Luttes Sociales

  • 21 Avr
    Pour gagner, étendons les grèves et massifions les manifestations

    Pour gagner, étendons les grèves et massifions les manifestations

    Reprenons l’offensive pour un changement radical de société

    Destruction du code du travail, privatisation de la SNCF, sélection à l’université, tri, enfermement et expulsion des exilé-e-s, demain le contrôle accru des chômeurs et chômeuses, puis la sécu, les retraites. Au pouvoir depuis un an, Macron déroule son programme libéral et autoritaire, détruit méthodiquement ce que les luttes sociales avaient mis des années à arracher, sans même un faux-semblant de débat ou de négociation, à coups de matraque, de lacrymo et d’arrestations quand le corps social rechigne à se laisser dépecer. Machine de guerre du capitalisme, l’État mène une offensive globale contre tout ce qui permet encore un peu de stabilité dans nos vies, un peu de solidarité, de redistribution.

    Rejoindre la bataille maintenant

    En face, des résistances existent, comme celles des cheminot-e-s et celles des étudiant-e-s. Leurs batailles sont les nôtres. La fin du statut des cheminot-e-s aujourd’hui, c’est la fin de celui des fonctionnaires demain. La privatisation du rail, ce sont des conditions de travail et de service dégradées, des lignes sacrifiées, avec comme seul critère la rentabilité pour l’actionnaire.

    La sélection à l’université, c’est d’abord le renforcement de la sélection par l’argent. Le libre choix des études pour celles et ceux qui ont les moyens d’accéder au savoir. Les boulots d’exécutant pour tout-e-s les autres.

    Des batailles qui se mènent, il y en a d’autres, dans les hôpitaux et les Ehpad, la justice, à Carrefour, Air France, etc.
    Ces batailles, les secteurs aujourd’hui en lutte ne les gagneront pas seuls. La grève ne se décrète pas, mais si elle ne s’étend pas, si notre camp social ne reprend pas l’offensive, dans quelques mois il ne restera que des ruines. Des pans entiers de la société sont en passe de basculer dans une précarité généralisée. Par l’urgence et par la force, l’État Macron tente d’imposer son projet de société, global et cohérent. En face, il nous faut converger pour en imposer un autre.

    Partout, dans nos boîtes, nos administrations, nos lieux de vie, en discutant avec nos collègues, entre précaires, il nous faut rouvrir le chemin de la lutte, de la grève, de l’émancipation collective. Ne pas déléguer le combat à une avant-garde ouvrière condamnée à se battre seule pour toutes et tous. Ne pas s’en remettre aux mirages de tribuns qui viendraient, un jour peut-être, par la magie d’un scrutin, rebâtir tout ce qui aura été détruit. Le passé, de Mitterrand à Hollande en passant par Tsipras en Grèce, montre clairement que la délégation du changement social à une classe politique conquérant le pouvoir d’État n’est pas la voie de la transformation égalitaire de la société.

    Pour une autre société, débarrassée de l’État, du pouvoir et du capitalisme

    C’est dans la lutte qu’on se retrouve, qu’on invente, qu’on crée de nouvelles conditions de travail et de vie, solidaires, autogérées.
    C’est dans la lutte, la grève, que, dans sa boîte, on reprend la main sur son outil de travail, débarrassé de la tyrannie du patron. Jusqu’à réinventer son organisation, comme l’ont fait les camarades de Scop-ti et d’ailleurs.
    C’est dans la lutte, le blocage, que les étudiant-e-s de Paul Valéry ont jeté, avec leurs AG ouvertes et leurs cours substitutifs, les premières bases d’une université autogérée et émancipatrice, ouverte à toutes et tous.
    C’est dans la lutte, l’occupation, que les militant-e-s de la ZAD de Notre Dame des Landes construisent sur un territoire un autre rapport à la terre et à la vie en société.

    Nous savons ce que nous voulons bien mieux que tous les hommes providentiels. Nous savons dans quelles conditions nous voulons vivre et vieillir, travailler, apprendre, jouir.

    Si nous nous mettons en lutte, si nous travaillons à nous fédérer, nous pouvons bâtir une autre société. Une société dans laquelle la solidarité serait logique et la concurrence absurde, dans laquelle l’école rendrait plus intelligent-e et plus libre, dans laquelle travailler serait intéressant et utile, dans laquelle l’arrivée d’un-e étranger-ère serait une bonne nouvelle. Une société dans laquelle les soignant-e-s et malades ne seraient pas maltraité-e-s, les travailleur-ses autogéreraient leur entreprise et les usager-ères leurs services, dans laquelle on serait pas défini par la couleur de sa peau, son genre ou sa sexualité, dans laquelle la planète ne serait ni une poubelle ni un magot dont tirer profit. Une société dans laquelle quelques-uns ne se goinfreraient pas sur le dos de tou-te-s les autres, un chef n’aurait pas raison pour tou-te-s les autres.

    Nous n’avons pas besoin de l’État, du capitalisme, ni du pouvoir quel qu’il soit. Ce sont eux qui ont besoin de nous pour continuer à prospérer su notre dos.

    Stoppons Macron et commençons autre chose.

    Groupe Un Autre Futur de la Coordination des Groupes Anarchistes

    Par Groupe Un Autre Futur Anticapitalisme Luttes Sociales Répression
  • 17 Avr
    Communiqué de l’interlutte

    Communiqué de l’interlutte

    Nous relayons le communiqué de l’inter-luttes sur l’université Paul Valéry de Montpellier :

    Nous étudiant-e-s, personnels administratifs et techniques et enseignant-e-s de l’Université Paul-Valery et leurs soutiens, nous réunissons aujourd’hui cette conférence de presse, pour faire état de l’ambiance délétère qui règne dans notre Université.

    En effet, après la répression fasciste subie le 22 mars dans l’enceinte de la faculté de droit, après la répression policière violente lors des dernières manifestations, une intervention policière, à la demande de Monsieur Patrick Gilli, est en cours de préparation – comme cela a été confirmé publiquement par le préfet. Ici, comme dans de nombreuses autres Universités, c’est le choix de la répression du mouvement étudiant qui est fait par les autorités.
    Ces répressions ont pour seul but de briser le mouvement national contre la loi ORE, Parcoursup, la réforme du bac et la destruction du service public. Les étudiant-e-s, personnels et précaires s’opposent fermement à la sélection à l’Université par le biais du système de prérequis, à l’augmentation des frais d’inscriptions, à la fin de la compensation et plus globalement à la politique capitaliste et libérale de Macron.

    A Montpellier, cela fait déjà plusieurs semaines que se développe une atmosphère de tension. Celle-ci est notamment le fruit de la communication et des rassemblements hasardeux organisés par la présidence, qui tendent à produire une division artificielle entre étudiants et personnels, dont les intérêts sont en réalité profondément liés.
    Le 16 avril a été publié un communiqué mensonger dans lequel Patrick Gilli essaie par tous les moyens de justifier une intervention policière qui lui a déjà été refusée plusieurs fois par la préfecture. Il y est fait mention « d’armes par destinations » qui auraient été retrouvées sur le campus bien qu’aucune preuve n’ait apportée. La manifestation de samedi dernier y est également abordée. Il est évident que ces motifs sont complétement fallacieux étant donné que le Président lui-même signale qu’il a présenté sa demande d’intervention dès le milieu de la semaine dernière.
    Alors qu’une délégation du comité de mobilisation a rencontré jeudi dernier des mandatés de la présidence pour organiser notamment la coordination nationale des luttes du week-end du 14 et 15 avril, le président agit comme si cette réunion n’avait jamais eu lieu, alors même que cet entretien a été enregistré avec l’accord des participants.

    Ce dernier a d’ailleurs fait intervenir dès ce weekend, des agents de sécurité ne portant pas d’insignes, accompagnés de chiens, refusant de s’identifier et qui ont provoqué à plusieurs reprises des incidents avec des étudiant-e-s et des membres du personnel. Ils ont notamment menacé physiquement un membre du CHSCT qui voulait prendre en photo les preuves de la dégradation des conditions de sécurité de l’université.

    De même, le président a profité de leur présence, pour tenter d’exclure les étudiants du campus, ce lundi 15 avril, en filtrant les entrées. Après avoir appelé les personnels pour leur demander de se rendre sur leur lieu de travail, il leur a finalement demandé de quitter les lieux deux heures plus tard.
    Désormais, nous savons que la fermeture administrative de l’université, qui annoncerait l’intervention policière, est imminente.

    Nous rappelons une nouvelle fois, que nous sommes un mouvement pacifiste, malgré toute la désinformation véhiculée par le président et le ministère.

    Nous condamnons fermement les actions de la présidence, que nous jugeons, avec le gouvernement, responsable du climat actuel.
    L’université est avant tout un lieu d’ouverture, de savoir et de débat, il est inadmissible d’y faire intervenir la police et nous condamnons fermement toutes les interventions policières des dernières semaines.

    Nous appelons tous et toutes à ne pas céder à la violence et à ne pas répondre aux cloches de la division et de la désinformation.

    Demain aura lieu un meeting et un concert dans l’amphi A de l’université, réunissant cheminot-e-s, étudiant-e-s, lycéen-ne-s, avocat-e-s, grévistes des CHU et bien d’autres sous le signe de la convergence des luttes. Cette même convergence qui fait tellement peur à la présidence et au gouvernement.

    Vous êtes tous et toutes les bienvenu-e-s, pour une soirée joyeuse, festive et humaine, ou nous pourrons ensemble discuter du mouvement en cours, de son futur, autour d’un verre et d’un orchestre.

    Signataires :

    Comité de mobilisation Paul Valéry, Comité de mobilisation Sciences (Campus Triolet contre la sélection), Comité de mobilisation Droits et Sciences politiques (Rendez-nous nos droits – Montpellier Droit Science Po en lutte) , Solidaires Etudiant-e-s Montpellier , Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM, CGT Université Montpellier 3, SUD Éducation Hérault,  SNTRS-CGT, SUD Recherche, Solidaires 34, Réseau Universités Sans Frontière 34, CGA Montpellier , Union des Etudiants Communistes de Montpellier, Comité jeunes NPA34 – Montpellier, Jeunes insoumis.es Montpellier

     

    Le communiqué est diffusé sur la page facebook de Paul Va lève toi

    Par Groupe Un Autre Futur Luttes Sociales
  • 11 Avr
    Pourquoi manifester les 14 et 19 avril ?

    Pourquoi manifester les 14 et 19 avril ?

    Un printemps de luttes sociales est nécessaire !

    Ces dernières semaines, de légitimes colères s’expriment et la contestation monte dans de nombreux secteurs professionnels, dans le privé comme dans le public, face à une pluie de réformes, aux attaques sociales, aux restrictions budgétaires, aux licenciements, aux suppressions de postes, de services, de structures. Le gouvernement veut démanteler la SNCF, la santé publique, la justice, l’éducation nationale, le secteur social. Les réformes sont menées au pas de course, parfois en procédure accélérée ou à coups d’ordonnances et de décrets. La logique est claire : destructions des protections salariales et sociales, privatisation de tous les services publics, maximisation des profits du patronat et des actionnaires au détriment du plus grand nombre. Avec pour corollaires, la détérioration de nos conditions de vie et de travail, et la généralisation de la précarité. Nous sommes bien tou-te-s touché-e-s, tou-te-s concerné-e-s ! Ne nous laissons pas diviser, organisons-nous et convergeons pour opposer notre résistance à l’État et au patronat, et faire aboutir nos revendications.

    Ce qui va se passer si nous ne faisons rien : quelques exemples parmi d’autres

    À Carrefour, dans le secteur de l’énergie, à la Poste, les salarié-e-s se mobilisent contre licenciements, les suppressions de poste et restructurations à tout va, qui dégradent toujours davantage leurs conditions de travail.

    L’agenda Action publique 2022 visant les salarié-e-s de la Fonction publique prévoit la suppression massive de 120 000 postes, l’emploi de contractuel-le-s, le gel du point d’indice, la suppression du jour de carence, la rémunération au mérite.

    Dans les hôpitaux, 22 000 postes ont déjà été supprimés depuis 2015 et 16 000 lits ont été fermés. Restrictions budgétaires colossales, mise en concurrence des établissements entre eux, tarification à l’acte, politiques fiscales vidant les caisses de la sécurité sociale… Partout, des services hospitaliers se mobilisent, dénonçant la dégradation des conditions de travail, ainsi que le manque de moyens et d’effectifs pour assurer leurs missions. De même dans les EHPAD, où les situations catastrophiques conduisent à l’épuisement du personnel et à des formes de maltraitance institutionnelle. Le secteur social fait face aux mêmes difficultés, et a été particulièrement impacté cette année par la suppression des CAE, sans ouverture de postes avec des contrats plus protecteurs.

    La réforme de la SNCF vise à ouvrir à la concurrence le transport ferroviaire des personnes, étape décisive vers la privatisation du rail, avec pour conséquences, entre autres, la dégradation de travail des cheminot-e-s, l’explosion du prix des déplacements, le renforcement des inégalités territoriales par la fermeture des petites lignes et de gares. Si la réforme passe, plutôt que de répondre aux besoins de déplacements de la population et d’assurer sa sécurité, ce seront bien les logiques de rentabilité et de maximisation des profits, au bénéfice des futurs patrons et actionnaires, qui domineront, au détriment du plus grand nombre.

    Les universités fonctionnent depuis 5 ans à budget constant alors qu’elles ont accueilli 200 000 étudiant-e-s en plus. La loi ORE réformant l’accès à l’enseignement supérieur, et son outil « Parcoursup », la plateforme sur laquelle les lycéen-ne-s ont dû déposer leurs vœux quant à leurs futures études, organisent le tri et la sélection des jeunes bachelier-ère-s. En fermant l’accès à l’université aux jeunes orienté-e-s très tôt vers des voies professionnelles courtes, majoritairement issus des classes populaires, à ceux/celles qui n’ont pas les résultats escomptés, qui ne sont pas dans les « bons » lycées, elle vient renforcer la reproduction sociale, tout comme la réforme du lycée et du bac en préparation. Derrière ces mesures, ce qui est visé, c’est bien la casse de l’éducation publique pour favoriser le développement du marché privé. Les entreprises d’aide à l’orientation, les écoles et formations privées se multiplient déjà ! A l’université, les filières sélectives, au coût très élevé, délivrant des diplômes d’établissement, vont se développer. Les étudiant-e-s, face aux hausses exorbitantes des frais, seront incité-e-s, voire contraint-e-s, à contracter des prêts auprès des banques. Quoi de mieux que des individus endettés pour faire accepter des conditions de travail les plus dégradées !

    La réforme de la justice va généraliser la numérisation pour pouvoir dématérialiser, privatiser et déjudiciariser à outrance. Porter plainte pourra se faire via internet, plus besoin de parler à quelqu’un, comme à Pôle Emploi. Des plateformes de résolution des litiges, en ligne, seront confiées à des boîtes privées. Pendant ce temps, l’État va faire des économies sur les salaires en supprimant des postes.

    La loi « Asile et immigration », en cours d’examen, durcit encore la législation contre les personnes migrantes et les criminalise toujours plus. Elle vise à retreindre drastiquement leur possibilité de déposer une demande d’asile, à les expulser toujours plus vite et davantage, bref, à les condamner à leur exploitation, à la misère, aux violences et à la mort.

    L’État et le patronat veulent nous monter les un-e-s contre les autres

    Pour parvenir à ce plan social géant, les gouvernements successifs souhaitent faire intégrer dans la société, les valeurs de méritocratie, de sélection et de mise en concurrence comme quelque chose de juste. Que ce soient à travers des concours, des dossiers de sélection, des primes au mérite, des fonds octroyés à certains établissements ou pôles d’excellence, la logique est la même et permet que la réussite de certains justifie la mise sur le carreau de pans entiers de la société. La question des inégalités sociales et de leur reproduction est volontairement absente des discours. La division entre travailleurs-euses du public et du privé, chômeurs-euses, sans papiers, etc. est aussi un instrument classique pour tirer les conditions de travail et de vie vers le bas du plus grand nombre. Face à la guerre du tou-te-s contre tou-te-s, opposons notre solidarité et faisons converger nos luttes !

    La convergence des luttes, une nécessité pour amplifier la contestation

    A Montpellier et dans d’autres villes, étudiant-e-s, enseignant-e-s et personnels de l’université se battent pour dire non à la loi ORE et son modèle de société. Conscient-e-s de la nécessité de lutter sur tous les fronts avec l’ensemble des secteurs professionnels mobilisés, ils soutiennent activement la grève des cheminot-e-s. Dans de nombreuses villes, des Assemblées Générales inter-professionnelles voient le jour. Des jonctions se font avec des bouts de résistance déjà existantes dans la société : ainsi les luttes entamées de longue date pour dénoncer les politiques migratoires et refuser la loi « Asile et immigration » se joignent aux autres composantes du mouvement social.

    Deux dates importantes : les samedi 14 et mardi 19 avril

    La première correspond à l’appel national du mouvement étudiant à venir manifester à Montpellier, pour dénoncer également l’agression des étudiant-e-s occupant un amphi par un commando armé, dont certains membres sont toujours en poste à la fac de droit et ne sont pas mise en examen. Le collectif Migrants Bienvenue 34, mobilisé également ce jour-là pour dénoncer les accords Dublin, les expulsions et le projet de loi « Asile et immigration », appelle à rejoindre le cortège des étudiant-e-s pour faire converger les luttes.
    La seconde, le jeudi 19 avril, est celle d’un appel interprofessionnel pour rassembler tous les secteurs mobilisés et faire converger les luttes.

    Construisant dès maintenant un autre projet de société, égalitaire et libertaire

    Des foyers de résistance et de solidarité directe existent face à un système qui ne cesse de broyer l’ensemble des solidarités sociales. Dans l’occupation d’une université comme dans un mouvement de grève, des choses s’apprennent et s’expérimentent qui donnent de la force parce que des rapports collectifs solidaires existent, qu’on peut y faire l’expérience d’une démocratie directe. En auto-organisant nos luttes et en élaborant collectivement nos revendications et modes d’action, nous pouvons commencer à construire un projet de société, basé sur l’autogestion, la démocratie directe, l’égalité économique et sociale et faire vivre le communisme libertaire.

    Groupe Un Autre Futur de la Coordination des Groupes Anarchistes

     

    Prochains rendez-vous :

    Manifestation pour le retrait de la loi « asile et immigration » :
    Samedi 14 avril – Départ à 14 h 30 du Plan Cabanes
    La manifestation rejoindra à 15h30 au Peyrou la manifestation nationale contre la casse de nos droits sociaux et politiques : https://www.facebook.com/events/441871739566090/

    Jeudi 19 avril : Journée de mobilisation interprofessionnelle et de convergence des luttes !
    Manifestation à Montpellier – Départ à 14h du Peyrou

     

    Par Groupe Un Autre Futur Luttes Sociales
  • 03 Avr
    Défendons nos services publics et la justice sociale

    Défendons nos services publics et la justice sociale

    Macron, comme ses prédécesseurs, fait le choix de la privatisation des transports avec pour conséquences :

    • L’augmentation des inégalités territoriales par la fermeture des petites lignes et de gares.
    • L’explosion du prix de nos déplacements.
    • La destruction du service public des transports.
    • La menace sur la sécurité des usagers.
    • La dégradation des conditions de travail des cheminots-es.

    CE N’EST PAS NOTRE CHOIX

    Le train est un service public et aussi un outil essentiel pour lutter contre la pollution et le réchauffement climatique, l’explosion du trafic routier voyageurs ou marchandises.
    À grands coups de propagande médiatique, le gouvernement veut faire passer les cheminot.e.s pour des privilégié.e.s. Pourtant leur statut n’est en rien responsable de la dette.
    Ce qui se passe à la SNCF a déjà été expérimenté aux PTT, à EDF et GDF. La logique de rentabilité n’a pas fait baissé les prix et le service rendu à la population s’est dégradé.

    Nous nous engageons pour défendre nos services publics et la justice sociale.

    Santé (hôpitaux, EPHAD), éducation avec la réforme du bac et la sélection à l’université, autant de secteurs aujourd’hui menacés par la logique capitaliste.
    Pour cela la mobilisation des cheminots-es doit gagner et tous-tes ensemble nous devons imposer d’autres choix pour une société plus juste, plus solidaire et respectant l’environnement.
    Nous appelons tous-tes les usagers-es, les salariés-es, les étudiants-es et les retraité-es à être solidaires du mouvement des cheminots-es, à donner pour les caisses de grèves, à participer aux prochaines mobilisations

    Premiers signataires : Ensemble Hérault, Génération.s,34, Groupe d’appui aux luttes sociales FI, Groupe Un Autre Futur (CGA), Nouvelle Donne34, Nouveau Parti Anticapitaliste34 (NPA)

     

    Rendez-vous :

    Par Groupe Un Autre Futur Luttes Sociales
  • 28 Mar
    Plus de 1 000 personnes contre les agressions fascistes et la répression

    Plus de 1 000 personnes contre les agressions fascistes et la répression

    Ce mercredi 28 mars, plus de 1 000 personnes se sont rassemblées devant la préfecture de Montpellier pour protester contre les agressions fascistes et la répression. L’AG qui s’est tenue hier à l’université Paul Valéry, appelait à ce rassemblement.
    Lors de la prise de parole, nous avons appris que l’ex-doyen de la fac de droit et un des professeurs mis en cause sont en garde à vue : http://www.lemonde.fr/campus/article/2018/03/28/evacuation-violente-a-la-fac-de-montpellier-des-enseignants-mis-en-cause_5277624_4401467.html
    Sans préjuger des suites, ces gardes à vue sont le résultat du rapport de force entamé dès vendredi dernier par les étudiant-e-s et leurs soutiens ; la tenue de l’AG hier après-midi et la manifestation qui l’a suivie ont forcé la main à un pouvoir qui semblait vouloir étouffer l’affaire en n’auditionnant pas les témoins …

    Au-delà de « l’affaire de la fac de droit», toujours lors de la prise de parole, les étudiant-e-s ont réaffirmé leur opposition à la loi Vidal et son monde de compétition, et ainsi que la volonté de converger avec les autres secteurs en lutte dès le 3 avril.
    Lors de la manifestation sauvage on a pu entendre dans le cortège dynamique de plus de 1 000 personnes des « partage des richesses, partage des savoirs ou alors ça va péter ! » ou des « nous sommes tou-te-s antifascistes ».
    Ça fait du bien ! C’est dans la lignée de l’AG de mardi, ressentie comme exceptionnelle par sa forme, son fond et les perspectives qu’elle ouvre par beaucoup de celles et ceux qui y ont assisté.

    À tout le monde de suivre la voie !

    Le Groupe Un Autre Futur de la CGA, le 28 mars 2018

    Par Groupe Un Autre Futur Antifascisme Éducation Luttes Sociales
  • 27 Mar
    2 500 personnes en AG à l’Université Paul Valéry votent le blocage illimité !!

    2 500 personnes en AG à l’Université Paul Valéry votent le blocage illimité !!

    La lutte s’amplifie et s’organise à l’Université Paul Valéry. Nous étions ce mardi 27 mars entre 2000 et 3000 en AG inter-catégorielle (étudiant-e-s et personnels). Six heures d’Assemblée Générale de très bonne tenue, orchestrées par des étudiant-e-s toujours plus organisé-e-s et mobilisé-e-s.

    Trop de monde pour se tenir dans l’amphi A, l’AG a eu lieu sur la pelouse de l’université grâce à la sonorisation du lieu.
    L’appel aux anti-bloqueurs par la présidence de l’université n’a pas fonctionné !
    Le blocage illimité jusqu’à l’obtention des revendications (abrogation des réformes Vidal) a été acté à une écrasante majorité, tout comme le principe de la convergence des luttes et le renforcement des mobilisations à venir, notamment celle du 3 avril.

    Une commission des personnels précaires se constitue jeudi, un département autogéré et interdisciplinaire est en construction (Vincennes 2.0), des cours substitutifs ouverts à toutes et tous se déroulent chaque semaine (voir le programme sur https://www.mobilisationum3.org/ et https://fr-fr.facebook.com/etudiantes.montpellierains.contre.laSelection/. Sur la mobilisation des personnels, voir https://montpellier3contrelareforme.blogspot.fr/

    Au sujet des agressions des étudiant-e-s par une milice fasciste lors de l’occupation de la fac de droit, la volonté d’étouffer l’affaire semble se confirmer. C’est sans compter sur la détermination des étudiant-e-s qui aujourd’hui encore ont produit témoignages et motions demandant notamment que Pétel soit destitué de ses fonctions de professeur.
    Après l’AG, une manifestation d’environ 300 personnes s’est rendue au commissariat en soutien aux témoins qui devaient être entendus cet après-midi,  à suivre…
    Pour plus d’infos : https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/plusieurs-organisations-denoncent-la-lenteur-de-l-enquete-sur-les-incidents-de-la-fac-de-droit-de-1522161876
    Continuons à la fac comme ailleurs à faire monter la pression pour enrayer la machine à régression sociale. Les cheminot-e-s, les éboueu(r)-se-s, le personnel d’Air France rentrent dans la danse le 3 avril. Fédérons nos luttes pour faire valser Macron et son monde et nous offrir un joli printemps.

    Sur les réformes au lycée et à l’université, venez nombreux et nombreuses vous informer ce samedi 31 mars à 17h à la librairie La Mauvaise Réputation. Nous accueillerons des militant-e-s syndicalistes de Sud éducation et de la CGT éduc’ action pour nous en expliquer les enjeux.
    http://unautrefutur.org/evenements/formation-reformes-actuelles-de-lenseignement-superieur-lycee/

    Groupe Un autre Futur de la Coordination des Groupes Anarchistes

    Par Groupe Un Autre Futur Éducation Luttes Sociales
  • 26 Mar
    Appel du 22 mars de Montpellier pour une université ouverte et solidaire

    Appel du 22 mars de Montpellier pour une université ouverte et solidaire

    Après la manifestation du 22 mars dernier, 2 Assemblées Générales se sont tenues à Montpellier. L’une concernait la poursuite de la mobilisation spécifique aux postes à « qualification particulière » et à la carte scolaire, dans le premier degré de l’Éducation Nationale. L’autre AG, inter-établissements celle-ci, s’axait sur la loi ORE, Parcousup, et la sélection au lycée et à l’université.

    Cette dernière s’était tenue dans un amphi de la fac de droit, et s’est achevée par la décision d’occuper l’amphi, et par un communiqué :

    « Appel du 22 mars de Montpellier pour une université ouverte et solidaire »

    « Attachée au service public de l’enseignement et de la recherche, à sa gratuité, à son accessibilité à toutes et à tous (avec le baccalauréat national comme premier grade universitaire ou VAE), attachée à l’université comme lieu de transmission non marchande des savoirs, à l’articulation entre l’enseignement et la recherche, à la non soumission aux lois du marché, à la non concurrence entre les établissements, l’Assemblée Générale inter-établissements de l’enseignement supérieur et de la recherche de Montpellier réunie le 22 mars 2018 appelle tous les membres de la communauté universitaire française à rejeter la logique de sélection imposée sous la contrainte par le dispositif Parcoursup.

    Elle appelle :

    • les départements et formations de licence à ne pas constituer de commission d’examen des vœux ;
    • les conseils d’UFR ou de Faculté à constituer des commissions refusant le classement des candidats (la motivation exprimée par le choix de la formation sur Parcoursup et le baccalauréat ou VAE sont des critères et attendus suffisants) ;
    • les présidentes et présidents d’universités à se prononcer contre le classement « ordonné » des candidats ;
    • le Conseil National des Universités et les sections du CNU à se prononcer contre la logique de sélection généralisée introduite par le biais de l’outil Parcoursup ;
    • le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche à investir massivement dans l’université française pour l’accueil et la formation de toutes et tous ;
    • l’ensemble des étudiant.e.s, lycéen.ne.s et personnels de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur et de la recherche à construire la mobilisation pour l’abrogation de la loi ORE, du « plan étudiants » et de la réforme du baccalauréat qui portent une atteinte profonde et sournoise au service public de l’enseignement et de la recherche.« 

    Assemblée Générale inter-établissements de l’enseignement supérieur et de la recherche de Montpellier

     

     

    Par Groupe Un Autre Futur Éducation Luttes Sociales
  • 23 Mar
    Faculté de Droit de Montpellier : le retour des milices anti-grève

    Faculté de Droit de Montpellier : le retour des milices anti-grève

    Suite à une décision votée en AG à l’université, l’UM1 était occupée cette nuit par des étudiant-e-s. Des hommes cagoulés et armés de bâtons et tasers ont attaqué les occupant-e-s dans la nuit sans être nullement inquiétés.

    Nous condamnons fermement le retour des milices anti grève, violentes et généralement fascisantes ; des milices qui peuvent agresser et blesser des grévistes en toute impunité. Nous appelons à renforcer le mouvement de grève des étudiant-e-s et du personnel de l’université contre la sélection et de toutes les luttes en cours contre la régression sociale et pour la défense de nos droits.

    Dans ce sens, nous relayons le communiqué de solidaire 34 (en pièce jointe) sur le sujet ainsi que deux vidéo

    Par Groupe Un Autre Futur Éducation Luttes Sociales
  • 22 Mar
    Réussir le 22 mars… pour faire front contre le gouvernement

    Réussir le 22 mars… pour faire front contre le gouvernement

    Même pas un an au pouvoir et le gouvernement Macron a déjà déclaré la guerre aux travailleuses-eurs et aux pauvres.

    Baisse des APL, baisse des retraites, le plus grand plan social de l’histoire avec la disparition des contrats aidés, baisse des salaires (jour de carence…)la loi travail par ordonnances, la loi Asile-Immigration… Alors qu’ils prétendaient faire de la politique autrement, les députés et ministres « En Marche ! » ne font qu’accélérer la casse des acquis sociaux.

     

    C’est aux services publics de l’éducation et du rail que s’attaquent aujourd’hui les nouveaux rois du pays. Réforme du bac, introduction de la sélection à l’entrée de l’université, destruction du peu qui reste du statut qui protégeait les travailleurs et travailleuses du rail, plus de 100 000 suppressions de postes dans la fonction publique…

    « Quand on veut tuer son chien,
    on dit qu’il a la rage ! »

    Mieux, l’État organise depuis des décennies la destruction des services publics pour pouvoir ensuite brader les murs aux plus offrants pour des sommes dérisoires. C’est ce qu’il a fait avec les autoroutes, avec les industries automobiles, avec les chaînes de télévision, avec France Télécom, avec EdF-GdF, avec la Poste…

    Alors que l’intersyndicale dans le rail a annoncé sa volonté de résister et que les cheminot-e-s affutent leurs armes pour un conflit qui s’annonce long et dur, en face l’État et les médias aux ordres cherchent déjà à monter les travailleurs-euses les un-es contre les autres, en nous revendant la vieille soupe de la division et du SNCF-bashing. Comme Tatcher avec les mineurs dans les années 80 en Angleterre, Macron essaie d’écraser ce bastion de résistance ouvriere qu’est le rail. Si les camarades cheminot-e-s perdent ce combat, c’est l’ensemble du monde ouvrier qui est menacé ensuite ! Il est donc indispensable que l’ensemble de la classe ouvrière fasse front derrière les grévistes de la SNCF et renforcent, par tous les moyens possibles, le camp des travailleuses et des travailleurs dans le bras de fer qui arrive.

    Pour un vrai service public de qualité

    En tant qu’anarchistes, nous allons même au-delà de la simple nécessité de défendre les services publics menacés ou déjà détruits. Nous pensons qu’il faut élargir autant que possible les domaines où la satisfaction des besoins de la population prime sur la recherche du profit maximum pour les élites capitalistes. Pour cela, il est indispensable d’avoir un contrôle ouvrier sur les entreprises, qu’il s’agisse du rail, des télécommunications, de l’industrie de biens et services de base etc.

    Un vrai service public de qualité, ce n’est pas juste une entreprise de plus dans les mains de l’État français, c’est un service dont les missions sont définies par l’ensemble de la population et où la mise en œuvre est confiée à l’ensemble des travailleuses et travailleurs du secteur.

    C’est seulement lorsque l’ensemble de l’économie fonctionnera sur un tel modèle, lorsque les moyens de production seront aux mains des travailleuses et des travailleurs et sous le contrôle de toutes et tous, que nous pourrons envisager de pouvoir efficacement satisfaire les besoins de tou-te-s et d’accéder enfin à l’égalité économique et sociale, condition indispensable au libre épanouissement individuel et collectif.

    C’est ce projet de société que nous défendons et que nous appelons communisme libertaire.

     

     

    Les Relations Extérieures de la Coordination des Groupes Anarchistes
    le 21 mars 2018

     

    Par Groupe Un Autre Futur Communiqués Luttes Sociales
  • 20 Mar
    Communiqué de soutien aux manifestations du 22 mars 2018

    Communiqué de soutien aux manifestations du 22 mars 2018

    Le 22 mars prochain, les cheminot.es et les salarié.es de la Fonction publique et les étudiant.es seront ensemble dans la grève et dans la rue pour exprimer un même refus de l’offensive gouvernementale contre les services publics et les travailleurs.ses qui les font vivre.

    La mobilisation qui commence le 22 mars doit être le début d’une mobilisation plus large nécessaire pour mettre un coup d’arrêt aux mesures anti-sociales de ce gouvernement. Nous appelons l’ensemble des salarié.es et usager.es des transports et des services publics à soutenir, à participer aux grèves et aux manifestations prévues et à élargir le mouvement en constituant des comités d’usager.es.

    Dans cette situation, celles et ceux qui n’ont pas renoncé, celles et ceux qui ont combattu la loi travail de 2016 et les ordonnances Macron, se rassemblent pour soutenir la mobilisation du 22 mars et ses suites nécessaires.

    Ensemble ! 34, le PG 34, le Groupe Un Autre Futur-CGA Montpellier, le NPA 34, Nouvelle Donne 34 et les comités Génération S Montpellier Métropole et de la basse vallée de l’Hérault appellent donc à la mobilisation le 22 mars et soutiennent les mobilisations décidées par les organisations syndicales.

    Par Groupe Un Autre Futur Luttes Sociales Monde du travail
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