Luttes Sociales

  • 20 Fév
    Loi Vidal : Appel de l’inter-fédérale du 15 février 20185

    Loi Vidal : Appel de l’inter-fédérale du 15 février 20185

    Les fédérations de la fonction publique FO, FSU, CGT, Solidaires, FAFP, CGC et CFTC appellent à la grève pour lutter contre la loi Vidal, loi visant à restreindre le droit des bachelier·e·s à accéder à l’enseignement supérieur.

    Voici l’appel de l’inter-fédérale :

    Les organisations soussignées constatent que les assemblées générales, les heures d’information syndicale, les blocages et les occupations se multiplient dans les universités et les lycées, appuyées sur les mobilisations de ces dernières semaines.

    Le gouvernement a fait voter la loi Vidal contre le droit de chaque bachelier.e. à accéder à l’enseignement supérieur. S’appuyant sur Parcoursup, et répondant à l’injonction présidentielle, il annonce dans la précipitation un projet de réforme qui vise à transformer le baccalauréat en diplôme d’établissement et qui met en place des parcours individuels en fonction des attendus sélectifs de l’enseignement supérieur.

    Aux lycéennes et lycéens, le gouvernement dit : « avec Parcoursup, on règle les problèmes d’APB, on évite le tirage au sort ! » C’est faux !

    Avec Parcoursup, chaque université décide des critères à partir desquels elle retiendra (ou pas) la candidature des bachelier.e.s. L’inscription à l’université dépendrait des capacités d’accueil, sans que les moyens soient mis pour accueillir les 40.000 nouveaux bachelier.e.s chaque année. Pire, ces capacités d’accueil dépendront des « perspectives d’insertion professionnelle ». Les bacheliers perdraient le droit à accéder à la formation de leur choix, et les bacheliers pro et techno seraient en pratique exclus du supérieur. Cela porte un nom : la sélection ! La réforme du Bac en découle directement : elle supprime le cadre national du bac, désormais il ne vaudra plus que ce que vaut la réputation de chaque lycée.

    Aux étudiants et étudiantes le gouvernement veut faire croire qu’ils ne sont pas concerné.e.s. C’est faux !

    En mettant en place la sélection à l’entrée à l’université, la réforme Vidal fait exploser l’université telle qu’elle existe. Elle ouvre les vannes de la sélection généralisée : si la sélection se met en place à l’entrée en licence, elle sera considérablement amplifiée en Master. Déjà l’arrêté licence met en cause les compensations, les rattrapages, les redoublements. Licences, Masters… subissent le même sort que le baccalauréat. Sous couvert d’orientation, ils sont dès la rentrée prochaine remplacés par des parcours personnalisés. C’est la fin des diplômes universitaires : il n’y aurait plus que des parcours, des bilans de compétences différents d’un individu à l’autre.

    Aux personnels le gouvernement annonce : 120 000 suppressions de postes dans la fonction publique, le rétablissement du jour de carence, le gel du point d’indice, la généralisation du recrutement de contractuel.le.s, donc de personnels précaires en lieu et place des agents titulaires.

    Les attaques du gouvernement pour en finir avec les diplômes, avec les statuts, avec des droits collectifs et protecteurs sont une seule et même attaque.

    Nous réaffirmons nos exigences :

    • La nécessité de travailler tout au long du parcours au lycée à une orientation choisie, construite, accompagnée et évolutive avec les moyens humains et financiers nécessaires.
    • Le maintien du baccalauréat comme diplôme national et 1er grade universitaire, garantissant l’accès de tous les bachelier.e.s sur tout le territoire aux filières post bac et aux établissements de leur choix.
    • L’exigence d’ouverture massive de places supplémentaires en 1er cycle post bac et le refus de toute sélection à l’entrée à l’université.
    • Le refus de l’instauration de blocs de compétences en lieu et place des diplômes et des qualifications.
    • Le retrait de la loi sur le 1er cycle post bac et du plan « étudiants » qui l’accompagne, condition pour permettre une réforme ambitieuse qui garantisse le libre accès de chacun.e au supérieur.

    Sur cette base, nos organisations appellent à amplifier l’information sur l’impact de ces réformes par des tractages, des heures d’information syndicale et des AG, soutien les initiatives et les mobilisations décidées par les assemblées générales.

    Parcoursup, réformes du Bac, du lycée et l’apprentissage, attaques contre les statuts et les services publics : tout est lié !

    Nos organisations FSU, FNEC-FP-FO, FERC-CGT, SUD éducation avec Solidaires étudiant.e.s, l’UNEF, l’UNL, et les associations (ASES, SLU) appellent les personnels, les étudiant.e.s, les lycéen.ne.s à se réunir en assemblées générales dans toutes les universités, tous les établissements, pour décider et préparer la grève et les manifestations le 22 mars, avec l’ensemble des fonctionnaires.

    Le 22 mars, les fédérations de la fonction publique (FO, FSU, CGT, Solidaires, FAFP, CGC, CFTC) appellent à la grève.

     

    INTERFÉDÉRALE DU 15 FÉVRIER 2018

    FERC-CGT, FNEC-FP FO, FSU, SUD éducation, SUNDEP, Solidaires étudiant-e-s, Unef, UNL, SGL, ASES, SLU

    Par Groupe Un Autre Futur Éducation Luttes Sociales
  • 07 Fév
    Présentation / discussion : La Revue Z, revue itinérante d’enquête et de critique sociale

    Présentation / discussion : La Revue Z, revue itinérante d’enquête et de critique sociale

    La revue Z, revue itinérante d’enquête et de critique sociale s’invite à la Mauvaise Réputation le vendredi 16 février à 19h30 pour une présentation du dernier numéro avec Anna Lochard, membre de la rédaction. Un repas partagé s’en suivra.

    2 principaux dossiers dans ce numéro : une critique de la gestion sociale des exilés avec l’exemple de la Chapelle, à Paris d’une part, une analyse des liens entre les fondations d’entreprise et le secteur du travail social, d’autre part.

    Le débat permettra de mieux connaître le projet de la revue Z, d’avoir un aperçu des dossiers proposés. Nous axerons les échanges en nous appuyant sur les luttes existantes localement, en particulier autour du refus des politiques migratoires et des moyens d’y résister.
    En France se structure un peu partout un mouvement de résistance pour contrer ces politiques, en dénonçant l’enfermement, le tri, les déportations, le harcèlement policier, en faisant vivre la solidarité concrète, en faisant vivre des collectifs de soutien et des actions variées et complémentaires. Prendre la mesure de ce maillage peut aider nous aider à coordonner nos actions et les renforcer.

     

    Affiche-debat-revue-Z
    Par Groupe Un Autre Futur Immigration Luttes Sociales
  • 24 Nov
    Macron veut couler la sécurité sociale

    Macron veut couler la sécurité sociale

    Créée par les ordonnances de 1945, la Sécurité sociale a pour but de couvrir tous les risques (maladie, maternité, invalidité, vieillesse, décès, accidents du travail et maladies professionnelles) et d’assurer la subsistance de soi et de sa famille, et ce, dans des conditions décentes. La Sécurité sociale était financée à l’origine par des cotisations à la charge des employeurs et des salariés et gérée par les partenaires sociaux, afin qu’elle ne soit pas à la merci des coupes budgétaires de l’Etat.

    Les cotisations salariales indiquées dans le salaire brut sont un salaire différé. Les salariés ne le perçoivent pas directement, mais en bénéficient quand il s’agit de se prémunir des risques encourus durant son existence.

    Aujourd’hui, ce « bout de communisme dans le système capitaliste » est en passe de s’effondrer sous les coups de boutoir du gouvernement car celui-ci sape ce qui faisait son fondement.

    Avec la diminution des cotisations sociales et l’augmentation de la Contribution sociale généralisée qui est un impôt, la Sécu risque de se retrouver de plus en plus sous la coupe de l’Etat, toujours prêt à réduire son financement. Si l’impôt devient le principal financeur de la Sécu, alors cette évolution donne le droit à l’État de faire disparaître petit à petit celle-ci.

    Les promesses de remboursement intégral des lunettes et des prothèses auditives et dentaires sont renvoyées à plus tard. Le tiers-payant n’est « techniquement » pas faisable : cadeau fait au lobby des médecins libéraux.

    En revanche, le gouvernement insiste sur la lutte contre la fraude et les arrêts de travail abusifs. C’est le discours classique populiste contre les « profiteurs » des assurances sociales. Rappelons que les fraudes aux aides sociales représentent seulement 1,3 milliard d’euro contre 60 pour la fraude fiscale.

    Pour Agnès Buzyn, ministre de la santé, 30 % des dépenses de l’Assurance-maladie ne sont pas « pertinentes ». Elle souhaite « fermer les lits qui ne servent à rien » et donc développer la chirurgie ambulatoire. Tout ça signifie bien sûr moins de moyens pour les hôpitaux publics. Les établissements se verront octroyer un bonus dès lors qu’ils répondront aux objectifs de pertinence et d’efficience de soins. Les bonus risquent d’être pour ceux-ci de simples bouées de sauvetage toujours remises en cause. A cela s’ajoutera l’augmentation du forfait hospitalier.

    Il est important de défendre les fondements de la Sécu, comme ça été le cas durant les grèves de 1995 contre le plan Juppé. Un mouvement social doit s’organiser avec (entre autres) la revendication de la gratuité des soins pour toutes et tous, la fin des attaques contre l’hôpital public et l’extension de ses moyens.

    Par Groupe Un Autre Futur Luttes Sociales Santé
  • 18 Nov
    La filière animation de la ville de Montpellier en grève

    La filière animation de la ville de Montpellier en grève

    Depuis mercredi 15 novembre, à l’appel de l’ensemble des organisations syndicales, la filière animation de la ville de Montpellier est en grève reconductible pour essayer de sortir d’une situation alarmante : conditions de travail inacceptables et sécurité des enfants impossible à assurer.

    Baisse de effectifs

    L’effectif de professionnels qui encadrent les temps de cantine et de TAP est constamment en dessous des quotas légaux (1 pour 14 en maternelle et 1 pour 18 en primaire). Ces quotas, déjà largement discutables, proposés par la mairie en septembre, ne sont pas respectés. La plus part des personnes est embauchée sur des contrats précaires, les équipes sont inexistantes, et certaines écoles se retrouvent avec un animateur·rice·s pour 50 élèves. Les centres de loisirs sont également impactés par cette politique de gardiennage qui nie les fondements d’un accompagnement éducatif digne de ce nom.

    Logique marchande au détriment du service public accessible à tou·te·s

    Comment peut-on penser et construire des actions d’animation dans ces conditions ? Pour les mêmes raisons de choix budgétaires, les associations se voient elles aussi hautement précarisées avec la perte de postes en CAE. En cassant les outils d’un service public accessible à tou·te·s, on nous amène inexorablement vers des logiques marchandes où seul·e·s celles et ceux qui ont les moyens pourront faire appel à des services de qualité.

    Se coordonner pour mieux lutter

    Ces situations nous concernent tou·te·s et c’est en faisant des ponts entre les différents mouvements de contestation que nous pourrons tenter de défendre nos boulots, nos qualifications et plus largement une conception politique de l’éducation et du vivre ensemble à visée émancipatrice.

    Un rassemblement a lieu devant la mairie de Montpellier lundi 20 novembre à 10h30.

    Par Groupe Un Autre Futur Luttes Sociales Monde du travail Syndicalisme
  • 15 Nov
    Mobilisons-nous contre la répression en Catalogne

    Mobilisons-nous contre la répression en Catalogne

    Avec les poursuites et le placement en détention pour rébellion et sédition du vice-président catalan, de sept ministres, de la présidente du parlement et de deux responsables d’associations de la société civile, c’est le vernis démocratique des sociétés européennes qui craque de façon flagrante. Cela marque un tournant autoritaire évident qui tend à signifier à chacun-e que l’ordre établi, ici la constitution espagnole de 1978 et la monarchie, ne peut être remis en question, même démocratiquement.

    Libération et abandon des poursuites pour tous les indépendantistes catalans

    C’est un mauvais signe donné à toutes celles et tous ceux qui comme nous se battent contre l’inacceptable de l’ordre existant. Un ordre fait d’inégalités, de misère, d’exploitation, de guerre et de destruction de la planète. Un ordre défendu par les États en Espagne, comme en France ou en Europe. La situation en Espagne crée un précédent qui ouvre la voie à toutes les répressions de grande ampleur contre les mouvements sociaux ou politiques de contestation.
    C’est pourquoi nous réclamons la libération et l’abandon des poursuites pour tou-te-s les indépendantistes catalan-e-s, et plus généralement la fin de l’état d’exception qui suspend les libertés publiques et individuelles.

    Pour une autodétermination totale : l’autogestion et le fédéralisme

    Cette exigence n’implique pas pour nous l’adhésion au projet porté par la classe politique en Catalogne de création d’une République catalane indépendante. La création d’un nouvel État-nation, avec ses frontières, sa police, et demain son armée et ses prisons n’est pas en soi porteur d’émancipation pour l’ensemble de la population vivant en Catalogne.
    L’exploitation des travailleuses et travailleurs catalan-e-s par des entreprises catalanes dans un État catalan ne représente pas un changement social pertinent pour les anarchistes.

    Pour une autodétermination complète

    Cependant, le désir de décider de son avenir qui s’exprime aujourd’hui dans le mouvement populaire en Catalogne est légitime et peut même être porteur d’émancipation. Nous sommes favorables à l’autodétermination, dans le sens où une société a le droit de déterminer par elle-même son destin. Mais nous sommes pour une autodétermination complète, impliquant une gestion directe de la société par la population, directement, et non en déléguant les choix collectifs à une minorité. Cela signifie l’autogestion des entreprises par ses travailleuses et travailleurs, celles des quartiers, des villes et des régions directement par ses habitant-e-s auto-organisé-e-s. Cela passe dans un premier temps par insuffler à la lutte une dynamique de classe et autogestionnaire.

    Par Groupe Un Autre Futur International Luttes Sociales
  • 05 Nov
    Contrats aidés : appel à la grève

    Contrats aidés : appel à la grève

    L’union syndicale Solidaires a publié sur son site un appel à la grève interprofessionnel contre la disparition des Contrats Aidés, pour le 10 novembre.

    L’arrêt des Contrats Aidés est prévu pour 2020, mais la diminution du nombre de contrats signés s’échelonne jusqu’en 2018 : 149 000 contrats ne seront plus renouvelés en 2017, puis 110 000 de plus en 2018. Bien que précaires, ces contrats concernent plusieurs centaines de milliers de salarié.e.s, et leur disparition les condamne à encore plus de précarité. En contre-parti, le gouvernement Macron met en avant le Service Civique. Ce dernier ne relève pas du Code du Travail, mais du Code du Service Nationale. La logique de casse sociale sous-tend clairement ces mesures : émanciper le patronat du Code du Travail, casser nos acquis sociaux, fruits des luttes passées, fournir une main d’œuvre peu coûteuse, etc.

     

    Pour en savoir plus :

    Sur notre agenda : Contrats aidés : Solidaires appelle à la grève

     

    Par Groupe Un Autre Futur Luttes Sociales Monde du travail Syndicalisme
  • 02 Oct
    18h30 – Comédie – Rassemblement en soutien à la grève générale en Catalogne

    18h30 – Comédie – Rassemblement en soutien à la grève générale en Catalogne

    Le communiqué inter-organisations libertaires (syndicats, organisations spécifiques et assemblées) pour la grève générale de demain en Catalogne a été traduit par le secrétariat aux Relations Internationales de la CGA. Il est aussi consultable en ligne.

    On choisit de lutter ! Le 3 octobre, toutes et tous à la grève générale !

    Appel commun des syndicats, organisations spécifiques et assemblées anarchistes de Catalogne pour la grève générale du mardi 3 octobre 2017.

    Les syndicats, organisations et collectifs signataires de cet appel souhaitent communiquer ici aux travailleuses et à l’ensemble des classes populaires notre positionnement par rapport aux événements qui ont eu lieu ces derniers jours dans les rues de nos villes et de nos villages.

    Depuis plusieurs années, nous avons observé l’escalade de tensions dans un conflit, désormais historique, qui visait à réduire les droits fondamentaux de la population. Nous venons d’une tradition syndicale et politique qui a toujours dans l’histoire défendu les droits et les libertés de la classe opprimée et qui a pris la rue quand il le fallait pour arracher au pouvoir ce qui nous permet maintenant d’être les actrices et acteurs de notre présent et de notre futur.

    En tant que libertaires et que partie active des mouvements syndicaux, populaires et associatifs de Catalogne, nous défendrons toujours le droit à l’auto-détermination des peuples – à commencer par le nôtre. Nous entendons cela comme un principe de base du confédéralisme, condition nécessaire à la cohabitation humaine dans un régime égalitaire. Nous disons clairement que toute émancipation complète est impossible sans avoir auparavant éliminer la structure économique qui la restreint, le capitalisme. Tant que cela n’a pas lieu, les conditions de vie de la classe travailleuse continueront d’être écrasées par une oligarchie espagnole et catalane qui sont toujours main dans la main pour imposer des contre-réformes en matière de droit du travail et pour diminuer les droits sociaux.

    Cela étant, nous voulons dénoncer la militarisation et la répression que nous subissons de la part de l’État espagnol, qui dévoile par là son vrai visage autoritaire en imposant sa volonté jusqu’au bout, quelqu’en soient les conséquences. Nous nous sommes toujours opposé-e-s à quiconque voulait militariser la Catalogne – ou n’importe quel territoire – contre les grandes protestations populaires et toute aspiration d’émancipation sociale.

    Nous nous opposons à la répression de l’État parce que nous l’avions expérimenté de manière systématique et continue dans nos propres corps, dans la rue et dans les entreprises. Pour cela également, nous voulons dénoncer la nature répressive de la Généralité de Catalogne, qui a, ces dernières années, persécuté, frappé, arrêté et emprisonné toutes celles et ceux qui ont refusé de regarder ailleurs quand les droits civils et humains du peuple étaient piétinés. Nous n’oublions pas la façon dont les Mossos d’Escuadra nous ont délogé de la place de Catalogne, ont arrêtés et traînés en justice des syndicalistes pour avoir participé à la manifestation qui avaient encerclée le parlement quand nos droits sociaux étaient rabotés. Nous n’oublions pas les arrestations et les emprisonnements des grandes opérations policières comme les récentes opérations Pandora ou encore les morts et les mutilations. En bref, nous ne permettrons pas qu’on nous prenne ce qui est à nous, quelque soit la couleur du drapeau dont ils se draperont.

    Pour nous, l’auto-détermination et l’émancipation de nos villages et de nos villes ne peut se cantonner seulement dans une décision de marquage territorial concret. La liberté collective ne sera possible qu’avec l’action décidée du peuple et des travailleuses face à un État et des élites politiques qui maintiennent des structures antisociales, hétéro-patriarcales et oppressives qui sont aussi défendues par quelques-uns des acteurs du mouvement souverainiste catalan. L’autodétermination et l’émancipation ne seront possibles qu’à travers l’action insoumise des opprimées, ce qui veut dire par la défense et l’amélioration de leurs conditions matérielles de vie. La socialisation des moyens de production et de la richesse, l’élimination de toutes les formes d’oppression, comme l’hétéro-patriarcat et ses différentes structures de pouvoir, autant explicites qu’implicites, la liberté la plus large de décision et la participation de toutes à travers l’action directe et l’autogestion seront les éléments qui nous rendront réellement libres.

    Ainsi, nous pensons que c’est le peuple, constitué en sujet politique et de classe, qui doit tenir lieu de base pour un grand changement social et c’est pourquoi nous saluons et défendons l’extension des organisations populaires de base pour pratiquer la désobéissance et faire front au contexte autoritaire existant. Nous voulons que cette attitude de désobéissance et de confrontation avec l’autorité aille encore au-delà de la conjoncture actuelle et soit opposée à toutes les injustices auxquelles nous sommes soumises.

    Pour toutes ces raisons, nous faisons un appel aux travailleuses de Catalogne à participer aux mobilisations en défense de nos droits et de nos libertés et plus particulièrement à participer de manière massive à la grève générale convoquée pour le mardi 3 octobre. Parce que l’esprit combatif qui anime historiquement cette partie du globe ne sera pas éteint si facilement, parce que nous sommes la classe des travailleuses et des travailleurs et que nous voulons décider de tout, c’est notre tour de descendre dans la rue, c’est notre tour de lutter !

    Signataires :
    CGT Catalogne
    Negres Tempestes (Tempêtes Noires)
    Embat, organisation libertaire de Catalogne
    Heura Negra, assemblée libertaire de Vallcarca
    CNT Catalogne et Baléares
    Oca Negra, assemblée libertaire du Clot-Camp de l’Arpa
    Solidaritat Obrera (Solidarité Ouvrière)

  • 19 Sep
    Rejoignons massivement la mobilisation et la grève intersyndicale du 21 septembre 2017

    Rejoignons massivement la mobilisation et la grève intersyndicale du 21 septembre 2017

    A Montpellier, c’est à 10h30 au Peyrou !

    Ci-dessous, le tract de l’Appel à Résistance 34 (appelaresistance34@gmail.com).

    A l’arrivée de la manifestation, un forum sera organisé autour d’une intervention de Richard Abauzit sur le contenu des ordonnances Macron.

    [gview file= »http://unautrefutur.org/wp-content/uploads/2017/09/TRACT-A4-21-03.pdf »]

    Par Groupe Un Autre Futur Luttes Sociales Monde du travail
  • 16 Sep
    Vers la catastrophe sociale : la mise en miette des solidarités à travers la suppression des CAE

    Vers la catastrophe sociale : la mise en miette des solidarités à travers la suppression des CAE

    Aujourd’hui, les contrats aidés représentent près de 460 000 emplois en Métropole. Démarrés dans les années 80, il s’agit d’emplois subventionnés par l’État présents dans les secteurs public et privé, tournés vers les personnes les plus éloignées de l’emploi : chômeurs-euses, personnes aux minima sociaux, personnes de plus de 50 ans, jeunes, etc.

    Dans les faits, ces emplois au rabais ont permis à des entreprises d’être exonérées de charges sociales. Leur appellation a changé au fil des gouvernements : d’abord les TUC, puis les CES, ensuite les emplois jeunes (lancés par Martine Aubry pour les bac+2), ils ont atteint un niveau historique sous les gouvernements Jospin et Jupé, avec près de 800 000 contrats par an.

    Ils ont permis aux différents gouvernements de jouer sur les chiffres du chômage avant la fin des mandats présidentiels. Chaque année post électorale, le nombre de contrats est revu à la baisse.

    Repérés dès le début comme étant des emplois précaires tirant les conditions salariales vers le bas, (pas de prime de départ contrairement au CDD), ils ont malgré tout pris une place de plus en plus importante dans des secteurs clefs du champ social.

    Pour faire face aux baisses de budgets publics, bon nombre d’associations et de collectivités territoriales ont utilisé ces contrats pour pouvoir embaucher du personnel à bas coût. L’accès à l’éducation, à la culture, au logement, l’urgence sociale, l’accompagnement des personnes en situation de handicap, des personnes âgées, des mineurs isolé-e-s, la plupart de ce qui touche aux missions d’intérêt général est devenu tributaire de ces emplois pour pouvoir fonctionner.

    Aujourd’hui, plus de 120 000 personnes vont perdre leurs emplois et à l’horizon 2018, 100 000 de plus vont être mises sur le carreau. C’est une attaque sociale de plus qui va participer à la rupture des dernières digues de solidarité qui existent dans notre société.

    La plupart des associations n’ont pas les moyens de pérenniser ces emplois, mais ils permettent de maintenir en vie des services, des structures d »accueil, d’accompagnement auprès des plus démuni-e-s. Ils permettent aussi que des associations tournées vers des démarches d’éducation populaire, de pratiques artistiques ouvertes à tou-te-s produisent du vivre ensemble et de l’ouverture aux autres.

    Des emplois de misère pour gérer la misère,

    La précarité du travail s’est accompagnée d’une réorganisation du travail avec une instabilité toujours plus forte pour les salarié-e-s, la montée en puissance d’une souffrance au travail. La mise à mal des droits syndicaux et de la médecine du travail (cf lois Macron, El Khomry, ordonnances Macron en ce moment) montrent clairement une volonté du pouvoir politique de renforcer ces logiques sans tenir compte des besoins sociaux et de l’intérêt général.

    Le développement des CAE et leur suppression ne sont en définitive que deux facettes d’une seule politique, celle qui utilise le salariat comme variable d’ajustement dans la gestion de l’économie et qui assume la précarisation générale des salarié-e-s, à tel point qu’on parle aujourd’hui de période de « post salariat ».

    Nous subissons l’économie de la misère au prix de nos vies. Il nous faut défendre nos droits en refusant maintenant la mise sur le carreau des 100 000 personnes en CAE, en essayant de fédérer les luttes pour exiger des emplois non-précaires et se battre plus globalement contre l’exploitation patronale. Pour cela, nous ne pouvons compter que sur notre capacité à nous auto-organiser et à fédérer nos luttes (casse du code du travail, contre la précarité etc.)

    Par Groupe Un Autre Futur Luttes Sociales Monde du travail
  • 09 Sep
    Richard Abauzit décrypte les ordonnances et le projet Macron

    Richard Abauzit décrypte les ordonnances et le projet Macron

    SAMEDI 16 SEPTEMBRE À 17H
    à la Librairie la Mauvaise Réputation

    Présentation/ débat avec Richard Abauzit, militant syndicaliste et défenseur des salarié-e-s

    Décryptage des ordonnances et du projet Macron

    En soirée : pot de rentrée et repas partagé

    L’affiche ci-dessous !

    [gview file= »http://unautrefutur.org/wp-content/uploads/2017/09/Affiche-Anti-electoralisme.pdf »]

    Par Groupe Un Autre Futur Luttes Sociales Monde du travail
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