Éducation

  • 26 Nov
    « Racisme d’État » : nouvelle attaque contre les libertés syndicales

    « Racisme d’État » : nouvelle attaque contre les libertés syndicales

    Le ministre de l’Éducation Nationale, J-M Blanquer, a décidé de porter plainte contre Sud Éducation 93 pour empêcher qu’ait lieu une formation interne syndicale sur le thème du racisme à l’école. En jeu, la formule « racisme d’État » qui pourrait être interdite. Du jamais vu en terme d’attaques des libertés fondamentales quant aux droits des syndicats de se former sur les sujets qui intéressent ses adhérent·e·s, que l’on se reconnaisse ou pas dans le fond idéologique qu’ils contiennent.

    Attaque contre les libertés syndicales : le « racisme d’État », alibi d’un abus de pouvoir … totalitaire ?

    Que se passera-t-il quand des groupes anarchistes ou autres collectifs présents dans le mouvement social chercheront à dénoncer les politiques racistes menées par l’État français depuis plusieurs années ? Pourra-t-on encore coller des affiches ? Tenir des débats publics à ce sujet ? Rien n’est moins sûr au train où vont les choses, si nous laissons faire.

    Cette attaque ne fait que renforcer les craintes qu’on peut avoir sur le durcissement de ce racisme d’État qui ne dit pas son nom mais qui manœuvre et creuse tous les jours un peu plus l’assignation d’une partie de la population, la criminalisation, l’enfermement et l’expulsion d’une autre, sous prétexte qu’elles sont amalgamées à des catégories du type : « personnes issues de l’immigration maghrébine » ou « réfugiés, islamistes, potentiels terroristes ».

    Le racisme, une idéologie de la hiérarchie et des inégalités

    Qu’est-ce que le racisme ? Une idéologie qui hiérarchise, un système social qui produit des inégalités.
    Aujourd’hui comme c’était déjà le cas il y a une vingtaine d’années, les contrôles au faciès touchent majoritairement les gens de couleur. Les fonctionnaires de police qui commettent des actes racistes bénéficient pour la plus part d’entre eux de non lieux. L’accès à un logement, à un travail ou à un stage est plus difficile pour certain·e·s, à cause de leur couleur de peau.

    Combattons pour nos libertés syndicales et contre le racisme d’État

    Les politiques migratoires se durcissent d’année en année pour rendre toujours plus impossible l’obtention de titres de séjour. Les préfectures ordonnent les assignations à résidence d’exilé·e·s dans des structures d’hébergement lowcoast, qui s’apparentent à des centres de triage avant des renvois (dublinages) vers des pays européens qui pratiquent les mêmes politiques d’expulsion.
    Qu’on appelle cela « racisme d’État » ou « racisme institutionnel » ne change rien à la réalité sordide d’un système qui broie des vies humaines, en s’appuyant sur les médias pour conforter une opinion publique poreuse aux stéréotypes racistes, dans ses choix politiques.
    Nous combattrons le racisme d’État comme nous combattrons les attaques de nos libertés syndicales tant que nous le pourrons.

    À lire :

    Par Groupe Un Autre Futur Éducation Syndicalisme
  • 18 Juin
    Résistance face au gouvernement Macron : un premier rendez-vous réussi qui en appelle d’autres !

    Résistance face au gouvernement Macron : un premier rendez-vous réussi qui en appelle d’autres !

    Ce vendredi 16 juin plus de 150 personnes se sont réunies à l’appel du collectif « Résistance face au gouvernement Macron » dont nous sommes signataires avec d’autres organisations politiques et syndicales :

    http://unautrefutur.org/vendredi-16-juin-20h-salle-guillaume-de-nogaret-pitot-debat-de-decryptage-de-la-politique-macron/

    En ces temps de « Macronite aigüe », dans une période d’entre deux tours, ce premier rendez-vous est une réussite. Il a permis de poser un contre-feu à l’enfumage médiatique et de ré-informer sur les mauvais coups qui vont nous tomber dessus pour préparer la nécessaire riposte.

    L’introduction du collectif a mis en exergue les aspects régressifs du gouvernement Macron sur le droit du travail, le sécuritaire, les politiques anti-migrants et les fausses annonces sur l’éducation.

    La volonté du collectif de faire converger les luttes s’est traduite par un temps de parole laissée à l’AG contre l’état d’urgence et les violences d’état, à BDS encore en butte à la répression et au collectif « Bienvenue Migrants 34 » qui a annoncé la manifestation régionale du 24 juin (http://unautrefutur.org/accueil-de-tou-te-s-les-refugie-e-s/) et la victoire pour l’obtention d’un tarif social TAM pour les migrant-e-s http://unautrefutur.org/le-maire-philippe-saurel-promet-le-tarif-social-tam-pour-les-migrants-de-montpellier/

    Cette volonté de convergence s’est également traduite par la présence de tables de presse de Sud éducation 34, du collectif « Bienvenue Migrants 34 », du collectif « Arrêt du Nucléaire 34 » et de BDS 34 http://unautrefutur.org/des-militant-es-de-bds-34-a-nouveau-convoquees-au-commissariat/ ; pour éviter les récupérations électoralistes et mettre l’accent sur la nécessité de se mobiliser sur le terrain des luttes sociales, le collectif avait décidé que les organisations politiques ne feraient pas de table de presse.

    L’intervention, toujours aussi pédagogique, de Richard Abauzit, centrée sur le démantèlement du code du travail, a constitué le cœur de la soirée et a permis de décrypter les différentes attaques et de comprendre la logique globale qui les sous-tend.

    Petit regret : le temps pris pour les interventions n’ a pas laissé assez d’espace pour le débat, les idées et visions sur les stratégies pour mobiliser portées notamment par des militants du front social, des syndicalistes et plus généralement les personnes présentes à cette soirée.

    Le forum de mobilisation du vendredi 30 juin sur l’Esplanade organisé par le collectif permettra sans doute de corriger ce petit défaut et constituera une prochaine étape d’information, de mobilisation et de débat.

  • 08 Mar
    Apéro-débat le mardi 14 mars au local de Solidaires à 18h : « Comment résister aux offensives réactionnaires sur l’école ? »

    Apéro-débat le mardi 14 mars au local de Solidaires à 18h : « Comment résister aux offensives réactionnaires sur l’école ? »

    Nous relayons ce débat car il nous parait important de contrecarrer les discours réactionnaire au sujet de l’école.

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    Par Groupe Un Autre Futur Éducation
  • 15 Nov
    Opération Miss Rance : AG le mardi 22 novembre

    Opération Miss Rance : AG le mardi 22 novembre

    Appel à participation à l’Opération Miss Rance

    Rejoignez l’AG appelé par la Collective 34 (en mixité) le mardi 22 novembre à 20H30 à La Mauvaise Réputation

    (20 rue Terral, quartier Sainte Anne)

     

    Le samedi 17 décembre aura lieu, à Montpellier, l’élection Miss France 2017.

    Depuis 1920, chaque année a lieu, sous les yeux de millions de spectateurs-trices émerveillé-e-s, un concours de « beauté » visant à élire la « plus belle femme » en France…

    Pour cela sont mises en compétition quelques dizaines de candidates : les Miss.

    Nous ne souhaitons pas que cet événement se déroule sans que nous puissions le dénoncer. Loin d’être anodin, il est l’une des expressions les plus médiatiques de la société patriarcale dans laquelle nous vivons.

    Les Miss, ce sont les stéréotypes de LA FEMME tels que le souhaite le patriarcat : de magnifiques femmes-objets, incarnées dans des corps déshumanisés et soumis.

    Les Miss, on ne leur demande pas de penser, juste de bien faire bander.

    Les Miss, ce sont les soldates de la dictature d’une certaine norme de la beauté, qui veut donner l’exemple de la femme féminine qu’il faut désirer être et qu’il faut désirer posséder, modèle qui se répète à l’infini dans l’ensemble des médias de masse.

    Les Miss offrent des corps plastiques mesurables et identiques qui ne sont plus qu’objets à évaluer, acheter ou vendre. Marchandises parfaites créées par une société capitaliste, patriarcale, hétéronormée et raciste.

    Nous refusons cette société

    qui tente de nous imposer un modèle physionomique, amoureux, sexuel et familial unique, basé sur la domination masculine et hétérosexuelle,

    qui porte la maternité comme aboutissement suprême d‘une supposée féminité,

    qui relègue les femmes à un travail domestique gratuit et à l’éducation des enfants,

    qui rejette touTEs les personnes qui refusent cette norme et/ou qui n’y correspondent pas,

    qui méprise nos corps, nos sexualités et nos genres,

    qui tolère que l’on nous humilie, nous injure, nous agresse, nous viole, nous tue.

    Nous voulons être libres…

    de disposer de nos corps et de nos vies,

    de nous vivre sans complexes, avec nos rondeurs, nos failles, nos cicatrices, etc,

    de circuler sans être interpelléEs, humiliéEs, injuriéEs, harceléEs, agresséEs, violentéEs,

    d’aimer et de baiser sans modèle social imposé,

    de choisir d’être parentEs ou non, sans pression sociale et quels que soient nos orientations sexuelles et nos genres.

    Nous voulons un monde dépourvu de tout système d’exploitation et d’oppressions économiques, sociales, hétéropatriarcales et racistes !

    Pour cela, nous vous invitons à nous rejoindre pour organiser ensemble l’opération Miss Rance, si vous acceptez cette mission, nous vous donnons rendez-vous (en mixité) le mardi 22 novembre à 20H30 à La Mauvaise Réputation (20 rue Terral, quartier Sainte Anne)

    La Collective 34

    Par Groupe Un Autre Futur Anti-patriarcat Anticapitalisme Éducation
  • 15 Mai
    Soirée de clôture du cycle sur l’autogestion avec projection/débat et concert

    Soirée de clôture du cycle sur l’autogestion avec projection/débat et concert

    Samedi 23 mai 17 h 30 : Soirée de clôture du cycle sur l’autogestion avec projection/débat et concert

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  • 20 Avr
    L’autogestion  : une pratique qui existe, pour changer la société ?

    L’autogestion : une pratique qui existe, pour changer la société ?

    Proposer un cycle sur l’autogestion, pourquoi ?

    Parce qu’il nous semble que de nombreuses expériences autogestionnaires existent, portées par des collectifs de personnes soucieuses d’expérimenter des relations humaines basées sur l’entraide, la démocratie directe, la responsabilité, la liberté. Pour autant, ces expériences peuvent exister sans nécessairement viser un changement global de société.

    Tenter de mieux définir la notion d’autogestion, en partant d’une réflexion collective issue de ces différentes expériences peut nous aider à affiner notre propre conception de l’autogestion, à travers des questionnements pratiques immédiats.

    Partager nos pratiques, voir comment peuvent se vivre des basculements politiques, en fonction des contextes, pour parcourir une question : L’expérimentation de rapports sociaux différents, à travers les pratiques d’autogestion, peut-elle amener vers des pratiques autogestionnaires, vécues comme outils et chemin de lutte, dans quelles conditions ?

    Dans un moment où le capitalisme nous fait chèrement payer sa crise, où la réaction et le fascisme ont le vent en poupe, il est important d’explorer les voies pouvant mener vers un indispensable changement social sur des bases émancipatrices.

    Les temps d’échange que nous proposons vont s’appuyer sur des vidéos et des intervenant-e-s pour témoigner d’expériences récentes, issues des champs économiques, sociaux et politiques.

    • Vendredi 1er mai à la Mauvaise Réputation (20 rue Terral)
      • Après la manifestation nous nous retrouverons à la Librairie « La Mauvaise Réputation » pour un repas partagé dans une ambiance musicale.
      • à 14h : « L’autogestion une pratique qui existe »

        Table ronde pour échanger sur les conceptions et les pratiques de l’autogestion avec différents collectifs et organisations la pratiquant et/ou s’en réclamant.

    • Cycle sur l’autogestion, suite du programme :
      • Jeudi 7 mai 19h : L’autogestion, une pratique pour se libérer de l’exploitation économique ?

        L’intervention d’un membre de l’imprimerie SCOPIE (anciennement imprimerie 34) qui fonctionne à Toulouse sur des bases égalitaires et autogestionnaires, viendra nourrir des pistes de réponses à cette question. Il nous parlera des réussites, des intérêts mais aussi des difficultés et des limites de l’expérience vécue hier avec la coopérative Imprimerie 34, qui a compté jusqu’à 30 coopérateurs/coopératrices et aujourd’hui avec Scopie.

      • Un court métrage sur une coopérative de coopératives au Venezuela (« Cecosesola », La coopérative de Barquisimeto, 15 min, 2009, Utopias Projet) et un autre sur une usine récupérée par des travailleuses et travailleurs en Argentine (« IMPA Usine récupérée, cité culturelle », 18 min,2009, Collectif Documental Semillas) participeront à enrichir nos réflexions.

    • Mercredi 13 mai 19h : L’autogestion, une pratique émancipatrice pour les femmes ?

      Projection de « ¿Vos, cόmo trabajàs? »- L’autogestion au féminin 51min, 2011, L. Nabonnand et E. Simon [vostfr] suivie d’un débat.
      Ce documentaire aborde la question spécifique des ouvrières dans le mouvement de récupération des usines en Argentine suite à la crise économique de 2001. Il permet d’aborder les questions d’émancipation des femmes dans un processus autogestionnaire, ses avancées comme ses limites dans le cadre d’une société patriarcale …

    • Samedi 23 mai 17 h 30 :
      • Soirée de clôture du cycle sur l’autogestion avec projection/débat + concert
      • Projection du documentaire « L’autogestion, une révolution économique » suivie d’une discussion. 1h25, 2014, Collectif Documental Semillas

        Ce documentaire suit l’expérience de la FASINPAT, une usine de production de céramique récupérée en Argentine. Les travailleurs et travailleuses de la FASINPAT et quelques intellectuels-les nous expliquent concrètement la mise en place et l’organisation de leur pratique de l’autogestion. Un documentaire passionnant par les questions qu’il pose et les perspectives qu’il ouvre.

Agenda

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