Anti-racisme

  • Samedi 18 février à 14h : Un nouveau rassemblement en soutien à Théo

    Samedi 18 février à 14h : Un nouveau rassemblement en soutien à Théo

    16 Fév 2017

    L’Assemblée Générale contre l’état d’urgence et les violences d’état appelle à rejoindre le rassemblement de soutien à Théo

    Samedi 18 Février à 14h – arrêt de tram St Paul – La Paillade

    STOP aux violences policières Stop aux Violences d’état​


    Face à l’horreur des violences et du viol perpétrés par quatre policiers le 2 Février sur un jeune homme à Aulnay s/bois, l’Assemblée Générale de Montpellier contre l’état d’urgence et les violences d’État tient à témoigner sa solidarité et son soutien au jeune Théo, ainsi qu’à sa famille, ses proches et à la population de son quartier mobilisée. La solidarité avec ce jeune d’ Aulnay s/bois sera présente dans nos  interventions durant toute la campagne que nous menons jusqu’à fin mars contre l’état d’urgence et les violences d’État. L’agression de cet habitant d’Aulnay vient s’ajouter à une liste qui ne cesse de s ‘allonger
    ; les quartiers populaires, les migrant-e-s et le mouvement social sont toujours les cibles et les victimes de la répression et des violences policières. Unissons-nous, organisons-nous pour dire STOP aux matraquages, aux gazages, aux tirs de flash ball, aux mutilations et parfois à la mort.

    STOP aux violences policières, STOP aux violences d’État !
    Justice et Solidarité pour Théo !
    Assemblée Générale de Montpellier contre l’état d’urgence et les violences d’État
    ​Contact : montpellier.anti.etatd’urgence@gmail.com
    Montpellier : Justice Pour Théo Et Tout Les Autres« Si tu en a marre des violences policières, du racisme d’État, de l’impunité que possède la police ! Rejoint nous a St Paul (Paillade) le samedi 18 février a 14h pour un rassemblement en soutien a Théo, à Adama et a toutes les autres victimes de l’institution policière, jamais condamné pour leurs meurtres ».

    SIGNATAIRE : CRI34 – BDSF34 – FUIQP34 – CMM – RED – TABASSAM – AG CONTRE L’ÉTAT D’URGENCE – NPA34

    Communiqué et affiche de l’assemblée Générale de Montpellier contre l’état d’urgence et les violences d’État ci-dessous

    [gview file= »http://unautrefutur.org/wp-content/uploads/2017/02/2017-02-17-Communiqué-AG-v3-pdf.pdf »]

    Par Groupe Un Autre Futur Anti-racisme Répression Sécuritaire
  • Solidarité avec Théo et toutes les victimes des violences policières ! Non à la loi « Sécurité Publique » !

    Solidarité avec Théo et toutes les victimes des violences policières ! Non à la loi « Sécurité Publique » !

    12 Fév 2017

    La Coordination des Groupes Anarchistes affirme sa solidarité avec Théo, qui a subi un viol, des coups et des brimades de la part de quatre policiers le 2 février dernier. Nous nous solidarisons également des personnes qui ont manifesté et manifestent face à la police leurs légitimes colères à Aulnay et dans diverses communes de Seine-Saint-Denis. Nous dénonçons l’emploi de la violence par la police à l’encontre de ces manifestant‑e‑s, dont des tirs de sommation à balles réelles dans la nuit du 6 au 7 février, ainsi que toutes les interpellations et condamnations en justice. Ce samedi 11 février, des mobilisations contre les violences policières et en solidarité avec Théo ont été organisées partout en France. Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées devant le TGI de Bobigny, où là encore la répression a été très sévère.

    Les violences subies par Théo ne peuvent pas être présentées comme un cas isolé : outre les coups et les blessures, des recensements font état d’une moyenne de 10 à 15 morts liées à la police par an (il n’existe pas de statistiques officielles à ce sujet). Souvenons-nous des cas les plus médiatiques de Zyed et Bouna, de Wissam El Yamni, de Rémi Fraisse et d’Adama Traoré. L’impunité qui suit ces affaires renforce le sentiment de toute puissance de la police qui va toujours plus loin.

    La police relaie bien volontiers un racisme d’État qui s’institutionnalise et se banalise toujours plus à travers des lois, des pratiques et des discours. Le racisme des flics s’étale sans vergogne dans les quartiers populaires où contrôles au faciès et vexations plus ou moins violentes sont monnaie courante.

    L’état d’urgence désormais à durée indéterminée donne toujours plus de prérogatives à la police en la dispensant fortement de déjà modestes contrôles juridiques. L’État a demandé à sa police de relever le niveau de répression et de violence à l’encontre du mouvement social contre la loi travail. Ces dispositions ont contribué à lâcher encore la bride des flics.

    Ce sentiment que tout leur est permis s’est cristallisé à travers le « mouvement » des flics de cet automne réclamant des moyens supplémentaires, une « plus grande liberté d’agir face aux délinquants » et l’extension de la notion de leur légitime défense. Le tout avec l’attention et la bienveillance de la quasi-totalité de la classe politique et du gouvernement, qui a débloqué une enveloppe de 250 millions et légifère actuellement suite à ces revendications sur l’assouplissement de la légitime défense de la police.

    Comble du cynisme, alors que Théo est encore à l’hôpital, l’Assemblée nationale vient précisément d’approuver ce mercredi 8 février, la loi de « sécurité publique », qui assouplit les règles de légitime défense pour les policiers, durcit les peines pour outrage aux forces de l’ordre et autorise l’anonymat des enquêteurs. Elle précise entre autres que les policiers pourront utiliser leurs armes « face à la menace de personnes armées » (de quels types d’armes ?) ou « lorsqu’ils ne peuvent défendre autrement le terrain qu’ils occupent ». Autant de notions floues qui préparent de nouveaux drames…

    Exigeons la fin de l’impunité policière, le retrait de la loi « sécurité publique », la levée de l’état d’urgence et l’abrogation des lois sécuritaires.

    Ne laissons pas rogner nos droits et nos conquêtes sociales !

    Le 12 février 2017,

    les Relations Extérieures de la CGA

    Ce communiqué de la CGA en PDF ci-dessous :

    [gview file= »http://unautrefutur.org/wp-content/uploads/2017/02/170212_communiqué-CGA_-contre-toutes-les-violences-policières_solidarité-avec-Théo.pdf »]

    Par Groupe Un Autre Futur Anti-racisme Répression Sécuritaire
  • Justice et Solidarité pour Théo !  Rassemblement ce samedi 11 Février à 14h, place de la Comédie

    Justice et Solidarité pour Théo ! Rassemblement ce samedi 11 Février à 14h, place de la Comédie

    10 Fév 2017

    Communiqué de l’Assemblée Générale de Montpellier contre l’état d’urgence et les violences d’État.

    Face à l’horreur des violences et du viol perpétrés par quatre policiers le 2 Février sur un jeune homme à Aulnay s/bois, lAssemblée Générale de Montpellier contre l’état d’urgence et les violences d’État tient à témoigner sa solidarité et son soutien au jeune Théo, ainsi qu’à sa famille, ses proches et à la population de son quartier mobilisée. La solidarité avec ce jeune d’ Aulnay s/bois sera présente dans nos interventions durant toute la campagne que nous menons jusqu’à fin mars contre l’état d’urgence et les violences d’État. L’agression de cet habitant d’Aulnay vient s’ajouter à une liste qui ne cesse de s ‘allonger ; les quartiers populaires, les migrant-e-s et le mouvement social sont toujours les cibles et les victimes de la répression et des violences policières.

    Unissons-nous, organisons-nous pour dire STOP aux matraquages, aux gazages, aux tirs de flash ball, aux mutilations et parfois à la mort. STOP aux violences policières, STOP aux violences d’État !

    Justice et Solidarité pour Théo !

    Appel à rassemblement samedi 11 Février à 14h place de la Comédie

    Par Groupe Un Autre Futur Anti-racisme Répression Sécuritaire
  • Rassemblement mercredi 26 octobre à 18h devant la Préfecture

    Rassemblement mercredi 26 octobre à 18h devant la Préfecture

    24 Oct 2016

    Ni bidonville, Ni expulsion : Hospitalité et Liberté de Circulation !

    Depuis ce lundi matin, le démantèlement du camp de réfugiés de Calais a commencé. 9000 personnes vont être expulsées de ce que l’État a surnommé « la jungle », campement qu’il a pourtant laissé construire pour refouler les migrant-e-s loin du centre-ville en les rendant invisibles aux yeux de la population. Malgré des conditions de vie très dures, ses habitant-e-s ont réussit à y créer une vie sociale et des solidarités qui vont se perdre en séparant les personnes à travers le territoire. Nous nous associons à l’ensemble des organisations, associations et personnes qui dénoncent les politiques d’inhospitalité mises en place par les États français et européens et assurent leur soutien aux migrant-e-s de Calais.

    Pour contrer l’Europe des murs et de la haine, défendons l’hospitalité et les solidarités.

    Rassemblement mercredi 26 octobre à 18h devant la Préfecture,

    place des Martyrs de la Résistance.

    Pour contacter le collectif : migrants.bienvenue34@riseup.net

    Par Groupe Un Autre Futur Anti-racisme Antifascisme Immigration
  • À Calais et partout ailleurs, solidarité avec les migrant‑e‑s !

    À Calais et partout ailleurs, solidarité avec les migrant‑e‑s !

    24 Oct 2016

    Non au démantèlement de la jungle de Calais

    L’État français s’apprête à démanteler ce qu’il appelle « la jungle » de Calais, en fait des habitations de fortune où vivent environ 7 000 migrant‑e‑s qui souhaitent rejoindre l’Angleterre. Des associations humanitaires et /ou travaillant sur le droit des migrant‑e‑s comme le GISTI, ont déposé un référé‑liberté contre ce démantèlement ce 12 octobre 2016. Ce démantèlement, comme celui du centre de Sangatte en 2002 ou celui de la partie sud de « la jungle de Calais » au mois de mars dernier, ne constitue évidemment pas une solution. Le flux de personnes qui fuient la guerre, la misère, les inégalités, les persécutions, les régimes autoritaires ne se tarira pas en tentant de le disperser ou de l’invisibiliser. En rendant les conditions d’accueil et de régularisation toujours plus difficiles, les gouvernements ne font qu’aggraver la situation sanitaire et sociale des migrant‑e‑s. Des familles vont être déplacées, les quelques lieux de socialisation que les habitant‑e‑s ont construits pour recréer une vie sociale à travers des cafés, lieux de culte, école, théâtre, etc. vont être rasés. Déplacer de façon forcée les migrant‑e‑s à travers la France est en soi violent, les (mauvaises) conditions de vie dans les CAO (centres d’accueil et d’orientation) constituent souvent une violence sur‑ajoutée.

    Solidarité entre exploité‑e‑s

    Le démantèlement de la « jungle » de Calais s’inscrit dans une démarche électoraliste et populiste qui criminalise encore et toujours les migrant‑e‑s. Les migrant‑e‑s ne sont pourtant pas les responsables des lois anti‑sociales, des inégalités économiques et sociales, du chômage, de la précarité, des guerres, etc. Ce sont au contraire les premières victimes d’un système que nous subissons nous aussi. C’est donc au titre de la solidarité évidente avec des personnes contraintes à la souffrance et à la précarité, mais aussi de la solidarité internationale entre exploité‑e‑s que nous soutenons les migrant‑e‑s. Nous dénonçons donc le démantèlement de la « jungle » de Calais. Nous appelons à la solidarité avec les migrant‑e‑s de Calais, nous dénonçons par avance la criminalisation des migrant‑e‑s et de leurs soutiens qui résisteront à ce démantèlement.

    Institutionnel ou d’extrême droite : résistons au racisme

    Le gouvernement cherche à détourner la colère sociale sur les migrant‑e‑s. Il continue ainsi, comme la quasi‑totalité de l’échiquier politicien, de dérouler le tapis rouge à tous les discours racistes. Le démantèlement de la « jungle » donne l’opportunité aux groupes fascistes de mener des campagnes contre « la fixation de centaines de Calais » à travers le territoire français. La campagne publicitaire initiée par le maire d’extrême‑droite Robert Ménard qui affiche à Béziers « L’État nous les impose. Ça y est, ils arrivent… Les migrants dans notre centre‑ville ! » est à ce titre tristement exemplaire. Les groupes identitaires multiplient les actions contre les CADA (centres d’accueil de demandeurs d’asile) ou les CAO. Plus inquiétant encore, plusieurs municipalités comme celle de Saint‑Honoré‑Les‑Bains se sont prononcées contre l’accueil de migrant‑e‑s sur leur commune. Le 8 octobre, plusieurs manifestations contre l’accueil des migrant‑e‑s se sont déroulées à l’appel de groupes fascistes ou /et des municipalités récalcitrantes à accueillir des migrant‑e‑s. Certains rassemblements initiés par des groupuscules fascistes ont réuni relativement peu de monde et ont été contrés par des contre‑rassemblements plus importants, comme par exemple à Montpellier. En revanche, et cela doit nous alerter, le rapport de force a parfois été inverse quand les appels à manifester provenaient de municipalités, comme à Pierrefeu, dans le Var. Partout, nous devons résister aux discours et pratiques racistes, tout en construisant la solidarité avec les migrant‑e‑s.

    Construisons un autre monde sans frontières

    Plus globalement, la CGA lutte pour la régularisation de toutes les personnes sans‑papiers, le renforcement du droit d’asile, la libre circulation et installation des personnes et l’abolition des frontières. Nous continuerons d’apporter notre soutien à tou‑te‑s ceux et celles qui luttent pour pouvoir vivre ici ou se déplacer dans le pays de leur choix. Nous ne déconnectons pas ces revendications du combat pour l’égalité économique et sociale.
    Le 16 octobre 2016,

    les Relations Extérieures de la CGA

    Par Groupe Un Autre Futur Anti-racisme Antifascisme Immigration
  • Refugees Welcome !

    Refugees Welcome !

    03 Avr 2016

     

    Bienvenue au migrants – Refugees Welcome

    Malgré la pluie, Samedi 2 Avril une soixantaine de militant-e-s et sympathisant-e-s du Collectif Antifasciste 34 sont venu-e-s témoigner de leur solidarité et souhaiter la bienvenue aux migrants arrivés de Calais et accueillis à Montpellier dans l’ancienne caserne de gendarmerie.

    Plusieurs objectifs à ce rassemblement : souhaiter la bienvenue à ces personnes, témoigner une solidarité en apportant un peu de chaleur humaine, l’occasion de leur dire aussi qu’à Montpellier les migrant-e-s ont leur place et de dénoncer les discours de haine, d’exclusion, de nationalisme et de repli identitaire que peuvent porter certaines personnes, groupuscules ou partis politiques de droite et d’extrême droite et enfin de rappeler dans une prise de parole que :

    Depuis des années la mer Méditerranée est devenue un véritable cimetière pour les migrants, que la réponse des états européens est exclusivement sécuritaire.

    Ces personnes personnes qui fuient des guerres, des dictatures ou simplement la misère subissent ici les violences policières ou celles de groupuscules fascistes. Ce sont souvent pourtant les pays occidentaux par leur politique néocoloniale et impérialiste qui pour servir leurs intérêts économiques et stratégiques organisent le pillage des ressources dans les pays d’origine de ces migrants. Cela dit il existe aussi en Europe de nombreuses associations humanitaires, des collectifs, des organisations politiques et tout simplement des personnes pour penser et agir différemment.

    Nous en sommes. Nous refusons le tri entre réfugiés politiques et migrants économiques.

    Tous sont le fruits de la logique du profit au mépris de la vie.

    Parce qu’ aucun être humain n’est illégal, nous affirmons notre solidarité internationales avec tous-tes les exploité-e-s.

    https://cloud.c-g-a.org/index.php/s/wgOJUj13Cj6WX2d

     

     

    Par Groupe Un Autre Futur Anti-racisme Sans-papiers
  • Communiqué de la CGA suite aux attentats de Paris du vendredi 13 novembre 2015

    Communiqué de la CGA suite aux attentats de Paris du vendredi 13 novembre 2015

    15 Nov 2015

    Nous sommes toutes et tous touché-e-s par le déchaînement de violence qui a frappé la population parisienne. Nous exprimons notre solidarité avec les victimes et leurs proches et dénonçons avec force ce massacre revendiqué par l’organisation « État Islamique » (Daesh). Ces attaques s’apparentent aux méthodes classiques du terrorisme d’État, où les États utilisent le sang des populations pour asseoir ou préserver leur pouvoir. Aujourd’hui, Daesh reporte sur les populations civiles là-bas et ici le conflit qui l’oppose aux différents acteurs en Irak et en Syrie.

    C’est aussi le sens à donner aux attaques de ces dernières semaines en Turquie avec l’attentat d’Ankara visant une manifestation appelée par les mouvements progressistes turcs et kurdes, en Égypte contre des touristes russes, et au Liban dans un quartier chiite de Beyrouth.

    Il est trop tôt pour analyser en profondeur cet attentat et ses suites. Cependant, nous dénonçons l’idéologie fasciste religieuse qui sous-tend cette tuerie, et restons particulièrement vigilant-e-s quant aux atteintes aux libertés publiques et aux possibles dérives racistes auxquelles cet événement pourrait servir de justification.

    Le 15 novembre 2015,
    les Relations Extérieures de la Coordination des Groupes Anarchistes

  • Rassemblement : Refugees Welcome – Bienvenue à tout-tes les migrant-es. Ouverture des frontières pour toutes et tous

    Rassemblement : Refugees Welcome – Bienvenue à tout-tes les migrant-es. Ouverture des frontières pour toutes et tous

    28 Sep 2015

    Rassemblement à plan cabanes le samedi 3 octobre à 14h

    Après des années de quasi-indifférence, la mort de migrant-es tentant de traverser la Méditerranée fait enfin réagir. Les réponses des États européens sur l’accueil de réfugié-es restent dominées par une approche sécuritaire et criminalisante, l’arrivée de migrant-e-s continue à être posée comme un problème. Pendant que tous les regards ou presque sont focalisés sur l’annonce de l’accueil de 120 000 réfugié-es, les personnes qui parviennent à entrer en Europe et celles, les plus nombreuses, qui restent bloquées à ses portes, continuent de subir drames et humiliations.

    L’Union Européenne et l’État français mènent une politique impérialiste et répressive. Là-bas, en Afrique et au Moyen-Orient, ils organisent le pillage des richesses, ruinent les économies locales notamment vivrières et, pour servir leurs intérêts économiques et stratégiques, suscitent les guerres, bombardent villes et villages, arment les dictatures, contraignant les populations à l’exil. Ici, ils ferment les frontières, traquent les migrant-es, les enferment, les expulsent.

    Ce sont les exploiteurs et leurs relais à la tête des États, qui créent la misère ici et ailleurs. Eux qui favorisent la libre circulation des capitaux mais interdisent la libre circulation des gens. Eux qui, après avoir contraint par centaines de milliers les gens à fuir, les condamnent à errer, à mourir noyés, électrocutés, en durcissant toujours plus leurs politiques migratoires. Eux qui, loi après loi, transforment la violence de l’exil en crime. Eux qui, avec la complicité des grands médias, cherchent à casser la solidarité en France et en Europe en désignant les migrant-es comme boucs émissaires d’un précarisation généralisée qu’ils nous imposent pour mieux s’enrichir.

    Nous refusons le tri abject entre réfugié-es de guerre « légitimes » et « migrant-es économiques » indésirables. Tou-te-s sont légitimes, tou-tes sont les victimes de la même logique, celle du profit de quelques-un-e-s au mépris de la vie de tou-tes. Parce qu’aucun être humain n’est illégal, parce que ce sont les mêmes intérêts qui nous oppriment ici, qui les tuent là-bas, nous affirmons notre solidarité internationale avec tout-es les exploité-es.

    Ouverture des frontières !
    Régularisation de tout-es les sans-papiers !
    Liberté de circulation et d’installation pour toutes et tous !
    Pas de distinction entre réfugié-es et migrant-es !
    Abolition des lois criminalisant les migrant-es !

    Signataires : Coordination des Groupes Anarchistes 34, Alternative Libertaire 34, CNT 34 Éducation Santé Social, Collectif anarchiste « Rêve Générale », Ensemble ! 34, Fédération Anarchiste 34, Ligue des Droits de l’Homme Mtp, Nouveau Parti Anticapitaliste 34, Parti de Gauche 34, Solidaires Étudiant-es Mtp, des individu-es

    Par Groupe Un Autre Futur Anti-racisme International Sans-papiers
  • Non à l’extrême droite, nationaliste ou religieuse !

    29 Jan 2015

    Nous condamnons les assassinats perpétrés le 7 janvier dans les locaux de Charlie Hebdo. Rien ne permet de justifier ce crime fasciste. Il en est de même pour la prise d’otage et les assassinats antisémites qui ont eu lieu dans une épicerie casher le vendredi 10 janvier. Nous condamnons les attaques fascistes ciblant des lieux de cultes musulmans ainsi que des personnes musulmanes ou désignées comme telles. Nous condamnons également les interprétations « complotistes » qui tendent à relativiser ce qui s’est passé.

    Ces attentats s’inscrivent dans un contexte de crise politique, économique, écologique et sociale avec une montée générale du fascisme. Que ce soit le fascisme religieux ou le fascisme nationaliste qui se pose en « protecteur de l’Occident chrétien », tous convergent vers un même soi-disant « choc des civilisations » qui entretient l’idée d’une guerre de « tou-te-s contre tou-te-s » et veulent nous pousser à choisir entre l’un ou l’autre. Cette montée du fascisme sous ses différentes formes est du pain béni pour la bourgeoisie, puisqu’elle remplace l’affrontement de classe, la remise en cause du système capitaliste, impérialiste, raciste et patriarcal.

    On ne peut pas nier que prendre pour cible un journal identifié comme « de gauche », c’est aussi développer l’islamophobie à gauche et détruire les dernières solidarités antiracistes qui existent avec la minorité nationale musulmane. Ces actes ouvrent la voie à une nouvelle déferlante raciste, dont les attentats islamophobes récents sont les premières étapes, et donnent une possibilité aux terroristes de se poser en défenseurs de la communauté musulmane.

    Le contexte d’ « union sacrée » où l’on voit s’unir l’ensemble des partis politiques bourgeois, du FN jusqu’au Front de Gauche, est extrêmement dangereux pour nos libertés. Ce contexte tend à diviser la population en deux : d’un côté « les barbares » et de l’autre les « Charlie ». Nous refusons cette vision simpliste. Elle participe au confusionnisme ambiant et à la banalisation de l’extrême-droite.

    Dans la grande parade républicaine du 11 janvier, on pouvait y trouver des représentants de l’ensemble des partis politiques français. On pouvait aussi trouver un panel important de représentant-e-s d’États impérialistes, comme Angela Merkel, David Cameron, des dictateurs et criminels de guerre comme Serguei Lavrov, Erdogan, Netanyahou ou encore Ali Bongo. « L’unité nationale », c’est donner encore plus d’armes à nos ennemis. C’est permettre au nationalisme et au fascisme de se propager et leur donner raison.

    Nous n’oublions pas que ce sont les États occidentaux qui ont financé et armé les extrémistes religieux quand cela les arrangeait, dans une perspective de déstabilisation politique des pays ayant des richesses afin de plus facilement les contrôler.

    Nous savons que l’État et la bourgeoisie vont profiter de ces attentats pour intensifier la guerre de classe : après avoir déjà voté des lois liberticides, dites antiterroristes, les politiciens s’apprêtent à renforcer l’appareil sécuritaire étatique et continuent de s’en prendre aux minorités nationales. La violence d’État va se renforcer et tout sera fait pour faire perdre du terrain au mouvement social et aux luttes des minorités opprimées.

    En tant qu’anarchistes, nous refusons cette logique mortifère et choisissons l’affrontement de classe, la lutte contre le système capitaliste, impérialiste, raciste et patriarcal. Par ailleurs, nous revendiquerons toujours la critique des religions en tant qu’institutions autoritaires et aliénantes voulant imposer ses idées.

    Le groupe Un Autre Futur – CGA 34

    Par Groupe Un Autre Futur Anti-racisme Antifascisme Sécuritaire
  • Combattons le racisme d’État !

    03 Sep 2010

    Les événements de Saint Aignan au mois de juillet, ont donné lieu à une nouvelle surenchère répressive de l’État, sur fond de discours racistes. Ainsi, selon la rhétorique étatique, les coupables de tous nos maux sont devenu-e-s les Roms et les gens du voyage. Alors que le mécontentement social s’amplifie suite au nombreuses réformes qui visent à la précarisation du plus grand nombre ( RSA, restructuration du pôle emploi, retraites etc.) le gouvernement ressort la figure de l’ennemi intérieur ; après les jeunes issus de l’immigration et les anarcho-autonomes, ce sont les Roms qui prennent la place du bouc-émissaire.

    Poussé-e-s à l’immigration pour des raisons socio-économiques, obligé-e-s de faire face au racisme dans leur pays d’origine (Hongrie, Roumanie, Bulgarie etc), les Roms atterrissent au pays des droits de l’homme. Maintenant que les expulsions de terrain et les enfermements dans les villages fliqués d’insertion ne suffisent plus, on les expulse du territoire français.

    Mais la tradition si particulière « d’accueil » que réserve la France aux Roms n’est pas récente. La République les a tour à tour fiché-e-s (dés 1912 en utilisant le fichage anthropométrique sur les populations nomades) enfermé-e-s (en avril 1940 les « gens du voyage » sont maintenu-es à résidence sous contrôle policier) préparant ainsi le terrain au régime vichyste qui participera à leur déportation.

    La surenchère législative pour justifier une politique autoritaire et raciste.

    La chasse organisée des populations Roms qui est aujourd’hui organisée en France est une nouvelle étape dans la politique xénophobe et raciste de l’État français. Alors que les expulsions des sans-papiers utilisent le prétexte de la nationalité ; la politique anti-Rom s’attaque à un groupe ethnique. La discrimination est ici à la fois raciste et de classe. Les Roms visé-e-s (c’est à dire les populations Roms issues des pays d’Europe de l’est) sont des ressortissant-e-s européen-ne-s, en cela ils/elles résident légalement en France. Cette chasse s’appuie sur une législation européenne qui limite à 3 mois la résidence d’une personne sans ressources dans un pays de l’UE. Preuve du caractère arbitraire de la politique du gouvernement, ce n’est que suite aux expulsions que Besson et Hortefeux annoncent de nouvelles lois et amendements pour renforcer l’appui légal de leur politique (annonce le 30 août d’un amendement pour créer le délit de mendicité agressive).

    La « dérive » républicaine et raciste qui lie criminalité, insécurité et groupe ethnique n’est pas une nouveauté. Le même gouvernement engage au nom de la sécurité une deuxième campagne raciste, annonçant la remise en cause de la nationalité française pour des personnes « naturalisées » ou pour des personnes nées en France de parents d’origine étrangère.

    Si nous descendons dans la rue, nous ne le faisons au nom d’aucune république (ni la 3ème, ni la 4ème, ni l’actuelle). Du massacre des communards (1871) au couvre-feu imposé aux algériens en France, en passant par la chasse aux sans-papiers depuis presque 40 ans, notre belle République a une continuité dans ses actes auxquels elle a donnée l’armement législatif pour « assurer les mêmes droits à tous les citoyens ».

    Nous ne pouvons pas nous aligner avec certain-e-s hypocrites à gauche qui critiquent le gouvernement mais qui ne se privent pas d’appliquer sa politique, en continuant à expulser -attention expulsion de terrain et non pas du pays : Lille (PS), Carrières-sous-Poissy aux Yvelines (PRG) – des Roms ou à participer à la chasse de sans-papiers dans nos villes (ex. Montpellier). Cet engagement soudainement humaniste pourrait-il avoir un rapport avec l’approche de la période électorale ? En tous cas, les propos du maire PS de Berre en 2004 dans les Bouches du Rhône suite à une expulsion d’un camp de Roms, résumaient bien la réalité des positions de la République et du parti socialiste sur la question «Le stationnement des gens du voyage : une honte et un scandale pour la République ! […]. Ce mardi 20 janvier, la gendarmerie, à ma grande satisfaction, a procédé aux expulsions. Je tiens à la remercier vivement […]. »

    Ne nous laissons pas avoir par la poussée xénophobe, la crise sociale n’est pas la faute des plus démunis (sans-papiers, roms, chômeurs, précaires …).

    Face à l’État et à la bourgeoisie, nous opposons la solidarité de classe, la lutte commune contre les politiques racistes et xénophobes.

    Pour la libre circulation de toutes et de tous,
    Pour qu’aucun être humain ne soit illégal – A bas toutes les frontières !

    Tract distribué pour la manifestation contre la xénophobie du 04/09/2010 à Montpellier

    Par Groupe Un Autre Futur Anti-racisme

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