• Pink Bloc pour la Marche des Fiertés de Montpellier

    Pink Bloc pour la Marche des Fiertés de Montpellier

    16 Juil 2018

    Nous vous relayons l’appel de l’Assemblée Générale du Pink Bloc à les rejoindre dans un cortège féministe, antipatriarcal, antiraciste, anticapitaliste et antifasciste lors de la Marche des Fiertés de Montpellier.

    PINK BLOC 2018 : cortège féministe, antipatriarcal, antiraciste, anticapitaliste et antifasciste –
    pour la Marche des Fiertés de Montpellier !
    samedi 21 juillet 2018 à 16h30 au Peyrou
     

     

    code couleur souhaité : ROSE et NOIR pour ne jamais oublier les trans, pd, gouines déportéEs dans les camps de concentration. Le triangle ROSE marquait les homosexuels masculins et le triangle NOIR les « asociales » : lesbiennes, avortéEs, prostituéEs, chômeurEs, romEs, …
     

    Pour organiser ce Pink Bloc, revendicatif et festif, ont eu lieu des assemblées générales (tous les mardis à 19h30, à la mauvaise réputation, 20 rue Terral, Montpellier) regroupant des gouines, pédés, biEs, pans, hétéras, aces, aros, polyamoureuSEs, sapiosexuelLEs, … qu’iels soient transgenres, cis-genres, non binairEs, agenres, intersexuéEs, queers, raciséEs, blancHEs, handiEs, crips, valides, fouOLLEs, neurotypiques, séropos, séronegs, grosSES, travailleuSEs du sexe, avec ou sans papiers, … quelle que soit la manière dont chacunE se nomme et se vit.

    Pourquoi créer un Pink Bloc revendicatif et festif à Montpellier?

    Parce que nous n’oublions pas les émeutes de Stonewall, en 1969, quand les trans, les dragqueens, les pédés, les gouines descendent dans la rue pour s’opposer au système hétéropatriarcal qui exerce sur eulles sa violence, et marquent ainsi le premier mouvement de révolte d’ampleur dont les prides à travers le monde sont les héritières !

    Parce les violences du système hétéropatriarcal sont toujours là, nous descendons encore dans la rue.

    Parce que revendiquer l’égalité des droits est certes nécessaire mais n’est pas suffisant !

    Parce nos luttes ne se réduisent pas à l’intégration des « minorités ». L’intégration dans un système capitaliste, patriarcal, raciste, sexiste et hétéro-normé n’est pas une forme d’émancipation !

    Parce que ce système capitaliste, patriarcal, raciste, sexiste et hétéro-normé, enferme les individuEs en créant des hiérarchies, basées sur des critères pour le moins discutables tels que l’esthétique, l’origine ethnique, l’état de santé, le genre, la sexualité, et se nourrie de la domination des unEs sur les autres !

    Parce que le système capitaliste et le patriarcat s’imbriquent et se renforcent mutuellement : le durcissement du système capitaliste creuse davantage les inégalités sociales et s’accompagne d’un durcissement des relais de l’oppression patriarcale réduisant toujours un peu plus notre autonomie !

    Parce que la précarisation généralisée est un terreau fertile pour la montée du racisme, du fascisme et de l’homonationalisme, et que les réacs et fachos sont toujours là avec leurs discours qui tentent de monter les minorités les unes contre les autres !

    Parce qu’aujourd’hui encore, l’État intensifie ses politiques racistes. Il traque, enferme et expulse des personnes exilées malgré les menaces de mort qui pèsent sur eulles, tout en réprimant la solidarité !

    Parce que l’État, sous couvert de protection, mène une politique répressive qui met en danger et précarise les travailleuSEs du sexe.

    Parce que, malgré l’ouverture du mariage aux couples français de personnes de même sexe, les hiérarchies de genre et de sexualité perdurent et s’accentuent, comme les violences qui y sont associées : lesbophobie, transphobie, homophobie, biphobie, violences conjugales… SOS Homophobie a enregistré, pour 2017, une hausse du nombre des agressions LGBTIphobes. Aujourd’hui encore, nous sommes discriminéEs, agresséEs, violéEs, assassinéEs !

    Parce que la libre disposition de nos corps n’est pas acquise : psychiatrisation des trans’, non droit au changement d’état civil sur simple demande et sans obligation de passer devant un tribunal aux critères transphobes, inexistence des parcours de transition libres et gratuits, enfants et adultes intersexuéEs toujours mutiléEs par la médecine, aucune avancée sur l’accès à la PMA, remise en cause morale et économique de l’IVG, interdiction de faire un don de sang pour les pédés et les bis sans «abstinence» de 12 mois…!

    Parce que nous refusons la récupération mercantile et capitaliste de la marche des fiertés, comme de toutes les luttes d’émancipation !

    Parce que nous luttons pour une société égalitaire débarrassée des systèmes d’exploitations et d’oppressions !

    Et parce que seule la lutte paie !

     

  • Un processus de discussion entre AL et la CGA

    Un processus de discussion entre AL et la CGA

    04 Juil 2018

    Un processus de discussion entre AL et la CGA

    Face au durcissement généralisé de la situation sociale et politique, Alternative libertaire (AL) et la Coordination des Groupes Anarchistes (CGA) ont entamé depuis quelques mois un processus de discussion dont l’une des issues possibles est une unification, avec la fondation d’une nouvelle organisation communiste libertaire. Depuis plus de quinze ans nos deux organisations ont participé, séparément ou conjointement, à de nombreux fronts de luttes communs, tout en gardant leurs spécificités.

    Les attaques capitalistes et les reculs sociaux qu’elles causent affaiblissent considérablement le camp des travailleuses et des travailleurs. Il est d’autant plus ardu, dans ce contexte, de mobiliser contre le renforcement de l’appareil répressif et sécuritaire – état d’urgence permanent, lois antiterroristes, criminalisation du mouvement social, quadrillage policier des quartiers populaires –, contre la chasse aux migrantes et migrants, ou contre le danger fasciste et réactionnaire.

    Avec la défaite du mouvement contre les lois Travail en 2016-2017, et les difficultés de ce printemps à contrer les attaques à la SNCF et à l’université, le mouvement social semble en panne de stratégie. Pourtant, la lutte des classes continue, comme en témoignent de nombreuses grèves et luttes locales, parfois victorieuses. Mais, depuis dix ans, ces résistances éparpillées peinent à se coaliser en un vaste mouvement de résistance capable de renverser le rapport de forces avec l’État et le capitalisme.

    L’implication des anarchistes sociaux et des communistes libertaires dans les luttes sociales est donc plus que jamais nécessaire. Notre tâche est immense, nous ne pouvons nous contenter ni de lamentations défaitistes ni, à l’inverse, de proclamations triomphalistes qui occulteraient l’importance d’un travail politique de longue haleine.

    L’union fait la force

    Même s’il est actuellement en difficulté, le mouvement social et syndical reste un acteur déterminant dans la construction d’une possible contre-attaque. Parce qu’il rassemble le plus largement le prolétariat dans toute sa diversité, que ce soit dans les entreprises ou dans les quartiers populaires. Parce qu’il est l’embryon d’une possible appropriation collective des moyens de production sans laquelle il n’y a pas de révolution anticapitaliste envisageable.

    C’est pourquoi les communistes libertaires et anarchistes sociaux en font le véhicule essentiel de leur stratégie révolutionnaire. Sans y former une fraction manœuvrière, ils et elles s’efforcent d’y faire vivre des pratiques fédéralistes, autogestionnaires et de lutte, antipatriarcales et antiracistes. Ils et elles y défendent une politique de construction des luttes par la base, éloignée aussi bien de la routine bureaucratique dirigiste, des illusions électoralistes que de l’agitation d’ultra-gauche incantatoire et sans lendemain.

    Cependant, le courant libertaire ne peut se limiter à agir anonymement au sein du mouvement social et syndical. Il a également la responsabilité de développer une organisation qui donne de la visibilité au projet anticapitaliste et autogestionnaire que nous portons.

    Un processus délimité

    C’est sur ces constats partagés qu’AL et la CGA ont entamé, depuis février 2018, un processus de discussion en vue d’un éventuel rapprochement de nos organisations.

    Une discussion sans fin tournerait à vide. AL et la CGA ont donc élaboré une feuille de route précise faisant se succéder des moments discussion et des points de vérification chacune de leur côté, afin de garantir une maîtrise collective du processus. Celui-ci doit durer à peu près un an et, s’il va à son terme, aboutir à un congrès conjoint qui décidera ou non de l’unification. Un congrès, c’est le choix d’une démarche transparente, avec la participation de toutes et de tous, loin des « négociations d’états-majors » et des deals en sous-main. AL comme la CGA ont derrière elles une histoire, un fonctionnement, des pratiques, des orientations élaborées collectivement ; seul un congrès a la légitimité pour les modifier.

    Le processus de discussion entre AL et la CGA pourra être ouvert à d’autres groupes communistes libertaires ou anarchistes révolutionnaires.

    Alternative libertaire (AL)

    Coordination des groupes anarchistes (CGA)

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