• Loi Vidal : Appel de l’inter-fédérale du 15 février 20185

    Loi Vidal : Appel de l’inter-fédérale du 15 février 20185

    20 Fév 2018

    Les fédérations de la fonction publique FO, FSU, CGT, Solidaires, FAFP, CGC et CFTC appellent à la grève pour lutter contre la loi Vidal, loi visant à restreindre le droit des bachelier·e·s à accéder à l’enseignement supérieur.

    Voici l’appel de l’inter-fédérale :

    Les organisations soussignées constatent que les assemblées générales, les heures d’information syndicale, les blocages et les occupations se multiplient dans les universités et les lycées, appuyées sur les mobilisations de ces dernières semaines.

    Le gouvernement a fait voter la loi Vidal contre le droit de chaque bachelier.e. à accéder à l’enseignement supérieur. S’appuyant sur Parcoursup, et répondant à l’injonction présidentielle, il annonce dans la précipitation un projet de réforme qui vise à transformer le baccalauréat en diplôme d’établissement et qui met en place des parcours individuels en fonction des attendus sélectifs de l’enseignement supérieur.

    Aux lycéennes et lycéens, le gouvernement dit : « avec Parcoursup, on règle les problèmes d’APB, on évite le tirage au sort ! » C’est faux !

    Avec Parcoursup, chaque université décide des critères à partir desquels elle retiendra (ou pas) la candidature des bachelier.e.s. L’inscription à l’université dépendrait des capacités d’accueil, sans que les moyens soient mis pour accueillir les 40.000 nouveaux bachelier.e.s chaque année. Pire, ces capacités d’accueil dépendront des « perspectives d’insertion professionnelle ». Les bacheliers perdraient le droit à accéder à la formation de leur choix, et les bacheliers pro et techno seraient en pratique exclus du supérieur. Cela porte un nom : la sélection ! La réforme du Bac en découle directement : elle supprime le cadre national du bac, désormais il ne vaudra plus que ce que vaut la réputation de chaque lycée.

    Aux étudiants et étudiantes le gouvernement veut faire croire qu’ils ne sont pas concerné.e.s. C’est faux !

    En mettant en place la sélection à l’entrée à l’université, la réforme Vidal fait exploser l’université telle qu’elle existe. Elle ouvre les vannes de la sélection généralisée : si la sélection se met en place à l’entrée en licence, elle sera considérablement amplifiée en Master. Déjà l’arrêté licence met en cause les compensations, les rattrapages, les redoublements. Licences, Masters… subissent le même sort que le baccalauréat. Sous couvert d’orientation, ils sont dès la rentrée prochaine remplacés par des parcours personnalisés. C’est la fin des diplômes universitaires : il n’y aurait plus que des parcours, des bilans de compétences différents d’un individu à l’autre.

    Aux personnels le gouvernement annonce : 120 000 suppressions de postes dans la fonction publique, le rétablissement du jour de carence, le gel du point d’indice, la généralisation du recrutement de contractuel.le.s, donc de personnels précaires en lieu et place des agents titulaires.

    Les attaques du gouvernement pour en finir avec les diplômes, avec les statuts, avec des droits collectifs et protecteurs sont une seule et même attaque.

    Nous réaffirmons nos exigences :

    • La nécessité de travailler tout au long du parcours au lycée à une orientation choisie, construite, accompagnée et évolutive avec les moyens humains et financiers nécessaires.
    • Le maintien du baccalauréat comme diplôme national et 1er grade universitaire, garantissant l’accès de tous les bachelier.e.s sur tout le territoire aux filières post bac et aux établissements de leur choix.
    • L’exigence d’ouverture massive de places supplémentaires en 1er cycle post bac et le refus de toute sélection à l’entrée à l’université.
    • Le refus de l’instauration de blocs de compétences en lieu et place des diplômes et des qualifications.
    • Le retrait de la loi sur le 1er cycle post bac et du plan « étudiants » qui l’accompagne, condition pour permettre une réforme ambitieuse qui garantisse le libre accès de chacun.e au supérieur.

    Sur cette base, nos organisations appellent à amplifier l’information sur l’impact de ces réformes par des tractages, des heures d’information syndicale et des AG, soutien les initiatives et les mobilisations décidées par les assemblées générales.

    Parcoursup, réformes du Bac, du lycée et l’apprentissage, attaques contre les statuts et les services publics : tout est lié !

    Nos organisations FSU, FNEC-FP-FO, FERC-CGT, SUD éducation avec Solidaires étudiant.e.s, l’UNEF, l’UNL, et les associations (ASES, SLU) appellent les personnels, les étudiant.e.s, les lycéen.ne.s à se réunir en assemblées générales dans toutes les universités, tous les établissements, pour décider et préparer la grève et les manifestations le 22 mars, avec l’ensemble des fonctionnaires.

    Le 22 mars, les fédérations de la fonction publique (FO, FSU, CGT, Solidaires, FAFP, CGC, CFTC) appellent à la grève.

     

    INTERFÉDÉRALE DU 15 FÉVRIER 2018

    FERC-CGT, FNEC-FP FO, FSU, SUD éducation, SUNDEP, Solidaires étudiant-e-s, Unef, UNL, SGL, ASES, SLU

    Par Groupe Un Autre Futur Éducation Luttes Sociales
  • Communiqué du Collectif Migrant-e-s Bienvenue 34

    Communiqué du Collectif Migrant-e-s Bienvenue 34

    18 Fév 2018

    Nous relayons un communiqué du Collectif Migrant-e-s Bienvenue 34 concernant le projet de loi « Asile et Immigration ».

    Mercredi 21 février, alors que le projet de loi « Asile et Immigration » sera présenté en Conseil des Ministres, le Collectif Migrants Bienvenue 34 appelle à se rassembler devant la préfecture à partir de 12h.
    Nous protestons en effet contre les expulsions de nos amis demandeurs d’asile, expulsions prévues cette semaine par la préfecture de l’Hérault.
    Nous avons demandé une audience au préfet.
    Ce rassemblement s’inscrit également dans le cadre de l’appel national des États Généraux des Migrations de faire du 21 février un jour de deuil du droit des étrangers en France.

    Stop Dublin, Stop Expulsions

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration Sans-papiers
  • Libération d’Iqubal

    Libération d’Iqubal

    14 Fév 2018

    Suite à l’appel à mobilisation pour soutenir Iqubal, menacé d’expulsion le lundi 12 février, et libéré depuis, le Collectif Migrants Bienvenue 34 diffuse ce communiqué de presse :

    « Iqbat Gul Zaï Zaï a été libéré ce jour du CRA (Centre de Rétention
    Administrative de Marseille)

    La mobilisation de ses soutiens a été rapide, forte, efficace.

    Nous saluons l’Ordonnance de la Cour d’appel d’Aix en Provence en date
    du 12 février 2018 qui a décidé de libérer notre ami, menacé d’expulsion
    par la préfecture de l’Hérault, vers la Bulgarie d’où les renvois vers
    l’Afghanistan sont systématiques.

    Iqbal avait déclaré : « De toute façon, là-bas je vais vers une mort
    certaine, autant mourir tout de suite »

    Nous nous réjouissons avec lui de cette décision et continuerons à
    défendre les personnes migrantes qui souhaitent vivre dans notre pays
    contre des décisions administratives arbitraires et inhumaines.
    Aucun être humain n’est illégal ! »

    Le CMB34

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration Sans-papiers
  • URGENT : Rassemblement de soutien à Iqbal, menacé d’expulsion

    URGENT : Rassemblement de soutien à Iqbal, menacé d’expulsion

    11 Fév 2018

    Venez Nombreux le lundi 12 février à 9H30

    Devant la préfecture à Montpellier, pour soutenir Iqbal et demander au Préfet de renoncer à son expulsion vers la Bulgarie et lui permettre d’examiner sa demande d’asile en France

    À la Cour d’appel d’Aix en Provence (même jour même heure), pour encourager Iqbal lors de son audience devant le juge en appel qui se prononcera sur sa libération du Centre de rétention administratif (CRA) de Marseille.

    « De toute façon, là-bas je vais vers une mort certaine, autant mourir tout de suite ». Ce sont les mots d’Iqbal, 21 ans tout juste, lorsqu’il a appris que le Préfet de l’Hérault voulait le renvoyer en Bulgarie, pays où il a laissé ses empreintes et qui devient responsable de sa demande d’asile selon le Règlement européen Dublin. Pourtant après 3 mois de détention arbitraire dans les geôles Bulgares, ce n’est pas de l’asile dont il parle. Bien au contraire, il y sera maltraité par la police : il raconte sa malnutrition mais aussi des violences physiques dont il porte toujours les stigmates dans la bouche et sur le corps.

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration
  • Assemblée Marche de Nuit non mixte : Soirée de soutien en mixité

    Assemblée Marche de Nuit non mixte : Soirée de soutien en mixité

    10 Fév 2018

    L’assemblée Marche de Nuit non mixte du 8 mars organise une soirée pour la soutenir, le samedi 17 février à 20H à La Mauvaise Réputation.

    La soirée débutera par une présentation de l’assemblée, et sera suivie de la projection du documentaire La Guerre des filles de Mylène Sauloy.

    L »assemblée Marche de Nuit non mixte fait le choix de diffuser ce film pour affirmer toute sa solidarité avec les populations d’Afrin face aux bombardements et aux attaques de l’État Turc. Le but est également de saluer l’auto-organisation et la lutte des femmes kurdes dans le mouvement révolutionnaire au Rojava pour un projet de société égalitaire et émancipatrice, ainsi que la lutte armée menée face à Daech.

    Programme de la soirée : http://unautrefutur.org/evenements/soiree-de-soutien-mixite-a-lassemblee-marche-de-nuit-non-mixte/

    Voici le communiqué de l’Assemblée Marche de Nuit non mixte

    MARCHE DE NUIT FÉMINISTE NON MIXTE JEUDI 8 MARS

    Nous, féministes, femmes, meufs, trans, lesbiennes, gouines, avons fait le choix de nous réunir en assemblée pour organiser une marche de nuit non mixte le jeudi 8 mars.

    Le 8 mars, ce n’est pas la journée de la femme que l’on fête en offrant des fleurs, mais celle où l’on prend la rue, la nuit, ensemble, pour dénoncer toutes les formes de violences dont nous sommes les cibles dans nos vies et apporter une réponse collective au climat d’oppression sexiste ambiant !

    Aujourd’hui encore, les inégalités au travail en terme de salaires, d’accès à l’emploi et de temps de travail entre femmes et hommes existent et s’accentuent davantage avec la casse du code du travail et les reculs sociaux qui en découlent. Les femmes sont payées en moyenne 25 % de moins que les hommes : chaque jour, nous travaillons gratuitement à partir de 15H40.

    Aujourd’hui encore, le droit à disposer de notre corps est remis en cause avec la difficulté accrue d’accès à l’IVG notamment avec la pénurie des centres d’orthogénie (IVG), le calendrier toujours incertain de la PMA pour toutEs, la psychiatrisation des personnes trans, la mutilation des personnes intersexuéEs à leur naissance…

    Aujourd’hui encore nous sommes assassinées, violées, battues.

    Aujourd’hui encore, la société patriarcale est bien là, à la fois insidieuse et oppressante. Nous la vivons tous les jours, avec toutes les formes de harcèlement et de violences qui l’accompagnent : sexuels, psychologiques, physiques, économiques, homophobes, transphobes, racistes.

    Parce que nous refusons le travail gratuit et que nous exigeons l’égalité au travail pour touTEs !

    Parce que nous voulons pouvoir choisir d’avoir ou non des enfants, ici et dans le monde !

    Parce nous voulons être libres de circuler où bon nous semble et comme bon nous semble !

    Parce que nous voulons être libres de désirer qui nous voulons et comme nous voulons !

    Parce nous voulons être libres de vivre nos genres sans contraintes !

    Nous appelons à nous mobiliser le 8 mars lors d’une marche de nuit non mixte !

    Et parce que nous refusons cette société où perdurent les inégalités et les violences, loin d’être dépassées, les luttes féministes sont toujours nécessaires !

    Pour plus d’infos : marchenuitnonmixte34@gmail.com

     

    Par Groupe Un Autre Futur Anti-patriarcat Non classé
  • Présentation / discussion : La Revue Z, revue itinérante d’enquête et de critique sociale

    Présentation / discussion : La Revue Z, revue itinérante d’enquête et de critique sociale

    07 Fév 2018

    La revue Z, revue itinérante d’enquête et de critique sociale s’invite à la Mauvaise Réputation le vendredi 16 février à 19h30 pour une présentation du dernier numéro avec Anna Lochard, membre de la rédaction. Un repas partagé s’en suivra.

    2 principaux dossiers dans ce numéro : une critique de la gestion sociale des exilés avec l’exemple de la Chapelle, à Paris d’une part, une analyse des liens entre les fondations d’entreprise et le secteur du travail social, d’autre part.

    Le débat permettra de mieux connaître le projet de la revue Z, d’avoir un aperçu des dossiers proposés. Nous axerons les échanges en nous appuyant sur les luttes existantes localement, en particulier autour du refus des politiques migratoires et des moyens d’y résister.
    En France se structure un peu partout un mouvement de résistance pour contrer ces politiques, en dénonçant l’enfermement, le tri, les déportations, le harcèlement policier, en faisant vivre la solidarité concrète, en faisant vivre des collectifs de soutien et des actions variées et complémentaires. Prendre la mesure de ce maillage peut aider nous aider à coordonner nos actions et les renforcer.

     

    Affiche-debat-revue-Z
    Par Groupe Un Autre Futur Immigration Luttes Sociales
1 2

Agenda