Immigration

  • 14 Jan
    Soupe et AG pour organiser la solidarité avec les migrants

    Soupe et AG pour organiser la solidarité avec les migrants

    Une soupe solidaire a été organisée ce samedi 13 janvier par le Collectif Bienvenue Migrant-e-s 34 (dans lequel notre groupe est impliqué) et par le collectif de Villeneuve. Il y avait du monde mobilisé, plus de 200 personnes, venues soutenir les migrants hébergés au PRAHDA. Environ 150 personnes se sont ensuite réunies afin de discuter des actions à mener dans les temps à venir. Les médias étaient là aussi (France 3, Midi libre)… et la gendarmerie.

    Un banquet a été mis en place. Sympathisants, membres de collectifs (Pézenas, Sussargues) et migrants ont pu partager un moment de convivialité ensemble. Des produits d’hygiène, des fringues, chaussures ont été mis à la disposition des migrants. La solidarité a été au rendez-vous.

    Suite au repas, une Assemblée Générale s’est déroulée pour tâcher de mettre en place des actions proposées par les dernières AG du CMB34. Il s’agissait d’organiser des actions par rapport à ce qu’ont proposé les migrants et de rapidement les mettre en place. Les migrants ont pu s’exprimer pour témoigner de leur quotidien, remercier les collectifs et les individus qui les aident à surmonter les difficultés liées à leur situation. Une solidarité qui fait plaisir, après pas mal de déceptions une fois arrivés dans le « pays des droits de l’homme ».

    Il a été décidé d’organiser un collage massif dans la ville de Montpellier prochainement et une marche des migrants en direction de la préfecture de Montpellier. L’Assemblée Générale pour organiser ces initiatives se déroulera samedi prochain (20 janvier) à 14 h à notre librairie, elle est ouverte à ceux et celles qui veulent s’impliquer dans l’organisation de ces événements. Ce n’est que par l’instauration d’un rapport de force, et par la mobilisation que nous obtiendrons l’asile pour les migrants et le respect de leur dignité.

    Retrait de la loi Immigration et asile !
    Arrêt des expulsions !

    Groupe Un Autre Futur de la Coordination des Groupes Anarchistes

    A voir dans le journal de France 3, à 8 mn 29 :  https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/emissions/jt-1920-languedoc-roussillon

    Dans le Midi Libre : http://www.midilibre.fr/2018/01/14/herault-un-dejeuner-solidaire-avec-les-migrants-heberges-a-villeneuve,1613727.php

    Dans le Le Poing : http://www.lepoing.net/la-solidarite-avec-les-migrants-sorganise-durablement-dans-lherault/

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration Sans-papiers
  • 20 Déc
    400 personnes en soutien aux migrant-e-s à Montpellier : Début réussi mais que le début !

    400 personnes en soutien aux migrant-e-s à Montpellier : Début réussi mais que le début !

    Ce lundi 18 décembre, à l’occasion de la journée internationale des migrants, le collectif « Bienvenue Migrants 34 »(CMB 34), dans lequel notre groupe est engagé, avait pris l’initiative de mobiliser contre les procédures Dublin et les expulsions. Dans un contexte de durcissement sans précédent de l’appareil répressif à l’encontre des migrants et de leurs soutiens, de nombreuses associations et organisations avaient relayé cet appel :
    https://collectifmigrantsbienvenue34.files.wordpress.com/2017/12/lettre-18-dc3a9cembre-orgas-et-personnalites-4-bis1.pdf
    De plus, nous avions salué dans un récent article le processus d’auto-organisation des migrants qui se met en place depuis plusieurs semaines avec l’appui du CMB 34 :
    http://unautrefutur.org/les-migrants-sauto-organisent-et-luttent-soutenons-les/

    Un rassemblement réussi …

    En résonance avec cette dynamique, se sont plus de 400 personnes qui se sont mobilisées un lundi soir à 17 h dans les frimas de décembre devant la préfecture de Montpellier. C’est une belle réussite. La composition hétérogène du rassemblement est un motif d’espoir : migrant-e-s et leurs soutiens, membres d’associations et collectifs travaillant sur les questions de l’immigration, jeunes, vieux, squatteu(r)-se-s (de la Providence notamment), syndicalistes, membres d’organisations politiques, lambdas qui en a ras-le-bol etc. Un peu comme si plusieurs secteurs de la société voulaient faire entendre l’insupportable dans lequel nous sommes plongés depuis trop longtemps sur ces questions. L’implication des participante-s au rassemblement s’est matérialisée par l’écoute importante des différentes prises de parole ; en particulier lors des témoignages poignants de plusieurs personnes migrantes qui ont donné une idée des difficultés invraisemblables traversées lors de leurs exils, et qui ont porté leurs revendications :
    https://collectifmigrantsbienvenue34.wordpress.com/2017/12/03/les-personne-migrantes-de-montpellier-et-dailleurs-se-mobilisent-contre-la-procedure-dublin-soutenons-les/

    Des slogans du type « So-so-so solidarité avec les migrants et tous les sans papiers », « De l’air, de l’air, ouvrez les frontières » ou « murs par murs, pierres par pierres nous détruirons toutes les frontières » ont alterné avec les prises de parole et les morceaux de la batucada « La Battante ».

    La délégation, composée notamment de deux membres du CBM 34, du RESF, de la Cimade et de Médecins du Monde, reçue à 18 h par le préfet de l’Hérault est sortie au moment où le mur de carton qui avait été dressé pour symboliser les frontières était démantelé.

    Ce n’est qu’un début …

    Mais à l’intérieur, la délégation s’est heurtée à un autre mur, celui de la froideur et de l’arbitraire préfectoral. Le discours du préfet est resté dans la droite lignée de la circulaire du ministre de l’intérieur du 20 novembre : plus de tri, plus d’enfermement, plus de fichages, plus de dublinages, plus d’expulsions ! On sait que c’est aussi la « philosophie » du du projet de loi à venir « asile et immigration » qui va entériner le scandale de l’expulsion de demandeur d’asile avant même l’examen de leurs demandes !
    L’État français criminalise les migrant-e-s. C’est d’abord une stratégie populiste pour monter les petites gens les unes contre les autres, en tentant de faire croire que le chômage et la misère sont causés par les plus précaires d’entre nous : migrant-e-s, immigré-e-s, sans-papiers etc.
    Pour arrêter ce mouvement destructeur de vie et de solidarité, pour mettre en échec ce projet de loi et ces pratiques, nous devrons amplifier encore la mobilisation dans les mois à venir ici à Montpellier et partout en France. Tenons nous prêt-e-s à nous mobiliser dans les prochaines semaines !

    Groupe de Montpellier de la coordination des Groupes Anarchistes

    voir aussi :
    https://collectifmigrantsbienvenue34.wordpress.com/
    http://www.lepoing.net/rassemblement-de-soutien-aux-migrants-300-personnes-devant-la-prefecture-de-montpellier/

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration Sans-papiers
  • 03 Déc
    Midi Libre, caisse de résonance des groupuscules d’extrême droite ?

    Midi Libre, caisse de résonance des groupuscules d’extrême droite ?

    Alors que se tient ce mardi 5 décembre le procès de dirigeants du groupuscule d’extrême droite de la Ligue du Midi pour le saccage il y a quelques mois des locaux d’une association (RAIH) venant en aide aux mineurs étrangers, Midi Libre se plaît à relayer complaisamment sur son site internet l’action d’un autre groupuscule d’extrême droite, Génération Identitaire, s’attaquant à une mesure de justice sociale, l’attribution du tarif social de la TAM aux demandeurs d’asile. Un coup de projecteur sur une action qui, sans l’aide de Midi Libre, serait passée totalement inaperçue de la population de la ville.

    Le prix d’une lutte d’un an en faveur des demandeur·euse·s d’asile

    Si les demandeurs d’asile bénéficient depuis quelques mois de ce tarif social, attribué, sur conditions de ressources à de nombreuses catégories de personne parmi les plus précarisées (demandeurs d’emplois, allocataires du RSA, personnes en contrat d’insertion, etc.), ce fut au prix d’un an de lutte pour obtenir une mesure de simple justice sociale. N’ayant pas le droit de travailler, les « revenus » d’un demandeur d’asile se limitent exclusivement à l’Aide pour les Demandeurs d’Asile (ADA), à titre d’exemple 204 €/mois pour un célibataire, 408 €/mois pour une famille de 4 personnes !

    Si Midi Libre ne semble ou ne veut pas le voir, nous ne nous leurrons pas. L’action minable de Génération Identitaire s’inscrit dans un timing précis. Pour ce groupuscule, il s’agit, à la veille du procès de son organisation sœur, la Ligue du Midi, de remettre au centre des débats le sujet de l’« aide », pourtant bien faible, misérablement accordée aux personnes migrantes par les pouvoirs publics.

    Nous refusons cette logique de haine et de mensonge.

    Face à la bile que déverse l’extrême droite,

    Face à ses méthodes violentes d’intimidation,

    Soyons le plus nombreuses et nombreux possibles à affirmer, mardi matin à 8h devant le TGI de Montpellier, notre détermination à défendre et à faire vivre toutes les solidarités !

    Par Groupe Un Autre Futur Antifascisme Immigration
  • 02 Déc
    Manifestation en solidarité avec les migrant·e·s

    Manifestation en solidarité avec les migrant·e·s

    La Roya Citoyenne, le Collectif de Solidarité avec les Migrant·e·s des Alpes Maritimes, la Coordination 75 des Sans-Papiers et la Coalition Internationale des Sans-Papiers et Migrant·e·s appellent à manifester dans la ville de Menton, le samedi 16 novembre, pour célébrer la journée internationale des migrant·e·s, et en solidarité avec ces dernier·e·s.

    Pour que cesse le calvaire des migrant·e·s

    Les raisons de cette mobilisation :

    • pour célébrer la journée internationale des migrant-e-s et donner de la visibilité à toutes les initiatives qui seront prises dans ce cadre
    • parce que cette frontière est devenue un des symboles de l’inhumanité des politiques migratoires de l’État français et de l’Union européenne et du développement de l’État policier
    • parce qu’aux mort·e·s des frontières s’ajoutent la multiplication des mesures d’enfermement et d’expulsion, les milliers de migrant·e·s à la rue, y compris des enfants et des jeunes isolé·e·s, le harcèlement policier et la chasse aux sans-papiers
    • parce que le gouvernement français, au travers de l’inscription des mesures d’urgence dans le droit commun contredit encore plus le droit d’asile et que ce même gouvernement prépare une nouvelle loi durcissant encore sa politique migratoire dans un sens liberticide
    • parce que cette région est devenue le symbole des solidarités qui existent sur tout le territoire avec les migrant-e-s. Mais elle est aussi devenue, après Calais, le symbole de la répression contre ce mouvement et les personnes solidaires
    • pour dire « ça suffit ! », pour mettre fin à l’acharnement contre les migrant·e·s et aux discours et politiques racistes et sécuritaires qui gangrènent toute notre société.

    Pour la liberté de chacun·e, pour la libre circulation et la régularisation des migrant·e·s

    Cette mobilisation sera l’occasion d’exiger :

    • l’accueil des migrant-e-s
    • la liberté de circulation et de résidence (art. 13 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen)
    • la régularisation des sans-papiers
    • l’abrogation des accords de Dublin
    • la solidarité et l’égalité des droits pour tout-e-s
    • l’abrogation de tout «délit de solidarité» et l’abandon de toutes les poursuites contre les personnes solidaires

     

    TARCT-MENTON-16 DÉCEMBRE-V3

     

    En savoir plus :

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration Sans-papiers
  • 28 Nov
    Migrants à Montpellier : quelle situation aujourd’hui ?

    Migrants à Montpellier : quelle situation aujourd’hui ?

    Alors que l’auto-organisation des migrants devient une réalité à Montpellier, le groupe Un Autre Futur de la CGA propose une information sur la situation des migrants dans notre ville. Qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? Quelles sont leurs demandes ? Comment agir ?

    Cette « formation », animée par des militant-es investi-es dans le collectif Bienvenue 34 est destinée aux militant-es et sympathisant-es du groupe, comme à celles et ceux qui sont sensibles à la cause des migrants. C’est l’occasion de faire le tour des problématiques concrètes qui se posent à Montpellier comme ailleurs : droit d’asile, dublinage, hébergement, accès aux droits, assignations et expulsions. Mais aussi de procéder à un tour d’horizon des actions de solidarité existantes et des luttes en cours et à venir.

    Alors rendez-vous samedi à 17H à la librairie La Mauvaise Réputation.

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration Sans-papiers
  • 24 Nov
    Esclavage, travail forcé des migrant·e·s… leur exploitation n’a pas de frontière

    Esclavage, travail forcé des migrant·e·s… leur exploitation n’a pas de frontière

    La diffusion de la vidéo montrant une vente d’esclaves en Libye, filmée par des journalistes de CNN, a mis en lumière un autre aspect du calvaire vécu par les migrant·e·s de par le monde. L’exploitation de ces dernier·e·s ne se limite pas à une région de l’Afrique, mais touche aussi l’Asie et l’Europe.

    L’esclavage « classique » n’a jamais disparu.

    L’esclavage « classique » a été aboli dans tous les pays du monde depuis 36 ans à peine. La Mauritanie l’interdit officiellement en 1981. Pourtant, ce reportage illustre la persistance de la vente et de l’exploitation d’êtres humains dans le monde. Fragilisé·e·s, isolé·e·s, les migrant·e·s en sont des victimes de choix en Libye, mais aussi le long des frontières à l’est de l’Algérie, et au sud de la Tunisie. Il·elle·s tentent de rejoindre l’Europe, depuis l’Afrique de l’Ouest, et meurent par milliers en chemin. S’il·elle·s parviennent en Europe, la clandestinité, le retour dans leur pays d’origine, l’emprisonnement ou une autre forme d’esclavage les y attend. C’est le cas pour la plupart des autres migrant·e·s, et quelle que soit leur destination : Moyen-Orient, Asie, Europe et Océanie.

    L’esclavage « moderne »

    Définit comme le pendant contemporain de l’esclavage dit « classique », l’esclavage moderne revêt plusieurs formes d’exploitations : le travail des enfants, les camps de travaux forcés, la servitude pour dette, le travail forcé. La majorité des victimes sont des femmes, et toute une partie de l’économie capitaliste mondiale en dépend. L’Europe n’échappe pas à ce fléau : 600 000 personnes seraient concernées par le travail forcé, en majorité des migrant·e·s.

    Près de 40 millions de personnes sont frappées de diverses formes d’esclavage dans le monde, selon Walk Free Foundation.

    Les documents à lire sur ce sujet ne manquent pas (voir plus bas), et prouvent que l’esclavage, loin de disparaître, connait un nouvel essor. Par le travail forcé, il se systématise, et participe à l’épanouissement du capitalisme.

     

    À lire et à voir :

  • 02 Nov
    Droit d’asile : préfet et cour d’appel accusés de «violations du droit»

    Droit d’asile : préfet et cour d’appel accusés de «violations du droit»

    À lire sur le site du Collectif Migrant-e-s Bienvenue 34, un article sur le droit d’asile, et le traitement qu’en font la préfecture de Montpellier et la cour d’appel.

     

    Pour en savoir plus :

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration
  • 18 Oct
    Bilan de la Soupe Solidaire du 15 octobre

    Bilan de la Soupe Solidaire du 15 octobre

    Près de 200 personnes s’étaient réunies devant le PRAHDA de Villeneuve-lès-Maguelone pour la Soupe Solidaire, organisée par le collectif Migrants Bienvenue 34 et le collectif de Villeneuve-lès-Maguelone.

    Pour en savoir plus :

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration
  • 09 Oct
    Soupe solidaire le 15 octobre devant le PRAHDA de Villeneuve-lès-Maguelone

    Soupe solidaire le 15 octobre devant le PRAHDA de Villeneuve-lès-Maguelone

    Les PRAHDA : isoler, invisibiliser, expulser

    Le collectif Migrants Bienvenue 34 et le collectif de Villeneuve-lès-Maguelone appellent à une soupe solidaire le 15 octobre à 12h30 devant le PRAHDA (Programme d’Accueil et d’Hébergement des Demandeurs d’Asile) à coté de la maison d’arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone (ancien hôtel F1).

    Ces PRAHDA ont commencé à faire parler d’eux avec l’augmentation des expulsions de demandeur-se-s d’asile en procédure Dublin vers le pays responsable de leur demande d’asile. Le règlement Dublin III sert à déterminer le pays européen responsable d’une demande d’asile, le plus souvent le pays d’entrée dans l’Union européenne (donc vers l’Italie débordée par exemple).
    Le PRAHDA a pour but essentiel de mettre en œuvre les assignations à résidence et préparer les expulsions de personnes en procédure Dublin. Une des clause du marché pour l’ouverture d’un PRAHDA prévoit de garantir l’opacité et de contrôler l’accès aux médias.
    Les conditions d’accueil sont à minima. Le prix de journée accordé aux prestataires (ADOMA à Villeneuve lès Maguelone) est de 17 euros alors qu’il est de 27 euros pour les CAO (centre d’accueil et d’orientation). Cela implique notamment moins de personnel (deux travailleurs sociaux pour 80 résidents). Il n’y a pas d’espace collectif, aucun matériel, pas de produits d’hygiène, pas de vêtements. Les
    déplacements (pour aller à la préfecture, à l’hôpital, faire les courses) sont très difficiles en l’absence de carte de transport et de la rareté des bus.
    Ce 15 octobre, différents collectifs du grand sud-est se sont coordonnés afin d’appeler à organiser des soupes solidaires devant des PRAHDA et des CAO (Marseille, Briançon, Veynes, Sisteron).
    Avec l’organisation de ces repas dans tout le grand sud-est, nous voulons dénoncer des conditions d’accueil toujours plus dégradées, une restriction du droit à demander l’asile par une politique d’expulsions massives et à l’aveugle.

    STOP DUBLIN
    NON AUX EXPULSIONS

    Le Collectif Migrants Bienvenue 34 et le collectif Villeneuve lès Maguelone

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration
  • 13 Sep
    Projection du film RÉFUGIÉ-E-S CITY PLAZA suivi d’un débat avec le Collectif Migrants bienvenue 34

    Projection du film RÉFUGIÉ-E-S CITY PLAZA suivi d’un débat avec le Collectif Migrants bienvenue 34

    Le collectif Migrant-e-s Bienvenue 34 organise ce dimanche à 10h30 une projection-débat au cinéma Utopia (Sainte-Bernadette, 5 avenue du Dr Pezet, 34090 Montpellier) du film RÉFUGIÉ-E-S CITY PLAZA. Cette projection sera suivie d’une rencontre avec le collectif Migrant-e-s Bienvenue 34 (https://collectifmigrantsbienvenue34.wordpress.com/https://fr-fr.facebook.com/collectifmigrantsbienvenue34/)

    LE FILM RÉFUGIÉ-E-S CITY PLAZA

    Il y a des expériences qui méritent d’être vues de près et relatées comme celle de l’Hôtel City Plaza, à Athènes, une centaine de chambres habitées par plus de 400 réfugiés, principalement débarqués en Grèce, par bateau et venus de Syrie, d’Afghanistan, du Pakistan, des Kurdes, une immense tour de Babel. On y entend parler le Urdu, le Pachtoune, le Tadjik, le Dari, le Russe. Chacun a de la famille à quelque part en Europe et essaie de rejoindre qui un frère en Suède, qui une tante en Allemagne qui un père en Italie. Ils sont depuis plusieurs mois en Grèce et attendent de partir. L’Hôtel City Plaza a été réquisitionné par des militants d’extrême-gauche, le 22 avril 2016. Un hôtel abandonné depuis des années par le propriétaire qui ne pouvait plus payer ses salariés. Ceux-ci se sont montrés solidaires et s’estiment en partie propriétaires des meubles et des équipements qu’ils mettent à disposition des réfugiés. L’hôtel est branché sur l’électricité d’un chantier voisin. Une expérience de solidarité concrète, en autogestion. À celles et ceux qui fuient la guerre, la misère, les États de l’Union Européenne opposent la fermeture de leurs frontières. Aux portes du Moyen Orient, la Grèce, exsangue, s’est transformé en cul-de-sac pour les réfugiés venus se fracasser sur l’Europe forteresse. Pas d’accueil, ou si peu, pas de moyens à la hauteur de l’enjeu humain, pas de volonté politique, si ce n’est celle de refouler. Aux portes du Moyen Orient, la Grèce, exsangue, s’est transformé en cul-de-sac pour les réfugiés venus se fracasser sur l’Europe forteresse. Face au désastre humanitaire, des Athéniens, aidés de volontaires internationaux, ont décidé de réquisitionner un hôtel vide, le City Plaza, pour y accueillir plusieurs centaines d’exilés, adultes comme enfants. Une expérience de solidarité concrète, en autogestion. Après la projection, débat avec des militant-e-s du collectif Migrant-e-s Bienvenue 34, qui se bat depuis le printemps 2016 sur Montpellier pour impulser avec les personnes migrantes un réseau de solidarité, afin de les aider à sortir de leur isolement social, de favoriser l’échange, la rencontre. Mais aussi de les soutenir dans la bataille pour l’égalité des droits, l’obtention de meilleures conditions d’accueil, et dénoncer l’absence de politiques dignes des enjeux.

    https://fr-fr.facebook.com/events/277416146093190/

    — Collectif Migrant-e-s Bienvenue 34

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration
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