Anti-racisme

  • Au Brésil, le fascisme s’installe par la voie électorale

    Au Brésil, le fascisme s’installe par la voie électorale

    30 Oct 2018

    Communiqué de presse du groupe Un Autre Futur, de la Coordination des Groupes Anarchistes

    Au Brésil, le fascisme s’installe par la voie électorale

    Un nouveau Franco brésilien vient de prendre le pouvoir, par la voix électorale. Bolsonaro, ancien militaire ayant participé à la dictature brésilienne dans les années 70, dit vouloir nettoyer le pays des « nègres », des « pédés », des « rouges », des « sans-terre », de tous ceux et cellEs qui tentent de remettre en cause les oppressions sociales, patriarcales, raciales. Nous adressons toute notre solidarité à celles et ceux qui luttent dans la rue, dans les universités, dans les entreprises, pour tenter de résister aux attaques sociales et physiques, aux mensonges entretenus par les groupes religieux, les grands médias et les partis électoralistes. Les différents gouvernements corrompus ont conduit à aggraver la situation sociale de millions de personnes, en favorisant les alliances avec le grand patronat et en utilisant leur pouvoir à des fins privées. Dans un contexte de crise économique, alors que la population a déjà fait l’expérience de l’impasse d’un changement par la voie de l’alternance au pouvoir, les urnes montrent qu’elle ne sont pas un rempart contre le fascisme. Pour satisfaire aux besoins du capitalisme, un État dit « de droit » peut se transformer en État autoritaire, puis en État totalitaire.

    N’attendons pas que le fascisme s’installe ici. Réagissons, occupons la rue, refusons les politiques d’austérité, défendons nos droits, pour tracer des perspectives d’émancipation sociale à même de faire vraiment barrage à la désespérance sociale et à l’extrême-droite.

  • Comment réagir à une déportation par avion?

    Comment réagir à une déportation par avion?

    29 Juin 2018

    Les vacances approchent et certain-e-s d’entre-nous préparent déjà leurs bagages avant de partir visiter la famille, les amis ou des lieux inconnus. Peut-être, certain-e-s prendront l’avion, malheureusement, dans le contexte actuel, ils et elles risquent fort d’être témoins de l’expulsion d’une personne migrante. Que faire dans ce cas? L’excellente revue Z a édité, il y a quelques temps, une fiche sur les réactions à avoir dans cette situation et nous a gentiment permis de la copier ici. Ces réflexes peuvent peut-être sauvé une vie alors nous vous encourageons à garder cette fiche avec vous si vous risquez d’être concerné-e-s. La fiche est en deux pages, pensez bien à lire les deux!

     

    FICHEavionDepliantFR

    Télécharger le document : http://unautrefutur.org/wp-content/uploads/2018/06/FICHEavionDepliantFR.pdf

  • Migrant-e-s: si nous voulons une autre politique, il faudra l’imposer!

    Migrant-e-s: si nous voulons une autre politique, il faudra l’imposer!

    20 Juin 2018

    Deux dynamiques s’opposent depuis 2015 et l’arrivée massive de réfugié-e-s fuyant les guerres et l’instabilité de l’autre côté de la Méditerranée. L’une répressive et déshumanisante, celle de l’État, réduisant toujours plus les droits ; l’autre solidaire, portée par une partie non négligeable de la population, venant en aide aux nouveaux arrivant. Où en sommes nous alors que la loi régressive « asile-immigration » arrive au Sénat ?

     

     

     

    Les politiques migratoires

    Depuis plus de 20 ans, la situation pour les personnes migrantes s’est constamment aggravée. Là d’où ils viennent, elles fuient guerres, famines, régimes politiques autoritaires et violents, pillage des ressources, dérèglement climatique, tout ceci avec la participation des États occidentaux qui refusent d’assumer ensuite les conséquences de leurs actes. Ici, elles subissent le durcissement des politiques migratoires (françaises et européennes) : développement sécuritaire et surveillance accrue des frontières, fermeture de celles-ci, expulsions et enfermements massifs, répression, traitements inhumains, violences et tortures, camps de fortune et camps de rétention, législation défavorable etc.

    Nous pensions avoir atteint le summum avec les lois Bessons mais non, s’en sont suivies les lois Valls et aujourd’hui les actions du gouvernement Macron associées à la politique forteresse de l’Europe (Dublin III bientôt IV, fermeture des frontières à Calais et dans la Roya, non traitement des situations poussant les gens dans la clandestinité, renforcement des expulsions etc.).

    Contrairement à ce que pourrait laisser penser ces politiques européennes et nationales, les luttes en cours contre les frontières et les expulsions, pour un accueil digne des personnes, pour la liberté de circulation et d’installation, prouvent qu’une large partie de la population est favorable à l’accueil. Alors que des milliers de personnes se mobilisent sous des formes très diverses, partout en France, pour l’accueil des personnes migrantes, le gouvernement Macron a choisi de porter un nouveau coup violent au droit d’asile avec la loi « asile-immigration ».

    L’analyse du texte par la Cimade ou le Gisti, dénoncent un texte dangereux pour les personnes étrangères. Présenté le 21 février 2018 par Gérard Collomb en Conseil des ministres, il a été adopté en première lecture par l’Assemblée nationale le 23 avril, est actuellement discuté au Sénat. Parmi les propositions gouvernementales analysées par La Cimade, certaines vont largement dégrader la situation d’un très grand nombre de personnes réfugiées et migrantes, notamment la réduction du délai de recours devant la CNDA de 30 à 15 jours, l’allongement de la durée de la rétention administrative jusqu’à 90 jours, le bannissement des personnes étrangères avec la systématisation des interdictions de retour sur le territoire français, etc.

    Les États Généraux des Migrations (EGM)

    D’un côté, cette loi, durement contestée par les agents des institutions sensées œuvrer à la mise en place des politiques d’asile et par les travailleurs sociaux, a été combattue par la grève. Les rapporteurs de la Cour nationale du droit d’asile en sont un exemple1. De l’autre, depuis maintenant un an, des associations telles que la Cimade, le Gisti, Emmaüs International etc., ont tenté de regrouper tous les acteurs et actrices de la lutte pour le soutien aux personnes migrantes. 470 associations et collectifs ont adressé un courrier à M. Macron demandant en juin 2017 un changement radical de la politique migratoire française et européenne, et la mise en place d’une véritable concertation de la société civile, associant l’ensemble des ministères. Faute de réponse satisfaisante, les États Généraux des Migrations se sont constitués en novembre 2017.

    Ils entendent alors « construire un contre-pouvoir rassemblant les acteurs de la société civile pour dénoncer les situations inacceptables qui ont cours sur le territoire français et pour se mobiliser contre le projet de loi « Asile et Immigration », construire collectivement des propositions pour démontrer qu’une autre politique migratoire est possible, construire un mouvement d’opinion pour s’opposer à une vision erronée, culpabilisante et trop souvent xénophobe des migrations et des migrant-e-s ». Pour eux, ce large rassemblement démontre en soi, « que des dizaines de milliers de citoyens en France pensent différemment la question migratoire, de façon simplement humaine et respectueuse des droits fondamentaux ». Ce processus a, en effet, eu la vertu de tirer bon nombre d’acteurs et d’actrices du monde associatif, des collectifs, des ONG vers une opposition franche et unanime à la politique du gouvernement qui, de son côté, tente d’intégrer à la gestion des dispositifs d’accueil une autre partie de ces protagonistes.

    Le week-end du 26 et 27 mai 2018, les EGM, réunis en assemblée plénière à Montreuil, ont adopté un manifeste commun pour proposer « une politique migratoire respectueuse des droits fondamentaux et de la dignité des personnes ». Le texte pose et synthétise les constats fondamentaux portés par les acteurs et actrices des luttes depuis de longs mois : situation humanitaire déplorable, difficultés rencontrées par les personnes étrangères, conséquences désastreuses de politiques répressives, coûts humains et financiers exorbitants de ces politiques, entorses au droit international et aux conventions internationales ratifiées par la France, militarisation croissante des frontières, création de régimes d’exception dans les zones frontalières, absence de concertation avec les personnes étrangères et les acteurs de la société civile, absence d’évaluation des politiques mises en œuvre depuis des décennies, mise en concurrence, à travers les discours et les décisions des pouvoirs publics, des personnes subissant toutes formes de précarité, étrangères ou non, juste indignation, mobilisation et solidarité dont témoignent un nombre croissant de citoyen·ne·s partout sur le territoire, remise en cause quasi systématique de la présomption de minorité…

     

     

     

     

    Lutter pour gagner

    Par contre, ce texte collectif n’offre toujours pas de « mode d’emploi » face aux attaques gouvernementales, ou de propositions d’actions concertées à mettre en place sur tout le territoire français et ailleurs en Europe. Le mouvement d’opinion prôné par les EGM ne peut pas être la seule réponse. Malgré l’échec de la démarche envers les députés lors du passage de la loi à l’Assemblée nationale en avril, ils persistent et développent cette fois une action envers les sénateurs. Face à un législateur dont l’intention est de réduire à peau de chagrin les droits et la dignité des migrant-e-s, la proposition alternative des EGM en matière de politiques migratoire devient caduque, sans l’installation d’un rapport de force permettant d’infléchir le cours des événements, du moins face à la loi asile-immigration. Penser convaincre des députés de la pertinence des propositions des EGM est d’une extrême naïveté, face à des politiques prêt à tout par calcul politicien. Les EGM ont aspiré une grande part de l’énergie des collectifs, et renvoyé la question d’une lutte radicale contre la loi Collomb à demain. Mais demain, quels moyens d’actions aurons-nous encore alors que nous n’aurons probablement même plus la possibilité d’être en relation sur de la durée avec les personnes qui s’exilent ?

    Sans rapports de force en notre faveur, y compris si l’on souhaite infléchir le cadre de la loi, on perd sur les enjeux généraux qui ensuite nous font perdre chacun notre tour dans les collectifs sur les situations individuelles. Si le texte des EGM peut servir de point d’appui pour dessiner un chemin vers un avenir souhaitable, chaque collectif, association et acteur-actrice doit maintenant s’atteler à l’augmentation de notre rapport de force collectif sans lequel, il semble bien que nous allions droit dans le mur.

    Les approches humanistes, si elles sont un point d’appui réel pour développer de la solidarité envers les personnes migrantes, ne suffisent pas à inverser le cours des événements : trop de personnes sont perméables au discours dominant qui désigne les immigré-e-s comme un problème, responsables ou aggravant chômage, précarité, misère, inégalités. Pour battre en brèche ce discours dominant, nous devons développer l’idée que les immigré-e-s ne sont pas responsables de ces maux mais les premières victimes d’un système que nous (les non-migrant-e-s) subissons aussi. Seule la solidarité de classe peut casser cette idée dominante que les immigré-e-s sont nos ennemi-e-s. Cela passe par l’idée que nous avons plus de points et d’intérêt communs avec des migrant-e-s d’Afrique, par exemple, qu’avec les responsables des régressions sociales (capitalisme, État). Aborder la question des inégalités engendrées par le capitalisme paraît plus que nécessaire pour que plus de gens se solidarisent avec les migrant-e-s.

    Il ne s’agit donc pas de limiter les champs d’action possibles des collectifs de lutte mais bien de privilégier l’instauration d’un rapport de force suffisant et amener une adhésion de la population pour que cesse cette barbarie en cours. De quoi avons-nous besoin pour que la situation des personnes qui se réfugient en France s’améliorent ? Comment devons-nous continuer à agir pour mettre à mal les politiques de plus en plus répressives et autoritaires ? Pour gagner le combat ?

    Ce 19 juin, les sénateurs vont à n ‘en pas douter, encore durcir la loi Collomb (suppression de la carte pluriannuelle de quatre ans, durcissement du regroupement familial, délai de recours ramené à 7 jours pour les « dublinés », instauration d’un débat annuel au Parlement sur les quotas etc.). La lutte est donc une nouvelle fois à reconstruire. Nous ne sommes qu’au début des manifestations, des rassemblements, des pressions, des interpellations, des expulsions auxquelles il va bien falloir s’opposer.

     

     


     

     

    1Voir l’article parut sur basta! à ce sujet.

  • Face aux directives du gouvernement et au durcissement de la politique migratoire, amplifions la lutte !

    Face aux directives du gouvernement et au durcissement de la politique migratoire, amplifions la lutte !

    13 Août 2017

    Les 470 associations et collectifs impliqués dans le soutien aux migrant-e-s qui ont adressé un courrier le 15 juin au gouvernement demandant un changement de politique migratoire ont leur réponse : ce gouvernement n’entend pas améliorer la situation des personnes, mais vise au contraire à poursuivre la même politique que les précédents et à la durcir davantage :

    • renforcement des contrôles aux frontières, augmentation des moyens pour Frontex (agence européenne des garde-frontières et garde-côtes) et pour les « hotspots » (camps de contrôle aux frontières et à l’extérieur de l’Europe) ;
    • durcissement des procédures Dublin ;
    • accélération des expulsions…

    La chasse aux migrant-e-s

    Partout en France, la violence de l’État s’abat férocement. L’ampleur de cette répression ne permet pas de donner une liste exhaustive mais en l’espace d’une semaine, tout s’est accéléré dans la vallée de la Roya : 156 demandeurs d’asile ont été arrêtés et expulsés, et Cédric Herrou, qui les accompagnait, a été placé en garde à vue et mis sous contrôle judiciaire. Déjà poursuivi pour avoir pris des personnes migrantes en stop, il a vu dans la foulée sa peine se durcir en appel, passant d’une simple amende à 4 mois de prison avec sursis ! Si le message de l’État n’était pas assez clair, le président du tribunal s’est chargé de le préciser brutalement : « c’est une peine d’avertissement ». À Montpellier, 6 demandeurs d’asile soudanais ont été assignés à résidence puis expulsés vers l’Italie où leur sort demeure très incertain, suspendu à la menace d’un renvoi vers le Soudan.

    Des mineur‑e‑s isolé‑e‑s sont mis‑es à la rue, les migrant‑e‑s et leurs soutiens subissent quotidiennement des violences policières… Partout, les forces de l’État se déploient pour contrôler, chasser, enfermer et expulser les migrant‑e‑s.

    Le but de l’État n’est pas d’accueillir, mais bien de préserver ses intérêts économiques, son pouvoir, son autorité. Ainsi le gouvernement Macron continue d’alimenter la fabrique aux clandestin‑e‑s, sans droit ni titre, soumis‑es aux logiques mortifères des dirigeants et exploiteurs du monde entier.

    La mise à l’épreuve des solidarités

    Dénonçons les mensonges et doubles discours du gouvernement ! Ce qu’ils appellent « garantir le droit d’asile », c’est en réalité expulser à tours de bras. Leur « solidarité », c’est donner de l’argent à l’Italie et la Grèce pour la création de « hotspots » et autres prisons pour migrant-e-s, et aux pays tiers, tels la Turquie, le Maroc ou la Lybie, pour qu’ils contiennent les personnes migrantes loin de l’Europe.

    Les accords Dublin1 permettent de rendre impossible l’installation ici, en faisant croire que les personnes pourront être accueillies dans de bonnes conditions ailleurs. C’est faux ! Ainsi, l’Italie ne propose pas autre chose qu’une vie dans la rue et renvoie des migrant-e-s dans leur pays d’origine, quand bien même ces personnes ont fui pour échapper à la dictature, comme les exilé‑e‑s soudanais‑e‑s. Comble du cynisme, c’est désormais dans une Libye livrée au chaos que le gouvernement évoque d’effectuer son « tri » des réfugié-e-s, alors même qu’ielles y subissent la torture, l’emprisonnement, l’esclavage.

    Quant à l’Italie, sa réponse aux naufrages en Méditerranée est désormais de chercher à limiter l’action des bateaux de secours en mer des ONG, dans le seul but d’empêcher de nouvelles arrivées sur son territoire. Qu’importe que les gens y laissent leur peau…

    La stratégie des États, c’est aussi de casser les solidarités existantes à tous les niveaux. En coupant les vivres (baisse des APL, de l’assurance chômage, des remboursements de soins, etc.), en creusant les inégalités d’accès à la santé, à l’éducation, au logement, au travail, en criminalisant des pans entiers de la population, en entretenant les valeurs de mérite et de compétition, l’État préserve ses intérêts économiques, son pouvoir et nous précarise tou‑te‑s. Nous sommes tou‑te‑s concerné‑e‑s, alors ne nous laissons pas nous diviser !

    Devant l’État, il n’y a rien à négocier mais tout à arracher ! Seule la lutte collective paie !

    La solidarité avec les migrant‑e‑s et les luttes collectives existent bien aujourd’hui, et sont plus que nécessaires à renforcer pour inverser le rapport de force.

    Accompagner les migrant‑e‑s, faire pression sur les préfectures, être présent‑e‑s au tribunal, déposer les recours, se rassembler à l’aéroport pour éviter un renvoi, refuser d’embarquer dans un vol qui sert à expulser quelqu’un-e sont des actions à mener pour ne pas lâcher la lutte sur le terrain. C’est en menant collectivement ces mobilisations que nous aurons le plus de poids.

    Nous refusons leur logique de catégorisation des « bon‑ne‑s » migrant-e-s de celles et ceux à renvoyer. Les politiques migratoires sont un rouage du système capitaliste et de toutes les logiques de pouvoir et de profit, qui engendrent inégalités sociales, guerres, misère et exploitation à travers le monde. Les un‑e‑s les autres, nous ne subissons pas leurs conséquences avec le même degré de violence, mais pour lutter contre la précarité, le chômage, la misère, nous devons être tous et toutes solidaires face aux dirigeants et exploiteurs, ici comme ailleurs.

    Aucun être humain n’est illégal ! Libre circulation et installation de tous et toutes !

    Solidarité et luttes collectives face au capitalisme et aux États !

    Les Relations Extérieures de la CGA,
    Le 9 août 2017.

    1Les accords Dublin III signés par les états membres européens, rendent possible l’expulsion des réfugié-e-s vers le premier pays dans lequel ielles ont laissé leur empreintes en Europe. Cette procédure est largement utilisée en France.

  • Jeudi 27 juillet au matin, Babiker expulsé !

    Jeudi 27 juillet au matin, Babiker expulsé !

    28 Juil 2017

    Six jeunes soudanais, demandeurs d’asile hébergés au CAO sont contraints depuis une semaine de signer tous les jours au commissariat de police avec leur maigre baluchon. Ils risquent chaque jour d’être expulsés vers l’italie, porte d’entrée de l’Union Européenne où ils ont déposés, de gré ou de force, leurs empreintes digitales.

    Mardi, l’un d’eux, Babiker, est retenu par la police, envoyé en Centre de Rétention Administrative (CRA) à Nîmes sans que quiconque soit prévenu.

    Mercredi, la préfecture prévoit d’expulser Babiker par le vol de 14h55 Montpellier / Roissy. Les militant-e-s du CMB34 alertés sont à l’aéroport, la compagnie aérienne refuse d’embarquer notre ami qui est à nouveau emmené au CRA de Nîmes puis, en soirée au CRA du Mesnil-Amelot (à côté de Roissy). Ce jeudi matin Baniker est mis dans un avion pour Bologne. Il se retrouve dans un centre de réfugiés avec une centaine de personne sans information aucune, il est saisi de désespoir.

    Le préfet a agi à toute vitesse pour expulser Babiker AVANT que le recours introduit par son avocate passe ce jeudi matin au tribunal de Nîmes (Juge des Libertés et de la Détention). Nos cinq autres amis soudanais vivent eux-aussi sous cette menace chaque jour. RIEN ne justifie cette précipitation, ces jeunes hommes ne mettent aucunement la France en danger !

    Babiker a fui la guerre civile au Soudan, il est depuis des mois en France, il apprend le français, s’est fait des amis. Il souhaite vivre en France, à Montpellier. Donnons-lui le droit de choisir son pays d’accueil !

    Mais, c’est mal connaître la détermination du Collectif Bienvenue 34 qui ne pliera pas devant tant d’injustice et d’inhumanité, quant aux situations actuelles de l’accueil des migrants dans ce pays. Hier encore Cédric Herrou était interpelé avec 156 migrants. Lundi matin, 18 migrants étaient expulsés de Barcelonnette et 15 devraient suivre encore. Sans compter tout le reste, Calais, Briançon, Le Vigan etc.

    Nous continuerons à faire du bruit autour des ces situations et à faire connaître au grand public ce que l’état génère vis-à-vis de personnes fuyant des pays de guerre et de misère.

    Justice affaiblie, contournée… Exécutif tout puissant, c’est l’état d’urgence que la France en marche veut intégrer dans notre constitution, aujourd’hui pour les migrants, demain pour tout le monde.

    Babiker a été expulsé, il y a encore d’autres amis ici. Ne baissons pas les bras !

    Il n’y a pas d’étrangers sur cette terre

    Par Groupe Un Autre Futur Anti-racisme Immigration Répression Sans-papiers
  • Accueil de tou-te-s les réfugié-e-s !

    Accueil de tou-te-s les réfugié-e-s !

    16 Juin 2017

    Depuis des années, des lois anti-immigration s’empilent, transformant la violence de l’exil en crime. Des milliers de personnes sont bloquées aux frontières de l’Europe et des milliers d’autres meurent en tentant d’y accéder. Les états européens fichent, refoulent, enferment, expulsent les personnes migrant-Es, tout en revendiquant, comme la France, des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.
    L’afflux de réfugiés n’est pas près de se tarir. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités et tout faire pour accueillir celles et ceux qui fuient la misère, la guerre et les dérèglements du climat. Les hommes, les femmes, les enfants qui risquent leur vie pour arriver en France n’ont pas quitté leur pays de gaité de coeur. Les raisons de leur exil sont multiples: guerres, misère, dérèglements climatiques… Les pays occidentaux portent leur part de responsabilités dans ces tragédies : pollutions, captation des richesses mondiales, poids du colonialisme, interventions militaires directes ou indirectes (vente d’armes, soutien financier et militaire à des régimes dictatoriaux).
    Le rapport de janvier 2017 d’Oxfam international affirme que “huit hommes détiennent seuls autant de richesses que les 3,6 milliards de personnes qui représentent la moitié la plus pauvre de l’humanité. Il illustre en détail comment les grandes entreprises et les plus fortunés font croître les inégalités […] ”. Ce ne sont pas les migrant-Es qui sont responsables des guerres, des inégalités et des injustices sociales. Ils en sont comme nous, et de façon amplifiée, les victimes désignées.
    Nous, collectifs, associations, organisations syndicales et politiques, signataires de cet appel, refusons d’opposer les misères entre elles, car à la division entre immigré-e-s et “nationaux” vient s’ajouter aujourd’hui une nouvelle catégorisation, celle entre les bon-ne-s réfugié-e-s, et les mauvais-e-s migrant-e-s difficilement “intégrables”, voleur-se-s de prestations sociales et terroristes en puissance.
    Nous réaffirmons qu’aucun être humain n’est illégal. Qu’ils/elles fuient la guerre ou la misère, nous voulons que tous et toutes puissent être accueillis dignement, et régularisé-e-s.

    Chacun a le droit de vivre et s’installer où il le souhaite !
    L’immigration n’est pas un poids mais une richesse !

     

    MANIFESTATION POUR L ‘ ACCUEIL DIGNE DE TOU – TE – S LES RÉFUGIÉ – E – S
    SAMEDI 24 JUIN 2017
    14 H 30 – PEYROU

    Premiers signataires : Accueillir à Valleraugue – AFEP Montpellier (Entraide protestante) – Bienvenue à Mandagout – CGA – Cimade – Collectif Le Vigan – Collectif Migrants Bienvenus 34 – Collectif Refugees Welcome Nîmes – Collectif St Hippolyte – C omité BDS 34 – CNT ESS 34 – Ensemble ! 34 – La Collective 34 – L’AMI des Hauts-Cantons – LDH 34 – NPA 34 – MRAP Montpellier – RESF 34 – Sud Éducation 34.

    L’affiche et le tract pour le 24 ci-dessous :

    [gview file= »http://unautrefutur.org/wp-content/uploads/2017/06/Affiche-24-juin.pdf »]

    [gview file= »http://unautrefutur.org/wp-content/uploads/2017/06/tract-A5-24-juin.pdf »]

  • Lundi  29 mai 2017 – 17h30 – Rassemblement du Collectif Migrants Bienvenue 34

    Lundi 29 mai 2017 – 17h30 – Rassemblement du Collectif Migrants Bienvenue 34

    27 Mai 2017

    Ne diminuons pas la pression !

    Lundi à 17h30 devant la préfecture (côté Gibert)

    Rassemblement contre la procédure Dublin !

    Venez avec vos avions en papiers marqués d’un « Stop Dublin » , nous les enverrons par dessus les grilles de cette préfecture fermée à toute discussion supplémentaire !

    Prendre sa part pour l’accueil des réfugiés : la France en est à peine à plus de 10% de ses engagements.

    Ils sont moins de 10, entrés par un autre pays européen, qui risquent d’être renvoyés !

    Samedi matin, 20 mai 2017, sur France inter, Delphine Simon relatait les propos tenus par Benjamin Griveaux, porte-parole de La république en Marche. Celui-ci indiquait que la France devait « prendre sa part » de réfugiés en provenance des pays de « première arrivée » : la Hongrie, la Grèce et l’Italie. Sur les 30.000 que la France s’était engagée à accueillir en 2015, Benjamin Griveaux précisait qu’elle n’en avait accueilli que 6.000. Faux, lui a répondu Delphine Simon : d’après la Commission européenne, la France n’en a accueilli que 3.400 ; les 6.000, ce serait à peu près le nombre de personnes migrantes relocalisées pour toute l’Europe.

    Alors oui, Monsieur le Préfet, en acceptant que les quelques demandeurs d’asile qui sont passés par un autre pays, avant d’arriver en France et particulièrement dans l’Hérault, puissent faire leur demande d’asile ici, vous contribuerez à ce que, simplement, la France prenne un peu mieux sa part et respecte ses engagements.

    Monsieur le Préfet, l’accord Dublin, qui suppose qu’un demandeur d’asile doit faire sa demande dans le premier pays européen où il a laissé ses empreintes, n’a pas vocation à être appliqué à Montpellier : les quelques réfugiés concernés dans notre département doivent pouvoir déposer leur demande d’asile chez nous ! Tous doivent pouvoir faire leur demande d’asile ici !

    Rassemblement lundi 29 mai 2017 à 17h30 – Préfecture – Place des Martyrs de la Résistance

    Par Groupe Un Autre Futur Anti-racisme Immigration Répression Sans-papiers
  • Samedi 4 mars à 15H à Luttopia 003  : Être solidaire, aujourd’hui, qu’est-ce que ça veut dire ?

    Samedi 4 mars à 15H à Luttopia 003 : Être solidaire, aujourd’hui, qu’est-ce que ça veut dire ?

    03 Mar 2017

    Le Collectif Bienvenue Migrant-e-s 34 vous invite à une discussion et un partage d’expériences de solidarité avec les personnes migrantes, en présence de Cédric Herrou, militant de la vallée de la Roya, inculpé pour délit de solidarité (http://delinquantssolidaires.gandi.ws/)

    Samedi 4 mars à 15H à Luttopia 003 (42 rue Proudhon) Pour plus d’infos : migrants.bienvenue34@riseup.net

    Par Groupe Un Autre Futur Anti-racisme Immigration Sans-papiers
  • La plate-forme anti-coloniale de la CGA

    La plate-forme anti-coloniale de la CGA

    03 Mar 2017

    Ci-dessous !

    [gview file= »http://unautrefutur.org/wp-content/uploads/2017/03/Plateforme-Anticoloniale.pdf »]

    Par Groupe Un Autre Futur Anti-militarisme Anti-racisme Anticapitalisme
  • La CGA est  signataire de l’appel national du 19 mars

    La CGA est signataire de l’appel national du 19 mars

    03 Mar 2017

    Un par mois. C’est, en moyenne, le nombre de pères, de frères, de fils que nous perdons à cause de la brutalité des forces de l’ordre. Une brutalité qui prend plusieurs formes : des techniques de pliage qui conduisent à l’asphyxie des victimes aux coups de poings, de balles ou de Taser qui, dans les pires des cas, s’avèrent mortels.

    Régulièrement depuis plus de 40 ans, les nôtres sont ainsi tués par l’État Français, aux mains de ceux que l’on appelle ironiquement les « gardiens de la paix ». Régulièrement depuis plus de 40 ans, c’est l’impunité la plus abjecte et les campagnes de criminalisation qui répondent aux mobilisations de celles et ceux qui réclament vérité et justice pour leurs morts. L’acharnement policier, judiciaire et politique contre la famille Traoré, à qui nous exprimons toute notre solidarité, en est la preuve. À chaque fois, c’est la même histoire.

    La répression qui nous vise, nous familles de victimes, s’est accentuée sous le régime de l’état d’urgence. Tous les abus sont devenus possibles, avec leurs lots de conséquences tragiques. Ce n’est plus la police qui s’adapte à la loi, c’est la loi qui s’adapte à la police… Et nous sommes loin d’être les seuls à avoir été visés par le renforcement des dispositifs sécuritaires et des violences d’État. En 2015, le gouvernement a déclaré une véritable guerre intérieure : il a traqué les migrants et ceux qui les défendent, poursuivi la traditionnelle répression des « Noirs », des « Arabes », des « Rroms » et plus généralement des quartiers populaires, ciblé les « Musulmans » notamment via des perquisitions, des assignations à résidence et des fermetures de mosquées totalement arbitraires…À cela s’ajoute la querre sociale qu’ont menée Valls et consors, notamment dans le cadre de la mobilisation contre la loi travail. Face aux résistances des quartiers populaires et du mouvement social, on a vu les violences se déchainer en touchant des catégories jusqu’ici protégées.

    Les attentas terribles que nous avons connus en 2015 et en 2016 sont venus renforcer l’arsenal sécuritaire alors qu’ils sont la conséquence directe de la politique guerrière que la France et ses alliés mènent à l’étranger. L’État Français, qui pèse toujours de tout son poids sur les peuples qu’il domine comme en Afrique, prolonge cette politique au Proche-Orient tout comme il entérine l’occupation de la Palestine. Sa « lutte contre le terrorisme » ressemble surtout à une agression permanente contre des peuples innocents. C’est, entre autres, ce qui nourrit la crise humanitaire des réfugiés, traités cyniquement comme une menace potentiellement « terroriste ». C’est le serpent qui se mord la queue : le climat de guerre intérieure permet de justifier le contrôle toujours plus brutal de la population et délivre un permis de violence aux forces de l’ordre qui répriment toutes les gueules qui ne lui reviennent pas et tous ceux qui, des familles de victimes aux manifestants contre la loi travail en passant par les militants des quartiers populaires à la ZAD, osent s’organiser contre l’État, réclamer justice et affirmer leur Dignité.

    Nous sommes tous concernés!

    La campagne présidentielle ne va rien arranger. Au contraire. Presque chaque nouvelle déclaration est une insulte faite à nos combats, à nos préoccupations et à nos urgences.

    • Parce que nous ne nous soumettrons pas à l’arbitraire du pouvoir,
    • Parce que les mots « justice » et « dignité » ont encore un sens pour nous,
    • Parce que nous pensons qu’il est primordial de nous organiser, ensemble, pour lutter contre la guerre faite aux pauvres, aux migrants, aux descendants de colonisés,

    Nous appelons tout-e-s celles et ceux qui se sentent concernés par ces sujets à nous rejoindre dans toutes les initiatives à venir (voir calendrier au bas de la page) et à participer très largement à la Marche pour la Justice et la Dignité qui aura lieu le dimanche 19 mars 2017 à Paris.Contre la hogra, contre l’humiliation, contre le racisme et les violences policières, contre les guerres lâches faites en notre nom contre des peuples qui ne nous ont rien fait.

    Retrouvons espoir, force et unité pour faire bloc ensemble au nom de la Justice et de la Dignité.

    Voir ce même appel avec les premiers signataires paru sur Médiapart : https://blogs.mediapart.fr/marche19mars/blog/191216/le-19-mars-une-marche-pour-la-justice-et-la-dignite

    Ci-dessous le tract de la CGA qui sera distribué à Paris :

    [gview file= »http://unautrefutur.org/wp-content/uploads/2017/03/solidarité-théo.pdf »]

    Par Groupe Un Autre Futur Anti-racisme Répression Sécuritaire
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