Immigration

  • Bilan de la Soupe Solidaire du 15 octobre

    Bilan de la Soupe Solidaire du 15 octobre

    18 Oct 2017

    Près de 200 personnes s’étaient réunies devant le PRAHDA de Villeneuve-lès-Maguelone pour la Soupe Solidaire, organisée par le collectif Migrants Bienvenue 34 et le collectif de Villeneuve-lès-Maguelone.

    Pour en savoir plus :

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration
  • Soupe solidaire le 15 octobre devant le PRAHDA de Villeneuve-lès-Maguelone

    Soupe solidaire le 15 octobre devant le PRAHDA de Villeneuve-lès-Maguelone

    09 Oct 2017

    Les PRAHDA : isoler, invisibiliser, expulser

    Le collectif Migrants Bienvenue 34 et le collectif de Villeneuve-lès-Maguelone appellent à une soupe solidaire le 15 octobre à 12h30 devant le PRAHDA (Programme d’Accueil et d’Hébergement des Demandeurs d’Asile) à coté de la maison d’arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone (ancien hôtel F1).

    Ces PRAHDA ont commencé à faire parler d’eux avec l’augmentation des expulsions de demandeur-se-s d’asile en procédure Dublin vers le pays responsable de leur demande d’asile. Le règlement Dublin III sert à déterminer le pays européen responsable d’une demande d’asile, le plus souvent le pays d’entrée dans l’Union européenne (donc vers l’Italie débordée par exemple).
    Le PRAHDA a pour but essentiel de mettre en œuvre les assignations à résidence et préparer les expulsions de personnes en procédure Dublin. Une des clause du marché pour l’ouverture d’un PRAHDA prévoit de garantir l’opacité et de contrôler l’accès aux médias.
    Les conditions d’accueil sont à minima. Le prix de journée accordé aux prestataires (ADOMA à Villeneuve lès Maguelone) est de 17 euros alors qu’il est de 27 euros pour les CAO (centre d’accueil et d’orientation). Cela implique notamment moins de personnel (deux travailleurs sociaux pour 80 résidents). Il n’y a pas d’espace collectif, aucun matériel, pas de produits d’hygiène, pas de vêtements. Les
    déplacements (pour aller à la préfecture, à l’hôpital, faire les courses) sont très difficiles en l’absence de carte de transport et de la rareté des bus.
    Ce 15 octobre, différents collectifs du grand sud-est se sont coordonnés afin d’appeler à organiser des soupes solidaires devant des PRAHDA et des CAO (Marseille, Briançon, Veynes, Sisteron).
    Avec l’organisation de ces repas dans tout le grand sud-est, nous voulons dénoncer des conditions d’accueil toujours plus dégradées, une restriction du droit à demander l’asile par une politique d’expulsions massives et à l’aveugle.

    STOP DUBLIN
    NON AUX EXPULSIONS

    Le Collectif Migrants Bienvenue 34 et le collectif Villeneuve lès Maguelone

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration
  • Projection du film RÉFUGIÉ-E-S CITY PLAZA suivi d’un débat avec le Collectif Migrants bienvenue 34

    Projection du film RÉFUGIÉ-E-S CITY PLAZA suivi d’un débat avec le Collectif Migrants bienvenue 34

    13 Sep 2017

    Le collectif Migrant-e-s Bienvenue 34 organise ce dimanche à 10h30 une projection-débat au cinéma Utopia (Sainte-Bernadette, 5 avenue du Dr Pezet, 34090 Montpellier) du film RÉFUGIÉ-E-S CITY PLAZA. Cette projection sera suivie d’une rencontre avec le collectif Migrant-e-s Bienvenue 34 (https://collectifmigrantsbienvenue34.wordpress.com/https://fr-fr.facebook.com/collectifmigrantsbienvenue34/)

    LE FILM RÉFUGIÉ-E-S CITY PLAZA

    Il y a des expériences qui méritent d’être vues de près et relatées comme celle de l’Hôtel City Plaza, à Athènes, une centaine de chambres habitées par plus de 400 réfugiés, principalement débarqués en Grèce, par bateau et venus de Syrie, d’Afghanistan, du Pakistan, des Kurdes, une immense tour de Babel. On y entend parler le Urdu, le Pachtoune, le Tadjik, le Dari, le Russe. Chacun a de la famille à quelque part en Europe et essaie de rejoindre qui un frère en Suède, qui une tante en Allemagne qui un père en Italie. Ils sont depuis plusieurs mois en Grèce et attendent de partir. L’Hôtel City Plaza a été réquisitionné par des militants d’extrême-gauche, le 22 avril 2016. Un hôtel abandonné depuis des années par le propriétaire qui ne pouvait plus payer ses salariés. Ceux-ci se sont montrés solidaires et s’estiment en partie propriétaires des meubles et des équipements qu’ils mettent à disposition des réfugiés. L’hôtel est branché sur l’électricité d’un chantier voisin. Une expérience de solidarité concrète, en autogestion. À celles et ceux qui fuient la guerre, la misère, les États de l’Union Européenne opposent la fermeture de leurs frontières. Aux portes du Moyen Orient, la Grèce, exsangue, s’est transformé en cul-de-sac pour les réfugiés venus se fracasser sur l’Europe forteresse. Pas d’accueil, ou si peu, pas de moyens à la hauteur de l’enjeu humain, pas de volonté politique, si ce n’est celle de refouler. Aux portes du Moyen Orient, la Grèce, exsangue, s’est transformé en cul-de-sac pour les réfugiés venus se fracasser sur l’Europe forteresse. Face au désastre humanitaire, des Athéniens, aidés de volontaires internationaux, ont décidé de réquisitionner un hôtel vide, le City Plaza, pour y accueillir plusieurs centaines d’exilés, adultes comme enfants. Une expérience de solidarité concrète, en autogestion. Après la projection, débat avec des militant-e-s du collectif Migrant-e-s Bienvenue 34, qui se bat depuis le printemps 2016 sur Montpellier pour impulser avec les personnes migrantes un réseau de solidarité, afin de les aider à sortir de leur isolement social, de favoriser l’échange, la rencontre. Mais aussi de les soutenir dans la bataille pour l’égalité des droits, l’obtention de meilleures conditions d’accueil, et dénoncer l’absence de politiques dignes des enjeux.

    https://fr-fr.facebook.com/events/277416146093190/

    — Collectif Migrant-e-s Bienvenue 34

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration
  • Enquête en Italie sur l’accueil des réfugiés

    Enquête en Italie sur l’accueil des réfugiés

    28 Août 2017

    Lorsque des camarades, membre de la coordination Cévennes /Méditerranée (coordination régionale de collectifs de solidarité avec les personnes migrantes) partent enquêter en Italie… Un article à lire sur le média libertaire Rapports de force.

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration Répression Sans-papiers Sécuritaire
  • Face aux directives du gouvernement et au durcissement de la politique migratoire, amplifions la lutte !

    Face aux directives du gouvernement et au durcissement de la politique migratoire, amplifions la lutte !

    13 Août 2017

    Les 470 associations et collectifs impliqués dans le soutien aux migrant-e-s qui ont adressé un courrier le 15 juin au gouvernement demandant un changement de politique migratoire ont leur réponse : ce gouvernement n’entend pas améliorer la situation des personnes, mais vise au contraire à poursuivre la même politique que les précédents et à la durcir davantage :

    • renforcement des contrôles aux frontières, augmentation des moyens pour Frontex (agence européenne des garde-frontières et garde-côtes) et pour les « hotspots » (camps de contrôle aux frontières et à l’extérieur de l’Europe) ;
    • durcissement des procédures Dublin ;
    • accélération des expulsions…

    La chasse aux migrant-e-s

    Partout en France, la violence de l’État s’abat férocement. L’ampleur de cette répression ne permet pas de donner une liste exhaustive mais en l’espace d’une semaine, tout s’est accéléré dans la vallée de la Roya : 156 demandeurs d’asile ont été arrêtés et expulsés, et Cédric Herrou, qui les accompagnait, a été placé en garde à vue et mis sous contrôle judiciaire. Déjà poursuivi pour avoir pris des personnes migrantes en stop, il a vu dans la foulée sa peine se durcir en appel, passant d’une simple amende à 4 mois de prison avec sursis ! Si le message de l’État n’était pas assez clair, le président du tribunal s’est chargé de le préciser brutalement : « c’est une peine d’avertissement ». À Montpellier, 6 demandeurs d’asile soudanais ont été assignés à résidence puis expulsés vers l’Italie où leur sort demeure très incertain, suspendu à la menace d’un renvoi vers le Soudan.

    Des mineur‑e‑s isolé‑e‑s sont mis‑es à la rue, les migrant‑e‑s et leurs soutiens subissent quotidiennement des violences policières… Partout, les forces de l’État se déploient pour contrôler, chasser, enfermer et expulser les migrant‑e‑s.

    Le but de l’État n’est pas d’accueillir, mais bien de préserver ses intérêts économiques, son pouvoir, son autorité. Ainsi le gouvernement Macron continue d’alimenter la fabrique aux clandestin‑e‑s, sans droit ni titre, soumis‑es aux logiques mortifères des dirigeants et exploiteurs du monde entier.

    La mise à l’épreuve des solidarités

    Dénonçons les mensonges et doubles discours du gouvernement ! Ce qu’ils appellent « garantir le droit d’asile », c’est en réalité expulser à tours de bras. Leur « solidarité », c’est donner de l’argent à l’Italie et la Grèce pour la création de « hotspots » et autres prisons pour migrant-e-s, et aux pays tiers, tels la Turquie, le Maroc ou la Lybie, pour qu’ils contiennent les personnes migrantes loin de l’Europe.

    Les accords Dublin1 permettent de rendre impossible l’installation ici, en faisant croire que les personnes pourront être accueillies dans de bonnes conditions ailleurs. C’est faux ! Ainsi, l’Italie ne propose pas autre chose qu’une vie dans la rue et renvoie des migrant-e-s dans leur pays d’origine, quand bien même ces personnes ont fui pour échapper à la dictature, comme les exilé‑e‑s soudanais‑e‑s. Comble du cynisme, c’est désormais dans une Libye livrée au chaos que le gouvernement évoque d’effectuer son « tri » des réfugié-e-s, alors même qu’ielles y subissent la torture, l’emprisonnement, l’esclavage.

    Quant à l’Italie, sa réponse aux naufrages en Méditerranée est désormais de chercher à limiter l’action des bateaux de secours en mer des ONG, dans le seul but d’empêcher de nouvelles arrivées sur son territoire. Qu’importe que les gens y laissent leur peau…

    La stratégie des États, c’est aussi de casser les solidarités existantes à tous les niveaux. En coupant les vivres (baisse des APL, de l’assurance chômage, des remboursements de soins, etc.), en creusant les inégalités d’accès à la santé, à l’éducation, au logement, au travail, en criminalisant des pans entiers de la population, en entretenant les valeurs de mérite et de compétition, l’État préserve ses intérêts économiques, son pouvoir et nous précarise tou‑te‑s. Nous sommes tou‑te‑s concerné‑e‑s, alors ne nous laissons pas nous diviser !

    Devant l’État, il n’y a rien à négocier mais tout à arracher ! Seule la lutte collective paie !

    La solidarité avec les migrant‑e‑s et les luttes collectives existent bien aujourd’hui, et sont plus que nécessaires à renforcer pour inverser le rapport de force.

    Accompagner les migrant‑e‑s, faire pression sur les préfectures, être présent‑e‑s au tribunal, déposer les recours, se rassembler à l’aéroport pour éviter un renvoi, refuser d’embarquer dans un vol qui sert à expulser quelqu’un-e sont des actions à mener pour ne pas lâcher la lutte sur le terrain. C’est en menant collectivement ces mobilisations que nous aurons le plus de poids.

    Nous refusons leur logique de catégorisation des « bon‑ne‑s » migrant-e-s de celles et ceux à renvoyer. Les politiques migratoires sont un rouage du système capitaliste et de toutes les logiques de pouvoir et de profit, qui engendrent inégalités sociales, guerres, misère et exploitation à travers le monde. Les un‑e‑s les autres, nous ne subissons pas leurs conséquences avec le même degré de violence, mais pour lutter contre la précarité, le chômage, la misère, nous devons être tous et toutes solidaires face aux dirigeants et exploiteurs, ici comme ailleurs.

    Aucun être humain n’est illégal ! Libre circulation et installation de tous et toutes !

    Solidarité et luttes collectives face au capitalisme et aux États !

    Les Relations Extérieures de la CGA,
    Le 9 août 2017.

    1Les accords Dublin III signés par les états membres européens, rendent possible l’expulsion des réfugié-e-s vers le premier pays dans lequel ielles ont laissé leur empreintes en Europe. Cette procédure est largement utilisée en France.

  • Le dernier communiqué du Collectif Migrants Bienvenue 34

    Le dernier communiqué du Collectif Migrants Bienvenue 34

    02 Août 2017

    Expulsion de nos cinq autres amis soudanais (Darfour) assignés à résidence

    Après Babiker il y a une semaine, l’état français et la préfecture de l’Hérault ont expulsé en 48h Mustapha, Hamdan, Abdallah, Abbas et Babo.

    Les accords Dublin III signés par les états membres européens, rendent possible l’expulsion des réfugiés vers le premier pays dans lequel ils ont laissé leur empreintes en Europe. Cette procédure largement utilisée en France, s’est vue appliquée pour nos 6 camarades sous la responsabilité de la préfecture de l’Hérault. Depuis le 18 juillet, celle-ci les a aussi assignés à résidence alors qu’ils étaient hébergés en CAO afin de faciliter leur expulsion à moindre coût. Elle les a en effet contraints à se rendre chaque jour au commissariat avec leur effets personnels.

    Babiker a été expulsé vers Bologne le 27 juillet, Mustapha, Hamdan ont été expulsés vers Milan ce lundi 31 juillet dans des vols séparés. Nous n’avons pas de nouvelles d’Abdallah. Aujourd’hui 1er août, après une nuit au CRA de Sète, Abbas et Babo ont quitté le CAO ce matin pour l’aéroport de Montpellier. Leur destination devrait être Milan via Paris. Nous n’arrivons pas à les joindre.

    Au-delà des conditions stressantes, humiliantes et dégradantes de la mise en oeuvre de leur expulsion (assignation à résidence, pointage journalier au commissariat avec incertitude sur le jour et la destination de l’expulsion etc.), le Collectif Migrants Bienvenue 34 dénonce :

    • Que l’État français refuse de traiter la part convenue au niveau européen des demandes d’asile de réfugiés à laquelle il s’était engagé

    • Que l’État français et la préfecture de l’Hérault renvoient vers l’Italie des demandeurs d’asile soudanais en sachant pertinemment que des accords Italie/Soudan rendent possible l’expulsion vers leur pays d’origine. Le Soudan, pays en guerre civile, est dirigé par le dictateur El Béchir poursuivi par la Cour de Justice Internationale pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide ! L’État français se rend complice des dangers de mort qu’ils peuvent encourir s’ils sont renvoyés là-bas.

    • Que contrairement aux propos tenus par la préfecture de l’Hérault et malgré nos informations répétées, les migrants en Italie ne sont pas accueillis dans des conditions leur permettant de déposer une demande d’asile : pas de traduction donc de compréhension des démarches à effectuer, menace d’expulsion vers le Soudan, hébergement pour certains et mise à la rue pour d’autres sans autre explication et perspective.

    Cette situation est intolérable et obscène. Nous ne les abandonnons pas, nous poursuivons notre lutte, avec eux là-bas, pour les autres ici. L’élan de solidarité qui a eu lieu autour de nos 6 camarades et la colère engendrée par cette situation vont nous permettre de poursuivre la lutte contre l’inhumanité des procédures Dublin et pour l’accueil digne des migrant-e-s.

    Parce qu’aucun être humain n’est illégal, nous sommes assigné-e-s à résistance !

    Collectif Migrants Bienvenue 34

    Mail CMB34 : migrants.bienvenue34@riseup.net

    Signataire #Stop Dublin : http://www.stopdublin.fr/

    Blog : https://collectifmigrantsbienvenue34.wordpress.com/

    Pétition MB34 : sur change.org « Non aux renvois Dublin du CAO de Montpellier

    Facebook : https://www.facebook.com/collectifmigrantsbienvenue34/

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration Répression Sans-papiers
  • Jeudi 27 juillet au matin, Babiker expulsé !

    Jeudi 27 juillet au matin, Babiker expulsé !

    28 Juil 2017

    Six jeunes soudanais, demandeurs d’asile hébergés au CAO sont contraints depuis une semaine de signer tous les jours au commissariat de police avec leur maigre baluchon. Ils risquent chaque jour d’être expulsés vers l’italie, porte d’entrée de l’Union Européenne où ils ont déposés, de gré ou de force, leurs empreintes digitales.

    Mardi, l’un d’eux, Babiker, est retenu par la police, envoyé en Centre de Rétention Administrative (CRA) à Nîmes sans que quiconque soit prévenu.

    Mercredi, la préfecture prévoit d’expulser Babiker par le vol de 14h55 Montpellier / Roissy. Les militant-e-s du CMB34 alertés sont à l’aéroport, la compagnie aérienne refuse d’embarquer notre ami qui est à nouveau emmené au CRA de Nîmes puis, en soirée au CRA du Mesnil-Amelot (à côté de Roissy). Ce jeudi matin Baniker est mis dans un avion pour Bologne. Il se retrouve dans un centre de réfugiés avec une centaine de personne sans information aucune, il est saisi de désespoir.

    Le préfet a agi à toute vitesse pour expulser Babiker AVANT que le recours introduit par son avocate passe ce jeudi matin au tribunal de Nîmes (Juge des Libertés et de la Détention). Nos cinq autres amis soudanais vivent eux-aussi sous cette menace chaque jour. RIEN ne justifie cette précipitation, ces jeunes hommes ne mettent aucunement la France en danger !

    Babiker a fui la guerre civile au Soudan, il est depuis des mois en France, il apprend le français, s’est fait des amis. Il souhaite vivre en France, à Montpellier. Donnons-lui le droit de choisir son pays d’accueil !

    Mais, c’est mal connaître la détermination du Collectif Bienvenue 34 qui ne pliera pas devant tant d’injustice et d’inhumanité, quant aux situations actuelles de l’accueil des migrants dans ce pays. Hier encore Cédric Herrou était interpelé avec 156 migrants. Lundi matin, 18 migrants étaient expulsés de Barcelonnette et 15 devraient suivre encore. Sans compter tout le reste, Calais, Briançon, Le Vigan etc.

    Nous continuerons à faire du bruit autour des ces situations et à faire connaître au grand public ce que l’état génère vis-à-vis de personnes fuyant des pays de guerre et de misère.

    Justice affaiblie, contournée… Exécutif tout puissant, c’est l’état d’urgence que la France en marche veut intégrer dans notre constitution, aujourd’hui pour les migrants, demain pour tout le monde.

    Babiker a été expulsé, il y a encore d’autres amis ici. Ne baissons pas les bras !

    Il n’y a pas d’étrangers sur cette terre

    Par Groupe Un Autre Futur Anti-racisme Immigration Répression Sans-papiers
  • Monsieur le Préfet, pourquoi priver ainsi Babiker de sa liberté ?

    Monsieur le Préfet, pourquoi priver ainsi Babiker de sa liberté ?

    26 Juil 2017

    Un communiqué du Collectif Migrants Bienvenue 34

    Depuis le mercredi 18 juillet 2017, 6 soudanais sont sous le coup d’une assignation à résidence au Centre d’Accueil et d’Orientation Marconi, ordonnée par la préfecture de l’Hérault. Alors qu’ils signent déjà chaque jour un cahier de présence au CAO, ils sont contraints de se rendre chaque jour ouvrable à 16 h au commissariat central, munis de l’ensemble de leurs effets personnels.

    Face à cette nouvelle mesure humiliante, stressante et disproportionnée, le Collectif Migrants Bienvenue 34 les a soutenus avec leurs avocates dans une démarche de recours pour excès de pouvoir devant le tribunal administratif en demandant l’annulation de cette décision d’assignation à résidence, au motif que le risque de fuite n’était pas caractérisé et que cette mesure restrictive de liberté n’était qu’une mesure déloyale visant à expulser la personne en catimini.
    Bien que le tribunal administratif ait reconnu dans son jugement que les intéressés ne présentaient pas de risque de fuite, il a toutefois débouté nos amis migrants, jugeant que l’assignation à résidence restait moins coercitive que l’enfermement en centre de rétention. Sous une apparence plus « humaine » et présentée comme une alternative à l’enfermement, cette nouvelle mesure est ainsi un outil complémentaire offert aux préfets pour expulser. Expulser à moindre coût et à moindre droit, loin du regard du citoyen, mais aussi du juge de la liberté et de la détention garant des droits individuels.

    La préfecture a refusé de nous recevoir en audience ce lundi 24 juillet, au motif qu’il n’était pas d’usage de discuter d’un dossier en attente d’une décision de justice. Pourtant, M. Nucho, sous-préfet, a donné une conférence de presse le vendredi 21 juillet, rapportée dans l’édition du samedi 22 juillet de Midi-Libre.
    Non Monsieur, réclamer que des traitements inhumains ne puissent être infligés à des personnes ayant déjà subi de nombreux traumatismes, n’a rien d’extrémiste. Non Monsieur, les jeunes personnes soudanaises que nous accompagnons ne sont pas des globe-trotteurs voyageant insouciamment au gré de leurs envies. Ils fuient la violence, la torture, la guerre, le famine. Oui monsieur, nous réaffirmons qu’aucune de ces personnes n’a jamais été en fuite, comme le reconnaît le juge du tribunal administratif dans son jugement.

    Hier, notre ami Babiker (soudanais du Darfour) a été escamoté sous nos yeux dans une voiture banalisée, alors que nous l’attendions devant le commissariat de police. Son avocate n’a obtenu que ce matin les renseignements concernant sa destination. Il est au CRA de Nîmes. Cette mesure de mise rétention administrative est totalement hors de propos et cette privation de liberté intolérable !

    Comment M. le Préfet peut-il, de sa main gauche, récompenser la jeunesse locale qui veut, par des expositions, sensibiliser le grand public au drame vécu par les migrants et, de sa main droite, expulser de manière dissimulée nos amis migrants de Montpellier ? Comment comprendre que le préfet s’obstine à expulser 6 soudanais vers l’Italie alors que celle-ci est submergée par les demandeurs d’asile ? La préfecture peut-elle garantir que l’Italie accueille Babiker dans de bonnes conditions ?

    Une fois encore, M. le Préfet, nous en appelons à votre pouvoir discrétionnaire pour régler cette situation : rendez-nous Babiker et n’expulsez pas les autres. Nous connaissons leur histoire, leur visage, leur voix, leur sourire…

    Sur la chronologie des faits, voir le blog du collectif : https://collectifmigrantsbienvenue34.wordpress.com/

    Le communiqué au format PDF :

    [gview file= »http://unautrefutur.org/wp-content/uploads/2017/07/communique-25-juillet.pdf »]

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration Répression Sans-papiers
  • Rassemblement devant la préfecture le lundi 24 juillet à 17h

    Rassemblement devant la préfecture le lundi 24 juillet à 17h

    22 Juil 2017

    Communiqué du collectif migrants bienvenue 34

    Mais que fait la préfecture ?

    À Montpellier, six Soudanais en procédure « Dublin » se sont vus remettre ce 18 juillet, à la Préfecture de l’Hérault, un arrêté d’assignation à résidence. Ces jeunes hommes hébergés au CAO – Centre d’accueil et d’orientation – de Montpellier devront désormais « pointer » tous les jours de la semaine à l’Hôtel de police « muni de leurs effets personnels ». Ces six demandeurs d’asile vont devoir, chaque jour
    ouvrable, marcher depuis le CAO jusqu’à l’Hotel de Police donc faire plus de 30mn de trajet, pour se présenter à 16h00 au 256 de la rue du Comte de Melgueil – avec leur baluchon, sous la chaleur !

    Le collectif Migrants Bienvenue 34 est outré par ces méthodes dégradantes et inhumaines. Nous avons alerté à plusieurs reprises la préfecture sur les dangers et les dysfonctionnements du règlement Dublin en Italie et ailleurs, où peuvent être renvoyés du jour au lendemain ces six « dublinés » montpelliérains. Faire vivre, pour ces six personnes, la menace quotidienne d’être enfermées en Centre de rétention administrative pour ensuite être expulsées en Italie est totalement dépourvu d’humanité. Nous savons très bien l’Italie débordée, qui a déjà forcé le retour au Soudan de réfugiés où les attend le dictateur El Béchir poursuivi par la Cour de Justice Internationale pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide ! Depuis neuf mois à Montpellier, dans l’attente de pouvoir déposer une demande d’asile, ces six Soudanais ont tout fait pour se reconstruire : ils ont appris le français, se sont fait des amis… Cette assignation vient ajouter un stress quotidien et une humiliation supplémentaire au traumatisme de leur parcours.

    Le 5 juillet dernier nous étions reçu-e-s en audience avec une liste de 22 personnes sous le coup d’une procédure Dublin. Nous nous battons avec elles depuis des mois afin qu’elles puissent déposer une demande d’asile. Toutes ces personnes ont déjà subies d’énormes violences tout au long de leur exil, parmi elles, les six personnes soudanaises évoquées ci-dessus. Le préfet de l’Hérault a le pouvoir de mettre fin à cette situation inique.
    Carole Delga, Présidente du Conseil Régional Occitanie, a affirmé à plusieurs reprises sur son compte Twitter que l’Occitanie ferait tout pour accueillir les migrants du mieux possible. Elle se déclarait « fière que des enfants et des hommes viennent trouver refuge en Région Occitanie ouverte et généreuse ! ».
    Il y a quelques jours, Edouard Philippe, premier ministre, déclarait : « Nous ne sommes pas à la hauteur de ce que doit être la France ». En effet, la France est encore loin d’être à la hauteur…

    Le collectif Migrants Bienvenue 34 appelle à un rassemblement devant la préfecture le lundi 24 juillet à 17h, au moment même où il a demandé une nouvelle audience, encore sans réponse.

     

    Aucun être humain n’est illégal ! Arrêt des procédures « Dublin » ! Arrêt des expulsions !

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration Répression Sans-papiers
  • Promesses trahies ! Arrestations en préfecture ! La mobilisation est plus que jamais nécessaire !

    Promesses trahies ! Arrestations en préfecture ! La mobilisation est plus que jamais nécessaire !

    28 Juin 2017

    RASSEMBLEMENT MERCREDI 5 JUILLET À 17h DEVANT LA PRÉFECTURE

     

    Nous avons sollicité une audience auprès des services de la préfecture le mercredi 5 juillet à 17h afin de reprendre avec eux le dossier des 20 personnes que nous accompagnons et qui demeurent sous le coup d’une procédure “Dublin” (expulsion vers un autre pays de l’UE) :
    – Parmi elles, des personnes venues du Soudan dont il est acquis qu’elles n’ont pas été et ne seront pas prises en charge par l’Italie, qui les renverra sans tarder au Soudan en vertu des accords conclus avec ce pays, comme dénoncé par Amnesty International.
    – Parmi elles, des personnes venues d’Afghanistan. Alors qu’au lendemain de l’attentat du 31 mai dernier à Kaboul, le plus meurtrier depuis 2001, l’Allemagne avait choisi depuis le 1er juin de suspendre les expulsions de migrants vers l’Afghanistan, il semblerait que celles-ci reprennent. Nous sommes donc atterrés que l’administration française feigne d’ignorer la situation chaotique qui règne en Afghanistan, poursuivant les renvois Dublin des ressortissants afghans, voire même les expulsions directes vers l’Afghanistan selon le communiqué de la Cimade du 8 juin dernier.

    Le Défenseur des droits a déposé un rapport le 14 juin dernier qui confirme les atteintes aux droits fondamentaux d’une exceptionnelle et inédite gravité pratiquées à Calais, dénoncées depuis des semaines par les associatifs : il exhorte les pouvoirs publics à ne pas s’obstiner dans ce qui s’apparente à un déni d’existence des exilés qui, présents sur notre territoire, doivent être traités dignement, conformément au droit et aux engagements internationaux qui lient la France.

    Il apparaît qu’ici aussi, à Montpellier, l’on veuille faire fi des engagements de l’État Français pris face aux Afghans de Grande-Synthe, selon lesquels ils seraient relocalisés en CAO de province mais placés sous la protection de l’État et ne seraient pas reconduits aux frontières : des ressortissants afghans accueillis à Montpellier ont pourtant été placés en procédure Dublin. Ils sont désespérés de ce qu’ils vivent légitimement comme une trahison et ne se résolvent pas à repartir sur les chemins de leur errance passée.

    Nous sommes également très inquiets des dernières évolutions que nous percevons dans notre département avec les arrestations en préfecture. Ce mardi 27, Souleymane B., soutenu par notre Collectif, a été arrêté au guichet de la préfecture, comme tant d’autres, alors qu’il allait chercher une décision de réadmission en Italie. Il est actuellement enfermé au CRA de Nîmes.
    A l’heure où la période électorale est maintenant achevée, le nouveau Président de la République a déclaré, lors d’une conférence de presse à l’issue du Conseil européen à Bruxelles le 23 juin dernier, « Nous devons accueillir des réfugiés car c’est notre tradition et notre honneur. (…) Nous devons ainsi faire preuve de solidarité quand un de nos voisins fait face à des arrivées massives de réfugiés ou de migrants”. Dont acte !

    Le communiqué mis en page ci-dessous.

     

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration Répression
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