Anti-électoralisme

  • Dès maintenant, passons de la défiance à la résistance sociale !

    Dès maintenant, passons de la défiance à la résistance sociale !

    16 Mai 2017

    Emmanuel Macron vient d’être élu avec 66,1 % des suffrages exprimés. Mais ce chiffre qui peut paraître élevé masque une autre réalité. Plus de 16 millions d’inscrit-e-s ont refusé de donner leur légitimité aux deux candidats du deuxième tour par des votes blancs, nuls ou en s’abstenant. L’abstention a même atteint un niveau record depuis 1969 (25,38 %, soit 12,1 millions de personnes). Et ce alors que l’enjeu était de faire barrage au FN, que les médias de masse et une grosse partie de l’échiquier politique ont relayé les injonctions à voter contre Marine Le Pen.

    Si on ajoute à ces 16 millions les quelque 3 millions d’adultes qui ne sont pas inscrit-e-s sur les listes électorales, les 20,7 millions de voix réunies par Macron ne pèsent pas très lourd. D’autant qu’une part de son électorat, estimée à plus de 40 %, a voté sans adhérer à son projet mais bel et bien contre Marine Le Pen.

    En tant qu’anti-électoralistes, nous voyons d’un bon œil la défiance accrue envers un système qui ne nous représente pas ; le refus de beaucoup de donner de la légitimité au nouveau président affaiblit de fait son statut.

    Mais nous savons aussi que, si on les laisse faire, les gouvernants ne s’embarrassent pas de légitimité pour mener leurs projets de casse sociale. Notre position anti-électoraliste a pour corollaire la nécessité de s’investir sur le terrain social, de lutter ici et maintenant pour défendre et conquérir de nouveaux droits et d’œuvrer à un projet autogestionnaire et anticapitaliste. La défiance envers les capitalistes et les politiciens doit se concrétiser dans la pratique par des luttes sociales.

    Et il y a réellement urgence à le faire. Car l’arrivée de Macron à la présidence, c’est l’assurance de l’amplification des politiques d’austérité, avec notamment la casse définitive du code du travail, la mise à mal des services publics, l’ubérisation de la société, le mal-logement, l’aggravation des politiques sécuritaires, la poursuite des politiques anti-immigré-e-s, la non prise en compte des questions environnementales, le renforcement du patriarcat, etc. C’est aussi, à coup sûr, continuer à fournir le terreau sur lequel prospère le Front National et plus généralement le poison raciste et xénophobe qui gagne toujours plus de têtes.

    Aux valeurs de concurrence entre tous et toutes, de compétitivité, de patriotisme et d’union sacrée, opposons une culture et des valeurs de classe. De Mélenchon à Le Pen, on nous bassine avec la nation, la patrie, l’intérêt général, le bien commun. Or les capitalistes et les États qui les soutiennent n’ont pas les mêmes intérêts que nous ! C’est eux contre nous, nous contre eux, quand ils gagnent, nous perdons et inversement.

    Les élections maintiennent justement cette fable de l’égalité des citoyen-ne-s dans l’isoloir, gomment et annihilent les résistances de classe. Le réel enjeu, même à court terme, ne se situe donc pas dans le soutien à tel ou tel politicien lors des prochaines législatives. Il est au contraire à la préparation d’une riposte sociale de grande envergure. Pour cela, nous devons, il nous semble, renforcer les organisations de résistance de notre classe, au premier rang desquelles les organisations syndicales et les collectifs de lutte. Nous savons que cela exige des efforts et qu’il est plus facile d’attendre des promesses politiciennes de victoires faciles, mais elles ne nous conduisent qu’à l’impuissance et aux reculs sociaux. Nous sommes de plus en plus nombreuses et nombreux à ne plus en être dupes, alors organisons-nous pour mener la contre-offensive !

    Le 15 mai 2017,

    les Relations Extérieures de la CGA

  • Une nouvelle brochure anti-électorale de la CGA

    Une nouvelle brochure anti-électorale de la CGA

    20 Avr 2017

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    Par Groupe Un Autre Futur Anti-électoralisme
  • Face à la mascarade électorale, seule la lutte paie !

    Face à la mascarade électorale, seule la lutte paie !

    19 Avr 2017

    Voici un article repris de la Tribune Syndicaliste Libertaire

    Prolétaires, sauvons-nous nous-mêmes !

    Tous les progrès sociaux n’ont été le fruit que de la lutte et du rapport de force construits par les travailleuses et travailleurs, en activité ou au chômage, lorsqu’ils et elles se sont organisé·e·s et sont entré·e·s en action directement et collectivement. Dans cette lutte opposant les travailleuses et les travailleurs à la bourgeoisie, celle-ci n’a toujours cédé que par la contrainte ; la seule chose qui l’ait jamais faite reculer, c’est le rapport de force que nous, les travailleurs et travailleuses, avons pu construire grâce à notre organisation et notre action collective. Ce sont les luttes que notre classe a menées depuis plus de 150 ans, en s’unissant autour d’objectifs concrets (du plus modeste au plus ambitieux) ; pas les promesses de « lendemains qui chantent » portées par des politiciens qui y voient là un moyen d’accéder au pouvoir.

    Il n’est pas de sauveur suprême…

    Ni Dieu, ni César, ni Mélenchon, ni Hamon, ni Macron, ni aucun « tribun » n’amèneront le progrès social aux travailleuses et aux travailleurs. Quel que soit le résultat des élections, les mauvais coups pleuvront sur les prolétaires. En effet, l’État, même dirigé par le gouvernement au programme le plus « progressiste » qui soit, reste le défenseur de la légalité bourgeoise, c’est-à-dire de l’exploitation organisée du travail collectif, et l’appropriation par les classes dominantes d’une part importante des richesses créées. Tant que la bourgeoisie (patronat et actionnaires) aura le contrôle des moyens de production et de distribution, tant qu’elle aura le pouvoir économique, elle cherchera à augmenter son profit, extorqué de notre travail, au détriment de nos salaires, nos conditions de travail, de notre santé et de notre vie.

    Pourtant, chaque fois que des luttes d’ampleur ont eu lieu, des politiciens se sont présentés comme les « représentants » des aspirations populaires, Mélenchon étant le dernier exemple en date de ce phénomène. Comme si les échecs du mouvement syndical, du mouvement social, allaient être résolus par la confiance dans les promesses d’un politicien et non par une réflexion stratégique permettant d’identifier les faiblesses qu’il nous faut surmonter, et par un renforcement des organisations syndicales, des organisations populaires, pour substituer à l’isolement individuel la force collective.

    Face à la menace fasciste, l’urgence du combat social

    Le rapport de force avec la bourgeoisie se construit au quotidien sur le lieu de travail et dans les localités, par une pratique de solidarité interprofessionnelle en continu. Aucune baguette magique, aucune promesse politicienne ne remplacera cette nécessaire construction de solidarité dans la durée. Cette solidarité ne peut, pour être efficace, être envisagée dans le seul cadre national, par le repli chauvin même estampillé « de gauche ». Bien au contraire, ce repli ne peut qu’accentuer la mise en concurrence des travailleuses et travailleurs, leur division face à la bourgeoisie, à l’heure où il nous faut au contraire présenter un front uni de résistance populaire.

    Ce repli ouvre également la voie au racisme et au fascisme, là où les 4 mois de lutte contre la loi travail ont démontré que lorsque le mouvement ouvrier relève la tête, les fascistes se taisent et n’ont plus rien à dire. Le meilleur moyen de les combattre est donc de les démasquer comme alliés et serviteurs de la bourgeoisie par les luttes : à cette occasion, soient ils se taisent, soient ils soutiennent la bourgeoisie en lui servant de bras armés, avec la complaisance de l’État. Il nous faudra organiser notre autodéfense contre leurs mauvais coups.

    Renforcer le mouvement syndical, renforcer les organisations populaires

    Plutôt que de gaspiller notre énergie à soutenir tel ou tel politicien, nous pensons qu’il est urgent que nous la consacrions à renforcer les organisations de résistance de notre classe, au premier rang desquelles les organisations syndicales, mais également toutes les organisations de résistance populaires. Nous savons que cela exige des efforts et qu’il est plus facile pour les politiciens de promettre des victoires faciles là où ils ne créeront que les conditions de nos défaites.

    Pour renforcer le mouvement syndical, il nous faut renouer avec la solidarité interprofessionnelle, en la construisant et en la renforçant dans les unions locales. Il nous faut aussi combattre la division du syndicalisme de classe, en rejetant toutes les logiques de fraction visant à confisquer les structures syndicales au profit des intérêts d’un parti. Quant à nous, nous ne voulons pas idéologiser le syndicalisme et n’avons que faire d’un syndicalisme « anarchiste » : pour nous, le syndicalisme doit être un outil d’unification de notre classe dans la solidarité et la lutte, pour développer son autonomie et ses capacités à contester le pouvoir du patronat et de l’État, et non un outil de division sectaire.

    Nous défendons la perspective de la réunification du syndicalisme de classe, mais nous savons que cela ne passera pas par des formules et accords d’appareil, mais par un travail de solidarité commune à la base.

  • Le dernier Résistances Libertaires sur les élections est en ligne !

    Le dernier Résistances Libertaires sur les élections est en ligne !

    21 Mar 2017

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  • Une brochure pour accompagner le débat de vendredi

    Une brochure pour accompagner le débat de vendredi

    21 Mar 2017

    Pour rappel, nous vous proposons ce vendredi 24 à 19h30, à la librairie la Mauvaise Réputation (20 rue Terral), un débat intitulé :

    Pourquoi nous ne votons pas

    Quel anti-électoralisme pour quelle société ?

    Pour accompagner ce débat, nous avons réalisé une petite brochure concernant les idées reçues sur le vote en démocratie représentative. La voici :

    [gview file= »http://unautrefutur.org/wp-content/uploads/2017/03/brochure-idees-reçues.pdf »]

  • Débat le vendredi 24 mars à 19 h 30 à la librairie « La Mauvaise Réputation » : Pourquoi nous ne votons pas ? Quel anti-électoralisme, pour quelle société ?

    Débat le vendredi 24 mars à 19 h 30 à la librairie « La Mauvaise Réputation » : Pourquoi nous ne votons pas ? Quel anti-électoralisme, pour quelle société ?

    11 Mar 2017

    Pourquoi nous ne votons pas ? Quel anti-électoralisme, pour quelle société ?

    Cette élection présidentielle est caricaturale ; elle renforce encore la défiance qui existe envers les politiciens. Nous sommes beaucoup à être persuadé-e-s que les régressions sortiront des urnes. Cependant, cette défiance peut être circonstancielle pour certain-e-s, se traduire par une dé-politisation ou un repli individuel pour d’autres, ou encore être à l’origine de tentatives de réformes du système électoral (comptabilisation du vote blanc, candidats citoyens, tirage au sort, etc.).

    Aussi, il est important pour nous d’affirmer et d’échanger sur l’anti-électoralisme que nous portons en tant qu’anarchistes. Notre anti-électoralisme s’ancre dans un refus de donner une légitimité à des personnes qui ne nous représentent pas, et veut battre en brèche l’idée que l’on peut changer de société en élisant de nouveaux chefs, en réformant le capitalisme. Il est en ce sens révolutionnaire, porteur de luttes sociales et d’un projet de société différent.

    Nous échangerons sur ces questions et celles que vous porterez autour du vote et des élections,

    le vendredi 24 mars à 19 h 30 à la librairie « La Mauvaise Réputation ».

    L’affiche du débat ci-dessous :

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    Par Groupe Un Autre Futur Anti-électoralisme
  • Préparons le premier tour social !

    Préparons le premier tour social !

    14 Fév 2017

    Le mouvement social du printemps 2016 a permis d’ébaucher des pistes de lutte intéressantes, notamment dans la création de nouveaux espaces basés sur la démocratie directe et dans la convergence entre syndiqué.e.s de base, travailleurs-euses, précaires… Malheureusement, ces pistes n’ont pas forcément pu se concrétiser partout dans la durée. Certain.e.s s’y essaient malgré tout, en dehors des urnes…

    A Montpellier, l’appel « Ce n’est pas de président, mais de société qu’il faut changer ! », voté dans le cadre de l’Assemblée Populaire-Nuit debout dès le mois de juillet 2016, ne semble pas, pour le moment, rassembler assez de forces pour envisager des perspectives d’une ampleur conséquente.

    L’objectif de la lutte collective de tout.e.s les exploité.e., loin des replis identitaires, demeure pourtant une nécessité face au contexte social que nous traversons.

    Nous souhaitons donc porter à votre connaissance et relayer l’appel : « Préparons le premier tour social ! ».

    PARCE QUE SEULE LA LUTTE SOCIALE PAIE !

    Préparons le premier tour social !
    
    https://paris.demosphere.eu/rv/52843
    
    CGT Goodyear Amiens, Sud poste Hauts de Seine, Compagnie JOLIE MÔME, Info'Com-CGT, 
    Collectif Bellaciao, Résistance Urgences Cgt CH-Wattrelos, CGT CHRU Lille, Sud Commerces, 
    DAL - Droit Au Logement, UL CGT Le Havre et Dieppe, Collectif urgence notre police assassine, 
    Touche pas ma ZEP, Soutien aux 8 de GoodYear de Limoges, Collectif Salariés - Fnac champs élysées, 
    CGT EDF Paris, Comité de soutien Goodyear Mulhouse
    
    Nous, syndicalistes, salariés, privés d'emplois, luttons chaque jour pour nos conditions de vie. 
    Dans ces combats difficiles, nous sommes grands par nos mouvements. Et seul le mouvement permet le 
    partage du rêve. Le rêve d'une société fondée sur la justice sociale. L'espoir est alors commun car 
    l'ampleur du mouvement incarne cette idée simple, c'est possible. La résistance à la loi Travail a 
    montré la voie et le social est notre candidat.
    Retrouvons-nous en meeting participatif au théâtre de la Compagnie Jolie Môme le 16 février 
    pour préparer un événement d'ampleur et inédit.
    
    C'est notre tour et il n'est pas présidentiel !
    
    Jeudi 16 février à 19 heures
    Théâtre de La Belle Étoile
    14 rue Saint-Just - 93200 Saint-Denis (Métro : Front Populaire, L12)
    
    Venez nombreux pour un meeting-événement
    en2017IlFautQueCaPete
    https://www.facebook.com/hashtag/en2017ilfautquecapete?source=feed_text
    1erTourSocial
    https://www.facebook.com/hashtag/1ertoursocial?source=feed_text
    
    Ils auront des choses à vous dire ou à vous proposer lors du meeting-événement du 16 février 🙂
    
    Liste des intervenants :
    
    Mickael Wamen - CGT Goodyear (Amiens Goodyear)
    Isabelle Bosselant - CGT CHRU Lille
    Laurent Degousée - Sud Commerces
    Jean-Baptiste Eyraud - DAL - Droit Au Logement
    Roberto Ferrario - Collectif Bellaciao
    Rey Kubecki et Mathias Dupuis - UL CGT Le Havre et Dieppe
    Amal Bentounsi - Collectif urgence notre police assassine
    David Pijoan - Touche pas ma ZEP
    Sylvie Filipe Da Silva - Soutien aux 8 de GoodYear de Limoges
    Gaël Quirante - Sudposte Hauts de Seine
    Faustine Goget - Collectif Salariés - Fnac champs élysées
    Loïc Canitrot - Compagnie JOLIE MÔME
    Cédric Liechti - CGT EDF Paris
    Françoise Ruch - Comité de soutien Goodyear Mulhouse
    Romain Altmann - Info'Com-CGT
    
    Venez nombreux et motivés
  • Si Trump vous dégoûte, vous devez détester le capitalisme et l’électoralisme !

    Si Trump vous dégoûte, vous devez détester le capitalisme et l’électoralisme !

    28 Nov 2016

    Comme hier Hitler et Mussolini, pour ne citer que les plus tragiquement célèbres, le triste exemple étasunien vient de confirmer que le pire peut sortir des élections. Le multi-milliardaire Donald Trump, avec ses propos ouvertement racistes, sexistes, homo/lesbo/trans-phobes, anti-pauvres, anti-écologistes, a remporté la présidence de la première puissance mondiale.

    On peut en conclure que les élections, parce qu’elles sont par essence un outil de délégation, entraînent presque mécaniquement de la passivité, des raisonnements simplistes et favorisent ainsi les façons de penser les plus sommaires et démagogiques : une prime est donnée aux candidat-e-s les plus populistes et réactionnaires. Mais cela n’explique que partiellement la victoire de Trump.

    Trump, d’abord un candidat qui incarne le système

    Contrairement au credo qu’il a pris, Trump est justement une incarnation du système de domination capitaliste, raciste et patriarcal qui existe aux U.S.A et dans lequel nous vivons aussi. Trump a intégré dans son discours sans complexe et sans nuance les valeurs de ce système qu’il défend. Sa victoire est l’expression de la bataille idéologique menée et gagnée par les tenants de ce système. Peut-être l’image de Trump, parce qu’elle est sans filtre, fait-elle mal à une partie de la bourgeoisie et des élites dirigeantes, mais c’est bel et bien leur reflet sans fard qui est renvoyé… D’ailleurs les marchés ne se sont pas affolés, et la surprise vite passée, le cours des affaires s’est poursuivi tranquillement.

    On peut penser que la branche la plus libérale du capitalisme voit d’un très mauvais œil les discours protectionnistes de Trump. Pour autant, il peut exister un vrai décalage entre le discours et la réalité de sa gouvernance (souvenons-nous que les promesses des politicien-ne-s n’engagent que ceux et celles qui y croient) ; d’autre part le rôle du protectionnisme et de l’État varient beaucoup chez les libéraux, selon que les frontières permettent plus ou moins de profits, selon que l’État taxe plus ou moins les bénéfices ou qu’il permet de collectiviser à l’échelle d’un pays les investissements ou les dettes du secteur privé. On n’a pas beaucoup entendu les libéraux se plaindre de l’interventionnisme des États lorsque ceux-ci ont renfloué en 2008 à coups de milliards les caisses des banques pour les sauver de la faillite. Bref, si son élection inquiète une partie de la bourgeoisie, Trump ne remet pas en cause les fondements du capitalisme, bien au contraire !

    Trump : le résultat d’une bataille idéologique menée par les capitalistes et l’État

    Depuis des années, la classe dirigeante et les mass médias nous disent que le capitalisme est un horizon indépassable,après la (salutaire) chute du mur de Berlin et du régime soviétique, la fin de l’histoire a même été proclamée par une clique d’intellectuel-le-s aux ordres.

    Depuis des années, patrons et gouvernants valorisent la réussite individuelle (« si à 50 ans tu n’as pas de Rolex, tu as raté ta vie »1), vilipendent la solidarité, « l’assistanat » et culpabilisent les pauvres présenté-e-s comme les seul-e-s responsables de leur sort. C’est exactement le discours brut de décoffrage que sert Trump mais qu’ on entend partout.

    Depuis des années, une bonne partie de la société résiste aux avancées en matière de droits obtenus par les luttes des mouvements féministes et LGBT : la violence des discours de Trump donne l’occasion aux franges les plus réactionnaires de la population et à ceux qui n’acceptent pas ces avancées de prendre leur revanche.

    Depuis au moins le 11 septembre 2001, le pouvoir américain et, dans son sillage, ses allié-e-s, ont remis le choc des civilisations (Occident/Orient, chrétienté/monde musulman) au goût du jour. Trump, quand il a déclaré vouloir interdire le territoire des U.S.A aux musulman-e-s, n’a fait que reprendre cette logique en la poussant au bout.

    Idem sur la question du racisme ; comme régulièrement le démontrent dramatiquement les meurtres de Noir-e-s par des policiers américains dans une quasi-impunité, le racisme est bien installé dans la société américaine. Trump a surfé sur la vague. Quant au mur que veut dresser Trump à la frontière mexicaine, il a scandalisé à raison des politicien-ne-s du monde entier et une grande partie de la presse ; mais beaucoup ont omis de dire que ce mur existe déjà, Trump voulant l’étendre à l’ensemble de la frontière. D’autres murs existent à travers le monde, et le renforcement de l’Europe forteresse est, en France aussi, un argument électoral, car partout le capitalisme et son lot de guerres, de misères, d’inégalités créent des déplacements de populations. Partout, le capitalisme agit non avec raison et humanité mais gère des flux de main d’œuvre. Partout État et capitalisme distillent le poison nationaliste et raciste pour monter les un-e-s contre les autres ceux et celles qui devraient partager les mêmes luttes, les mêmes intérêts de classe. L’hyper patriotisme affiché par Trump se situe dans cette lignée.

    Trump ne prend aucun gant pour envoyer valser les préoccupations sur les changements climatiques et plus globalement les préoccupations environnementales. Il ne fait rien d’autre que défendre explicitement la logique du capitalisme et sa nécessité de croissance infinie. Ce que dit Trump, les capitalistes l’appliquent au quotidien partout dans le monde !

    On pourrait développer avec le même angle des sujets tels que le sécuritaire, le pénitentiaire, etc.

    Si Trump vous dégoûte, vous devez détester le capitalisme

    En réalité, Trump est une caricature du pouvoir, malheureusement bien réelle.

    Nous pensons en tant qu’anarchistes que les différents systèmes de domination capitalistes, racistes et patriarcaux se nourrissent et se renforcent mutuellement, c’est pour cela qu’à notre sens, il faut les combattre tous. Trump et sa clique ont certainement la même analyse que nous mais concluent qu’ils doivent les défendre âprement.

    Trump cumule sur tous les sujets ce qui se fait de pire en terme de gestion capitaliste, mais il reste dans la logique du capitalisme. Comme partout ceux et celles qui nous gouvernent le sont,et c’est bien avec cette logique que nous devons rompre.

    L’alternance : la règle de l’électoralisme

    Au-delà de la vision idéologique, des valeurs du pouvoir qui ont infusé ces dernières années dans les sociétés occidentales, il peut paraître incroyable que beaucoup de citoyen-ne-s américain-e-s aient voté pour lui. Cet homme d’affaire, milliardaire héritier de milliardaire, complètement intégré au système politique et économique de son pays depuis des décennies (il était déjà soutien de Georges Bush père) est parvenu, c’est un comble, à se faire passer pour le candidat anti-système. Ceux et celles qui auraient tendance à tomber dans l’anti-américanisme doivent avoir en tête que c’est aussi le cas d’un Sarkozy, d’un-e Le Pen et maintenant d’un Fillon en France, d’un Berlusconi en Italie pour ne prendre que des cas géographiquement proches.

    L’électoralisme provoque ces phénomènes. Il maintient l’illusion que c’est en abandonnant sans contrôle son pouvoir à un individu que les choses pourront s’améliorer ; or sans lutte, sans confrontation sur le terrain économique et social, il ne peut y avoir de réelles modifications positives de nos conditions de vie.

    Depuis tout petit, on nous inculque pourtant cette règle du jeu. Si on la suit, elle nous est dit que c’est en votant que viendra la solution, on essaie alors un coup à droite, un coup à gauche, un coup à droite, un coup à gauche… Comme ça ne marche toujours pas, alors, surtout en période de régression sociale et de scandales financiers inondant une bonne partie de la classe politique, on essaie les autres, donc l’extrême droite… C’est ce qui arrive lorsque la résistance sur le terrain social marque le pas et n’offre pas de perspectives immédiates.

    Lutter et faire de la politique en abandonnant le terrain électoraliste

    Pour réellement changer les choses, nous devons changer de curseur et rompre avec l’électoralisme. Notre discours ne doit pas être pris à moitié ; nous disons qu’il faut déserter les urnes ET investir le terrain des luttes sociales. Il faut nous organiser sans rien attendre du haut, créer des systèmes autogérés, non hiérarchiques partant de nos besoins. Pour faire face à la crise, reprendre le terrain des luttes est nécessaire pour s’opposer à toutes les mesures d’austérité et régressions sociales, tout comme organiser une solidarité interprofessionnelle pour faire face aux attaques du patronat. Au quotidien, dans nos quartiers, sur nos espaces de vie et de travail,des réflexes d’entraide sont possibles.

    Face aux menaces écologiques, à la crise économique et sociale, aux guerres, l’enjeu est de rompre avec le capitalisme et de s’auto-organiser dans la société. Les élections ne répondent pas à cet enjeu. Nous pensons même que participer aux élections empêche de penser et vivre un changement de société. Pour nous, la seule voie à suivre est celle du développement des luttes et de leurs convergences, loin des isoloirs. Il n’y a rien à attendre d’une hypothétique recomposition à gauche dès lors qu’elle s’inscrit sur le plan électoral.

    A nous de faire que les luttes du monde du travail, pour des augmentations de salaires, contre la précarité ou les licenciements rejoignent les luttes des sans-emploi, des mal logé‑e‑s, des migrant‑e‑s, des sans-papiers, nous amènent à une remise en question de l’organisation du travail et de la société actuelle. Que les luttes contre les mesures et lois sécuritaires s’inscrivent en lien avec le combat contre les discriminations sociales et raciales, les violences faites aux femmes et les préoccupations des quartiers populaires. Et bien sûr, à nous de faire que toutes ces luttes se fédèrent ensemble pour faire émerger un nouveau rapport de force social mais aussi un projet de société émancipateur, égalitaire et libertaire. Sans quoi, à l’image de Trump, les projets les plus réactionnaires vont l’emporter. C’est aussi pour éviter cela ou y faire face, qu’il y a urgence à se bouger et s’organiser.

    1Jacques Ségala, publicitaire français, cofondateur de l’agence de communication RSCG.

    Le groupe Un Autre Futur de la Coordination des Groupes Anarchistes

    Par Groupe Un Autre Futur Anarchisme Anti-électoralisme Anticapitalisme
  • 1er rassemblement pour la convergences des luttes contre les grands projets imposés

    30 Avr 2015

    Mardi 28 avril, les collectifs, groupes et individus réunis contre les grands imposés à Montpellier se rassemblaient pour leur première action, devant le conseil de métropole, où se décide entre élus en costard l’avenir du territoire. Nouvelle gare TGV, multiplication des immeubles aux loyers inabordables, implantation d’un complexe commercial sur des terres agricoles fertiles… Partout les intérêts privés, relayés par les élus, imposent leur logique capitaliste et autoritaire, contre le libre de choix des habitants. Seule la population sait ce qui est bon pour elle.

    Autogérons nos quartier ! Reprenons la ville !

    Prochain rendez-vous le dimanche 3 mai à 15h au stade du Père Prévost (quartier Beaux-Arts), à l’appel de Football du peuple. Au programme, table ronde, tournoi de foot, création d’un potager autogéré et apéro partagé.

    Ci-dessous, le tract du 28 avril.

    Convergence des luttes
    Contre la métropole et ses grands projets imposés
    Pour des alternatives décidées par les habitants

    Montpellier est la première ville de France. Non pas pour sa richesse (2ème des grandes villes les plus pauvres) mais pour le nombre de ses grands projets imposés.

    Une deuxième gare TGV à la Mogère (alors que la première en centre ville vient juste de doubler sa superficie) et un doublement de l’autoroute A9, avec son lot de pollutions, de dommages pour la santé et de contribution au changement climatique.

    Des centres commerciaux tentaculaires et un village sportif de 24 hectares sur des terres fertiles (Projet Oxylane), tout ceci avec des impacts écologiques considérables.

    Des quartiers de haut standing (ex : Port et Parc Marianne), des bâtiments anciens reconvertis en biens de luxe (Carré Haussmann St Roch… dénommée la « réhabilitation d’excellence ») face à la pauvreté et au mal logement.

    Tout ceci sans compter des immeubles de parking (il fallait y penser), des espaces publics qu’il nous faut nous réapproprier car colonisés par des terrasses fort rentables (ex : parvis de l’Opéra)… Ruineux pour les contribuables, de tels projets bétonnent à tout va. Ils mentent sur la croissance en termes d’emplois, et ne font l’objet que de concertations bidon.

    De tels choix sont guidés par la rentabilité foncière, la spéculation immobilière, le profit des intérêts privés. Au détriment de nos biens communs et du bien-être des habitants.

    Les métropoles font partie des institutions qui vont toujours plus bétonner, dans un total déni démocratique, de justice et de liberté.

    Contre cette parodie démocratique
    Contre cette mascarade de la croissance économique
    Contre ses grands projets imposés
    Et pour de réelles alternatives habitantes

    Les collectifs et groupes signataires de la Convergence des luttes : Collectif Gardenblitz, Collectif Gare TGV La Mogère, Coordination des Groupes Anarchistes, Ensemble !, Football du Peuple Montpellier, Indigné-e-s Montpellier, Montpellier 4020, Montpellier-décroissance, NPA34, Objecteurs de Croissance en Languedoc Roussillon

  • Face à l’offensive de l’État et du patronat, refusons de payer leur crise. Organisons la riposte sociale et la sortie du capitalisme !

    09 Mai 2014

    Les élections municipales sont passées, l’heure est toujours aux mesures d’austérité et aux cadeaux pour le patronat

    Dans la foulée des élections municipales, le président Hollande prétend entendre le message de « mécontentement » de la population, et nomme à la tête du gouvernement Manuel Valls, connu pour ses positions idéologiques libérales, racistes et sécuritaires. Loin d’un changement d’orientation, c’est l’accentuation des politiques libérales et des mesures de rigueur qui est annoncée. Peu de temps après sa nomination, le nouveau premier ministre a en effet présenté les orientations du « Pacte de responsabilité et de solidarité » qui avait été dévoilé par Hollande dès janvier, persistant dans le programme de libéralisation de l’économie et de la destruction des acquis sociaux.

    Trente milliards d’euros supplémentaires seront offerts au patronat, via le Crédit Impôt Compétitivité Emploi (20 milliards) et l’allègement de cotisations patronales (10 milliards). Ces mesures vont encore renforcer le vol de la majorité de la population, en organisant un transfert de richesses toujours plus important des travailleur-euses vers le patronat et les actionnaires. Les objectifs affichés de réduire le coût du travail pour favoriser les investissements des entreprises et la reprise de l’emploi ne sont pas tenables. Alors que la demande est au point mort, qu’une part toujours plus importante de la population peine à boucler les fins de mois sous le coup de la précarité et du chômage, le but du patronat et des entreprises est avant tout de sauvegarder leurs marges de profit et de continuer à s’enrichir sur le travail et la misère du reste de la population. Depuis plus de trente ans que le patronat bénéficie d’exonérations de cotisations, d’aides publiques et de cadeaux fiscaux au nom de la lutte pour l’emploi, le chômage n’a cessé d’augmenter ! Cette dernière année, même des boîtes qui ont bénéficié du CICE ont continué à supprimer des emplois, comme à la Poste ou à Auchan !

    Poursuivant de la même politique inégalitaire, c’est bien à la majorité de la population, salarié-e-s, chômeurs-euses, retraité-e-s, précaires que le gouvernement va faire payer ces 30 milliards de cadeaux au patronat, auxquels il faut ajouter 20 milliards d’économie pour réduire le financement des politiques publiques soi-disant trop élevées pour se conformer aux directives européennes. Actuellement, il est prévu que ces 50 milliards d’euros d’économie soient répartis ainsi :

    • 18 milliards sur le budget de l’État, notamment par la poursuite du gel du point d’indice des fonctionnaires, déjà gelé depuis 2010, et par la suppression d’emplois dans quasiment tous les ministères.
    • 10 milliards sur l’assurance-maladie, préfigurant de nouvelles restrictions de notre droit et accès à la santé, avec une diminution des effectifs dans les hôpitaux et des fermetures d’activités. Alors qu’il sera de plus en plus difficile de se faire soigner, ces politiques annoncent une accélération de la privatisation de nombreux secteurs de la Sécurité Sociale et un élargissement du rôle des complémentaires santé au détriment des malades.
    • 11 milliards sur la protection sociale (hors assurance-maladie), avec l’absence de revalorisation des allocations familiales, des aides au logement et à la garde d’enfants, des pensions du régime de retraite de base, et des retraites complémentaires.
    • 11 milliards sur les dépenses aux collectivités locales, ce qui aura pour conséquence la diminution de prestations sociales, des restrictions sur les services publics territoriaux (collèges, transports collectifs,…), moins de vie associative, moins de solidarité de proximité (enfance, personnes âgées,…).

    De plus, dans le prolongement des accords signés par le patronat, la CFDT et la CFTC, des attaques contre le droit syndical et la représentation des salarié-e-s sont envisagées par le gouvernement en supprimant les Délégué-e-s du Personnel et les Comités d’entreprises dans certaines entreprises, pour la plus grande satisfaction du patronat. Celui-ci n’a en effet jamais accepté la moindre contestation de son pouvoir dans l’entreprise et se bat continuellement pour restreindre les droits et les possibilités de contre-pouvoir des salarié-e-s.

    Crise du capitalisme : les riches nous volent au-dessus de nos moyens !

    Depuis le début du quinquennat de Hollande, c’est bien la même idéologie libérale poursuivie depuis une trentaine d’année qui est appliquée. Votée en mai 2013, la loi de « sécurisation de l’emploi » facilite considérablement les licenciements, les mobilités forcées, les plans sociaux, et les baisses de salaire. La nouvelle réforme des retraites est venue accentuer les reculs sociaux des gouvernements précédents, en visant en outre directement les retraité-e-s (recul de la date de revalorisation des retraites et fiscalisation du supplément de 10% de la pension pour avoir élevé 3 enfants). La réforme de l’Unédic représente également de nouveaux reculs de droits pour les chômeurs-eus, précaires, intermittents et intérimaires, avec notamment une réduction de jours indemnisés et une augmentation de cotisation pour les intermittent-es, ainsi qu’une diminution de l’allocation forfaitaire. Dans les pays européens qui ont appliqué de sévères plans de rigueur sur des temps courts, comme en Grèce, en Espagne, au Portugal et en Irlande, on a pu voir l’explosion du chômage et de la misère, conséquences concrètes de ces mesures d’austérité et cadeaux au patronat qui accentuent la précarité, les inégalités et les licenciements.

    Ainsi ce sont les intérêts des plus riches, les détenteurs du capital et des entreprises, qui sont favorisés, en France comme dans les autres pays d’Europe. Le patronat et les actionnaires exercent leurs moyens de pression et leur rapport de force au sein de la société pour accélérer la mise en place des politiques libérales, que suivent les gouvernements de par leur position de gestionnaires du capitalisme et par convergence d’intérêts de classe. Dernièrement en France, le président du MEDEF Pierre Gattaz n’a pas même hésité à revendiquer la suppression du Smic.

    Offensive de l’idéologie libérale à l’échelle internationale

    A l’échelle internationale, une négociation est en cours entre la Commission européenne et les USA pour élaborer un traité commercial ultralibéral organisant un grand marché de libre échange, visant à ce que tout soit soumis à la concurrence sans aucunes barrières ou normes sanitaires, juridiques, environnementales. Les tractations entre dirigeants politiques et économiques se font dans le plus grand secret, sans que les populations ne soient consultées ni même informées. Le traité viserait à supprimer les tarifs douaniers, à harmoniser les réglementations de part et d’autre de l’Atlantique et à mettre en place un mécanisme de règlement des différends entre les entreprises et les États. Bien que le contenu du traité soit peu connu, les conséquences sont à craindre, notamment en matière d’agriculture, par exemple sur la pérennité des petites exploitations face à la concurrence des multinationales de l’agroalimentaire, ainsi que sur la qualité des produits avec la disparition de certaines normes de protection. Des menaces sur l’environnement sont également dénoncées, avec le risque que l’autorisation des gaz de schiste soit actée dans toute la zone et que les normes de sécurité soient nivelées par le bas. Enfin, le règlement des différends juridiques concernant la protection des investissements pourrait se faire systématiquement au profit des multinationales. Il suffirait alors qu’une entreprise juge qu’une norme menace le libre échange ou ses investissements pour que l’État où cette norme est appliquée soit condamné.

    Les politicien-ne-s ne sont pas la solution, mais font partie du problème

    Une fois de plus, les élections ont prouvé qu’elles ne changent rien, mais au contraire renforcent le système d’exploitation. Bien entendu, l’extrême droite ne défend pas les exploité-e-s, mais le patronat national, menace le droit de grève, le droit syndical et les quelques droits sociaux qui nous restent. Elle représente le dernier recours pour le capitalisme.

    Face au capitalisme, s’organiser pour lutter et changer de société !

    Le capital a pour seul but la recherche du profit par tous les moyens, et l’État la protection des classes privilégiées ainsi que ses propres intérêts. Vouloir changer de politicien-ne-s pour changer de société est un leurre qui remet toujours à plus tard la nécessaire révolution sociale. Pour s’inscrire dans une dynamique révolutionnaire, il est nécessaire que le mouvement syndical n’attende rien des partis politiques quelle que soit leur couleur. Nous refusons de déléguer le pouvoir et de ne donner qu’à une minorité le droit de parler et de décider à notre place.

    Aussi il est urgent de retrouver le terrain de la lutte de classes. Il faut construire le rapport de force qui permette de passer de la passivité à l’action collective de confrontation avec le pouvoir. A ce titre, nous défendons la nécessité de s’organiser collectivement avant, pendant, et après la lutte. Nous préconisons comme mode d’organisation, l’auto-organisation des exploité-e-s en lutte (comités de grève, assemblées souveraines…), la pratique du mandatement contrôlable et de la rotation des mandats, l’action directe qui vise à réaliser nos buts sans passer par l’intermédiaire des institutions. De même, nous pensons que la fédération des luttes au niveau interprofessionnel est primordial pour des luttes gagnantes.

    Nous défendons les revendications de rupture qui mettent réellement en cause les systèmes de domination, qui lient les revendications immédiates aux revendications qui mettent en cause le système capitaliste et étatique. Il devient urgent et vital de mettre en œuvre toutes les possibilités d’une riposte sociale d’envergure en dehors des institutions et de construire dès maintenant dans les luttes, les bases de la société libre, égalitaire et solidaire de demain.

    Pour satisfaire les besoins de la population et pour surmonter définitivement les crises économiques capitalistes, nous proposons ainsi une organisation sociale anarchiste, sans classes et sans État, basée sur la gestion collective des moyens de production, sur la démocratie directe et le fédéralisme libertaire.

    Organisons la solidarité, changeons de société, grève générale illimitée !

    Le groupe « Un Autre Futur » de la CGA

    Réunis au sein du groupe « Un Autre Futur » de la Coordination des Groupes Anarchistes, nous avons comme objectif de participer à la construction d’une société permettant l’émancipation de l’ensemble des individus qui la compose.

    Pour cela, nous voulons construire une société basée sur les libertés individuelles et collectives avec l’égalité économique et sociale comme ciment. Les moyens indispensables à cette société sont la possibilité pour chacun d’exercer un contrôle sur les orientations collectives tant au niveau local qu’à des échelles supérieures. Ceci implique notamment une propriété collective des moyens de production et de distribution ainsi que l’exercice de la démocratie directe sur ceux-ci.

    Cet objectif implique une révolution radicale et globale, à la fois économique et sociale afin que soient détruits les systèmes de société fondés sur la propriété privée ou étatique des moyens de production et de distribution, toutes les formes d’exploitation, la misère ainsi que tous les rapports de domination.

    Nous pensons nécessaire de nous organiser spécifiquement en tant qu’anarchistes non seulement localement, mais aussi nationalement et internationalement. Notre mode d’organisation au sein de la CGA met en acte nos principes d’autogestion et de prises de décisions collectives et égalitaires. Nos moyens sont la diffusion et la promotion des idées anarchistes d’une part, et d’autre part la participation aux luttes sociales remettant en cause la société actuelle. Ainsi nous nous revendiquons de la lutte des classes et favorisons autant que faire se peut les luttes sociales, les luttes à caractère syndical et les luttes des exploité-e-s et des opprimé-e-s qui s’auto-organisent dans le but de faire reculer l’exploitation et la domination !

    Pour nous retrouver, n’hésitez pas à passer lors des permanences de la librairie-bibliothèque que nous autogérons :

    • « La Mauvaise Réputation », 20 rue Terral (quartier Sainte Anne)
    • Ouverture de la librairie : tous les samedis de 15H à 19h
    • Mail : groupe-uaf_AT_c-g-a.org
    • www.facebook.com/cga.montpellier
    • Site web : www.c-g-a.org/groupe/montpellier-un-autre-futur

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