Antifascisme

  • 03 Déc
    Midi Libre, caisse de résonance des groupuscules d’extrême droite ?

    Midi Libre, caisse de résonance des groupuscules d’extrême droite ?

    Alors que se tient ce mardi 5 décembre le procès de dirigeants du groupuscule d’extrême droite de la Ligue du Midi pour le saccage il y a quelques mois des locaux d’une association (RAIH) venant en aide aux mineurs étrangers, Midi Libre se plaît à relayer complaisamment sur son site internet l’action d’un autre groupuscule d’extrême droite, Génération Identitaire, s’attaquant à une mesure de justice sociale, l’attribution du tarif social de la TAM aux demandeurs d’asile. Un coup de projecteur sur une action qui, sans l’aide de Midi Libre, serait passée totalement inaperçue de la population de la ville.

    Le prix d’une lutte d’un an en faveur des demandeur·euse·s d’asile

    Si les demandeurs d’asile bénéficient depuis quelques mois de ce tarif social, attribué, sur conditions de ressources à de nombreuses catégories de personne parmi les plus précarisées (demandeurs d’emplois, allocataires du RSA, personnes en contrat d’insertion, etc.), ce fut au prix d’un an de lutte pour obtenir une mesure de simple justice sociale. N’ayant pas le droit de travailler, les « revenus » d’un demandeur d’asile se limitent exclusivement à l’Aide pour les Demandeurs d’Asile (ADA), à titre d’exemple 204 €/mois pour un célibataire, 408 €/mois pour une famille de 4 personnes !

    Si Midi Libre ne semble ou ne veut pas le voir, nous ne nous leurrons pas. L’action minable de Génération Identitaire s’inscrit dans un timing précis. Pour ce groupuscule, il s’agit, à la veille du procès de son organisation sœur, la Ligue du Midi, de remettre au centre des débats le sujet de l’« aide », pourtant bien faible, misérablement accordée aux personnes migrantes par les pouvoirs publics.

    Nous refusons cette logique de haine et de mensonge.

    Face à la bile que déverse l’extrême droite,

    Face à ses méthodes violentes d’intimidation,

    Soyons le plus nombreuses et nombreux possibles à affirmer, mardi matin à 8h devant le TGI de Montpellier, notre détermination à défendre et à faire vivre toutes les solidarités !

    Par Groupe Un Autre Futur Antifascisme Immigration
  • 01 Nov
    Attaque fasciste à Chambéry

    Attaque fasciste à Chambéry

    Le 20 octobre dernier, une quinzaine de militants d’extrême-droite ont attaqué une soirée militante à Chambéry organisée par le groupe local de la Fédération Anarchiste. Cette attaque s’inscrit dans un climat d’attaques antisociales (loi travail, attaque du système de solidarité), et de lois sécuritaires (état d’urgence dans le droit commun), où les actes et les paroles racistes et xénophobes se libèrent (chasse aux migrant-e-s et à leur soutiens).

    Pas de fascistes dans nos quartiers, pas de quartiers pour les fascistes !

    Le groupe de la Fédération Anarchiste de Chambéry organisait une manifestation le samedi 28 octobre et appelait à la riposte populaire face à ces attaques. La Coordination des Groupes Anarchistes soutenait cette initiative (lire le communiqué de la CGA) et était présente aux côté des camarades de Chambéry.

    Manifestation antifasciste du 28 octobre 2017 à Chambéry

    Près de 300 personnes s’étaient ainsi réunies au slogan « Pas de fascistes dans nos quartiers, pas de quartiers pour les fascistes ! », entourées d’un important déploiement policier, très inhabituelle à Chambéry.

    Organiser la solidarité et la riposte antifasciste

    Il est nécessaire d’organiser une riposte d’ampleur face à ces attaques. Il est également nécessaire de mettre en place un travail de fond sur la montée en puissance de ces groupuscules, liée aux attaques capitalistes que nous subissons de plein fouet.

     

    Pour en savoir plus :

    Par Groupe Un Autre Futur Antifascisme
  • 27 Oct
    Nouvelle attaque fasciste sur une soirée militante : solidarité !

    Nouvelle attaque fasciste sur une soirée militante : solidarité !

    Le vendredi 20 octobre à Chambéry, le groupe local de la Fédération Anarchiste organisait sa soirée de rentrée militante.
    Vers 21h15 un groupe de 10 à 15 militants d’extrême-droite ont attaqué le bar où se déroulait celle-ci. Grâce à une belle résistance collective, les fascistes sont vite repartis.
    Nous tenons à apporter toute notre solidarité envers les personnes visées et attaquées lors de cette soirée militante.
    Cette attaque s’inscrit dans une période délicate où les attaques antisociales (loi travail, attaque du système de solidarité), les lois sécuritaires (état d’urgence dans le droit commun), la chasse aux migrant-e-s et à leur soutien se multiplient et libèrent la parole et les actes racistes, xénophobes, violents sur tout le territoire.

    Et derrière les mots, il y a les actes !

    L’attaque de Chambéry en est la preuve et ce n’est pas la première fois que des militants d’extrême-droite s’en prennent physiquement à des militant-e-s, à des lieux associatifs ou à des personnes racisées :

    • L’année dernière, la librairie la Plume Noire autogérée par les militant-e-s de la Coordination de Groupes Anarchistes avait été attaquée par une vingtaine de fascistes armés de casques et de barres de fer. A Lyon, toujours, les groupuscules d’extrême-droite ouvrent en toute impunité des locaux, des commerces qui servent de lieu de diffusion de leur idéologie haineuse et de lieu d’entraînements pour de futures attaques (voir cartographie de l’extrême-droite à Lyon) ;
    • À Rennes, au mois de février dernier, rue Saint-Michel ce sont des clients de 2 bars qui se font chargés par des nationalistes nantais.
    • À Marseille, au mois de mars dernier, c’est un militant actif de la lutte antifasciste qui a été poignardé à son domicile ;
    • À Nantes, le 7 mai dernier, ce sont 2 militants s’opposant aux résultats des élections présidentielles, qui ont fait les frais de la violence d’extrême-droite ;
    • À Montpellier, c’est un local d’une association d’aide aux migrant-e-s qui a été saccagé en juillet dernier ;
    • La liste d’agressions et de coups de pression des militants fascistes pourrait s’étendre sur plusieurs pages.

    Des militants fascistes prêts à passer à l’acte

    Et derrière ces agressions de groupes, l’endoctrinement idéologique et les entraînements quasi-militaires, émergent des projets d’attaques d’une envergure plus grande.
    La preuve en est la mise en examen récemment de 8 militants fascistes qui prévoyaient des attaques ciblées contre des lieux ou des personnes. L’un d’entre eux, bien connu des militants antifascistes, était un fervent admirateur d’Anders Breivik qui avait tué 77 personnes en juillet 2011 en Norvège.

    Organiser la solidarité et la riposte antifasciste

    Le groupe de la Fédération Anarchiste de Chambéry organise une manifestation le samedi 28/10 à 14h (place de la mairie) et appelle à la riposte populaire face à ces attaques.

    La Coordination des Groupes Anarchistes soutient cette initiative et sera présente aux côté des camarades de Chambéry.

    Nous pointons la nécessité d’une riposte d’ampleur face à ces attaques et à la mise en place d’un travail de fond sur la montée en puissance de ces groupuscules à mettre en lien avec les attaques capitalistes que nous subissons de plein fouet.

    Relations extérieures de la CGA,
    le 27 octobre 2017

    Par Groupe Un Autre Futur Antifascisme Communiqués Vie de l'organisation
  • 28 Juil
    Bulletin n°2 du collectif des antifascistes des Hauts Cantons de l’Hérault

    Bulletin n°2 du collectif des antifascistes des Hauts Cantons de l’Hérault

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    Par Groupe Un Autre Futur Antifascisme
  • 16 Juin
    Accueil de tou-te-s les réfugié-e-s !

    Accueil de tou-te-s les réfugié-e-s !

    Depuis des années, des lois anti-immigration s’empilent, transformant la violence de l’exil en crime. Des milliers de personnes sont bloquées aux frontières de l’Europe et des milliers d’autres meurent en tentant d’y accéder. Les états européens fichent, refoulent, enferment, expulsent les personnes migrant-Es, tout en revendiquant, comme la France, des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.
    L’afflux de réfugiés n’est pas près de se tarir. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités et tout faire pour accueillir celles et ceux qui fuient la misère, la guerre et les dérèglements du climat. Les hommes, les femmes, les enfants qui risquent leur vie pour arriver en France n’ont pas quitté leur pays de gaité de coeur. Les raisons de leur exil sont multiples: guerres, misère, dérèglements climatiques… Les pays occidentaux portent leur part de responsabilités dans ces tragédies : pollutions, captation des richesses mondiales, poids du colonialisme, interventions militaires directes ou indirectes (vente d’armes, soutien financier et militaire à des régimes dictatoriaux).
    Le rapport de janvier 2017 d’Oxfam international affirme que “huit hommes détiennent seuls autant de richesses que les 3,6 milliards de personnes qui représentent la moitié la plus pauvre de l’humanité. Il illustre en détail comment les grandes entreprises et les plus fortunés font croître les inégalités […] ”. Ce ne sont pas les migrant-Es qui sont responsables des guerres, des inégalités et des injustices sociales. Ils en sont comme nous, et de façon amplifiée, les victimes désignées.
    Nous, collectifs, associations, organisations syndicales et politiques, signataires de cet appel, refusons d’opposer les misères entre elles, car à la division entre immigré-e-s et “nationaux” vient s’ajouter aujourd’hui une nouvelle catégorisation, celle entre les bon-ne-s réfugié-e-s, et les mauvais-e-s migrant-e-s difficilement “intégrables”, voleur-se-s de prestations sociales et terroristes en puissance.
    Nous réaffirmons qu’aucun être humain n’est illégal. Qu’ils/elles fuient la guerre ou la misère, nous voulons que tous et toutes puissent être accueillis dignement, et régularisé-e-s.

    Chacun a le droit de vivre et s’installer où il le souhaite !
    L’immigration n’est pas un poids mais une richesse !

     

    MANIFESTATION POUR L ‘ ACCUEIL DIGNE DE TOU – TE – S LES RÉFUGIÉ – E – S
    SAMEDI 24 JUIN 2017
    14 H 30 – PEYROU

    Premiers signataires : Accueillir à Valleraugue – AFEP Montpellier (Entraide protestante) – Bienvenue à Mandagout – CGA – Cimade – Collectif Le Vigan – Collectif Migrants Bienvenus 34 – Collectif Refugees Welcome Nîmes – Collectif St Hippolyte – C omité BDS 34 – CNT ESS 34 – Ensemble ! 34 – La Collective 34 – L’AMI des Hauts-Cantons – LDH 34 – NPA 34 – MRAP Montpellier – RESF 34 – Sud Éducation 34.

    L’affiche et le tract pour le 24 ci-dessous :

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    [gview file= »http://unautrefutur.org/wp-content/uploads/2017/06/tract-A5-24-juin.pdf »]

  • 06 Juin
    Face aux groupuscules et à l’idéologie fascistes : vigilance et résistance collectives !

    Face aux groupuscules et à l’idéologie fascistes : vigilance et résistance collectives !

    Un nouveau local fasciste à Lyon

    Samedi 27 mai 2017 , les militants du Groupe Union Défense, groupuscule nationaliste et fasciste, ont ouvert un nouveau local d’extrême droite à Lyon, le « Bastion Social ». Ce « squat » s’ajoute aux nombreux autres locaux de l’extrême droite lyonnaise, qui a fait de Lyon le centre des groupuscules fascistes et nationalistes en France.

    Le but affiché du Bastion Social serait de venir en aide uniquement aux Sans Domicile Fixe blancs et de nationalité française « abandonnés » par les pouvoirs publics. Selon le GUD, les migrant-e-s auraient droit à toutes formes de prestations et d’aides sociales, alors qu’en réalité ces dernier-ère-s sont exclu-e-s de la majorité de ces dispositifs, y compris pour le logement. Rien de nouveau ici, l’extrême droite monte les pauvres les un-e-s contre les autres, rendant les un-e-s responsables de la misère des autres.

    Ce genre de « réquisition » s’inspire directement des fascistes italiens de l’organisation CasaPound qui tente de lier une pratique nationale et sociale.

    Vers un nouveau laisser-faire des autorités publiques et des médias ?

    Un article du Progrès, le quotidien régional, daté du lundi 29 mai et repris par Lyon Mag, relate l’ouverture du squat, présentant les militants du GUD sous le meilleur jour, comme « des lycéens, des étudiants, des jeunes travailleurs, des quinquagénaires », bref, des associatifs. Pourtant, les militants du GUD sont coutumiers des faits de violence : nombre d’entre eux ont déjà été condamnés pour agressions racistes voire armées, et certains sont encore en prison.

    Samedi 27 mai, à l’ouverture publique du squat fasciste, la police est venue sur les lieux, sans procéder à l’expulsion.

    Pour souligner le laxisme sélectif des autorités publiques de Lyon, remarquons que les expulsions des squats et bidonvilles de migrant-e-s ou de militant-e-s progressistes sont systématiques et récurrentes, y compris pendant la période dite de trêve hivernale.

    Face au fascisme, riposte populaire !

    À Lyon comme ailleurs, le fascisme continue de se banaliser et de s’implanter dangereusement, surfant sur un fond pseudo-social mais s’attaquant systématiquement à toutes les bases de solidarité entre les exploité-e-s : organisations progressistes, syndicats, mouvements révolutionnaires…

    Face à l’impunité et au laisser-faire des autorités publiques, il est de la responsabilité de chaque organisation, groupe, personne et association de s’organiser pour barrer la route à l’extrême droite en faisant vivre les valeurs d’internationalisme, de solidarité et de progrès social, et en s’organisant ensemble. 
    Les luttes concernant les logements pour tou-te-s, l’accueil des migrant-e-s, les prestations sociales insuffisantes de l’État, doivent être menées par et pour les concerné-e-s. Nous nous devons donc tous et toutes de nous organiser ensemble face aux groupuscules et à l’idéologie fasciste.

    La Coordination des Groupes Anarchistes appelle chacun et chacune à la vigilance collective et à se tenir informé-e des différentes actions et mobilisations futures contre l’extrême droite.

    Face au fascisme, tenons le terrain au coude à coude !

    Le 5 juin 2017,

    les Relations Extérieures de la CGA

    Par Groupe Un Autre Futur Antifascisme
  • 16 Mai
    Dès maintenant, passons de la défiance à la résistance sociale !

    Dès maintenant, passons de la défiance à la résistance sociale !

    Emmanuel Macron vient d’être élu avec 66,1 % des suffrages exprimés. Mais ce chiffre qui peut paraître élevé masque une autre réalité. Plus de 16 millions d’inscrit-e-s ont refusé de donner leur légitimité aux deux candidats du deuxième tour par des votes blancs, nuls ou en s’abstenant. L’abstention a même atteint un niveau record depuis 1969 (25,38 %, soit 12,1 millions de personnes). Et ce alors que l’enjeu était de faire barrage au FN, que les médias de masse et une grosse partie de l’échiquier politique ont relayé les injonctions à voter contre Marine Le Pen.

    Si on ajoute à ces 16 millions les quelque 3 millions d’adultes qui ne sont pas inscrit-e-s sur les listes électorales, les 20,7 millions de voix réunies par Macron ne pèsent pas très lourd. D’autant qu’une part de son électorat, estimée à plus de 40 %, a voté sans adhérer à son projet mais bel et bien contre Marine Le Pen.

    En tant qu’anti-électoralistes, nous voyons d’un bon œil la défiance accrue envers un système qui ne nous représente pas ; le refus de beaucoup de donner de la légitimité au nouveau président affaiblit de fait son statut.

    Mais nous savons aussi que, si on les laisse faire, les gouvernants ne s’embarrassent pas de légitimité pour mener leurs projets de casse sociale. Notre position anti-électoraliste a pour corollaire la nécessité de s’investir sur le terrain social, de lutter ici et maintenant pour défendre et conquérir de nouveaux droits et d’œuvrer à un projet autogestionnaire et anticapitaliste. La défiance envers les capitalistes et les politiciens doit se concrétiser dans la pratique par des luttes sociales.

    Et il y a réellement urgence à le faire. Car l’arrivée de Macron à la présidence, c’est l’assurance de l’amplification des politiques d’austérité, avec notamment la casse définitive du code du travail, la mise à mal des services publics, l’ubérisation de la société, le mal-logement, l’aggravation des politiques sécuritaires, la poursuite des politiques anti-immigré-e-s, la non prise en compte des questions environnementales, le renforcement du patriarcat, etc. C’est aussi, à coup sûr, continuer à fournir le terreau sur lequel prospère le Front National et plus généralement le poison raciste et xénophobe qui gagne toujours plus de têtes.

    Aux valeurs de concurrence entre tous et toutes, de compétitivité, de patriotisme et d’union sacrée, opposons une culture et des valeurs de classe. De Mélenchon à Le Pen, on nous bassine avec la nation, la patrie, l’intérêt général, le bien commun. Or les capitalistes et les États qui les soutiennent n’ont pas les mêmes intérêts que nous ! C’est eux contre nous, nous contre eux, quand ils gagnent, nous perdons et inversement.

    Les élections maintiennent justement cette fable de l’égalité des citoyen-ne-s dans l’isoloir, gomment et annihilent les résistances de classe. Le réel enjeu, même à court terme, ne se situe donc pas dans le soutien à tel ou tel politicien lors des prochaines législatives. Il est au contraire à la préparation d’une riposte sociale de grande envergure. Pour cela, nous devons, il nous semble, renforcer les organisations de résistance de notre classe, au premier rang desquelles les organisations syndicales et les collectifs de lutte. Nous savons que cela exige des efforts et qu’il est plus facile d’attendre des promesses politiciennes de victoires faciles, mais elles ne nous conduisent qu’à l’impuissance et aux reculs sociaux. Nous sommes de plus en plus nombreuses et nombreux à ne plus en être dupes, alors organisons-nous pour mener la contre-offensive !

    Le 15 mai 2017,

    les Relations Extérieures de la CGA

  • 19 Avr
    Face à la mascarade électorale, seule la lutte paie !

    Face à la mascarade électorale, seule la lutte paie !

    Voici un article repris de la Tribune Syndicaliste Libertaire

    Prolétaires, sauvons-nous nous-mêmes !

    Tous les progrès sociaux n’ont été le fruit que de la lutte et du rapport de force construits par les travailleuses et travailleurs, en activité ou au chômage, lorsqu’ils et elles se sont organisé·e·s et sont entré·e·s en action directement et collectivement. Dans cette lutte opposant les travailleuses et les travailleurs à la bourgeoisie, celle-ci n’a toujours cédé que par la contrainte ; la seule chose qui l’ait jamais faite reculer, c’est le rapport de force que nous, les travailleurs et travailleuses, avons pu construire grâce à notre organisation et notre action collective. Ce sont les luttes que notre classe a menées depuis plus de 150 ans, en s’unissant autour d’objectifs concrets (du plus modeste au plus ambitieux) ; pas les promesses de « lendemains qui chantent » portées par des politiciens qui y voient là un moyen d’accéder au pouvoir.

    Il n’est pas de sauveur suprême…

    Ni Dieu, ni César, ni Mélenchon, ni Hamon, ni Macron, ni aucun « tribun » n’amèneront le progrès social aux travailleuses et aux travailleurs. Quel que soit le résultat des élections, les mauvais coups pleuvront sur les prolétaires. En effet, l’État, même dirigé par le gouvernement au programme le plus « progressiste » qui soit, reste le défenseur de la légalité bourgeoise, c’est-à-dire de l’exploitation organisée du travail collectif, et l’appropriation par les classes dominantes d’une part importante des richesses créées. Tant que la bourgeoisie (patronat et actionnaires) aura le contrôle des moyens de production et de distribution, tant qu’elle aura le pouvoir économique, elle cherchera à augmenter son profit, extorqué de notre travail, au détriment de nos salaires, nos conditions de travail, de notre santé et de notre vie.

    Pourtant, chaque fois que des luttes d’ampleur ont eu lieu, des politiciens se sont présentés comme les « représentants » des aspirations populaires, Mélenchon étant le dernier exemple en date de ce phénomène. Comme si les échecs du mouvement syndical, du mouvement social, allaient être résolus par la confiance dans les promesses d’un politicien et non par une réflexion stratégique permettant d’identifier les faiblesses qu’il nous faut surmonter, et par un renforcement des organisations syndicales, des organisations populaires, pour substituer à l’isolement individuel la force collective.

    Face à la menace fasciste, l’urgence du combat social

    Le rapport de force avec la bourgeoisie se construit au quotidien sur le lieu de travail et dans les localités, par une pratique de solidarité interprofessionnelle en continu. Aucune baguette magique, aucune promesse politicienne ne remplacera cette nécessaire construction de solidarité dans la durée. Cette solidarité ne peut, pour être efficace, être envisagée dans le seul cadre national, par le repli chauvin même estampillé « de gauche ». Bien au contraire, ce repli ne peut qu’accentuer la mise en concurrence des travailleuses et travailleurs, leur division face à la bourgeoisie, à l’heure où il nous faut au contraire présenter un front uni de résistance populaire.

    Ce repli ouvre également la voie au racisme et au fascisme, là où les 4 mois de lutte contre la loi travail ont démontré que lorsque le mouvement ouvrier relève la tête, les fascistes se taisent et n’ont plus rien à dire. Le meilleur moyen de les combattre est donc de les démasquer comme alliés et serviteurs de la bourgeoisie par les luttes : à cette occasion, soient ils se taisent, soient ils soutiennent la bourgeoisie en lui servant de bras armés, avec la complaisance de l’État. Il nous faudra organiser notre autodéfense contre leurs mauvais coups.

    Renforcer le mouvement syndical, renforcer les organisations populaires

    Plutôt que de gaspiller notre énergie à soutenir tel ou tel politicien, nous pensons qu’il est urgent que nous la consacrions à renforcer les organisations de résistance de notre classe, au premier rang desquelles les organisations syndicales, mais également toutes les organisations de résistance populaires. Nous savons que cela exige des efforts et qu’il est plus facile pour les politiciens de promettre des victoires faciles là où ils ne créeront que les conditions de nos défaites.

    Pour renforcer le mouvement syndical, il nous faut renouer avec la solidarité interprofessionnelle, en la construisant et en la renforçant dans les unions locales. Il nous faut aussi combattre la division du syndicalisme de classe, en rejetant toutes les logiques de fraction visant à confisquer les structures syndicales au profit des intérêts d’un parti. Quant à nous, nous ne voulons pas idéologiser le syndicalisme et n’avons que faire d’un syndicalisme « anarchiste » : pour nous, le syndicalisme doit être un outil d’unification de notre classe dans la solidarité et la lutte, pour développer son autonomie et ses capacités à contester le pouvoir du patronat et de l’État, et non un outil de division sectaire.

    Nous défendons la perspective de la réunification du syndicalisme de classe, mais nous savons que cela ne passera pas par des formules et accords d’appareil, mais par un travail de solidarité commune à la base.

  • 12 Avr
    Appel à la création d’un Pink Bloc féministe, anti-patriarcal, anti-capitaliste et anti-fasciste

    Appel à la création d’un Pink Bloc féministe, anti-patriarcal, anti-capitaliste et anti-fasciste

    Nous relayons ici un appel lancé pour la création d’un Pink Bloc – féministe, antipatriarcal, anticapitaliste et antifasciste – pour la Marche des Fiertés de Montpellier 2017 !

    Une assemblée générale regroupant des gouines, des pédés, des biEs et des hétéras, qu’iels soient trans’, cis-genre, intersexuéEs, raciséEs, blancHEs, « handiEs », valides, séropo, séroneg…, quelle que soit la manière dont chacunE se nomme et se vit dans son genre et sa sexualité, aura lieu :

    le 20 avril à 20h à La Mauvaise Réputation (20 rue Terral) pour organiser ce Pink Bloc, revendicatif et festif

    Parce que ce sont les personnes qui subissent les oppressions qui sont les mieux placées pour en parler et élaborer des stratégies de luttes, cette non-mixité choisie au sein de l’espace décisionnel est nécessaire. Le Pink Bloc accueillera volontiers les hommes hétéros et cis-genres solidaires de nos luttes lors de la marche.

    Pourquoi créer un Pink Bloc revendicatif et festif à Montpellier ?

    Parce que nous n’oublions pas les émeutes de Stonewall, en 1969, quand les dragqueens, les pédés, les gouines descendent dans la rue pour s’opposer au système américain qui exerce sur eulles sa violence, et marquent ainsi le premier mouvement de révolte d’ampleur dont les gay prides à travers le monde sont les héritières !

    Parce que revendiquer l’égalité des droits est certes nécessaire mais n’est pas suffisant !

    Parce nos luttes ne se réduisent pas à l’intégration des « minorités ». L’intégration dans un système capitaliste, patriarcal, raciste, sexiste et hétéro-normé n’est pas une forme d’émancipation !

    Parce que ce système capitaliste, patriarcal, raciste, sexiste et hétéro-normé, enferme les individus en créant des hiérarchies, basées sur des critères pour le moins discutables tels que l’esthétique, l’origine ethnique, l’état de santé, le genre, la sexualité, et se nourrie de la domination des unEs sur les autres !

    Parce que le système capitaliste et le patriarcat s’imbriquent et se renforcent mutuellement : le durcissement du système capitaliste creuse davantage les inégalités sociales et s’accompagne d’un durcissement des relais de l’oppression patriarcale réduisant toujours un peu plus notre autonomie ! C’est ce qui se profile avec la « loi travail » !

    Parce que la précarisation généralisée est un terreau fertile pour la montée du racisme, du fascisme et de l’homonationalisme, et que « La Manif Pour Tous », les « Veilleurs », tous les réacs et fachos sont toujours là avec leurs discours qui tentent de monter les minorités les unes contre les autres !

    Parce qu’aujourd’hui encore, l’état conduit des politiques racistes et renvoie des personnes étrangères dans leur pays d’origine malgré les menaces de mort qui pèsent sur eulles !

    Parce que, malgré l’ouverture du mariage aux couples français de personnes de même sexe, les hiérarchies de genre et de sexualité perdurent et s’accentuent, comme les violences qui y sont associées : lesbophobie, transphobie, homophobie, violences conjugales… SOS Homophobie a enregistré, pour 2016, une augmentation de 50% d’agressions LGBTphobes déclarées en Languedoc Roussillon. Aujourd’hui encore, des lesbiennes sont violentées, violées, des gays agressés, des trans’ assassinéEs !

    Parce que la libre disposition de nos corps n’est pas acquise : psychiatrisation des trans’, non droit au changement d’état civil sur simple demande et sans obligation de stérilisation pour les trans’, inexistence des parcours de transition libres et gratuits, enfants intersexuéEs toujours mutiléEs par la médecine, recul sur l’accès à la PMA, interdiction de faire un don de sang pour les pédés et les bis sans « abstinence » de 12 mois…!

    Parce que nous refusons la récupération mercantile et capitaliste de la marche des fiertés, comme de toutes les luttes d’émancipation !

    Parce que nous luttons pour une société égalitaire débarrassée des systèmes d’exploitations et d’oppressions !

    Et parce que seule la lutte paie !

    Par Groupe Un Autre Futur Anti-patriarcat Anticapitalisme Antifascisme
  • 22 Mar
    Le bulletin du collectif anti-fasciste des hauts cantons de l’Hérault

    Le bulletin du collectif anti-fasciste des hauts cantons de l’Hérault

    Nous faisons suivre cette annonce et le bulletin du collectif anti-fasciste des hauts cantons de l’Hérault :

    « Inquiets de voir progresser l’extrême droite, nous avons à quelques uns initié localement un collectif des anti-fascistes. Nous vous envoyons en pièce jointe un bulletin qui existe aussi sur papier. Si vous vous sentez concernés, inquiet comme nous, ou avec envie de discuter, ou de répondre à un des textes, ou d’en écrire un, ou des choses à raconter à ce sujet, contactez-nous par mail,  collectifdesantifascistesdeshautscantons@orange.fr. Et vous pouvez aussi, c’est recommandé, communiquer le bulletin à des qui seraient intéressés.

    Amicalement,

    Le collectif « .

    [gview file= »http://unautrefutur.org/wp-content/uploads/2017/03/bulletin-collectifAF-mars-2017.pdf »]

    Par Groupe Un Autre Futur Antifascisme
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