Antifascisme

  • Attaque fasciste contre le local de la CNT UD 69 de Lyon

    Attaque fasciste contre le local de la CNT UD 69 de Lyon

    05 Avr 2018

    Le groupe « Un autre futur » de la Coordination des Groupes Anarchistes apporte un soutien total à l’Union Départementale des syndicats CNT 69, face à l’agression fasciste dont ielles ont été victimes dans la nuit du vendredi 30 au samedi 31 mars.

    Nous apportons notre soutien total aux camarades lyonnais·es, qui ont à subir les diverses attaques fascistes contre leurs locaux, ou les militant·e·s eux·elles-mêmes, à l’exemple du concert de soutien que nous avons organisé au bénéfice de la « Plume noire ».

    Nous condamnons fermement cette énième agression fasciste, et restons vigilants par rapport à ce qui se passe à Lyon.

    Nous relayons ici le communiqué de l’Union Départementale des syndicats CNT.

     

    Attaque fasciste contre le local de la CNT

    Rassemblement mercredi 4 avril à 18h

    2010-2018 : développement des groupuscules fascistes en toute impunité

    « L’Union Départementale des syndicats CNT (Confédération Nationale du Travail) appelle à un rassemblement mercredi 4 avril à 18h devant son local situé au 44 rue Burdeau dans le 1er arrondissement de Lyon. Celui-ci a en effet été attaqué dans la nuit du vendredi 30 au samedi 31 mars. Un groupe de fascistes a arraché la grille et brisé la vitre, tenté de casser le rideau de fer et dérobé du matériel militant.

    En mars 2010, trois camarades de la CNT étaient violemment agressés par des fascistes dans le Vieux Lyon. Mars 2018, le local de la CNT a été pris pour cible par des fascistes. En 2010 les identitaires avaient un local dans le Vieux Lyon, depuis de nouveaux locaux ont été ouverts (Pavillon Noir du GUD, local du PNF, local de l’Actione Française, et des locaux commerciaux proches de ses idées). Ces implantations et ces lieux d’émulation pour des groupes de jeunes fascistes ont engendré des agressions, provocations lors de manifestations des soutiens aux réfugiés, et attaques de locaux. En particulier sur le 1er arrondissement de Lyon où depuis 18 mois pas moins de 4 lieux militants ont été la cible d’attaque : la Plume Noire (local de la CGA, coordination des groupes anarchistes) en novembre 2016, Radio Canut en décembre 2016 et mars 2017 puis le local du PCF en février 2018, et enfin le local de la CNT.

    Cette nouvelle attaque sur Lyon s’inscrit dans un cadre national tout aussi préoccupant où les différentes mouvances de l’extrême droite font le choix de s’en prendre aux luttes sociales et à ses acteurs. Entre autres, cela a été le cas à Paris avec des agressions dans le jardin du lycée autogéré de Paris par une dizaine de membres du GUD le 16 mars, l’attaque par des nervis cagoulés à la fac de Montpellier dans la nuit du 22 au 23 mars, l’agression de 2 personnes à la sortie d’une assemblée générale à la fac de Lille le 26 mars.

    L’attaque du local se veut une intimidation de la part de ces groupuscules, elle ne freinera pourtant pas l’action de la CNT qui lutte aux côtés d’autres organisations afin d’obtenir la fermeture du local quai pierre Scize (Pavillon Noir, Bastion Social, émanation du GUD). Nous ne sommes pas dupes : si ces groupuscules se développent, c’est que les gouvernements successifs, en banalisant des discours voire des pratiques racistes et en détruisant les droits sociaux font le lit de leurs idées. Que ce développement se fait grâce au silence (voire à la complicité) de l’état, à la passivité de la police. En effet depuis plusieurs années, les groupuscules fascistes ont pignon sur rue, ils ne cessent de mener des actions violentes et la seule réponse de la préfecture (représentant direct de l’état) a toujours été de minimiser cela et de faire croire à une guéguerre entre des groupuscules d’extrême-droite et d’extrême gauche.

    Face à cela l’union départementale des syndicats CNT réaffirme sa volonté de continuer à lutter contre le fascisme et les idées haineuses qu’il transmet, sa volonté de lutter au sein des luttes sociales pour une société plus juste, émancipatrice, anticapitaliste et anti-fasciste. »

    Face au fascisme et à ses idées, ¡No pasarán !

    Union Départementale 69 des syndicats CNT

     

    Par Groupe Un Autre Futur Antifascisme Syndicalisme
  • Plus de 1 000 personnes contre les agressions fascistes et la répression

    Plus de 1 000 personnes contre les agressions fascistes et la répression

    28 Mar 2018

    Ce mercredi 28 mars, plus de 1 000 personnes se sont rassemblées devant la préfecture de Montpellier pour protester contre les agressions fascistes et la répression. L’AG qui s’est tenue hier à l’université Paul Valéry, appelait à ce rassemblement.
    Lors de la prise de parole, nous avons appris que l’ex-doyen de la fac de droit et un des professeurs mis en cause sont en garde à vue : http://www.lemonde.fr/campus/article/2018/03/28/evacuation-violente-a-la-fac-de-montpellier-des-enseignants-mis-en-cause_5277624_4401467.html
    Sans préjuger des suites, ces gardes à vue sont le résultat du rapport de force entamé dès vendredi dernier par les étudiant-e-s et leurs soutiens ; la tenue de l’AG hier après-midi et la manifestation qui l’a suivie ont forcé la main à un pouvoir qui semblait vouloir étouffer l’affaire en n’auditionnant pas les témoins …

    Au-delà de « l’affaire de la fac de droit», toujours lors de la prise de parole, les étudiant-e-s ont réaffirmé leur opposition à la loi Vidal et son monde de compétition, et ainsi que la volonté de converger avec les autres secteurs en lutte dès le 3 avril.
    Lors de la manifestation sauvage on a pu entendre dans le cortège dynamique de plus de 1 000 personnes des « partage des richesses, partage des savoirs ou alors ça va péter ! » ou des « nous sommes tou-te-s antifascistes ».
    Ça fait du bien ! C’est dans la lignée de l’AG de mardi, ressentie comme exceptionnelle par sa forme, son fond et les perspectives qu’elle ouvre par beaucoup de celles et ceux qui y ont assisté.

    À tout le monde de suivre la voie !

    Le Groupe Un Autre Futur de la CGA, le 28 mars 2018

    Par Groupe Un Autre Futur Antifascisme Éducation Luttes Sociales
  • Midi Libre, caisse de résonance des groupuscules d’extrême droite ?

    Midi Libre, caisse de résonance des groupuscules d’extrême droite ?

    03 Déc 2017

    Alors que se tient ce mardi 5 décembre le procès de dirigeants du groupuscule d’extrême droite de la Ligue du Midi pour le saccage il y a quelques mois des locaux d’une association (RAIH) venant en aide aux mineurs étrangers, Midi Libre se plaît à relayer complaisamment sur son site internet l’action d’un autre groupuscule d’extrême droite, Génération Identitaire, s’attaquant à une mesure de justice sociale, l’attribution du tarif social de la TAM aux demandeurs d’asile. Un coup de projecteur sur une action qui, sans l’aide de Midi Libre, serait passée totalement inaperçue de la population de la ville.

    Le prix d’une lutte d’un an en faveur des demandeur·euse·s d’asile

    Si les demandeurs d’asile bénéficient depuis quelques mois de ce tarif social, attribué, sur conditions de ressources à de nombreuses catégories de personne parmi les plus précarisées (demandeurs d’emplois, allocataires du RSA, personnes en contrat d’insertion, etc.), ce fut au prix d’un an de lutte pour obtenir une mesure de simple justice sociale. N’ayant pas le droit de travailler, les « revenus » d’un demandeur d’asile se limitent exclusivement à l’Aide pour les Demandeurs d’Asile (ADA), à titre d’exemple 204 €/mois pour un célibataire, 408 €/mois pour une famille de 4 personnes !

    Si Midi Libre ne semble ou ne veut pas le voir, nous ne nous leurrons pas. L’action minable de Génération Identitaire s’inscrit dans un timing précis. Pour ce groupuscule, il s’agit, à la veille du procès de son organisation sœur, la Ligue du Midi, de remettre au centre des débats le sujet de l’« aide », pourtant bien faible, misérablement accordée aux personnes migrantes par les pouvoirs publics.

    Nous refusons cette logique de haine et de mensonge.

    Face à la bile que déverse l’extrême droite,

    Face à ses méthodes violentes d’intimidation,

    Soyons le plus nombreuses et nombreux possibles à affirmer, mardi matin à 8h devant le TGI de Montpellier, notre détermination à défendre et à faire vivre toutes les solidarités !

    Par Groupe Un Autre Futur Antifascisme Immigration
  • Attaque fasciste à Chambéry

    Attaque fasciste à Chambéry

    01 Nov 2017

    Le 20 octobre dernier, une quinzaine de militants d’extrême-droite ont attaqué une soirée militante à Chambéry organisée par le groupe local de la Fédération Anarchiste. Cette attaque s’inscrit dans un climat d’attaques antisociales (loi travail, attaque du système de solidarité), et de lois sécuritaires (état d’urgence dans le droit commun), où les actes et les paroles racistes et xénophobes se libèrent (chasse aux migrant-e-s et à leur soutiens).

    Pas de fascistes dans nos quartiers, pas de quartiers pour les fascistes !

    Le groupe de la Fédération Anarchiste de Chambéry organisait une manifestation le samedi 28 octobre et appelait à la riposte populaire face à ces attaques. La Coordination des Groupes Anarchistes soutenait cette initiative (lire le communiqué de la CGA) et était présente aux côté des camarades de Chambéry.

    Manifestation antifasciste du 28 octobre 2017 à Chambéry

    Près de 300 personnes s’étaient ainsi réunies au slogan « Pas de fascistes dans nos quartiers, pas de quartiers pour les fascistes ! », entourées d’un important déploiement policier, très inhabituelle à Chambéry.

    Organiser la solidarité et la riposte antifasciste

    Il est nécessaire d’organiser une riposte d’ampleur face à ces attaques. Il est également nécessaire de mettre en place un travail de fond sur la montée en puissance de ces groupuscules, liée aux attaques capitalistes que nous subissons de plein fouet.

     

    Pour en savoir plus :

    Par Groupe Un Autre Futur Antifascisme
  • Nouvelle attaque fasciste sur une soirée militante : solidarité !

    Nouvelle attaque fasciste sur une soirée militante : solidarité !

    27 Oct 2017

    Le vendredi 20 octobre à Chambéry, le groupe local de la Fédération Anarchiste organisait sa soirée de rentrée militante.
    Vers 21h15 un groupe de 10 à 15 militants d’extrême-droite ont attaqué le bar où se déroulait celle-ci. Grâce à une belle résistance collective, les fascistes sont vite repartis.
    Nous tenons à apporter toute notre solidarité envers les personnes visées et attaquées lors de cette soirée militante.
    Cette attaque s’inscrit dans une période délicate où les attaques antisociales (loi travail, attaque du système de solidarité), les lois sécuritaires (état d’urgence dans le droit commun), la chasse aux migrant-e-s et à leur soutien se multiplient et libèrent la parole et les actes racistes, xénophobes, violents sur tout le territoire.

    Et derrière les mots, il y a les actes !

    L’attaque de Chambéry en est la preuve et ce n’est pas la première fois que des militants d’extrême-droite s’en prennent physiquement à des militant-e-s, à des lieux associatifs ou à des personnes racisées :

    • L’année dernière, la librairie la Plume Noire autogérée par les militant-e-s de la Coordination de Groupes Anarchistes avait été attaquée par une vingtaine de fascistes armés de casques et de barres de fer. A Lyon, toujours, les groupuscules d’extrême-droite ouvrent en toute impunité des locaux, des commerces qui servent de lieu de diffusion de leur idéologie haineuse et de lieu d’entraînements pour de futures attaques (voir cartographie de l’extrême-droite à Lyon) ;
    • À Rennes, au mois de février dernier, rue Saint-Michel ce sont des clients de 2 bars qui se font chargés par des nationalistes nantais.
    • À Marseille, au mois de mars dernier, c’est un militant actif de la lutte antifasciste qui a été poignardé à son domicile ;
    • À Nantes, le 7 mai dernier, ce sont 2 militants s’opposant aux résultats des élections présidentielles, qui ont fait les frais de la violence d’extrême-droite ;
    • À Montpellier, c’est un local d’une association d’aide aux migrant-e-s qui a été saccagé en juillet dernier ;
    • La liste d’agressions et de coups de pression des militants fascistes pourrait s’étendre sur plusieurs pages.

    Des militants fascistes prêts à passer à l’acte

    Et derrière ces agressions de groupes, l’endoctrinement idéologique et les entraînements quasi-militaires, émergent des projets d’attaques d’une envergure plus grande.
    La preuve en est la mise en examen récemment de 8 militants fascistes qui prévoyaient des attaques ciblées contre des lieux ou des personnes. L’un d’entre eux, bien connu des militants antifascistes, était un fervent admirateur d’Anders Breivik qui avait tué 77 personnes en juillet 2011 en Norvège.

    Organiser la solidarité et la riposte antifasciste

    Le groupe de la Fédération Anarchiste de Chambéry organise une manifestation le samedi 28/10 à 14h (place de la mairie) et appelle à la riposte populaire face à ces attaques.

    La Coordination des Groupes Anarchistes soutient cette initiative et sera présente aux côté des camarades de Chambéry.

    Nous pointons la nécessité d’une riposte d’ampleur face à ces attaques et à la mise en place d’un travail de fond sur la montée en puissance de ces groupuscules à mettre en lien avec les attaques capitalistes que nous subissons de plein fouet.

    Relations extérieures de la CGA,
    le 27 octobre 2017

  • Bulletin n°2 du collectif des antifascistes des Hauts Cantons de l’Hérault

    Bulletin n°2 du collectif des antifascistes des Hauts Cantons de l’Hérault

    28 Juil 2017

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    Par Groupe Un Autre Futur Antifascisme
  • Accueil de tou-te-s les réfugié-e-s !

    Accueil de tou-te-s les réfugié-e-s !

    16 Juin 2017

    Depuis des années, des lois anti-immigration s’empilent, transformant la violence de l’exil en crime. Des milliers de personnes sont bloquées aux frontières de l’Europe et des milliers d’autres meurent en tentant d’y accéder. Les états européens fichent, refoulent, enferment, expulsent les personnes migrant-Es, tout en revendiquant, comme la France, des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.
    L’afflux de réfugiés n’est pas près de se tarir. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités et tout faire pour accueillir celles et ceux qui fuient la misère, la guerre et les dérèglements du climat. Les hommes, les femmes, les enfants qui risquent leur vie pour arriver en France n’ont pas quitté leur pays de gaité de coeur. Les raisons de leur exil sont multiples: guerres, misère, dérèglements climatiques… Les pays occidentaux portent leur part de responsabilités dans ces tragédies : pollutions, captation des richesses mondiales, poids du colonialisme, interventions militaires directes ou indirectes (vente d’armes, soutien financier et militaire à des régimes dictatoriaux).
    Le rapport de janvier 2017 d’Oxfam international affirme que “huit hommes détiennent seuls autant de richesses que les 3,6 milliards de personnes qui représentent la moitié la plus pauvre de l’humanité. Il illustre en détail comment les grandes entreprises et les plus fortunés font croître les inégalités […] ”. Ce ne sont pas les migrant-Es qui sont responsables des guerres, des inégalités et des injustices sociales. Ils en sont comme nous, et de façon amplifiée, les victimes désignées.
    Nous, collectifs, associations, organisations syndicales et politiques, signataires de cet appel, refusons d’opposer les misères entre elles, car à la division entre immigré-e-s et “nationaux” vient s’ajouter aujourd’hui une nouvelle catégorisation, celle entre les bon-ne-s réfugié-e-s, et les mauvais-e-s migrant-e-s difficilement “intégrables”, voleur-se-s de prestations sociales et terroristes en puissance.
    Nous réaffirmons qu’aucun être humain n’est illégal. Qu’ils/elles fuient la guerre ou la misère, nous voulons que tous et toutes puissent être accueillis dignement, et régularisé-e-s.

    Chacun a le droit de vivre et s’installer où il le souhaite !
    L’immigration n’est pas un poids mais une richesse !

     

    MANIFESTATION POUR L ‘ ACCUEIL DIGNE DE TOU – TE – S LES RÉFUGIÉ – E – S
    SAMEDI 24 JUIN 2017
    14 H 30 – PEYROU

    Premiers signataires : Accueillir à Valleraugue – AFEP Montpellier (Entraide protestante) – Bienvenue à Mandagout – CGA – Cimade – Collectif Le Vigan – Collectif Migrants Bienvenus 34 – Collectif Refugees Welcome Nîmes – Collectif St Hippolyte – C omité BDS 34 – CNT ESS 34 – Ensemble ! 34 – La Collective 34 – L’AMI des Hauts-Cantons – LDH 34 – NPA 34 – MRAP Montpellier – RESF 34 – Sud Éducation 34.

    L’affiche et le tract pour le 24 ci-dessous :

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  • Face aux groupuscules et à l’idéologie fascistes : vigilance et résistance collectives !

    Face aux groupuscules et à l’idéologie fascistes : vigilance et résistance collectives !

    06 Juin 2017

    Un nouveau local fasciste à Lyon

    Samedi 27 mai 2017 , les militants du Groupe Union Défense, groupuscule nationaliste et fasciste, ont ouvert un nouveau local d’extrême droite à Lyon, le « Bastion Social ». Ce « squat » s’ajoute aux nombreux autres locaux de l’extrême droite lyonnaise, qui a fait de Lyon le centre des groupuscules fascistes et nationalistes en France.

    Le but affiché du Bastion Social serait de venir en aide uniquement aux Sans Domicile Fixe blancs et de nationalité française « abandonnés » par les pouvoirs publics. Selon le GUD, les migrant-e-s auraient droit à toutes formes de prestations et d’aides sociales, alors qu’en réalité ces dernier-ère-s sont exclu-e-s de la majorité de ces dispositifs, y compris pour le logement. Rien de nouveau ici, l’extrême droite monte les pauvres les un-e-s contre les autres, rendant les un-e-s responsables de la misère des autres.

    Ce genre de « réquisition » s’inspire directement des fascistes italiens de l’organisation CasaPound qui tente de lier une pratique nationale et sociale.

    Vers un nouveau laisser-faire des autorités publiques et des médias ?

    Un article du Progrès, le quotidien régional, daté du lundi 29 mai et repris par Lyon Mag, relate l’ouverture du squat, présentant les militants du GUD sous le meilleur jour, comme « des lycéens, des étudiants, des jeunes travailleurs, des quinquagénaires », bref, des associatifs. Pourtant, les militants du GUD sont coutumiers des faits de violence : nombre d’entre eux ont déjà été condamnés pour agressions racistes voire armées, et certains sont encore en prison.

    Samedi 27 mai, à l’ouverture publique du squat fasciste, la police est venue sur les lieux, sans procéder à l’expulsion.

    Pour souligner le laxisme sélectif des autorités publiques de Lyon, remarquons que les expulsions des squats et bidonvilles de migrant-e-s ou de militant-e-s progressistes sont systématiques et récurrentes, y compris pendant la période dite de trêve hivernale.

    Face au fascisme, riposte populaire !

    À Lyon comme ailleurs, le fascisme continue de se banaliser et de s’implanter dangereusement, surfant sur un fond pseudo-social mais s’attaquant systématiquement à toutes les bases de solidarité entre les exploité-e-s : organisations progressistes, syndicats, mouvements révolutionnaires…

    Face à l’impunité et au laisser-faire des autorités publiques, il est de la responsabilité de chaque organisation, groupe, personne et association de s’organiser pour barrer la route à l’extrême droite en faisant vivre les valeurs d’internationalisme, de solidarité et de progrès social, et en s’organisant ensemble. 
    Les luttes concernant les logements pour tou-te-s, l’accueil des migrant-e-s, les prestations sociales insuffisantes de l’État, doivent être menées par et pour les concerné-e-s. Nous nous devons donc tous et toutes de nous organiser ensemble face aux groupuscules et à l’idéologie fasciste.

    La Coordination des Groupes Anarchistes appelle chacun et chacune à la vigilance collective et à se tenir informé-e des différentes actions et mobilisations futures contre l’extrême droite.

    Face au fascisme, tenons le terrain au coude à coude !

    Le 5 juin 2017,

    les Relations Extérieures de la CGA

    Par Groupe Un Autre Futur Antifascisme
  • Dès maintenant, passons de la défiance à la résistance sociale !

    Dès maintenant, passons de la défiance à la résistance sociale !

    16 Mai 2017

    Emmanuel Macron vient d’être élu avec 66,1 % des suffrages exprimés. Mais ce chiffre qui peut paraître élevé masque une autre réalité. Plus de 16 millions d’inscrit-e-s ont refusé de donner leur légitimité aux deux candidats du deuxième tour par des votes blancs, nuls ou en s’abstenant. L’abstention a même atteint un niveau record depuis 1969 (25,38 %, soit 12,1 millions de personnes). Et ce alors que l’enjeu était de faire barrage au FN, que les médias de masse et une grosse partie de l’échiquier politique ont relayé les injonctions à voter contre Marine Le Pen.

    Si on ajoute à ces 16 millions les quelque 3 millions d’adultes qui ne sont pas inscrit-e-s sur les listes électorales, les 20,7 millions de voix réunies par Macron ne pèsent pas très lourd. D’autant qu’une part de son électorat, estimée à plus de 40 %, a voté sans adhérer à son projet mais bel et bien contre Marine Le Pen.

    En tant qu’anti-électoralistes, nous voyons d’un bon œil la défiance accrue envers un système qui ne nous représente pas ; le refus de beaucoup de donner de la légitimité au nouveau président affaiblit de fait son statut.

    Mais nous savons aussi que, si on les laisse faire, les gouvernants ne s’embarrassent pas de légitimité pour mener leurs projets de casse sociale. Notre position anti-électoraliste a pour corollaire la nécessité de s’investir sur le terrain social, de lutter ici et maintenant pour défendre et conquérir de nouveaux droits et d’œuvrer à un projet autogestionnaire et anticapitaliste. La défiance envers les capitalistes et les politiciens doit se concrétiser dans la pratique par des luttes sociales.

    Et il y a réellement urgence à le faire. Car l’arrivée de Macron à la présidence, c’est l’assurance de l’amplification des politiques d’austérité, avec notamment la casse définitive du code du travail, la mise à mal des services publics, l’ubérisation de la société, le mal-logement, l’aggravation des politiques sécuritaires, la poursuite des politiques anti-immigré-e-s, la non prise en compte des questions environnementales, le renforcement du patriarcat, etc. C’est aussi, à coup sûr, continuer à fournir le terreau sur lequel prospère le Front National et plus généralement le poison raciste et xénophobe qui gagne toujours plus de têtes.

    Aux valeurs de concurrence entre tous et toutes, de compétitivité, de patriotisme et d’union sacrée, opposons une culture et des valeurs de classe. De Mélenchon à Le Pen, on nous bassine avec la nation, la patrie, l’intérêt général, le bien commun. Or les capitalistes et les États qui les soutiennent n’ont pas les mêmes intérêts que nous ! C’est eux contre nous, nous contre eux, quand ils gagnent, nous perdons et inversement.

    Les élections maintiennent justement cette fable de l’égalité des citoyen-ne-s dans l’isoloir, gomment et annihilent les résistances de classe. Le réel enjeu, même à court terme, ne se situe donc pas dans le soutien à tel ou tel politicien lors des prochaines législatives. Il est au contraire à la préparation d’une riposte sociale de grande envergure. Pour cela, nous devons, il nous semble, renforcer les organisations de résistance de notre classe, au premier rang desquelles les organisations syndicales et les collectifs de lutte. Nous savons que cela exige des efforts et qu’il est plus facile d’attendre des promesses politiciennes de victoires faciles, mais elles ne nous conduisent qu’à l’impuissance et aux reculs sociaux. Nous sommes de plus en plus nombreuses et nombreux à ne plus en être dupes, alors organisons-nous pour mener la contre-offensive !

    Le 15 mai 2017,

    les Relations Extérieures de la CGA

  • Face à la mascarade électorale, seule la lutte paie !

    Face à la mascarade électorale, seule la lutte paie !

    19 Avr 2017

    Voici un article repris de la Tribune Syndicaliste Libertaire

    Prolétaires, sauvons-nous nous-mêmes !

    Tous les progrès sociaux n’ont été le fruit que de la lutte et du rapport de force construits par les travailleuses et travailleurs, en activité ou au chômage, lorsqu’ils et elles se sont organisé·e·s et sont entré·e·s en action directement et collectivement. Dans cette lutte opposant les travailleuses et les travailleurs à la bourgeoisie, celle-ci n’a toujours cédé que par la contrainte ; la seule chose qui l’ait jamais faite reculer, c’est le rapport de force que nous, les travailleurs et travailleuses, avons pu construire grâce à notre organisation et notre action collective. Ce sont les luttes que notre classe a menées depuis plus de 150 ans, en s’unissant autour d’objectifs concrets (du plus modeste au plus ambitieux) ; pas les promesses de « lendemains qui chantent » portées par des politiciens qui y voient là un moyen d’accéder au pouvoir.

    Il n’est pas de sauveur suprême…

    Ni Dieu, ni César, ni Mélenchon, ni Hamon, ni Macron, ni aucun « tribun » n’amèneront le progrès social aux travailleuses et aux travailleurs. Quel que soit le résultat des élections, les mauvais coups pleuvront sur les prolétaires. En effet, l’État, même dirigé par le gouvernement au programme le plus « progressiste » qui soit, reste le défenseur de la légalité bourgeoise, c’est-à-dire de l’exploitation organisée du travail collectif, et l’appropriation par les classes dominantes d’une part importante des richesses créées. Tant que la bourgeoisie (patronat et actionnaires) aura le contrôle des moyens de production et de distribution, tant qu’elle aura le pouvoir économique, elle cherchera à augmenter son profit, extorqué de notre travail, au détriment de nos salaires, nos conditions de travail, de notre santé et de notre vie.

    Pourtant, chaque fois que des luttes d’ampleur ont eu lieu, des politiciens se sont présentés comme les « représentants » des aspirations populaires, Mélenchon étant le dernier exemple en date de ce phénomène. Comme si les échecs du mouvement syndical, du mouvement social, allaient être résolus par la confiance dans les promesses d’un politicien et non par une réflexion stratégique permettant d’identifier les faiblesses qu’il nous faut surmonter, et par un renforcement des organisations syndicales, des organisations populaires, pour substituer à l’isolement individuel la force collective.

    Face à la menace fasciste, l’urgence du combat social

    Le rapport de force avec la bourgeoisie se construit au quotidien sur le lieu de travail et dans les localités, par une pratique de solidarité interprofessionnelle en continu. Aucune baguette magique, aucune promesse politicienne ne remplacera cette nécessaire construction de solidarité dans la durée. Cette solidarité ne peut, pour être efficace, être envisagée dans le seul cadre national, par le repli chauvin même estampillé « de gauche ». Bien au contraire, ce repli ne peut qu’accentuer la mise en concurrence des travailleuses et travailleurs, leur division face à la bourgeoisie, à l’heure où il nous faut au contraire présenter un front uni de résistance populaire.

    Ce repli ouvre également la voie au racisme et au fascisme, là où les 4 mois de lutte contre la loi travail ont démontré que lorsque le mouvement ouvrier relève la tête, les fascistes se taisent et n’ont plus rien à dire. Le meilleur moyen de les combattre est donc de les démasquer comme alliés et serviteurs de la bourgeoisie par les luttes : à cette occasion, soient ils se taisent, soient ils soutiennent la bourgeoisie en lui servant de bras armés, avec la complaisance de l’État. Il nous faudra organiser notre autodéfense contre leurs mauvais coups.

    Renforcer le mouvement syndical, renforcer les organisations populaires

    Plutôt que de gaspiller notre énergie à soutenir tel ou tel politicien, nous pensons qu’il est urgent que nous la consacrions à renforcer les organisations de résistance de notre classe, au premier rang desquelles les organisations syndicales, mais également toutes les organisations de résistance populaires. Nous savons que cela exige des efforts et qu’il est plus facile pour les politiciens de promettre des victoires faciles là où ils ne créeront que les conditions de nos défaites.

    Pour renforcer le mouvement syndical, il nous faut renouer avec la solidarité interprofessionnelle, en la construisant et en la renforçant dans les unions locales. Il nous faut aussi combattre la division du syndicalisme de classe, en rejetant toutes les logiques de fraction visant à confisquer les structures syndicales au profit des intérêts d’un parti. Quant à nous, nous ne voulons pas idéologiser le syndicalisme et n’avons que faire d’un syndicalisme « anarchiste » : pour nous, le syndicalisme doit être un outil d’unification de notre classe dans la solidarité et la lutte, pour développer son autonomie et ses capacités à contester le pouvoir du patronat et de l’État, et non un outil de division sectaire.

    Nous défendons la perspective de la réunification du syndicalisme de classe, mais nous savons que cela ne passera pas par des formules et accords d’appareil, mais par un travail de solidarité commune à la base.

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