

    Nous vous appelons à rejoindre les manifestations du 3 mai
    à l’appel des cheminot-e-s et des étudiant-e-s

    Stoppons Macron et commençons autre chose.

    Groupe Un Autre Futur de la Coordination des Groupes Anarchistes

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