• Petite révolution chez les libertaires : AL et la CGA tentent leur unification

    18 Août 2018

    A lire sur le site Rapports de Force, un article sur la tentative d’unification entre Alternative Libertaire et la Coordination des Groupes Anarchistes et sur le camping organisé par AL:

    Petite révolution chez les libertaires : AL et la CGA tentent leur unification – Rapports de Force

    Après plus de 15 années marquées par les scissions au sein du mouvement libertaire, deux organisations esquissent un rapprochement. Alternative libertaire (AL) et la Coordination des groupes anarchistes (CGA), ont annoncé publiquement le 3 juillet avoir lancé un processus de discussion depuis le mois de février, ayant pour finalité la création d’une nouvelle organisation en 2019.

    Par Sylvain Articles externes
  • Pink Bloc pour la Marche des Fiertés de Montpellier

    Pink Bloc pour la Marche des Fiertés de Montpellier

    16 Juil 2018

    Nous vous relayons l’appel de l’Assemblée Générale du Pink Bloc à les rejoindre dans un cortège féministe, antipatriarcal, antiraciste, anticapitaliste et antifasciste lors de la Marche des Fiertés de Montpellier.

    PINK BLOC 2018 : cortège féministe, antipatriarcal, antiraciste, anticapitaliste et antifasciste –
    pour la Marche des Fiertés de Montpellier !
    samedi 21 juillet 2018 à 16h30 au Peyrou
     

     

    code couleur souhaité : ROSE et NOIR pour ne jamais oublier les trans, pd, gouines déportéEs dans les camps de concentration. Le triangle ROSE marquait les homosexuels masculins et le triangle NOIR les « asociales » : lesbiennes, avortéEs, prostituéEs, chômeurEs, romEs, …
     

    Pour organiser ce Pink Bloc, revendicatif et festif, ont eu lieu des assemblées générales (tous les mardis à 19h30, à la mauvaise réputation, 20 rue Terral, Montpellier) regroupant des gouines, pédés, biEs, pans, hétéras, aces, aros, polyamoureuSEs, sapiosexuelLEs, … qu’iels soient transgenres, cis-genres, non binairEs, agenres, intersexuéEs, queers, raciséEs, blancHEs, handiEs, crips, valides, fouOLLEs, neurotypiques, séropos, séronegs, grosSES, travailleuSEs du sexe, avec ou sans papiers, … quelle que soit la manière dont chacunE se nomme et se vit.

    Pourquoi créer un Pink Bloc revendicatif et festif à Montpellier?

    Parce que nous n’oublions pas les émeutes de Stonewall, en 1969, quand les trans, les dragqueens, les pédés, les gouines descendent dans la rue pour s’opposer au système hétéropatriarcal qui exerce sur eulles sa violence, et marquent ainsi le premier mouvement de révolte d’ampleur dont les prides à travers le monde sont les héritières !

    Parce les violences du système hétéropatriarcal sont toujours là, nous descendons encore dans la rue.

    Parce que revendiquer l’égalité des droits est certes nécessaire mais n’est pas suffisant !

    Parce nos luttes ne se réduisent pas à l’intégration des « minorités ». L’intégration dans un système capitaliste, patriarcal, raciste, sexiste et hétéro-normé n’est pas une forme d’émancipation !

    Parce que ce système capitaliste, patriarcal, raciste, sexiste et hétéro-normé, enferme les individuEs en créant des hiérarchies, basées sur des critères pour le moins discutables tels que l’esthétique, l’origine ethnique, l’état de santé, le genre, la sexualité, et se nourrie de la domination des unEs sur les autres !

    Parce que le système capitaliste et le patriarcat s’imbriquent et se renforcent mutuellement : le durcissement du système capitaliste creuse davantage les inégalités sociales et s’accompagne d’un durcissement des relais de l’oppression patriarcale réduisant toujours un peu plus notre autonomie !

    Parce que la précarisation généralisée est un terreau fertile pour la montée du racisme, du fascisme et de l’homonationalisme, et que les réacs et fachos sont toujours là avec leurs discours qui tentent de monter les minorités les unes contre les autres !

    Parce qu’aujourd’hui encore, l’État intensifie ses politiques racistes. Il traque, enferme et expulse des personnes exilées malgré les menaces de mort qui pèsent sur eulles, tout en réprimant la solidarité !

    Parce que l’État, sous couvert de protection, mène une politique répressive qui met en danger et précarise les travailleuSEs du sexe.

    Parce que, malgré l’ouverture du mariage aux couples français de personnes de même sexe, les hiérarchies de genre et de sexualité perdurent et s’accentuent, comme les violences qui y sont associées : lesbophobie, transphobie, homophobie, biphobie, violences conjugales… SOS Homophobie a enregistré, pour 2017, une hausse du nombre des agressions LGBTIphobes. Aujourd’hui encore, nous sommes discriminéEs, agresséEs, violéEs, assassinéEs !

    Parce que la libre disposition de nos corps n’est pas acquise : psychiatrisation des trans’, non droit au changement d’état civil sur simple demande et sans obligation de passer devant un tribunal aux critères transphobes, inexistence des parcours de transition libres et gratuits, enfants et adultes intersexuéEs toujours mutiléEs par la médecine, aucune avancée sur l’accès à la PMA, remise en cause morale et économique de l’IVG, interdiction de faire un don de sang pour les pédés et les bis sans «abstinence» de 12 mois…!

    Parce que nous refusons la récupération mercantile et capitaliste de la marche des fiertés, comme de toutes les luttes d’émancipation !

    Parce que nous luttons pour une société égalitaire débarrassée des systèmes d’exploitations et d’oppressions !

    Et parce que seule la lutte paie !

     

  • Un processus de discussion entre AL et la CGA

    Un processus de discussion entre AL et la CGA

    04 Juil 2018

    Un processus de discussion entre AL et la CGA

    Face au durcissement généralisé de la situation sociale et politique, Alternative libertaire (AL) et la Coordination des Groupes Anarchistes (CGA) ont entamé depuis quelques mois un processus de discussion dont l’une des issues possibles est une unification, avec la fondation d’une nouvelle organisation communiste libertaire. Depuis plus de quinze ans nos deux organisations ont participé, séparément ou conjointement, à de nombreux fronts de luttes communs, tout en gardant leurs spécificités.

    Les attaques capitalistes et les reculs sociaux qu’elles causent affaiblissent considérablement le camp des travailleuses et des travailleurs. Il est d’autant plus ardu, dans ce contexte, de mobiliser contre le renforcement de l’appareil répressif et sécuritaire – état d’urgence permanent, lois antiterroristes, criminalisation du mouvement social, quadrillage policier des quartiers populaires –, contre la chasse aux migrantes et migrants, ou contre le danger fasciste et réactionnaire.

    Avec la défaite du mouvement contre les lois Travail en 2016-2017, et les difficultés de ce printemps à contrer les attaques à la SNCF et à l’université, le mouvement social semble en panne de stratégie. Pourtant, la lutte des classes continue, comme en témoignent de nombreuses grèves et luttes locales, parfois victorieuses. Mais, depuis dix ans, ces résistances éparpillées peinent à se coaliser en un vaste mouvement de résistance capable de renverser le rapport de forces avec l’État et le capitalisme.

    L’implication des anarchistes sociaux et des communistes libertaires dans les luttes sociales est donc plus que jamais nécessaire. Notre tâche est immense, nous ne pouvons nous contenter ni de lamentations défaitistes ni, à l’inverse, de proclamations triomphalistes qui occulteraient l’importance d’un travail politique de longue haleine.

    L’union fait la force

    Même s’il est actuellement en difficulté, le mouvement social et syndical reste un acteur déterminant dans la construction d’une possible contre-attaque. Parce qu’il rassemble le plus largement le prolétariat dans toute sa diversité, que ce soit dans les entreprises ou dans les quartiers populaires. Parce qu’il est l’embryon d’une possible appropriation collective des moyens de production sans laquelle il n’y a pas de révolution anticapitaliste envisageable.

    C’est pourquoi les communistes libertaires et anarchistes sociaux en font le véhicule essentiel de leur stratégie révolutionnaire. Sans y former une fraction manœuvrière, ils et elles s’efforcent d’y faire vivre des pratiques fédéralistes, autogestionnaires et de lutte, antipatriarcales et antiracistes. Ils et elles y défendent une politique de construction des luttes par la base, éloignée aussi bien de la routine bureaucratique dirigiste, des illusions électoralistes que de l’agitation d’ultra-gauche incantatoire et sans lendemain.

    Cependant, le courant libertaire ne peut se limiter à agir anonymement au sein du mouvement social et syndical. Il a également la responsabilité de développer une organisation qui donne de la visibilité au projet anticapitaliste et autogestionnaire que nous portons.

    Un processus délimité

    C’est sur ces constats partagés qu’AL et la CGA ont entamé, depuis février 2018, un processus de discussion en vue d’un éventuel rapprochement de nos organisations.

    Une discussion sans fin tournerait à vide. AL et la CGA ont donc élaboré une feuille de route précise faisant se succéder des moments discussion et des points de vérification chacune de leur côté, afin de garantir une maîtrise collective du processus. Celui-ci doit durer à peu près un an et, s’il va à son terme, aboutir à un congrès conjoint qui décidera ou non de l’unification. Un congrès, c’est le choix d’une démarche transparente, avec la participation de toutes et de tous, loin des « négociations d’états-majors » et des deals en sous-main. AL comme la CGA ont derrière elles une histoire, un fonctionnement, des pratiques, des orientations élaborées collectivement ; seul un congrès a la légitimité pour les modifier.

    Le processus de discussion entre AL et la CGA pourra être ouvert à d’autres groupes communistes libertaires ou anarchistes révolutionnaires.

    Alternative libertaire (AL)

    Coordination des groupes anarchistes (CGA)

  • Comment réagir à une déportation par avion?

    Comment réagir à une déportation par avion?

    29 Juin 2018

    Les vacances approchent et certain-e-s d’entre-nous préparent déjà leurs bagages avant de partir visiter la famille, les amis ou des lieux inconnus. Peut-être, certain-e-s prendront l’avion, malheureusement, dans le contexte actuel, ils et elles risquent fort d’être témoins de l’expulsion d’une personne migrante. Que faire dans ce cas? L’excellente revue Z a édité, il y a quelques temps, une fiche sur les réactions à avoir dans cette situation et nous a gentiment permis de la copier ici. Ces réflexes peuvent peut-être sauvé une vie alors nous vous encourageons à garder cette fiche avec vous si vous risquez d’être concerné-e-s. La fiche est en deux pages, pensez bien à lire les deux!

     

    FICHEavionDepliantFR

    Télécharger le document : http://unautrefutur.org/wp-content/uploads/2018/06/FICHEavionDepliantFR.pdf

  • Migrant-e-s: si nous voulons une autre politique, il faudra l’imposer!

    Migrant-e-s: si nous voulons une autre politique, il faudra l’imposer!

    20 Juin 2018

    Deux dynamiques s’opposent depuis 2015 et l’arrivée massive de réfugié-e-s fuyant les guerres et l’instabilité de l’autre côté de la Méditerranée. L’une répressive et déshumanisante, celle de l’État, réduisant toujours plus les droits ; l’autre solidaire, portée par une partie non négligeable de la population, venant en aide aux nouveaux arrivant. Où en sommes nous alors que la loi régressive « asile-immigration » arrive au Sénat ?

     

     

     

    Les politiques migratoires

    Depuis plus de 20 ans, la situation pour les personnes migrantes s’est constamment aggravée. Là d’où ils viennent, elles fuient guerres, famines, régimes politiques autoritaires et violents, pillage des ressources, dérèglement climatique, tout ceci avec la participation des États occidentaux qui refusent d’assumer ensuite les conséquences de leurs actes. Ici, elles subissent le durcissement des politiques migratoires (françaises et européennes) : développement sécuritaire et surveillance accrue des frontières, fermeture de celles-ci, expulsions et enfermements massifs, répression, traitements inhumains, violences et tortures, camps de fortune et camps de rétention, législation défavorable etc.

    Nous pensions avoir atteint le summum avec les lois Bessons mais non, s’en sont suivies les lois Valls et aujourd’hui les actions du gouvernement Macron associées à la politique forteresse de l’Europe (Dublin III bientôt IV, fermeture des frontières à Calais et dans la Roya, non traitement des situations poussant les gens dans la clandestinité, renforcement des expulsions etc.).

    Contrairement à ce que pourrait laisser penser ces politiques européennes et nationales, les luttes en cours contre les frontières et les expulsions, pour un accueil digne des personnes, pour la liberté de circulation et d’installation, prouvent qu’une large partie de la population est favorable à l’accueil. Alors que des milliers de personnes se mobilisent sous des formes très diverses, partout en France, pour l’accueil des personnes migrantes, le gouvernement Macron a choisi de porter un nouveau coup violent au droit d’asile avec la loi « asile-immigration ».

    L’analyse du texte par la Cimade ou le Gisti, dénoncent un texte dangereux pour les personnes étrangères. Présenté le 21 février 2018 par Gérard Collomb en Conseil des ministres, il a été adopté en première lecture par l’Assemblée nationale le 23 avril, est actuellement discuté au Sénat. Parmi les propositions gouvernementales analysées par La Cimade, certaines vont largement dégrader la situation d’un très grand nombre de personnes réfugiées et migrantes, notamment la réduction du délai de recours devant la CNDA de 30 à 15 jours, l’allongement de la durée de la rétention administrative jusqu’à 90 jours, le bannissement des personnes étrangères avec la systématisation des interdictions de retour sur le territoire français, etc.

    Les États Généraux des Migrations (EGM)

    D’un côté, cette loi, durement contestée par les agents des institutions sensées œuvrer à la mise en place des politiques d’asile et par les travailleurs sociaux, a été combattue par la grève. Les rapporteurs de la Cour nationale du droit d’asile en sont un exemple1. De l’autre, depuis maintenant un an, des associations telles que la Cimade, le Gisti, Emmaüs International etc., ont tenté de regrouper tous les acteurs et actrices de la lutte pour le soutien aux personnes migrantes. 470 associations et collectifs ont adressé un courrier à M. Macron demandant en juin 2017 un changement radical de la politique migratoire française et européenne, et la mise en place d’une véritable concertation de la société civile, associant l’ensemble des ministères. Faute de réponse satisfaisante, les États Généraux des Migrations se sont constitués en novembre 2017.

    Ils entendent alors « construire un contre-pouvoir rassemblant les acteurs de la société civile pour dénoncer les situations inacceptables qui ont cours sur le territoire français et pour se mobiliser contre le projet de loi « Asile et Immigration », construire collectivement des propositions pour démontrer qu’une autre politique migratoire est possible, construire un mouvement d’opinion pour s’opposer à une vision erronée, culpabilisante et trop souvent xénophobe des migrations et des migrant-e-s ». Pour eux, ce large rassemblement démontre en soi, « que des dizaines de milliers de citoyens en France pensent différemment la question migratoire, de façon simplement humaine et respectueuse des droits fondamentaux ». Ce processus a, en effet, eu la vertu de tirer bon nombre d’acteurs et d’actrices du monde associatif, des collectifs, des ONG vers une opposition franche et unanime à la politique du gouvernement qui, de son côté, tente d’intégrer à la gestion des dispositifs d’accueil une autre partie de ces protagonistes.

    Le week-end du 26 et 27 mai 2018, les EGM, réunis en assemblée plénière à Montreuil, ont adopté un manifeste commun pour proposer « une politique migratoire respectueuse des droits fondamentaux et de la dignité des personnes ». Le texte pose et synthétise les constats fondamentaux portés par les acteurs et actrices des luttes depuis de longs mois : situation humanitaire déplorable, difficultés rencontrées par les personnes étrangères, conséquences désastreuses de politiques répressives, coûts humains et financiers exorbitants de ces politiques, entorses au droit international et aux conventions internationales ratifiées par la France, militarisation croissante des frontières, création de régimes d’exception dans les zones frontalières, absence de concertation avec les personnes étrangères et les acteurs de la société civile, absence d’évaluation des politiques mises en œuvre depuis des décennies, mise en concurrence, à travers les discours et les décisions des pouvoirs publics, des personnes subissant toutes formes de précarité, étrangères ou non, juste indignation, mobilisation et solidarité dont témoignent un nombre croissant de citoyen·ne·s partout sur le territoire, remise en cause quasi systématique de la présomption de minorité…

     

     

     

     

    Lutter pour gagner

    Par contre, ce texte collectif n’offre toujours pas de « mode d’emploi » face aux attaques gouvernementales, ou de propositions d’actions concertées à mettre en place sur tout le territoire français et ailleurs en Europe. Le mouvement d’opinion prôné par les EGM ne peut pas être la seule réponse. Malgré l’échec de la démarche envers les députés lors du passage de la loi à l’Assemblée nationale en avril, ils persistent et développent cette fois une action envers les sénateurs. Face à un législateur dont l’intention est de réduire à peau de chagrin les droits et la dignité des migrant-e-s, la proposition alternative des EGM en matière de politiques migratoire devient caduque, sans l’installation d’un rapport de force permettant d’infléchir le cours des événements, du moins face à la loi asile-immigration. Penser convaincre des députés de la pertinence des propositions des EGM est d’une extrême naïveté, face à des politiques prêt à tout par calcul politicien. Les EGM ont aspiré une grande part de l’énergie des collectifs, et renvoyé la question d’une lutte radicale contre la loi Collomb à demain. Mais demain, quels moyens d’actions aurons-nous encore alors que nous n’aurons probablement même plus la possibilité d’être en relation sur de la durée avec les personnes qui s’exilent ?

    Sans rapports de force en notre faveur, y compris si l’on souhaite infléchir le cadre de la loi, on perd sur les enjeux généraux qui ensuite nous font perdre chacun notre tour dans les collectifs sur les situations individuelles. Si le texte des EGM peut servir de point d’appui pour dessiner un chemin vers un avenir souhaitable, chaque collectif, association et acteur-actrice doit maintenant s’atteler à l’augmentation de notre rapport de force collectif sans lequel, il semble bien que nous allions droit dans le mur.

    Les approches humanistes, si elles sont un point d’appui réel pour développer de la solidarité envers les personnes migrantes, ne suffisent pas à inverser le cours des événements : trop de personnes sont perméables au discours dominant qui désigne les immigré-e-s comme un problème, responsables ou aggravant chômage, précarité, misère, inégalités. Pour battre en brèche ce discours dominant, nous devons développer l’idée que les immigré-e-s ne sont pas responsables de ces maux mais les premières victimes d’un système que nous (les non-migrant-e-s) subissons aussi. Seule la solidarité de classe peut casser cette idée dominante que les immigré-e-s sont nos ennemi-e-s. Cela passe par l’idée que nous avons plus de points et d’intérêt communs avec des migrant-e-s d’Afrique, par exemple, qu’avec les responsables des régressions sociales (capitalisme, État). Aborder la question des inégalités engendrées par le capitalisme paraît plus que nécessaire pour que plus de gens se solidarisent avec les migrant-e-s.

    Il ne s’agit donc pas de limiter les champs d’action possibles des collectifs de lutte mais bien de privilégier l’instauration d’un rapport de force suffisant et amener une adhésion de la population pour que cesse cette barbarie en cours. De quoi avons-nous besoin pour que la situation des personnes qui se réfugient en France s’améliorent ? Comment devons-nous continuer à agir pour mettre à mal les politiques de plus en plus répressives et autoritaires ? Pour gagner le combat ?

    Ce 19 juin, les sénateurs vont à n ‘en pas douter, encore durcir la loi Collomb (suppression de la carte pluriannuelle de quatre ans, durcissement du regroupement familial, délai de recours ramené à 7 jours pour les « dublinés », instauration d’un débat annuel au Parlement sur les quotas etc.). La lutte est donc une nouvelle fois à reconstruire. Nous ne sommes qu’au début des manifestations, des rassemblements, des pressions, des interpellations, des expulsions auxquelles il va bien falloir s’opposer.

     

     


     

     

    1Voir l’article parut sur basta! à ce sujet.

  • La Guinguette se rebiffe

    La Guinguette se rebiffe

    05 Juin 2018

    L’association La Gerbe organise La Guinguette pour la 3e année consécutive, le samedi 16 juin. Le thème de cette année sera la résistance, la rébellion : la Guinguette se rebiffe !

    Sur l’invitation de La Gerbe, le groupe Un Autre Futur (CGA 34) y participera. Nous y proposerons la diffusion du documentaire « Ni dieu ni maitre – Une histoire de l’anarchisme » de Tancrède Ramonet (sorti en 2016), de 17h15 à 18h30. S’en suivra un débat, co-organisé avec la Compagnie des Nuits Partagées sur le thème de la grève, à partir de 18h30.

    Voici le programme complet :

    • 14h-15h : « Captains say what ? » spectacle de théâtre immersif dans les cales d’un navire – Compagnie le Pied dans la Porte
    • 14h30-16h45 : ateliers autour des langues, et atelier récup « fais tes Tawashis » –  Centre social ALISÉ
    • 15h-17h : Chant pour tous, atelier et concert – Association La Voix Source
    • 15h-15h30 et 17h-17h30 : Chamboule-tout avec le supermarché participatif La Cagette
    • 15h30-16h30 Atelier d’écriture : « quelle est la dernière fois où vous vous êtes révolté-e-s et contre quoi ? » – Mémoire Encrée
    • 17h30-18h30 : Concert de flûte bansuri – Chloé Loneriant
    • 17h15-18h30 : Diffusion du documentaire  » Ni dieu ni maître » par le groupe « Un Autre Futur »
    • 18h30-19h15 : Controverse citoyenne, débat public ouvert à tou·te·s – Compagnie des Nuits Partagées et groupe Un Autre Futur
    • 19h-20h15 : Théâtre d’impro avec participation du public – Compagnie du BAO
    • 19h15-21h : Karaoké live – école de musique Imagine
    • 21h-22h15 : Spectacle de théâtre « La fille aux cheveux bleus » – Théâtre du feu liquide (attention, ne convient pas aux enfants et jeunes adolescents)
    • 21h-23h30 : Festival de batucadas avec Batucanfare et la Battante

    Voir le programme sur le site de la Gerbe : 16 juin : La Guinguette Artistique se rebiffe !

    Pour retrouvez les horaires et le lieu, voir notre agenda : Documentaire et débat à La Guinguette se rebiffe

     

    Par Groupe Un Autre Futur Anarchisme
  • Non à la saison croisée « France-Israël » !

    Non à la saison croisée « France-Israël » !

    02 Juin 2018

    Le 5 juin prochain, commencera la saison « France-Israël ». A cette occasion, Emmanuel Macron recevra Benyamin Netanyahou, premier ministre d’Israël, alors que les forces armées ont réprimés dans le sang des manifestations de civils palestiniens. Une manifestation est appelée le 5 juin à 18h30, nous vous transmettons l’appel dont nous sommes signataires:
    SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE PALESTINIEN
    NON A LA SAISON CROISÉE « FRANCE-ISRAËL »
    MARDI 5 JUIN 18H30
    Place de la Comédie MONTPELLIER
    Il n’y a pas de « conflit israélo-palestinien ». Derrière cette formule trop souvent employée, se cache une autre réalité. Celle d’un état sur-armé qui, après avoir violemment chassé de leurs terres des centaines de milliers de palestinien-es en 1948, après avoir envahi militairement la Cisjordanie, la bande de Gaza et Jérusalem en 1967 lors de la « guerre des 6 jours » pour les coloniser, se permet maintenant d’estropier et de tuer des milliers de civils désarmés qui ne font que réclamer un juste droit : celui de pouvoir retourner vivre sur les terres dont ils ont été chassés. Un état qui depuis sa création bafoue systématiquement le droit international et piétine les droits humains les plus élémentaires.
    L’état israélien ne peut agir ainsi sans le soutien et le silence complice des grandes puissances. Soutien direct des États Unis qui installent leur ambassade à Jérusalem, soutien honteux de l’état français qui tout en ayant fermement condamné les violences commises par les forces armées israéliennes contre les manifestants palestiniens à Gaza », s’apprête à recevoir Netanyahou pour lancer en commun la « Saison France-Israël » dont le but officiel est de « /resserrer les liens entre la France et Israël dans tous les domaines de la recherche, de l’économie, de la vie sociale et des arts/ ». Ce qui, dans les circonstances actuelles, se résume tout simplement à une tentative de redorer le blason de l’État d’Israël et de l’absoudre de ses crimes.

    *Les organisations soussignées tiennent à affirmer leur solidarité avec le peuple palestinien, en particulier pour le droit au retour des réfugié-es sur leurs terres.

    *Elles demandent l’arrêt de toute coopération militaire avec l’État d’Israël.

    *Comme 80 personnalités issues du monde des arts et des milliers de signataires de la pétition « Nous demandons l’annulation de la saison France-Israël« , elles exigent cette annulation.

     

    *Elles appellent la population et l’ensemble des organisations démocratiques à se rassembler

     

     à Montpellier le Mardi 5 juin
    (jour du lancement de cette campagne par Macron et Netanyahou
    ainsi que jour anniversaire du début la Guerre des 6 jours)
    à partir de 18h 30
    sur la Place de La Comédie à Montpellier. 

    Premiers signataires : APLR (Association des Palestiniens du Languedoc-Roussillon), BDS 34, CCIPPP34, Cimade LR, CGA 34, CMF, Ensemble34, FUIQP, MAN 34, NPA 34, UJFP 34…

  • Etendre la grève pour gagner, c’est maintenant!

    Etendre la grève pour gagner, c’est maintenant!

    21 Mai 2018

    Étendre la grève pour gagner, c’est maintenant !

    Le chacun pour soi c’est tout le monde dans la merde !

    Voilà ce qui résume bien le programme Action publique 2022 du gouvernement sur les services publiques et le plan social de suppression de postes dans la fonction publique. Privatisations des missions publiques, externalisation, restructuration des services, qu’est ce que ça veut dire pour notre classe sociale ? C’est vivre en moins bonne santé, être moins bien scolarisé, vieillir plus mal avec une retraite minable, être moins bien logé-e-s etc. Misère, aliénation et individualisme à tous les étages. Nous assistons à une véritable liquidation de ce qu’il reste du système français de services publics. Malgré les précédentes attaques (privatisations et ouvertures à la concurrence, baisse des moyens, remise en cause des statuts et recours aux contrats précaires, restrictions du droit de grève…), les services publics ont la particularité d’échapper encore – à des degrés variables toutefois – à la logique marchande. Cette situation est intolérable pour les capitalistes, qui y voient là une source potentielle de profits s’évaporer sous leurs yeux.

    Loin de représenter l’intérêt général ou de constituer le dernier garant de services publics de qualité, l’État révèle sa vrai nature en cette période d’attaques contre le monde du travail : être au service de la classe dominante.

    Les cheminot-es, les salariés d’Air France, d’EDF, de La Poste, des EHPAD l’ont bien compris : pour arrêter ce rouleau compresseur, nous n’avons pas d’autres choix que de nous défendre nous-mêmes.

    Ils organisent la casse, on organise la lutte !

    Il n’y a pas de fatalité. Celles et ceux qui se battent peuvent perdre, celles et ceux qui ne se battent pas ont déjà tout perdu. Nous avons le devoir de leur opposer une solidarité de classe sans faille.

    Les conquêtes sociales dont tout le monde bénéficie (congés payés, sécurité sociale, etc.) ont toutes été gagnées en instaurant un rapport de force avec le pouvoir. Grèves, occupations d’usines, blocages… : voilà précisément les moyens qui ont permis et peuvent permettre aujourd’hui encore de gagner. Le mouvement actuel renoue avec ses pratiques qui s’en prennent au porte-monnaie des possédant-e-s, et c’est pour cela que le pouvoir dénigre et réprime avec tant d’énergie ces méthodes.

    La lutte des cheminot-es est exemplaire et déterminante. Il est indispensable que l’ensemble de la classe ouvrière fasse front derrière les grévistes de la SNCF et renforce par tous les moyens le camp des travailleuses et des travailleurs dans le bras de fer qui s’est engagé. Si les camarades cheminot-e-s perdent ce combat, c’est l’ensemble du monde ouvrier qui est menacé !

    Construisons, développons et renforçons les organisations de résistance populaire (syndicats, comités, collectifs, organisations de luttes), amplifions la convergence de tous les secteurs en lutte…

    Refusons la résignation et prenons conscience de notre force !

    Pour l’autogestion généralisée

    Mais pour se battre encore faut-il savoir pour quel projet ; sans perspective pour donner du sens à la lutte, la combativité s’émousse. En tant qu’anarchistes, nous allons donc au-delà de la simple nécessité de défendre les services publics menacés ou déjà détruits. Nous pensons qu’il faut élargir autant que possible les domaines où la satisfaction des besoins de la population prime sur la recherche du profit maximum pour les élites capitalistes. Pour cela, il est indispensable d’avoir un contrôle ouvrier sur les entreprises, qu’il s’agisse du rail, des télécommunications, de l’industrie des biens et services etc. Pour nous, un service public, ce n’est pas une entreprise de plus dans les mains de l’État français, c’est un service dont les missions sont définies par l’ensemble de la population et où la mise en œuvre est confiée à l’ensemble des travailleuses et travailleurs du secteur. C’est seulement lorsque l’ensemble de l’économie fonctionnera sous un tel modèle, lorsque les moyens de production seront aux mains des travailleurs-euses et sous le contrôle de tou-tes, que nous pourrons envisager de pouvoir efficacement satisfaire les besoins de tout-e-s et d’accéder enfin à l’égalité économique et sociale, condition indispensable au libre épanouissement individuel et collectif. C’est le projet de société communiste libertaire que nous défendons.

  • Souscription de soutien à la librairie la Plume Noire

    Souscription de soutien à la librairie la Plume Noire

    09 Mai 2018

    La Plume Noire a besoin de soutien financier pour faire face à ses échéances de remboursement

    Depuis plus de 25 ans, la librairie la plume noire est un espace d’organisation, de diffusion d’idées et de pratiques de lutte et de solidarité, porté par le mouvement anarchiste organisé à Lyon.

    Gérée actuellement par les militantes et militants de la coordination des groupes anarchistes, elle a besoin de votre soutien financier pour continuer ses activités. En effet, ils et elles sont loin d’avoir remboursé les prêts qui leur ont permis l’acquisition du lieu. Si la précédente collecte de solidarité suite à l’attaque fasciste subie leur a permis de réouvrir le lieu, l’association gérant la librairie a désormais besoin de soutien pour faire face à des échéances de remboursement.

    Ce type de lieu est important pour faire vivre les idées libertaires, révolutionnaires et le partage militant.

    Alors n’hésitez pas à contribuer à cette souscription, de manière ponctuelle ou plus permanente !

    Pour soutenir financièrement la librairie la Plume Noire 

    Par Sylvain Anarchisme Autogestion
  • Droit d’asile pour MOUSSA

    Droit d’asile pour MOUSSA

    04 Mai 2018

    Moussa a 28 ans, il est originaire de Guinée. Il vit depuis 2015 à Nîmes, et milite à l’association Aides. Il a quitté la Guinée pour fuir les persécutions contre les homosexuels, et après avoir assisté à la mort de son compagnon, brulé vif.

    Malgré son autorisation de travail, et ses demandes d’asile, il a été arrêté en mars, et enfermé au Centre de Rétention de Nîmes. Les nombreuses actions et rassemblements de ses soutiens n’ont pas suffit à empêcher la Préfecture de tenter de l’embarquer dans un avion, le 29 avril dernier. Retourner en Guinée, c’est la mort assurée pour Moussa. Il a donc résisté, a défendu sa liberté, sa vie. Retour en détention.

    Le répit pour Moussa fut de courte durée. Le jeudi 3 mai, une centaine de personnes se sont rassemblées devant le centre de rétention afin d’empêcher une nouvelle expulsion. Malheureusement, il a été expulsé à Lyon, ou il a refusé d’embarqué à l’aéroport Saint-Exupéry. Aux dernières nouvelles, il serait toujours en garde à vue.

     

    Plus que jamais, Moussa a besoin de notre soutien !

     

     

    Si des actions sont organisées, nous tacherons de les indiquer sur notre agenda.

    Mise à jour du 5 mai 2018

    Rassemblement organisé par l’association Aides pour la libération de Moussa : le 5 mai, à 18 heures, place des Martyrs de la Résistance à Montpellier (voir les détails sur notre agenda).

     

     

    Vous pouvez également retrouver des informations sur le site du Collectif Migrant·e·s Bienvenue 34 : Soutien à Moussa

    À voir aussi :

    Par Groupe Un Autre Futur Sans-papiers
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Agenda

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