• 21 Avr
    Pour gagner, étendons les grèves et massifions les manifestations

    Pour gagner, étendons les grèves et massifions les manifestations

    Reprenons l’offensive pour un changement radical de société

    Destruction du code du travail, privatisation de la SNCF, sélection à l’université, tri, enfermement et expulsion des exilé-e-s, demain le contrôle accru des chômeurs et chômeuses, puis la sécu, les retraites. Au pouvoir depuis un an, Macron déroule son programme libéral et autoritaire, détruit méthodiquement ce que les luttes sociales avaient mis des années à arracher, sans même un faux-semblant de débat ou de négociation, à coups de matraque, de lacrymo et d’arrestations quand le corps social rechigne à se laisser dépecer. Machine de guerre du capitalisme, l’État mène une offensive globale contre tout ce qui permet encore un peu de stabilité dans nos vies, un peu de solidarité, de redistribution.

    Rejoindre la bataille maintenant

    En face, des résistances existent, comme celles des cheminot-e-s et celles des étudiant-e-s. Leurs batailles sont les nôtres. La fin du statut des cheminot-e-s aujourd’hui, c’est la fin de celui des fonctionnaires demain. La privatisation du rail, ce sont des conditions de travail et de service dégradées, des lignes sacrifiées, avec comme seul critère la rentabilité pour l’actionnaire.

    La sélection à l’université, c’est d’abord le renforcement de la sélection par l’argent. Le libre choix des études pour celles et ceux qui ont les moyens d’accéder au savoir. Les boulots d’exécutant pour tout-e-s les autres.

    Des batailles qui se mènent, il y en a d’autres, dans les hôpitaux et les Ehpad, la justice, à Carrefour, Air France, etc.
    Ces batailles, les secteurs aujourd’hui en lutte ne les gagneront pas seuls. La grève ne se décrète pas, mais si elle ne s’étend pas, si notre camp social ne reprend pas l’offensive, dans quelques mois il ne restera que des ruines. Des pans entiers de la société sont en passe de basculer dans une précarité généralisée. Par l’urgence et par la force, l’État Macron tente d’imposer son projet de société, global et cohérent. En face, il nous faut converger pour en imposer un autre.

    Partout, dans nos boîtes, nos administrations, nos lieux de vie, en discutant avec nos collègues, entre précaires, il nous faut rouvrir le chemin de la lutte, de la grève, de l’émancipation collective. Ne pas déléguer le combat à une avant-garde ouvrière condamnée à se battre seule pour toutes et tous. Ne pas s’en remettre aux mirages de tribuns qui viendraient, un jour peut-être, par la magie d’un scrutin, rebâtir tout ce qui aura été détruit. Le passé, de Mitterrand à Hollande en passant par Tsipras en Grèce, montre clairement que la délégation du changement social à une classe politique conquérant le pouvoir d’État n’est pas la voie de la transformation égalitaire de la société.

    Pour une autre société, débarrassée de l’État, du pouvoir et du capitalisme

    C’est dans la lutte qu’on se retrouve, qu’on invente, qu’on crée de nouvelles conditions de travail et de vie, solidaires, autogérées.
    C’est dans la lutte, la grève, que, dans sa boîte, on reprend la main sur son outil de travail, débarrassé de la tyrannie du patron. Jusqu’à réinventer son organisation, comme l’ont fait les camarades de Scop-ti et d’ailleurs.
    C’est dans la lutte, le blocage, que les étudiant-e-s de Paul Valéry ont jeté, avec leurs AG ouvertes et leurs cours substitutifs, les premières bases d’une université autogérée et émancipatrice, ouverte à toutes et tous.
    C’est dans la lutte, l’occupation, que les militant-e-s de la ZAD de Notre Dame des Landes construisent sur un territoire un autre rapport à la terre et à la vie en société.

    Nous savons ce que nous voulons bien mieux que tous les hommes providentiels. Nous savons dans quelles conditions nous voulons vivre et vieillir, travailler, apprendre, jouir.

    Si nous nous mettons en lutte, si nous travaillons à nous fédérer, nous pouvons bâtir une autre société. Une société dans laquelle la solidarité serait logique et la concurrence absurde, dans laquelle l’école rendrait plus intelligent-e et plus libre, dans laquelle travailler serait intéressant et utile, dans laquelle l’arrivée d’un-e étranger-ère serait une bonne nouvelle. Une société dans laquelle les soignant-e-s et malades ne seraient pas maltraité-e-s, les travailleur-ses autogéreraient leur entreprise et les usager-ères leurs services, dans laquelle on serait pas défini par la couleur de sa peau, son genre ou sa sexualité, dans laquelle la planète ne serait ni une poubelle ni un magot dont tirer profit. Une société dans laquelle quelques-uns ne se goinfreraient pas sur le dos de tou-te-s les autres, un chef n’aurait pas raison pour tou-te-s les autres.

    Nous n’avons pas besoin de l’État, du capitalisme, ni du pouvoir quel qu’il soit. Ce sont eux qui ont besoin de nous pour continuer à prospérer su notre dos.

    Stoppons Macron et commençons autre chose.

    Groupe Un Autre Futur de la Coordination des Groupes Anarchistes

    Par Groupe Un Autre Futur Anticapitalisme Luttes Sociales Répression
  • 17 Avr
    Mobilisons-nous contre le projet Collomb sur le droit d’asile !

    Mobilisons-nous contre le projet Collomb sur le droit d’asile !

    La Coordination des Groupes Anarchistes appelle à renforcer partout les mobilisations qui ont lieu contre le projet de loi Collomb concernant le droit d’asile, examiné à l’Assemblée à partir du 16 avril.

    Une nouvelle fois, le gouvernement manie la novlang avec cynisme puisque ce texte appelé « Pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif » est en fait l’institutionnalisation d’un recul sans précédent du droit des personnes migrantes et la facilitation des expulsions des débouté-e-s du droit d’asile, dont cette loi vise à multiplier le nombre.

    Hormis de rares mesures protectrices, ce projet légalise et renforce des pratiques que les militant-e-s qui luttent aux côtés des personnes migrantes déplorent depuis plusieurs mois1 : restrictions de droits, accroissement des mesures de contrôles et de tris pour empêcher d’entrer sur le territoire français, facilitation des expulsions et des mesures de bannissement du territoire.

    La réduction du délai de recours devant la CNDA2 de 30 à 15 jours, l’allongement de la durée de la rétention administrative jusqu’à 135 jours ou le bannissement des personnes étrangères et la systématisation des interdictions de retour sur le territoire français, sont symptomatiques de la « philosophie » générale de ce texte. En revanche, rien sur les « procédures Dublin »3, qui font que la France expulse de très nombreux demandeurs d’asile sans même examiner leur demande.

    Face à cela, unanimement associations, organisations et professionnel-le-s concernées par la question dénoncent ce texte. Des salarié-e-s de l’OFPRA et de la CNDA se sont même mis-e-s en grève pour s’y opposer. De nombreuses initiatives existent comme les manifestations du 7 avril dernier, à l’appel de la Coordination nationale du 24/25 mars à Lyon des collectifs de solidarité et des collectifs de migrantEs/exiléEs/sans-papiers4, celle qui s’est déroulée à Paris ayant réuni un millier de personnes. Mais nous devons dans les semaines qui viennent accroître le rapport de force et réussir à fédérer les initiatives pour gagner le retrait cette loi.

    Ce projet de loi s’inscrit dans une démarche électoraliste et populiste qui criminalise encore et toujours les migrant‑e‑s. Les migrant‑e‑s ne sont pourtant pas les responsables des lois anti‑sociales, des inégalités économiques et sociales, du chômage, de la précarité, des guerres, etc. Ce sont au contraire les premières victimes d’un système que nous subissons nous aussi. C’est donc au titre de la solidarité évidente avec des personnes contraintes à la souffrance et à la précarité, mais aussi de la solidarité internationale entre exploité‑e‑s que nous soutenons les migrant‑e‑s. Nous devons tenter de faire en sorte que les luttes contre les régressions sociales, avec en fer de lance cheminot-e-s et étudiant-e-s, qui nous l’espérons se développeront dans les prochaines semaines, s’emparent de la lutte contre la loi Collomb et plus globalement de la solidarité avec les personnes migrantes.

    Les Relations Extérieures de la CGA

    Lundi 16 avril 2018

     

     

    1 http://www.c-g-a.org/content/face-aux-directives-du-gouvernement-et-au-durcissement-de-la-politique-migratoire-amplifions

    2 Cour Nationale du droit d’Asile

    3 Les accords Dublin III signés par les états membres européens, rendent possible l’expulsion des réfugié-e-s vers le premier pays dans lequel ielles ont laissé leur empreintes en Europe. Cette procédure est largement utilisée en France : expulsés le plus souvent vers l’Italie, leur demande d’asile n’y est portant pas enregistrée la plupart du temps. Nombre d’entre eux y écopent d’une obligation de quitter le territoire italien et se voient conseiller par la police transalpine de repasser la frontière. Direction la France où les attendront systématiquement les contrôles et placements en rétention. Les accords de Dublin 4, sont en préparation et aggraveront vraisemblablement ces logiques d’externalisation des demandes d’asile.

    4 https://blogs.mediapart.fr/la-chapelle-en-lutte/blog/300318/appel-de-la-coordination-nationale-tenue-lyon-les-24-et-25-mars-2018

    Par Groupe Un Autre Futur Communiqués Immigration Sans-papiers
  • 17 Avr
    Communiqué de l’interlutte

    Communiqué de l’interlutte

    Nous relayons le communiqué de l’inter-luttes sur l’université Paul Valéry de Montpellier :

    Nous étudiant-e-s, personnels administratifs et techniques et enseignant-e-s de l’Université Paul-Valery et leurs soutiens, nous réunissons aujourd’hui cette conférence de presse, pour faire état de l’ambiance délétère qui règne dans notre Université.

    En effet, après la répression fasciste subie le 22 mars dans l’enceinte de la faculté de droit, après la répression policière violente lors des dernières manifestations, une intervention policière, à la demande de Monsieur Patrick Gilli, est en cours de préparation – comme cela a été confirmé publiquement par le préfet. Ici, comme dans de nombreuses autres Universités, c’est le choix de la répression du mouvement étudiant qui est fait par les autorités.
    Ces répressions ont pour seul but de briser le mouvement national contre la loi ORE, Parcoursup, la réforme du bac et la destruction du service public. Les étudiant-e-s, personnels et précaires s’opposent fermement à la sélection à l’Université par le biais du système de prérequis, à l’augmentation des frais d’inscriptions, à la fin de la compensation et plus globalement à la politique capitaliste et libérale de Macron.

    A Montpellier, cela fait déjà plusieurs semaines que se développe une atmosphère de tension. Celle-ci est notamment le fruit de la communication et des rassemblements hasardeux organisés par la présidence, qui tendent à produire une division artificielle entre étudiants et personnels, dont les intérêts sont en réalité profondément liés.
    Le 16 avril a été publié un communiqué mensonger dans lequel Patrick Gilli essaie par tous les moyens de justifier une intervention policière qui lui a déjà été refusée plusieurs fois par la préfecture. Il y est fait mention « d’armes par destinations » qui auraient été retrouvées sur le campus bien qu’aucune preuve n’ait apportée. La manifestation de samedi dernier y est également abordée. Il est évident que ces motifs sont complétement fallacieux étant donné que le Président lui-même signale qu’il a présenté sa demande d’intervention dès le milieu de la semaine dernière.
    Alors qu’une délégation du comité de mobilisation a rencontré jeudi dernier des mandatés de la présidence pour organiser notamment la coordination nationale des luttes du week-end du 14 et 15 avril, le président agit comme si cette réunion n’avait jamais eu lieu, alors même que cet entretien a été enregistré avec l’accord des participants.

    Ce dernier a d’ailleurs fait intervenir dès ce weekend, des agents de sécurité ne portant pas d’insignes, accompagnés de chiens, refusant de s’identifier et qui ont provoqué à plusieurs reprises des incidents avec des étudiant-e-s et des membres du personnel. Ils ont notamment menacé physiquement un membre du CHSCT qui voulait prendre en photo les preuves de la dégradation des conditions de sécurité de l’université.

    De même, le président a profité de leur présence, pour tenter d’exclure les étudiants du campus, ce lundi 15 avril, en filtrant les entrées. Après avoir appelé les personnels pour leur demander de se rendre sur leur lieu de travail, il leur a finalement demandé de quitter les lieux deux heures plus tard.
    Désormais, nous savons que la fermeture administrative de l’université, qui annoncerait l’intervention policière, est imminente.

    Nous rappelons une nouvelle fois, que nous sommes un mouvement pacifiste, malgré toute la désinformation véhiculée par le président et le ministère.

    Nous condamnons fermement les actions de la présidence, que nous jugeons, avec le gouvernement, responsable du climat actuel.
    L’université est avant tout un lieu d’ouverture, de savoir et de débat, il est inadmissible d’y faire intervenir la police et nous condamnons fermement toutes les interventions policières des dernières semaines.

    Nous appelons tous et toutes à ne pas céder à la violence et à ne pas répondre aux cloches de la division et de la désinformation.

    Demain aura lieu un meeting et un concert dans l’amphi A de l’université, réunissant cheminot-e-s, étudiant-e-s, lycéen-ne-s, avocat-e-s, grévistes des CHU et bien d’autres sous le signe de la convergence des luttes. Cette même convergence qui fait tellement peur à la présidence et au gouvernement.

    Vous êtes tous et toutes les bienvenu-e-s, pour une soirée joyeuse, festive et humaine, ou nous pourrons ensemble discuter du mouvement en cours, de son futur, autour d’un verre et d’un orchestre.

    Signataires :

    Comité de mobilisation Paul Valéry, Comité de mobilisation Sciences (Campus Triolet contre la sélection), Comité de mobilisation Droits et Sciences politiques (Rendez-nous nos droits – Montpellier Droit Science Po en lutte) , Solidaires Etudiant-e-s Montpellier , Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM, CGT Université Montpellier 3, SUD Éducation Hérault,  SNTRS-CGT, SUD Recherche, Solidaires 34, Réseau Universités Sans Frontière 34, CGA Montpellier , Union des Etudiants Communistes de Montpellier, Comité jeunes NPA34 – Montpellier, Jeunes insoumis.es Montpellier

     

    Le communiqué est diffusé sur la page facebook de Paul Va lève toi

    Par Groupe Un Autre Futur Luttes Sociales
  • 15 Avr

    Plus d’arrestations à Montpellier qu’à Nantes pour la mobilisation nationale contre la « casse sociale »

    À lire sur Rapports de Force, un article à propos de la manifestation du 14 avril à Montpellier, pour la convergence des luttes et pour dénoncer la répression.

    Plus d’arrestations à Montpellier qu’à Nantes pour la mobilisation nationale contre la  » casse sociale « 

    Manifestation bloquée, tentative d’interdire le centre-ville, dégradations de devantures de magasins et 51 personnes arrêtées. C’est le bilan de la manifestation nationale du 14 avril à Montpellier, haut lieu depuis quelques semaines de la contestation étudiante. La manifestation n’a pas pu démarrer, sans pour autant qu’un arrêté interdisant le défilé n’ait été pris par la préfecture de l’Hérault.

     

    Par Groupe Un Autre Futur Articles externes
  • 15 Avr

    Soutien aux 51 interpellé·e·s du 14 avril

    À lire sur le site de SUD Éducation, un communiqué de presse concernant les interpellations suites à la manifestation du 14 avril :

    Soutien aux 51 interpellé-e-s du 14 Avril – SUD éducation 34

    Le 14 avril se tenait à Montpellier une manifestation nationale pour la convergence des luttes et contre la répression. De nombreux manifestants (…)

    Par Groupe Un Autre Futur Articles externes
  • 11 Avr

    Le syndicalisme au service du politique : Mélenchon veut marquer le point

    À lire sur Rapports de force :

    Le syndicalisme au service du politique : Mélenchon veut marquer le point

    Jean-Luc Mélenchon réunit syndicalistes et associations autour de lui à Marseille pour une manifestation  » anti-Macron  » le 14 avril, et se positionne en l’alternative politique de remplacement d’un gouvernement jugé fragile, quitte à donner pour fonction au syndicalisme de se mettre au service de son dessein politique

     

    Par Groupe Un Autre Futur Articles externes
  • 11 Avr
    Pourquoi manifester les 14 et 19 avril ?

    Pourquoi manifester les 14 et 19 avril ?

    Un printemps de luttes sociales est nécessaire !

    Ces dernières semaines, de légitimes colères s’expriment et la contestation monte dans de nombreux secteurs professionnels, dans le privé comme dans le public, face à une pluie de réformes, aux attaques sociales, aux restrictions budgétaires, aux licenciements, aux suppressions de postes, de services, de structures. Le gouvernement veut démanteler la SNCF, la santé publique, la justice, l’éducation nationale, le secteur social. Les réformes sont menées au pas de course, parfois en procédure accélérée ou à coups d’ordonnances et de décrets. La logique est claire : destructions des protections salariales et sociales, privatisation de tous les services publics, maximisation des profits du patronat et des actionnaires au détriment du plus grand nombre. Avec pour corollaires, la détérioration de nos conditions de vie et de travail, et la généralisation de la précarité. Nous sommes bien tou-te-s touché-e-s, tou-te-s concerné-e-s ! Ne nous laissons pas diviser, organisons-nous et convergeons pour opposer notre résistance à l’État et au patronat, et faire aboutir nos revendications.

    Ce qui va se passer si nous ne faisons rien : quelques exemples parmi d’autres

    À Carrefour, dans le secteur de l’énergie, à la Poste, les salarié-e-s se mobilisent contre licenciements, les suppressions de poste et restructurations à tout va, qui dégradent toujours davantage leurs conditions de travail.

    L’agenda Action publique 2022 visant les salarié-e-s de la Fonction publique prévoit la suppression massive de 120 000 postes, l’emploi de contractuel-le-s, le gel du point d’indice, la suppression du jour de carence, la rémunération au mérite.

    Dans les hôpitaux, 22 000 postes ont déjà été supprimés depuis 2015 et 16 000 lits ont été fermés. Restrictions budgétaires colossales, mise en concurrence des établissements entre eux, tarification à l’acte, politiques fiscales vidant les caisses de la sécurité sociale… Partout, des services hospitaliers se mobilisent, dénonçant la dégradation des conditions de travail, ainsi que le manque de moyens et d’effectifs pour assurer leurs missions. De même dans les EHPAD, où les situations catastrophiques conduisent à l’épuisement du personnel et à des formes de maltraitance institutionnelle. Le secteur social fait face aux mêmes difficultés, et a été particulièrement impacté cette année par la suppression des CAE, sans ouverture de postes avec des contrats plus protecteurs.

    La réforme de la SNCF vise à ouvrir à la concurrence le transport ferroviaire des personnes, étape décisive vers la privatisation du rail, avec pour conséquences, entre autres, la dégradation de travail des cheminot-e-s, l’explosion du prix des déplacements, le renforcement des inégalités territoriales par la fermeture des petites lignes et de gares. Si la réforme passe, plutôt que de répondre aux besoins de déplacements de la population et d’assurer sa sécurité, ce seront bien les logiques de rentabilité et de maximisation des profits, au bénéfice des futurs patrons et actionnaires, qui domineront, au détriment du plus grand nombre.

    Les universités fonctionnent depuis 5 ans à budget constant alors qu’elles ont accueilli 200 000 étudiant-e-s en plus. La loi ORE réformant l’accès à l’enseignement supérieur, et son outil « Parcoursup », la plateforme sur laquelle les lycéen-ne-s ont dû déposer leurs vœux quant à leurs futures études, organisent le tri et la sélection des jeunes bachelier-ère-s. En fermant l’accès à l’université aux jeunes orienté-e-s très tôt vers des voies professionnelles courtes, majoritairement issus des classes populaires, à ceux/celles qui n’ont pas les résultats escomptés, qui ne sont pas dans les « bons » lycées, elle vient renforcer la reproduction sociale, tout comme la réforme du lycée et du bac en préparation. Derrière ces mesures, ce qui est visé, c’est bien la casse de l’éducation publique pour favoriser le développement du marché privé. Les entreprises d’aide à l’orientation, les écoles et formations privées se multiplient déjà ! A l’université, les filières sélectives, au coût très élevé, délivrant des diplômes d’établissement, vont se développer. Les étudiant-e-s, face aux hausses exorbitantes des frais, seront incité-e-s, voire contraint-e-s, à contracter des prêts auprès des banques. Quoi de mieux que des individus endettés pour faire accepter des conditions de travail les plus dégradées !

    La réforme de la justice va généraliser la numérisation pour pouvoir dématérialiser, privatiser et déjudiciariser à outrance. Porter plainte pourra se faire via internet, plus besoin de parler à quelqu’un, comme à Pôle Emploi. Des plateformes de résolution des litiges, en ligne, seront confiées à des boîtes privées. Pendant ce temps, l’État va faire des économies sur les salaires en supprimant des postes.

    La loi « Asile et immigration », en cours d’examen, durcit encore la législation contre les personnes migrantes et les criminalise toujours plus. Elle vise à retreindre drastiquement leur possibilité de déposer une demande d’asile, à les expulser toujours plus vite et davantage, bref, à les condamner à leur exploitation, à la misère, aux violences et à la mort.

    L’État et le patronat veulent nous monter les un-e-s contre les autres

    Pour parvenir à ce plan social géant, les gouvernements successifs souhaitent faire intégrer dans la société, les valeurs de méritocratie, de sélection et de mise en concurrence comme quelque chose de juste. Que ce soient à travers des concours, des dossiers de sélection, des primes au mérite, des fonds octroyés à certains établissements ou pôles d’excellence, la logique est la même et permet que la réussite de certains justifie la mise sur le carreau de pans entiers de la société. La question des inégalités sociales et de leur reproduction est volontairement absente des discours. La division entre travailleurs-euses du public et du privé, chômeurs-euses, sans papiers, etc. est aussi un instrument classique pour tirer les conditions de travail et de vie vers le bas du plus grand nombre. Face à la guerre du tou-te-s contre tou-te-s, opposons notre solidarité et faisons converger nos luttes !

    La convergence des luttes, une nécessité pour amplifier la contestation

    A Montpellier et dans d’autres villes, étudiant-e-s, enseignant-e-s et personnels de l’université se battent pour dire non à la loi ORE et son modèle de société. Conscient-e-s de la nécessité de lutter sur tous les fronts avec l’ensemble des secteurs professionnels mobilisés, ils soutiennent activement la grève des cheminot-e-s. Dans de nombreuses villes, des Assemblées Générales inter-professionnelles voient le jour. Des jonctions se font avec des bouts de résistance déjà existantes dans la société : ainsi les luttes entamées de longue date pour dénoncer les politiques migratoires et refuser la loi « Asile et immigration » se joignent aux autres composantes du mouvement social.

    Deux dates importantes : les samedi 14 et mardi 19 avril

    La première correspond à l’appel national du mouvement étudiant à venir manifester à Montpellier, pour dénoncer également l’agression des étudiant-e-s occupant un amphi par un commando armé, dont certains membres sont toujours en poste à la fac de droit et ne sont pas mise en examen. Le collectif Migrants Bienvenue 34, mobilisé également ce jour-là pour dénoncer les accords Dublin, les expulsions et le projet de loi « Asile et immigration », appelle à rejoindre le cortège des étudiant-e-s pour faire converger les luttes.
    La seconde, le jeudi 19 avril, est celle d’un appel interprofessionnel pour rassembler tous les secteurs mobilisés et faire converger les luttes.

    Construisant dès maintenant un autre projet de société, égalitaire et libertaire

    Des foyers de résistance et de solidarité directe existent face à un système qui ne cesse de broyer l’ensemble des solidarités sociales. Dans l’occupation d’une université comme dans un mouvement de grève, des choses s’apprennent et s’expérimentent qui donnent de la force parce que des rapports collectifs solidaires existent, qu’on peut y faire l’expérience d’une démocratie directe. En auto-organisant nos luttes et en élaborant collectivement nos revendications et modes d’action, nous pouvons commencer à construire un projet de société, basé sur l’autogestion, la démocratie directe, l’égalité économique et sociale et faire vivre le communisme libertaire.

    Groupe Un Autre Futur de la Coordination des Groupes Anarchistes

     

    Prochains rendez-vous :

    Manifestation pour le retrait de la loi « asile et immigration » :
    Samedi 14 avril – Départ à 14 h 30 du Plan Cabanes
    La manifestation rejoindra à 15h30 au Peyrou la manifestation nationale contre la casse de nos droits sociaux et politiques : https://www.facebook.com/events/441871739566090/

    Jeudi 19 avril : Journée de mobilisation interprofessionnelle et de convergence des luttes !
    Manifestation à Montpellier – Départ à 14h du Peyrou

     

    Par Groupe Un Autre Futur Luttes Sociales
  • 09 Avr
    Face à la répression, la solidarité paie ! Continuons la lutte contre tous les fichages et lois sécuritaires !

    Face à la répression, la solidarité paie ! Continuons la lutte contre tous les fichages et lois sécuritaires !

    Nous avions relayé l’appel à la solidarité avec notre camarade Fabien, militant libertaire de Saint-Gaudens, en procès pour avoir refusé un prélèvement d’ADN : http://unautrefutur.org/refus-fichage-adn-solidarite-fabien/

    Une forte mobilisation s’était alors organisée pour le soutenir et refuser le fichage. Le 15 mars dernier, notre camarade a obtenu la relaxe ! Voici ci-dessous son communiqué.

    Relaxe à Saint Gaudens, une victoire contre toutes les fichages !

    Le 1er mars 2018, je comparaissais au Tribunal de Grande Instance de Saint Gaudens pour m’être opposé au fichage ADN, fichage ordonné par le parquet de Toulouse. Le 15 mars, après délibération, la justice rend enfin sa décision. Victoire politique, relaxe et fin des poursuites !

    Pour rappeler les faits, en juin 2016 j’étais jugé sur Toulouse pour une tentative de diversion ratée alors que je m’opposais à une interpellation policière brutale d’un gars de la rue. Bilan, un mois de taule avec sursis… En octobre de la même année, le parquet toulousain devait estimer que ça n’était pas assez, cette épée de Damoclès au-dessus de ma nuque. De là s’établira une fiche de recherche ordonnant le prélèvement de mon « matériel génétique ». L’anti-terrorisme en pratique ! Le 16 novembre 2017, soit un an plus tard, la recherche aboutit enfin et une patrouille est dépêchée pour m’interpeller lors d’une table informant des dangers du compteur Linky sur la ville de Saint Gaudens. Menottes aux poignets, quelques heures en cellule, et à la clé une convocation en cour correctionnelle pour me justifier du refus de rajouter mon nom et mes gènes à leur fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG).

    Trois mois plus tard, les juges prononcent ma relaxe, s’alignant ainsi sur les réquisitions de la Cour Européenne des Droits de l’Homme. En juin 2017, ladite cour condamnait la France, dénonçant un fichage génétique disproportionné, souvent injustifié, ainsi qu’une conservation des fiches de quarante ans quel que soit le délit, sans possibilité d’effacement. Depuis, les services policiers continuent malgré tout de fliquer à tout-va, remplissent le fichier national à coup de millions d’inscrits, envoient devant les tribunaux celles et ceux qui s’opposent à cette mesure ultra-sécuritaire. Et les peines pleuvent, le plus souvent à l’abri des regards.

    Toutefois et au grand dam des flics tout-puissants, à Saint Gaudens le collectif unitaire Résistances en Comminges a fait du foin, et ce jusqu’au procès. Rassemblement devant le commissariat pendant la séquestration policière autrement appelée garde-à-vue, appel des syndicats locaux pour une libération immédiate, soutien des groupes politiques, des collectifs et associations du coin, de personnalités militantes, articles dans les quotidiens régionaux, dans la presse alternative, sur le net, projections, débats, formation à l’autodéfense juridique, bouffe de soutien, création d’une caisse anti-répression, tables d’information, mises en scène, tractages, signatures de pétition, jusqu’au rassemblement convivial et solidaire le jour de l’audience.

    Victoire collective, donc, plus qu’individuelle, résultat d’une bataille menée à bon nombre de bras !

    Cependant, s’il convient de s’enthousiasmer d’un combat au dénouement pour une fois heureux, gardons tout de même en tête les camarades encore poursuivis et traînés devant les juges pour leur refus du flicage génétique, celles et ceux prochainement en galère, ainsi que les victimes quotidiennes de la répression policière et étatique, notamment dans les quartiers. Songeons également à celles et ceux qui en taule n’ont pas le choix et se voient prélever de force leurs données les plus personnelles, ces gènes qui les définissent intimement.

    Ainsi il convient de poursuivre la lutte, pour eux, pour elles, pour nous toutes et tous ! Car l’ordre sécuritaire avance à grand pas, prenant appui sur la peur populaire, la psychose apprise, les médias charognards, fouineurs de faits sordides, un état d’urgence scellé dans le béton de la loi, un peuple soumis prêt à n’avoir plus aucune
    autre liberté que celle d’errer parmi les caméras de « vidéo-protection » dans des villes sans âme, sous le regard de militaires surarmés.

    Le constat reste certes affligeant, mais ne nous privons pas de savourer la victoire présente ! En attendant que les relaxes fleurissent ici et là, que toutes ces jurisprudences passent effet domino ! Restons vigilants et solidaires les uns vis-à-vis des autres ! Refusons autant que faire se peut de rentrer dans leurs cases, d’alimenter
    leurs fichiers ! Montrons-leur que nous portons la liberté jusque dans nos gènes !

    F

    Par Groupe Un Autre Futur Répression
  • 05 Avr
    Attaque fasciste contre le local de la CNT UD 69 de Lyon

    Attaque fasciste contre le local de la CNT UD 69 de Lyon

    Le groupe « Un autre futur » de la Coordination des Groupes Anarchistes apporte un soutien total à l’Union Départementale des syndicats CNT 69, face à l’agression fasciste dont ielles ont été victimes dans la nuit du vendredi 30 au samedi 31 mars.

    Nous apportons notre soutien total aux camarades lyonnais·es, qui ont à subir les diverses attaques fascistes contre leurs locaux, ou les militant·e·s eux·elles-mêmes, à l’exemple du concert de soutien que nous avons organisé au bénéfice de la « Plume noire ».

    Nous condamnons fermement cette énième agression fasciste, et restons vigilants par rapport à ce qui se passe à Lyon.

    Nous relayons ici le communiqué de l’Union Départementale des syndicats CNT.

     

    Attaque fasciste contre le local de la CNT

    Rassemblement mercredi 4 avril à 18h

    2010-2018 : développement des groupuscules fascistes en toute impunité

    « L’Union Départementale des syndicats CNT (Confédération Nationale du Travail) appelle à un rassemblement mercredi 4 avril à 18h devant son local situé au 44 rue Burdeau dans le 1er arrondissement de Lyon. Celui-ci a en effet été attaqué dans la nuit du vendredi 30 au samedi 31 mars. Un groupe de fascistes a arraché la grille et brisé la vitre, tenté de casser le rideau de fer et dérobé du matériel militant.

    En mars 2010, trois camarades de la CNT étaient violemment agressés par des fascistes dans le Vieux Lyon. Mars 2018, le local de la CNT a été pris pour cible par des fascistes. En 2010 les identitaires avaient un local dans le Vieux Lyon, depuis de nouveaux locaux ont été ouverts (Pavillon Noir du GUD, local du PNF, local de l’Actione Française, et des locaux commerciaux proches de ses idées). Ces implantations et ces lieux d’émulation pour des groupes de jeunes fascistes ont engendré des agressions, provocations lors de manifestations des soutiens aux réfugiés, et attaques de locaux. En particulier sur le 1er arrondissement de Lyon où depuis 18 mois pas moins de 4 lieux militants ont été la cible d’attaque : la Plume Noire (local de la CGA, coordination des groupes anarchistes) en novembre 2016, Radio Canut en décembre 2016 et mars 2017 puis le local du PCF en février 2018, et enfin le local de la CNT.

    Cette nouvelle attaque sur Lyon s’inscrit dans un cadre national tout aussi préoccupant où les différentes mouvances de l’extrême droite font le choix de s’en prendre aux luttes sociales et à ses acteurs. Entre autres, cela a été le cas à Paris avec des agressions dans le jardin du lycée autogéré de Paris par une dizaine de membres du GUD le 16 mars, l’attaque par des nervis cagoulés à la fac de Montpellier dans la nuit du 22 au 23 mars, l’agression de 2 personnes à la sortie d’une assemblée générale à la fac de Lille le 26 mars.

    L’attaque du local se veut une intimidation de la part de ces groupuscules, elle ne freinera pourtant pas l’action de la CNT qui lutte aux côtés d’autres organisations afin d’obtenir la fermeture du local quai pierre Scize (Pavillon Noir, Bastion Social, émanation du GUD). Nous ne sommes pas dupes : si ces groupuscules se développent, c’est que les gouvernements successifs, en banalisant des discours voire des pratiques racistes et en détruisant les droits sociaux font le lit de leurs idées. Que ce développement se fait grâce au silence (voire à la complicité) de l’état, à la passivité de la police. En effet depuis plusieurs années, les groupuscules fascistes ont pignon sur rue, ils ne cessent de mener des actions violentes et la seule réponse de la préfecture (représentant direct de l’état) a toujours été de minimiser cela et de faire croire à une guéguerre entre des groupuscules d’extrême-droite et d’extrême gauche.

    Face à cela l’union départementale des syndicats CNT réaffirme sa volonté de continuer à lutter contre le fascisme et les idées haineuses qu’il transmet, sa volonté de lutter au sein des luttes sociales pour une société plus juste, émancipatrice, anticapitaliste et anti-fasciste. »

    Face au fascisme et à ses idées, ¡No pasarán !

    Union Départementale 69 des syndicats CNT

     

    Par Groupe Un Autre Futur Antifascisme Syndicalisme
  • 05 Avr

    BD à lire en ligne sur les fausses idées liées au cheminot-e-s

    Bande dessinée à lire sur le site d’Emma, pour déconstruire les fausses idées sur les cheminot-e-s et sur la SNCF.

     

    Les preneurs d’otages

    Vu la quantité de mensonges proférés sur le sujet par les médias, il m’a semblé utile de revenir sur quelques idées reçues. La période est critique, alors soyons nombreuses et nombreux à manifester le 22 Mars pour défendre notre service public et nos droits de travailleuses et travailleurs !

     

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