Luttes Sociales

  • Communiqué fédéral de la CGA pour la grève du 9 octobre

    Communiqué fédéral de la CGA pour la grève du 9 octobre

    09 Oct 2018

    Le 9 octobre, en grève contre les attaques capitalistes

    et le tournant autoritaire de l’Etat



        L’État français avec à sa tête Macron et son gouvernement n’a de cesse d’attaquer nos conditions d’existence. Leurs cibles favorites, ce sont nos salaires socialisés, c’est-à-dire tout le système de répartition arraché au capital par les luttes sociales. Deux importantes réformes sont à venir qui concernent le système de retraites et l’assurance chômage. Elles visent à nous individualiser toujours plus face aux aléas de la vie. Les APL baissent tandis que la CSG augmente et met à mal beaucoup de petites retraites. Dans l’éducation, les coupes budgétaires fabriquent des diplomes professionnels au rabais (moins d’heures en bac pro avec la réforme à venir qu’en BEP il y a 10 ans !) et compliquent toujours plus l’accès et la réussite dans les études supérieures (disparition des systèmes de compensation et des rattrapages, Parcoursup, réforme du bac..). Les premier-e-s à en patir sont évidemment les élèves et étudiant-e-s des classes populaires, forcé-e-s de travailler pour subvenir à leurs besoins.
        Et pendant que nos salaires (directs et indirects) stagnent voire reculent, les prix des denrées indispensables ne cessent d’augmenter. Et pendant que l’État nous vide les poches, il remplit allégrement celles des actionnaires et du patronat (exonérations, disparition de l’ISF…).

        A quoi rime cette société capitaliste ? Celles et ceux qui batissent les immeubles n’ont plus de quoi s’y loger. Des gens parmi lesquels de jeunes enfants, qui fuient la misère et les guerres impérialistes, se retrouvent à dormir dehors dans le soi-disant pays des droits de l’homme.
        Lorsque le camp des exploité-e-s se révoltent, l’État répond en envoyant ses chiens pour « restaurer l’ordre ». L’affaire Benalla n’est que la pointe de l’iceberg répressif et du tournant autoritaire de l’État. L’état d’urgence est devenu droit commun et sert à justifier les innombrables violences policières, dans les quartiers populaires et dans les manifestations.

        Face à cela, les stratégies syndicales restent bien souvent frileuses et très désorganisées. Avant même la journée du 9 octobre, la FSU s’est alliée avec des syndicats cogestionnaires pour appeler à une date lointaine (12 novembre) et sans se donner les moyens d’y rallier d’autres forces. Cette dispersion des forces sociales est une aubaine pour l’État, qui peut continuer à vendre au rabais les services publics qu’il a préalablement détruit méthodiquement. Comme le dit l’adage, quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage.
        La seule solution pour faire reculer cette politique capitaliste et autoritaire, c’est de lui opposer un front uni des travailleuses et des travailleurs, que nous soyons fonctionnaires, dans le privé, au chômage ou en formation. Nous produisons les richesses que les dirigeants s’accaparent. Ensemble, nous sommes capables d’arrêter cette production, de bloquer l’économie du pays et d’imposer un changement de cap. Par la grève, les manifestations, les blocages économiques, le sabotage…

        Mais notre colère ne s’arrête pas aux dernières réformes des nouveaux visages qui incarnent le pouvoir politique. Dans la société capitaliste dans laquelle nous sommes contraint-e-s de vivre, il est logique que les dirigeant-e-s politiques favorisent le patronat et que les classes dirigeantes se serrent les coudes. Pour nous, tant que le pouvoir sera délégué à une minorité, la majorité de la population en subira les conséquences désastreuses dans son quotidien. A l’inverse, nous pensons qu’il est grand temps de construire une société débarassée du capitalisme et de l’État, où le contrôle ouvrier s’exercerait sur l’ensemble des secteurs de l’industrie et où ce seraient les besoins de la population qui guideraient la production, pas la recherche infinie de la croissance et des profits maximum. Une telle société, que nous appelons communisme libertaire, est possible et nécessaire. Elle est à construire tou-te-s ensemble, dès maintenant, dans nos luttes, dans nos organisations, dans nos quartiers et dans nos boites. Elle est la seule réponse viable à l’urgence climatique et aux crises économique et sociale que nous traversons.


    Coordination des Groupes Anarchistes,
    le 08/10/2018

  • Pour une grève active et militante le 9 octobre

    Pour une grève active et militante le 9 octobre

    05 Oct 2018

    Pour une grève active et militante le 9 octobre

    Ce mardi 9 octobre la CGT 34, Solidaires 34 et FO 34 appelle à une journée de grève interprofessionnelle1.

    Les raisons ne manquent pour revendiquer et contre-attaquer face aux projets gouvernementaux : « réforme » de l’assurance-chômage, attaques sur les retraites, la sécurité sociale et contre ce qu’il reste de services publics. Les riches toujours plus riches et de plus en plus de précaires et de pauvres …

    Nous ne nous faisons pas d’illusions sur les perspectives qu’offre cette journée. Elle a pourtant le mérite de poser les problèmes dans un cadre collectif, sur une base de classe. Pour nous il est nécessaire de s’en saisir et de la faire vivre au-delà de la simple manifestation. Mettons-nous en grève le 9 octobre pour rencontrer nos collègues et les informer, faire des tournées d’entreprises/d’établissements, mener des réunions ou des AG de boîte quand c’est possible etc… Bref, même si ce n’est pas « spectaculaire », agissons pour reconstruire du collectif, inciter les collègues à parler de leurs difficultés quotidiennes et à s’organiser et préparer ainsi les luttes de demain.

    Nous sommes bien persuadé-e-s qu’il n’y a pas de sauveur suprême, alors prenons-nous en main pour construire à la base la riposte sociale ; la rupture avec le capitalisme et l’état ne se fera pas toute seule. Face à l’ampleur des attaques et les tentations populistes et xénophobes nous devons agir.

    Vu aussi l’état de notre camp social, il y a beaucoup à reconstruire. Pour cela, investissons l’outil syndical ou tout autre forme collective si elle est pertinente. Nous devons nous retrousser les manches pour reconstruire la confiance en notre force collective avec des victoires mêmes petites, mêmes à des petites échelles. Le chemin est ardu mais c’est à notre avis un passage obligé et le meilleur moyen pour renouer avec l’esprit du syndicalisme révolutionnaire des origines, en articulant défense des intérêts immédiats et projet révolutionnaire.

     

    Le groupe de Montpellier de la Coordination des Groupes Anarchistes

  • Lutte victorieuse au collège les Garrigues

    Lutte victorieuse au collège les Garrigues

    21 Sep 2018

    Nous relayons cet article au sujet de la lutte des personnels du collège les Garrigues (Hauts de La Paillade) qui, au terme de 4 jours de grève depuis la rentrée, ont obtenu le départ de la Principale de leur collège ; cette dernière faisait régner autoritarisme, arbitraire et peur.

    Cette lutte a été exemplaire à de multiples niveaux : détermination des personnels en grève reconductible jusqu’à satisfaction de leurs revendications, soutien des parents d’élève, unité des personnels, auto-organisation et décisions prises en Assemblées Générales, fort soutien syndical dans l’unité et le respect de la souveraineté des
    décisions d’AG.
    Cette réussite a été préparée avec un gros travail en amont depuis plusieurs mois, qui a permis la très forte mobilisation des personnels (95 % de grévistes) et l’implication des parents d’élèves. Elle montre que, au-delà du slogan, la lutte peut payer réellement. Elle doit nous encourager à nous organiser sur nos lieux de travail et de vie
    pour construire la riposte à l’arbitraire hiérarchique. Elle désigne la voie à suivre pour plein de salarié-e-s, dans le public comme dans le privé, qui souffre quotidiennement de l’autoritarisme des grands comme
    des petits chefs.

    Le groupe de Montpellier de la CGA.

    Sortie de crise au collège Les Garrigues – SUD éducation 34

    Bravo aux enseignants et aux parents d’élèves du collège Les Garrigues à Montpellier pour leur mobilisation déterminée et sans failles qui leur a (…)

  • Semaine de mobilisation pour nos droits et procès de Robert Latapy

    Semaine de mobilisation pour nos droits et procès de Robert Latapy

    07 Sep 2018

    Investi depuis plusieurs années au côté des migrant-e-s, Robert Latapy est convoqué au TGI le 27 septembre, suite à la manifestation qui a eu lieu le 29 avril dernier à Nîmes pour s’opposer à l’expulsion de Moussa en Guinée. Durant cette manifestation, un tag « préfet de … » est inscrit sur la préfecture. Robert a depuis reçu l’interdiction d’aller dans le Gard. Ce procès prenant dans un contexte de recul de nos droits, particulièrement marqué par la loi Asile et Immigration, il a été décidé d’organisé une semaine de mobilisation, non seulement pour soutenir notre camarade face à la répression mais pour affirmer les droits des personnes migrantes et de celles et ceux qui les accompagnent.

    Nous annoncerons les différents événements au fur et à mesure et vous partageons, dès maintenant le tract annonçant cette semaine de mobilisation:

    tract RV

  • Un processus de discussion entre AL et la CGA

    Un processus de discussion entre AL et la CGA

    04 Juil 2018

    Un processus de discussion entre AL et la CGA

    Face au durcissement généralisé de la situation sociale et politique, Alternative libertaire (AL) et la Coordination des Groupes Anarchistes (CGA) ont entamé depuis quelques mois un processus de discussion dont l’une des issues possibles est une unification, avec la fondation d’une nouvelle organisation communiste libertaire. Depuis plus de quinze ans nos deux organisations ont participé, séparément ou conjointement, à de nombreux fronts de luttes communs, tout en gardant leurs spécificités.

    Les attaques capitalistes et les reculs sociaux qu’elles causent affaiblissent considérablement le camp des travailleuses et des travailleurs. Il est d’autant plus ardu, dans ce contexte, de mobiliser contre le renforcement de l’appareil répressif et sécuritaire – état d’urgence permanent, lois antiterroristes, criminalisation du mouvement social, quadrillage policier des quartiers populaires –, contre la chasse aux migrantes et migrants, ou contre le danger fasciste et réactionnaire.

    Avec la défaite du mouvement contre les lois Travail en 2016-2017, et les difficultés de ce printemps à contrer les attaques à la SNCF et à l’université, le mouvement social semble en panne de stratégie. Pourtant, la lutte des classes continue, comme en témoignent de nombreuses grèves et luttes locales, parfois victorieuses. Mais, depuis dix ans, ces résistances éparpillées peinent à se coaliser en un vaste mouvement de résistance capable de renverser le rapport de forces avec l’État et le capitalisme.

    L’implication des anarchistes sociaux et des communistes libertaires dans les luttes sociales est donc plus que jamais nécessaire. Notre tâche est immense, nous ne pouvons nous contenter ni de lamentations défaitistes ni, à l’inverse, de proclamations triomphalistes qui occulteraient l’importance d’un travail politique de longue haleine.

    L’union fait la force

    Même s’il est actuellement en difficulté, le mouvement social et syndical reste un acteur déterminant dans la construction d’une possible contre-attaque. Parce qu’il rassemble le plus largement le prolétariat dans toute sa diversité, que ce soit dans les entreprises ou dans les quartiers populaires. Parce qu’il est l’embryon d’une possible appropriation collective des moyens de production sans laquelle il n’y a pas de révolution anticapitaliste envisageable.

    C’est pourquoi les communistes libertaires et anarchistes sociaux en font le véhicule essentiel de leur stratégie révolutionnaire. Sans y former une fraction manœuvrière, ils et elles s’efforcent d’y faire vivre des pratiques fédéralistes, autogestionnaires et de lutte, antipatriarcales et antiracistes. Ils et elles y défendent une politique de construction des luttes par la base, éloignée aussi bien de la routine bureaucratique dirigiste, des illusions électoralistes que de l’agitation d’ultra-gauche incantatoire et sans lendemain.

    Cependant, le courant libertaire ne peut se limiter à agir anonymement au sein du mouvement social et syndical. Il a également la responsabilité de développer une organisation qui donne de la visibilité au projet anticapitaliste et autogestionnaire que nous portons.

    Un processus délimité

    C’est sur ces constats partagés qu’AL et la CGA ont entamé, depuis février 2018, un processus de discussion en vue d’un éventuel rapprochement de nos organisations.

    Une discussion sans fin tournerait à vide. AL et la CGA ont donc élaboré une feuille de route précise faisant se succéder des moments discussion et des points de vérification chacune de leur côté, afin de garantir une maîtrise collective du processus. Celui-ci doit durer à peu près un an et, s’il va à son terme, aboutir à un congrès conjoint qui décidera ou non de l’unification. Un congrès, c’est le choix d’une démarche transparente, avec la participation de toutes et de tous, loin des « négociations d’états-majors » et des deals en sous-main. AL comme la CGA ont derrière elles une histoire, un fonctionnement, des pratiques, des orientations élaborées collectivement ; seul un congrès a la légitimité pour les modifier.

    Le processus de discussion entre AL et la CGA pourra être ouvert à d’autres groupes communistes libertaires ou anarchistes révolutionnaires.

    Alternative libertaire (AL)

    Coordination des groupes anarchistes (CGA)

  • Etendre la grève pour gagner, c’est maintenant!

    Etendre la grève pour gagner, c’est maintenant!

    21 Mai 2018

    Étendre la grève pour gagner, c’est maintenant !

    Le chacun pour soi c’est tout le monde dans la merde !

    Voilà ce qui résume bien le programme Action publique 2022 du gouvernement sur les services publiques et le plan social de suppression de postes dans la fonction publique. Privatisations des missions publiques, externalisation, restructuration des services, qu’est ce que ça veut dire pour notre classe sociale ? C’est vivre en moins bonne santé, être moins bien scolarisé, vieillir plus mal avec une retraite minable, être moins bien logé-e-s etc. Misère, aliénation et individualisme à tous les étages. Nous assistons à une véritable liquidation de ce qu’il reste du système français de services publics. Malgré les précédentes attaques (privatisations et ouvertures à la concurrence, baisse des moyens, remise en cause des statuts et recours aux contrats précaires, restrictions du droit de grève…), les services publics ont la particularité d’échapper encore – à des degrés variables toutefois – à la logique marchande. Cette situation est intolérable pour les capitalistes, qui y voient là une source potentielle de profits s’évaporer sous leurs yeux.

    Loin de représenter l’intérêt général ou de constituer le dernier garant de services publics de qualité, l’État révèle sa vrai nature en cette période d’attaques contre le monde du travail : être au service de la classe dominante.

    Les cheminot-es, les salariés d’Air France, d’EDF, de La Poste, des EHPAD l’ont bien compris : pour arrêter ce rouleau compresseur, nous n’avons pas d’autres choix que de nous défendre nous-mêmes.

    Ils organisent la casse, on organise la lutte !

    Il n’y a pas de fatalité. Celles et ceux qui se battent peuvent perdre, celles et ceux qui ne se battent pas ont déjà tout perdu. Nous avons le devoir de leur opposer une solidarité de classe sans faille.

    Les conquêtes sociales dont tout le monde bénéficie (congés payés, sécurité sociale, etc.) ont toutes été gagnées en instaurant un rapport de force avec le pouvoir. Grèves, occupations d’usines, blocages… : voilà précisément les moyens qui ont permis et peuvent permettre aujourd’hui encore de gagner. Le mouvement actuel renoue avec ses pratiques qui s’en prennent au porte-monnaie des possédant-e-s, et c’est pour cela que le pouvoir dénigre et réprime avec tant d’énergie ces méthodes.

    La lutte des cheminot-es est exemplaire et déterminante. Il est indispensable que l’ensemble de la classe ouvrière fasse front derrière les grévistes de la SNCF et renforce par tous les moyens le camp des travailleuses et des travailleurs dans le bras de fer qui s’est engagé. Si les camarades cheminot-e-s perdent ce combat, c’est l’ensemble du monde ouvrier qui est menacé !

    Construisons, développons et renforçons les organisations de résistance populaire (syndicats, comités, collectifs, organisations de luttes), amplifions la convergence de tous les secteurs en lutte…

    Refusons la résignation et prenons conscience de notre force !

    Pour l’autogestion généralisée

    Mais pour se battre encore faut-il savoir pour quel projet ; sans perspective pour donner du sens à la lutte, la combativité s’émousse. En tant qu’anarchistes, nous allons donc au-delà de la simple nécessité de défendre les services publics menacés ou déjà détruits. Nous pensons qu’il faut élargir autant que possible les domaines où la satisfaction des besoins de la population prime sur la recherche du profit maximum pour les élites capitalistes. Pour cela, il est indispensable d’avoir un contrôle ouvrier sur les entreprises, qu’il s’agisse du rail, des télécommunications, de l’industrie des biens et services etc. Pour nous, un service public, ce n’est pas une entreprise de plus dans les mains de l’État français, c’est un service dont les missions sont définies par l’ensemble de la population et où la mise en œuvre est confiée à l’ensemble des travailleuses et travailleurs du secteur. C’est seulement lorsque l’ensemble de l’économie fonctionnera sous un tel modèle, lorsque les moyens de production seront aux mains des travailleurs-euses et sous le contrôle de tou-tes, que nous pourrons envisager de pouvoir efficacement satisfaire les besoins de tout-e-s et d’accéder enfin à l’égalité économique et sociale, condition indispensable au libre épanouissement individuel et collectif. C’est le projet de société communiste libertaire que nous défendons.

  • Manifestations du 1er-Mai : étendre la grève pour gagner, c’est maintenant !

    Manifestations du 1er-Mai : étendre la grève pour gagner, c’est maintenant !

    28 Avr 2018

    Nous, anarchistes et libertaires, ferons un cortège commun lors de ce 1er Mai.
    Il est pour nous urgent d’étendre lors de ce printemps à tous les secteurs la lutte et les grèves pour mettre en échec les nouvelles attaques du capitalisme portées par le gouvernement Macron, qui nous mettent chacun et chacune en concurrence.
    Nous affirmons la nécessité pour le mouvement social de garder son autonomie vis-à-vis des politicien.ne.s pour au contraire développer un projet et des pratiques émancipatrices et autogestionnaires.
    Pour défendre cela, nous appelons à venir renforcer ce cortège rouge et noir, rendez-vous à 10 h au Peyrou ce mardi 1er Mai.

    Ce gouvernement fait feu de tout bois en s’attaquant en même temps aux travailleur-se-s avec ou sans emploi, du privé ou du public, aux futur-e-s ou aux ex-travailleur.se.s, ou encore aux immigré-e-s. Sa politique – digne de ses prédécesseurs comme des gouvernements des autres états – acquise à la classe des nanti-e-s, passe par la libéralisation et la privatisation de tout ce qui peut l’être et par la réduction systématique de nos droits et protections sociales. C’est notre classe sociale qui est attaquée de plein fouet.

    Cette même politique inclut, de fait, la tentative d’écraser toute résistance en utilisant la répression contre toute opposition. Des universités aux lycées en passant par la ZAD ou la politique migratoire, c’est à une escalade de l’autoritarisme qu’on assiste.

    Pourtant, cette politique assumée en faveur du capital produit des résistances. Les cheminot-e-s et les étudiant.e.s ont entamé un mouvement de grève et d’occupation qui veut infliger une défaite à la politique de casse sociale généralisée. Le mécontentement monte également dans d’autres secteurs : la santé, la justice, la fonction publique, l’énergie ou la gestion des déchets.

    Face à un pouvoir politico-économique qui nous impose sa loi, l’enjeu est bien aujourd’hui d’étendre la grève à de nouveaux secteurs pour la généraliser et construire un rapport de force permettant d’émerger de nos défaites passées. Dès maintenant, nous appelons celles et ceux qui se reconnaissent dans notre analyse à rejoindre la mobilisation en faisant du 1er Mai un tremplin vers un printemps plein d’espoir. Partout, dans nos lieux de vie et de travail, nous devons pousser au développement des grèves, à la massification des manifestations et au développement de la contestation. C’est maintenant qu’il faut agir.

    Enfin, le mouvement social porte aujourd’hui en son sein des embryons d’une autre façon de faire société. Nous nous reconnaissons pleinement dans les aspirations égalitaires anti-sexistes et anti-racistes, dans les formes d’auto-organisation et dans les tentatives d’expérimentations sociales qu’elles véhiculent. C’est un des chemins à prendre, qui devra croiser les aspirations venant de tous les pays, pour construire un autre avenir. A nous toutes et tous de les développer, les étendre et les généraliser pour nous donner des perspectives émancipatrices. Pour cela, le mouvement social n’a pas besoin de politicien-ne-s en embuscade avec leurs arrière-pensées électorales. Il a besoin de victoires et de fixer pour lui-même et par lui même des perspectives pour mettre fin à l’exploitation et aux inégalités sociales.

    Signataires : Alternative Libertaire Montpellier, CNT-AIT Syndicat intercorporatif de Montpellier, Coordination des Groupes Anarchistes 34, Union Départementale de la CNT 34

    Voir le rendez-vous sur notre agenda

     

    Le tract

    tract 1er mai V2
    Par Groupe Un Autre Futur Communiqué UAF Luttes Sociales
  • A Montpellier comme ailleurs, le pouvoir réprime les contestations sociales

    A Montpellier comme ailleurs, le pouvoir réprime les contestations sociales

    22 Avr 2018

    Répondons solidarité et extension des luttes !

    À la faculté de droit, après les mises en examen du doyen Pétel et du professeur Coronel de Boissezon, le pouvoir étouffe l’affaire. Les étudiant·e·s doivent travailler et passer leurs examens au milieu de leurs agresseurs, malgré les manifestations, les démarches juridiques et les nombreux témoignages mettant en avant l’implication d’autres membres du personnel de la faculté de droit. Des témoins embarrassants subissent des intimidations policières. Circulez, il n’y a plus rien à voir…

    Samedi 14 avril, la manifestation « convergence des luttes », réunissant majoritairement des étudiant-e-s mais aussi le collectif Bienvenue Migrant·e·s 34, BDS 34, et de nombreu(x)-ses travailleurs et travailleuses en lutte, syndicalistes etc. a été bloquée dès le départ par un cordon de CRS qui a usé abondamment de gaz lacrymogènes. La préfecture a d’emblée mis un énorme niveau de répression et tout fait pour rendre la manifestation tendue. A son issue, alors que près de deux cents personnes se rendaient à l’assemblée générale de la Coordination Nationale des Luttes, organisée à l’Université Paul Valéry, les manifestant-e-s ont été violemment chargé-e-s et nassé-e-s, la police a arrêté 51 personnes. 47 ont été placées en garde à vue. Deux personnes sont convoquées en justice ultérieurement. Les deux autres sont passées en comparution immédiate le 16 avril, l’une, sous contrôle judiciaire, est convoquée au TGI le 14 mai, l’autre, qui souffre de troubles psychologiques, a été condamné à 3 mois de prison ferme et a été incarcéré aussitôt : justice à la mode bienveillance sauce Macron… ? Plutôt triste réalité d’une justice de classe.

    Nous dénonçons cette criminalisation de la manifestation, les arrestations, les violences policières et nous nous déclarons solidaires des personnes blessées, poursuivies et condamnées. Nous dénonçons également le traitement médiatique de cette manifestation ; les médias se sont repus d’images des dégradations matérielles ciblées envers différentes banques et symboles du capitalisme, en occultant toute signification politique, mais ont quasiment tu et/ou légitimé les violences policières envers les personnes.

    Toujours cette semaine, le tribunal Administratif a cautionné une future intervention policière à l’université Paul Valéry pour « débloquer » la fac. Il a également laissé les mains libres à la présidence de la fac pour organiser des examens en ligne, mettant à mal anonymisation des copies et faisant fi de l’inégalité d’accès à une connexion internet. Pire ces 19 et 20 avril, la présidence pendant qu’elle présente comme imminente une intervention de la police à la fac, organise en catimini la délocalisation des examens dans les lycées Mermoz et Monnet sous haute protection policière. Symbole affligeant d’une démocratie bleue marine où les examens se passent entouré-e-s de flics… Les étudiant-e-s de la faculté de Tolbiac viennent d’être expulsé-e-s par la police.

    Le pouvoir est bien droit dans ses bottes contre les salarié-e-s en lutte, les étudiant-e-s, les ZADistes, les migrant-e-s et tous ceux et celles qui refusent de se conformer à leur société d’inégalités, de précarité, du chacun pour soi. Soyons toutes et tous solidaires face à la répression et dans les semaines à venir étendons les luttes, contre Macron et son monde.

    Groupe Un Autre Futur de la Coordination des Groupes Anarchistes, le 20 avril 2018.

    Par Groupe Un Autre Futur Communiqué UAF Luttes Sociales Répression
  • Pour gagner, étendons les grèves et massifions les manifestations

    Pour gagner, étendons les grèves et massifions les manifestations

    21 Avr 2018

    Reprenons l’offensive pour un changement radical de société

    Destruction du code du travail, privatisation de la SNCF, sélection à l’université, tri, enfermement et expulsion des exilé-e-s, demain le contrôle accru des chômeurs et chômeuses, puis la sécu, les retraites. Au pouvoir depuis un an, Macron déroule son programme libéral et autoritaire, détruit méthodiquement ce que les luttes sociales avaient mis des années à arracher, sans même un faux-semblant de débat ou de négociation, à coups de matraque, de lacrymo et d’arrestations quand le corps social rechigne à se laisser dépecer. Machine de guerre du capitalisme, l’État mène une offensive globale contre tout ce qui permet encore un peu de stabilité dans nos vies, un peu de solidarité, de redistribution.

    Rejoindre la bataille maintenant

    En face, des résistances existent, comme celles des cheminot-e-s et celles des étudiant-e-s. Leurs batailles sont les nôtres. La fin du statut des cheminot-e-s aujourd’hui, c’est la fin de celui des fonctionnaires demain. La privatisation du rail, ce sont des conditions de travail et de service dégradées, des lignes sacrifiées, avec comme seul critère la rentabilité pour l’actionnaire.

    La sélection à l’université, c’est d’abord le renforcement de la sélection par l’argent. Le libre choix des études pour celles et ceux qui ont les moyens d’accéder au savoir. Les boulots d’exécutant pour tout-e-s les autres.

    Des batailles qui se mènent, il y en a d’autres, dans les hôpitaux et les Ehpad, la justice, à Carrefour, Air France, etc.
    Ces batailles, les secteurs aujourd’hui en lutte ne les gagneront pas seuls. La grève ne se décrète pas, mais si elle ne s’étend pas, si notre camp social ne reprend pas l’offensive, dans quelques mois il ne restera que des ruines. Des pans entiers de la société sont en passe de basculer dans une précarité généralisée. Par l’urgence et par la force, l’État Macron tente d’imposer son projet de société, global et cohérent. En face, il nous faut converger pour en imposer un autre.

    Partout, dans nos boîtes, nos administrations, nos lieux de vie, en discutant avec nos collègues, entre précaires, il nous faut rouvrir le chemin de la lutte, de la grève, de l’émancipation collective. Ne pas déléguer le combat à une avant-garde ouvrière condamnée à se battre seule pour toutes et tous. Ne pas s’en remettre aux mirages de tribuns qui viendraient, un jour peut-être, par la magie d’un scrutin, rebâtir tout ce qui aura été détruit. Le passé, de Mitterrand à Hollande en passant par Tsipras en Grèce, montre clairement que la délégation du changement social à une classe politique conquérant le pouvoir d’État n’est pas la voie de la transformation égalitaire de la société.

    Pour une autre société, débarrassée de l’État, du pouvoir et du capitalisme

    C’est dans la lutte qu’on se retrouve, qu’on invente, qu’on crée de nouvelles conditions de travail et de vie, solidaires, autogérées.
    C’est dans la lutte, la grève, que, dans sa boîte, on reprend la main sur son outil de travail, débarrassé de la tyrannie du patron. Jusqu’à réinventer son organisation, comme l’ont fait les camarades de Scop-ti et d’ailleurs.
    C’est dans la lutte, le blocage, que les étudiant-e-s de Paul Valéry ont jeté, avec leurs AG ouvertes et leurs cours substitutifs, les premières bases d’une université autogérée et émancipatrice, ouverte à toutes et tous.
    C’est dans la lutte, l’occupation, que les militant-e-s de la ZAD de Notre Dame des Landes construisent sur un territoire un autre rapport à la terre et à la vie en société.

    Nous savons ce que nous voulons bien mieux que tous les hommes providentiels. Nous savons dans quelles conditions nous voulons vivre et vieillir, travailler, apprendre, jouir.

    Si nous nous mettons en lutte, si nous travaillons à nous fédérer, nous pouvons bâtir une autre société. Une société dans laquelle la solidarité serait logique et la concurrence absurde, dans laquelle l’école rendrait plus intelligent-e et plus libre, dans laquelle travailler serait intéressant et utile, dans laquelle l’arrivée d’un-e étranger-ère serait une bonne nouvelle. Une société dans laquelle les soignant-e-s et malades ne seraient pas maltraité-e-s, les travailleur-ses autogéreraient leur entreprise et les usager-ères leurs services, dans laquelle on serait pas défini par la couleur de sa peau, son genre ou sa sexualité, dans laquelle la planète ne serait ni une poubelle ni un magot dont tirer profit. Une société dans laquelle quelques-uns ne se goinfreraient pas sur le dos de tou-te-s les autres, un chef n’aurait pas raison pour tou-te-s les autres.

    Nous n’avons pas besoin de l’État, du capitalisme, ni du pouvoir quel qu’il soit. Ce sont eux qui ont besoin de nous pour continuer à prospérer sur notre dos.

    Nous vous appelons à rejoindre les manifestations du 3 mai
    à l’appel des cheminot-e-s et des étudiant-e-s

    Stoppons Macron et commençons autre chose.

    Groupe Un Autre Futur de la Coordination des Groupes Anarchistes

  • Communiqué de l’interlutte

    Communiqué de l’interlutte

    17 Avr 2018

    Nous relayons le communiqué de l’inter-luttes sur l’université Paul Valéry de Montpellier :

    Nous étudiant-e-s, personnels administratifs et techniques et enseignant-e-s de l’Université Paul-Valery et leurs soutiens, nous réunissons aujourd’hui cette conférence de presse, pour faire état de l’ambiance délétère qui règne dans notre Université.

    En effet, après la répression fasciste subie le 22 mars dans l’enceinte de la faculté de droit, après la répression policière violente lors des dernières manifestations, une intervention policière, à la demande de Monsieur Patrick Gilli, est en cours de préparation – comme cela a été confirmé publiquement par le préfet. Ici, comme dans de nombreuses autres Universités, c’est le choix de la répression du mouvement étudiant qui est fait par les autorités.
    Ces répressions ont pour seul but de briser le mouvement national contre la loi ORE, Parcoursup, la réforme du bac et la destruction du service public. Les étudiant-e-s, personnels et précaires s’opposent fermement à la sélection à l’Université par le biais du système de prérequis, à l’augmentation des frais d’inscriptions, à la fin de la compensation et plus globalement à la politique capitaliste et libérale de Macron.

    A Montpellier, cela fait déjà plusieurs semaines que se développe une atmosphère de tension. Celle-ci est notamment le fruit de la communication et des rassemblements hasardeux organisés par la présidence, qui tendent à produire une division artificielle entre étudiants et personnels, dont les intérêts sont en réalité profondément liés.
    Le 16 avril a été publié un communiqué mensonger dans lequel Patrick Gilli essaie par tous les moyens de justifier une intervention policière qui lui a déjà été refusée plusieurs fois par la préfecture. Il y est fait mention « d’armes par destinations » qui auraient été retrouvées sur le campus bien qu’aucune preuve n’ait apportée. La manifestation de samedi dernier y est également abordée. Il est évident que ces motifs sont complétement fallacieux étant donné que le Président lui-même signale qu’il a présenté sa demande d’intervention dès le milieu de la semaine dernière.
    Alors qu’une délégation du comité de mobilisation a rencontré jeudi dernier des mandatés de la présidence pour organiser notamment la coordination nationale des luttes du week-end du 14 et 15 avril, le président agit comme si cette réunion n’avait jamais eu lieu, alors même que cet entretien a été enregistré avec l’accord des participants.

    Ce dernier a d’ailleurs fait intervenir dès ce weekend, des agents de sécurité ne portant pas d’insignes, accompagnés de chiens, refusant de s’identifier et qui ont provoqué à plusieurs reprises des incidents avec des étudiant-e-s et des membres du personnel. Ils ont notamment menacé physiquement un membre du CHSCT qui voulait prendre en photo les preuves de la dégradation des conditions de sécurité de l’université.

    De même, le président a profité de leur présence, pour tenter d’exclure les étudiants du campus, ce lundi 15 avril, en filtrant les entrées. Après avoir appelé les personnels pour leur demander de se rendre sur leur lieu de travail, il leur a finalement demandé de quitter les lieux deux heures plus tard.
    Désormais, nous savons que la fermeture administrative de l’université, qui annoncerait l’intervention policière, est imminente.

    Nous rappelons une nouvelle fois, que nous sommes un mouvement pacifiste, malgré toute la désinformation véhiculée par le président et le ministère.

    Nous condamnons fermement les actions de la présidence, que nous jugeons, avec le gouvernement, responsable du climat actuel.
    L’université est avant tout un lieu d’ouverture, de savoir et de débat, il est inadmissible d’y faire intervenir la police et nous condamnons fermement toutes les interventions policières des dernières semaines.

    Nous appelons tous et toutes à ne pas céder à la violence et à ne pas répondre aux cloches de la division et de la désinformation.

    Demain aura lieu un meeting et un concert dans l’amphi A de l’université, réunissant cheminot-e-s, étudiant-e-s, lycéen-ne-s, avocat-e-s, grévistes des CHU et bien d’autres sous le signe de la convergence des luttes. Cette même convergence qui fait tellement peur à la présidence et au gouvernement.

    Vous êtes tous et toutes les bienvenu-e-s, pour une soirée joyeuse, festive et humaine, ou nous pourrons ensemble discuter du mouvement en cours, de son futur, autour d’un verre et d’un orchestre.

    Signataires :

    Comité de mobilisation Paul Valéry, Comité de mobilisation Sciences (Campus Triolet contre la sélection), Comité de mobilisation Droits et Sciences politiques (Rendez-nous nos droits – Montpellier Droit Science Po en lutte) , Solidaires Etudiant-e-s Montpellier , Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM, CGT Université Montpellier 3, SUD Éducation Hérault,  SNTRS-CGT, SUD Recherche, Solidaires 34, Réseau Universités Sans Frontière 34, CGA Montpellier , Union des Etudiants Communistes de Montpellier, Comité jeunes NPA34 – Montpellier, Jeunes insoumis.es Montpellier

     

    Le communiqué est diffusé sur la page facebook de Paul Va lève toi

    Par Groupe Un Autre Futur Luttes Sociales
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