Monde du travail

  • 16 Juin
    Un nouveau report pour le procès de Richard !

    Un nouveau report pour le procès de Richard !

    Et un petit mot de Richard :

    Merci à tous ceux qui sont venus soutenir les inculpés pour avoir oser critiquer la gestion du personnel dans une entreprise par ces temps où l’Etat organise l’impunité patronale dans tous les domaines. Merci pour ce soutien où, connaissant quasiment tout le monde, j’ai vu autant d’amitié que de solidarité militante. Ce sentiment a été ressenti par les femmes gitanes que j’ai croisées après avoir franchi la grille d’entrée et qui m’ont dit « c’est beau » en ajoutant que c’était rare.

    Le procès avait été reporté de deux mois en deux mois depuis septembre 2016 en raison d’un excès de dossiers (les condamnations pour diffamation étant presque automatiques, les personnes ayant quelque pouvoir s’en donnent à cœur joie). Cette fois devait être la bonne, mais l’Institut St Pierre a utilisé l’erreur de l’avocat de la Marseillaise, qui a rendu ses conclusions le matin même…, pour prétendre qu’il ne pouvait répondre à des conclusions qu’il n’avait pas eu le temps de lire (l’avocat de la Marseillaise avait pourtant eu le temps avant l’audience de lui montrer que ses conclusions étaient les mêmes qu’auparavant). Et le juge a tranquillement reporté l’audience.

    Celle-ci et on peut raisonnablement penser que ce sera la bonne, se tiendra

    le Jeudi 7 septembre à 14 h, toujours au TGI place Pierre Flotte.

    Voir l’article de la Marseillaise : http://www.lamarseillaise.fr/herault/faits-divers-justice/61075-un-frein-a-la-liberte-d-expression

    Par Groupe Un Autre Futur Monde du travail Répression
  • 09 Juin
    Vendredi 16 juin – 20h – Salle Guillaume de Nogaret (Pitot) : Débat de décryptage de la politique Macron

    Vendredi 16 juin – 20h – Salle Guillaume de Nogaret (Pitot) : Débat de décryptage de la politique Macron

    Les signataires de l’appel ci-dessous, dont nous faisons partie, organise un débat avec Richard Abauzit (ancien inspecteur du travail et conseiller juridique auprès du salarié) sur le décryptage de la politique Macron

    Macron président : Loi Travail, Ordonnances, poursuite de l’État d’urgence…

    DÉFENDONS NOS DROITS SOCIAUX ET NOS LIBERTÉS !

    RÉSISTANCE !

    Emmanuel Macron, après une campagne soutenue par les plus grands médias, vient d’être élu Président de la République Il n’est pas inutile de rappeler qu’avec 24% des voix au 1er tour, soit 18% des inscrits, et un taux record d’abstention et de bulletins blancs ou nuls au second tour, cette élection n’est pas un plébiscite à un programme.

    La nomination comme Premier Ministre d’un fondateur de l’UMP, ancien directeur de la communication d’Areva, de même que la nomination à Bercy d’un cacique de la droite, Bruno Le Maire, et le directeur de campagne de Sarkozy à la primaire de la droite, Gérald Darmanin ne laissent plus aucun doute sur l’orientation du gouvernement. La pseudo modernité affichée aboutit au pouvoir renforcé du monarque affichant son intention d’utiliser le parlement comme chambre d’enregistrement pour gouverner par ordonnances dès cet été afin de poursuivre la casse du Code du Travail et de la protection sociale. La nomination au ministère du Travail d’une technocrate proche du MEDEF en dit long sur les objectifs programmés.

    Poursuivre une politique de déréglementation du marché du travail ne pourra qu’aggraver le bilan du quinquennat Hollande-Valls-Macron qui a vu le développement du chômage, de la précarité, l’explosion des inégalités sociales, et favoriser la montée de l’extrême droite. Notre refus de la loi Travail (loi El Khomri) appuyé par 70% de l’opinion publique et une majorité de syndicats est toujours aussi déterminé. Macron et son équipe veulent aller encore plus loin pour assurer la flexibilité totale des salariés en réduisant leurs droits au maximum.

    Les régressions sociales prévues vont aussi concerner des sujets majeurs comme l’Education nationale. La nomination rue de Grenelle de Jean-Michel Blanquer, proche d’Alain Juppé et de l’Institut Montaigne, qui dirigeait ces dernières années l’ESSEC, l’une des plus prestigieuses écoles de commerce, annonce clairement la volonté d’appliquer à l’Education nationale les recettes libérales : « autonomie » des établissements scolaires pour les programmes, les horaires et l’embauche, leur mise en concurrence à tous les niveaux, annualisation du temps de travail des enseignants, techniques de gestion inspirées du management entrepreneurial…

    A cela s’ajoute la poursuite de l’Etat d’urgence et des politiques migratoires à l’encontre des réfugiéEs.

    Les semaines qui viennent vont être décisives et notre mobilisation la plus unitaire devra être au rendez-vous et à la hauteur de l’enjeu.

    Dans l’immédiat, il y a urgence à soutenir toutes les luttes contre les fermetures d’usine et les licenciements : Whirpool, GM&S, dans le textile et le commerce de l’habillement. Cela est vrai aussi des services publics et des 120 000 suppressions d’emploi projetées.

    Leur lutte nous concerne toutes et tous.

    Nous devons travailler à construire un rapport de force national et nous prendrons des initiatives en ce sens. Nous sommes prêts aussi à participer et à tout faire pour assurer la réussite des initiatives que décideront les organisations syndicales.

    Macron a son calendrier de contre réformes, dès maintenant préparons la résistance ! Rien n’est inéluctable.

    Premiers signataires : Assemblée citoyenne 1ère et 8ème circonscription du 34, CGT Educ’ Action 34, CGT Précaires Montpellier, CNT ESS 34, Coordination des Groupes Anarchistes (CGA) 34, Ensemble !34, France Insoumise, La Collective 34, Nouveau Parti Anticapitaliste 34 (NPA), Parti Communiste (PC) Fédération de l’Hérault, Parti de Gauche(PG) 34, Sud Education 34, Sud Chimie 34, Sud PTT 34.

    Par Groupe Un Autre Futur Luttes Sociales Monde du travail
  • 08 Juin
    Jeudi 15 juin – 14h – Place Pierre Flotte : appel à mobilisation en soutien à Richard Abauzit

    Jeudi 15 juin – 14h – Place Pierre Flotte : appel à mobilisation en soutien à Richard Abauzit

    Ci-dessous, un appel à mobilisation concernant le procès en diffamation intenté contre Richard Abauzit (ancien inspecteur du travail, conseiller syndical du salarié).

    Bonjour,

    Après de longs mois de report d’audience pour cause de surcharge de dossiers, la plainte de l’Institut Saint Pierre contre l’ex-directeur de publication de l’Hérault du jour (devenu La Marseillaise depuis), la journaliste ayant fait l’article, et moi-même sera jugée le : Jeudi 15 JUIN à 14h au tribunal correctionnel (place Pierre Flotte à Montpellier).

    On pouvait espérer que l’Institut Saint Pierre, après l’éviction du directeur « pasteur » fin décembre – « démissionné » à la suite d’une révolte du personnel notamment des médecins – retire sa plainte relative à la critique syndicale que nous avions faite de la gestion irrationnelle et cruelle du personnel. Il n’en a rien été. Logiquement l’ex-directeur « pasteur » n’a pas retiré la sienne relative à la diffamation qu’il aurait subie en raison de sa « religion ».

    Compte tenu de la signification qu’aurait pour tous une condamnation (impossibilité pour qui que ce soit de critiquer la gestion du personnel dans une entreprise), il est important que nous soyons nombreux devant le palais de justice ce jeudi 15 juin, à partir de 13h, au rassemblement appelé par Solidaires.

     

    Par Groupe Un Autre Futur Monde du travail Répression
  • 08 Juin
    14 Juin à 20h30 au CAD : Projection du film  « Grands-puits et petites victoires »

    14 Juin à 20h30 au CAD : Projection du film « Grands-puits et petites victoires »

    Mercredi 14 Juin à 20 h 30 au CAD : Cycle « Colères du Temps » Dernière séance avant l’été

    Projection du film  « Grands-puits et petites victoires », documentaire de Olivier Azam (2011)

    Suivi d’un « Fallait-pas » gourmand pour clore la saison

     

    Octobre 2010, le gouvernement veut faire passer en force sa réforme des retraites, mesure d’austérité phare du quinquennat Sarkozy. La rue se réveille. Les grévistes de la raffinerie Total de Grandpuits vont devenir, malgré eux, le fer de lance d’une lutte qui a mobilisé des millions de Français. Tout en nous faisant vivre une grève de l’intérieur, aux côtés de jeunes grévistes attachants, le film renoue avec l’histoire populaire française, décrypte la stratégie gouvernementale, patronale et le rôle prépondérant des médias. Traversé par le questionnement des ouvriers sur la lutte collective, le récit nous embarque dans une véritable aventure humaine.

    Par Groupe Un Autre Futur Luttes Sociales Monde du travail
  • 06 Juin
    Macron président : Loi Travail, Ordonnances, poursuite de l’État d’urgence…

    Macron président : Loi Travail, Ordonnances, poursuite de l’État d’urgence…

    DÉFENDONS NOS DROITS SOCIAUX ET NOS LIBERTÉS ! RÉSISTANCE !

    Emmanuel Macron, après une campagne soutenue par les plus grands médias, vient d’être élu Président de la République Il n’est pas inutile de rappeler qu’avec 24% des voix au 1er tour, soit 18% des inscrits, et un taux record d’abstention et de bulletins blancs ou nuls au second tour, cette élection n’est pas un plébiscite à un programme.
    La nomination comme Premier Ministre d’un fondateur de l’UMP, ancien directeur de la communication d’Areva, de même que la nomination à Bercy d’un cacique de la droite, Bruno Le Maire, et le directeur de campagne de Sarkozy à la primaire de la droite, Gérald Darmanin ne laissent plus aucun doute sur l’orientation du gouvernement. La pseudo modernité affichée aboutit au pouvoir renforcé du monarque affichant son intention d’utiliser le parlement comme chambre d’enregistrement pour gouverner par ordonnances dès cet été afin de poursuivre la casse du Code du Travail et de la protection sociale. La nomination au ministère du Travail d’une technocrate proche du MEDEF en dit long sur les objectifs programmés.
    Poursuivre une politique de déréglementation du marché du travail ne pourra qu’aggraver le bilan du quinquennat Hollande-Valls-Macron qui a vu le développement du chômage, de la précarité, l’explosion des inégalités sociales, et favoriser la montée de l’extrême droite. Notre refus de la loi Travail (loi El Khomri) appuyé par 70% de l’opinion publique et une majorité de syndicats est toujours aussi déterminé. Macron et son équipe veulent aller encore plus loin pour assurer la flexibilité totale des salariés en réduisant leurs droits au maximum.
    Les régressions sociales prévues vont aussi concerner des sujets majeurs comme l’Éducation nationale. La nomination rue de Grenelle de Jean-Michel Blanquer, proche d’Alain Juppé et de l’Institut Montaigne, qui dirigeait ces dernières années l’ESSEC, l’une des plus prestigieuses écoles de commerce, annonce clairement la volonté d’appliquer à l’Éducation nationale les recettes libérales : « autonomie » des établissements scolaires pour les programmes, les horaires et l’embauche, leur mise en concurrence à tous les niveaux, annualisation du temps de travail des enseignants, techniques de gestion inspirées du management entrepreneurial…
    A cela s’ajoute la poursuite de l’État d’urgence et des politiques migratoires à l’encontre des réfugiéEs.
    Les semaines qui viennent vont être décisives et notre mobilisation la plus unitaire devra être au rendez-vous et à la hauteur de l’enjeu.
    Dans l’immédiat, il y a urgence à soutenir toutes les luttes contre les fermetures d’usine et les licenciements : Whirpool, GM&S, dans le textile et le commerce de l’habillement. Cela est vrai aussi des services publics et des 120 000 suppressions d’emploi projetées. Leur lutte nous concerne toutes et tous.
    Nous devons travailler à construire un rapport de force national et nous prendrons des initiatives en ce sens. Nous sommes prêts aussi à participer et à tout faire pour assurer la réussite des initiatives que décideront les organisations syndicales.
    Macron a son calendrier de contre réformes, dès maintenant préparons la résistance ! Rien n’est inéluctable.

    Premiers signataires : CNT ESS 34, Coordination des Groupes Anarchistes (CGA) 34, Ensemble! 34, France Insoumise, Nouveau Parti Anticapitaliste 34 (NPA), PCF Fédération de l’Hérault, Parti de Gauche (PG) 34,
    Sud Education 34, Sud Chimie 34, Sud PTT 34.

    Par Groupe Un Autre Futur Luttes Sociales Monde du travail
  • 01 Mai
    Une belle soirée avec les camarades de SCOPTI, et leur produits en vente à la librairie

    Une belle soirée avec les camarades de SCOPTI, et leur produits en vente à la librairie

    Notre première « rencontre autogestionnaire » s’est déroulée avec les SCOP-TI, coopérative ouvrière produisant des infusions et thés à Gémenos. Coopérative créée par les ouvriers de Fralib, après 1336 jours de lutte face à leurs licenciements : http://www.scop-ti.com/ . Les camarades, nous ont expliqué leur lutte, les obstacles rencontrées en système capitaliste pour faire fonctionner une usine reprise, l’apprentissage d’un fonctionnement autogestionnaire, ses  difficultés, ses apports, les changements émancipateurs que cela provoquait chez les ouvrier-e-s … Cette expérience les conforte dans la nécessité de rompre avec le capitalisme qui nous empêche de produire proprement, raisonnablement, de bien vivre … Chouette soirée, merci camarades !

    A revoir aussi, le film de Clara Teper diffusé ce soir là : « Demain l’usine »  (https://vimeo.com/165328041). 

    Si vous voulez les revoir, séance unique au cinéma Utopia à Montpellier le Jeudi 18 mai à 20h suivie d’une rencontre avec Olivier Leberquier et Gérard Cazola, animateurs de la lutte et de SCOP-TI (ex-Fralib) : 1336 JOURS, DES HAUTS, DÉBATS MAIS DEBOUT (Claude HIRSCH – documentaire France 2015 1h13mn)

    Après le film Pot de thé /Pot de fer, voici la suite de la saga des « Fralib », depuis septembre 2011, première occupation de l’usine, jusqu’en juillet 2014, fête de fin de conflit. Lutte victorieuse contre le trust Unilever qui veut délocaliser la production en Pologne et fermer cette usine de conditionnement de thés et infusions située à dix kilomètres de Marseille. Comment une poignée d’irréductibles ouvriers a pu rester debout contre manœuvres et divisions, portés par l’espoir de reprendre collectivement l’usine ? Le film aborde différents aspects de la lutte du point de vue de ses protagonistes : les aspects juridiques, les menées provocatrices d’Unilever, l’organisation de l’occupation, les actions de lutte et de solidarité multiples durant ce long conflit, et donne corps et voix à cette ténacité ouvrière qui a permis cette issue victorieuse. Les luttes des « Fralib » sont devenues le symbole des combats collectifs contre la fatalité des délocalisations. Aujourd’hui, après avoir monté leur coopérative, la marque 1336 (comme 1336 jours de lutte) est de nouveau dans les rayons. Une Histoire (avec un grand H) qui résonne avec celles des LIP (voir le film de Christian Rouaud en Vidéo en Poche) ou des réquisitions de Marseille d’après-guerre, et qui vient une fois de plus prouver que si une usine peut se passer de dirigeants, elle ne peut en revanche faire l’impasse sur les ouvriers.

    Depuis, vous pouvez acheter et commander leurs produits à la librairie, ainsi que ceux de coopérative autogérée grecque VI O-ME : http://www.viome.org/p/francais.html ; https://www.facebook.com/CollectifMontpellierainSolidaritePeupleGrec/posts/1486193484741154:0 (savons et produits ménagers).

    Nous vous rappelons que vous pouvez aussi passer vos commandes pour soutenir la production d’un café rebelle et zapatiste : http://cspcl.ouvaton.org/spip.php?article182

    A très bientôt !

  • 19 Avr
    Face à la mascarade électorale, seule la lutte paie !

    Face à la mascarade électorale, seule la lutte paie !

    Voici un article repris de la Tribune Syndicaliste Libertaire

    Prolétaires, sauvons-nous nous-mêmes !

    Tous les progrès sociaux n’ont été le fruit que de la lutte et du rapport de force construits par les travailleuses et travailleurs, en activité ou au chômage, lorsqu’ils et elles se sont organisé·e·s et sont entré·e·s en action directement et collectivement. Dans cette lutte opposant les travailleuses et les travailleurs à la bourgeoisie, celle-ci n’a toujours cédé que par la contrainte ; la seule chose qui l’ait jamais faite reculer, c’est le rapport de force que nous, les travailleurs et travailleuses, avons pu construire grâce à notre organisation et notre action collective. Ce sont les luttes que notre classe a menées depuis plus de 150 ans, en s’unissant autour d’objectifs concrets (du plus modeste au plus ambitieux) ; pas les promesses de « lendemains qui chantent » portées par des politiciens qui y voient là un moyen d’accéder au pouvoir.

    Il n’est pas de sauveur suprême…

    Ni Dieu, ni César, ni Mélenchon, ni Hamon, ni Macron, ni aucun « tribun » n’amèneront le progrès social aux travailleuses et aux travailleurs. Quel que soit le résultat des élections, les mauvais coups pleuvront sur les prolétaires. En effet, l’État, même dirigé par le gouvernement au programme le plus « progressiste » qui soit, reste le défenseur de la légalité bourgeoise, c’est-à-dire de l’exploitation organisée du travail collectif, et l’appropriation par les classes dominantes d’une part importante des richesses créées. Tant que la bourgeoisie (patronat et actionnaires) aura le contrôle des moyens de production et de distribution, tant qu’elle aura le pouvoir économique, elle cherchera à augmenter son profit, extorqué de notre travail, au détriment de nos salaires, nos conditions de travail, de notre santé et de notre vie.

    Pourtant, chaque fois que des luttes d’ampleur ont eu lieu, des politiciens se sont présentés comme les « représentants » des aspirations populaires, Mélenchon étant le dernier exemple en date de ce phénomène. Comme si les échecs du mouvement syndical, du mouvement social, allaient être résolus par la confiance dans les promesses d’un politicien et non par une réflexion stratégique permettant d’identifier les faiblesses qu’il nous faut surmonter, et par un renforcement des organisations syndicales, des organisations populaires, pour substituer à l’isolement individuel la force collective.

    Face à la menace fasciste, l’urgence du combat social

    Le rapport de force avec la bourgeoisie se construit au quotidien sur le lieu de travail et dans les localités, par une pratique de solidarité interprofessionnelle en continu. Aucune baguette magique, aucune promesse politicienne ne remplacera cette nécessaire construction de solidarité dans la durée. Cette solidarité ne peut, pour être efficace, être envisagée dans le seul cadre national, par le repli chauvin même estampillé « de gauche ». Bien au contraire, ce repli ne peut qu’accentuer la mise en concurrence des travailleuses et travailleurs, leur division face à la bourgeoisie, à l’heure où il nous faut au contraire présenter un front uni de résistance populaire.

    Ce repli ouvre également la voie au racisme et au fascisme, là où les 4 mois de lutte contre la loi travail ont démontré que lorsque le mouvement ouvrier relève la tête, les fascistes se taisent et n’ont plus rien à dire. Le meilleur moyen de les combattre est donc de les démasquer comme alliés et serviteurs de la bourgeoisie par les luttes : à cette occasion, soient ils se taisent, soient ils soutiennent la bourgeoisie en lui servant de bras armés, avec la complaisance de l’État. Il nous faudra organiser notre autodéfense contre leurs mauvais coups.

    Renforcer le mouvement syndical, renforcer les organisations populaires

    Plutôt que de gaspiller notre énergie à soutenir tel ou tel politicien, nous pensons qu’il est urgent que nous la consacrions à renforcer les organisations de résistance de notre classe, au premier rang desquelles les organisations syndicales, mais également toutes les organisations de résistance populaires. Nous savons que cela exige des efforts et qu’il est plus facile pour les politiciens de promettre des victoires faciles là où ils ne créeront que les conditions de nos défaites.

    Pour renforcer le mouvement syndical, il nous faut renouer avec la solidarité interprofessionnelle, en la construisant et en la renforçant dans les unions locales. Il nous faut aussi combattre la division du syndicalisme de classe, en rejetant toutes les logiques de fraction visant à confisquer les structures syndicales au profit des intérêts d’un parti. Quant à nous, nous ne voulons pas idéologiser le syndicalisme et n’avons que faire d’un syndicalisme « anarchiste » : pour nous, le syndicalisme doit être un outil d’unification de notre classe dans la solidarité et la lutte, pour développer son autonomie et ses capacités à contester le pouvoir du patronat et de l’État, et non un outil de division sectaire.

    Nous défendons la perspective de la réunification du syndicalisme de classe, mais nous savons que cela ne passera pas par des formules et accords d’appareil, mais par un travail de solidarité commune à la base.

  • 13 Avr
    Mardi 25 avril 19h30 : Apéro de La Collective 34 « Harcèlement, un fléau social »

    Mardi 25 avril 19h30 : Apéro de La Collective 34 « Harcèlement, un fléau social »

    “Le harcèlement sexuel se caractérise par le fait d’imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle qui : portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant ; ou créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante. Est assimilée au harcèlement sexuel toute forme de pression grave (même non répétée) dans le but réel ou apparent d’obtenir un acte sexuel, au profit de l’auteur des faits ou d’un tiers. Dans les 2 cas, le harcèlement sexuel est puni quels que soient vos liens avec l’auteur et sa victime même en dehors du milieu professionnel (par un proche, voisin….)”.

    Ce sont essentiellement les femmes qui subissent le harcèlement sexuel au travail. Elles vivent un enfer. Ce harcèlement renforce les discriminations déjà présentes et développe des caractères spécifiques liés aux oppressions vécues par les femmes racisées, lesbiennes ou trans-identitaires. C’est pourquoi nous faisons le choix – alors que les travailleuses, et les travailleurs, les chômeuses, les chômeurs et les précaires se retrouverons dans la rue pour la journée internationale de lutte du 1er mai –, de mettre l’accent sur ce phénomène et de diffuser un documentaire récent et saisissant intitulé “Harcèlement, un fléau social”.

    Par Groupe Un Autre Futur Anti-patriarcat Monde du travail
  • 06 Mar
    8 mars – Journée internationale des femmes – #8mars15h40

    8 mars – Journée internationale des femmes – #8mars15h40

    #8mars15h40

    Le 8 mars, ce n’est pas la journée de LA femme, où nous offrir des fleurs ou des produits de beauté, c’est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes. En 2017, la mobilisation est plus que jamais nécessaire face à ceux qui en France, comme aux États Unis, en Russie, en Pologne ou encore en Turquie veulent remettre en cause nos droits et libertés.

    En France, les femmes sont toujours payées 26% de moins que les hommes et arrêtent chaque jour d’être payées à 15h40. Nous refusons de continuer à travailler gratuitement, d’être enfermées dans les temps partiels, de ne pas avoir de perspective de carrière ou d’être confrontées à des violences sexistes et sexuelles.

    A la veille de l’élection présidentielle, faisons entendre les exigences des femmes qui représentent 52% de la population. Le 8 mars 15h40, toutes et tous en grève!

    Voici ci-dessous le matériel produit par les syndicats, associations, collectifs et organisations à l’initiative de cette campagne :

    [gview file= »http://unautrefutur.org/wp-content/uploads/2017/03/Appel-8-mars.pdf »]

    [gview file= »http://unautrefutur.org/wp-content/uploads/2017/03/Dossierdepresse.pdf »]

    [gview file= »http://unautrefutur.org/wp-content/uploads/2017/03/AFFICHES-OFFICIELLES.pdf »]

    [gview file= »http://unautrefutur.org/wp-content/uploads/2017/03/1-brassards-de▌Бfinitif.pdf »]

     

    Voir aussi : https://8marsengreve.com/

  • 26 Fév
    Premier tour social : un appel national le 22 avril

    Premier tour social : un appel national le 22 avril

    Article repris de « Gazette debout » – Journal indépendant de Nuit Debout –  26 février

    Préparons le premier tour social

    Le premier tour ne sera pas politique, il sera social. Alors que l’on parle souvent d’un troisième tour social pour désigner les mobilisations après les élections, mobilisations censées contraindre les nouveaux élus, et en particulier le président de la République, à tenir leurs promesses électorales, ce jeudi 16 février c’était une inversion du calendrier que proposaient les militants réunis à Saint-Denis en appelant à un premier tour social la veille du premier tour de l’élection présidentielle, donc le samedi 22 avril.

    Convaincus que quel que soit le candidat élu, Hamon, Macron, Fillon ou Le Pen (Mélenchon n’est pas cité), il sera de toute façon l’adversaire des travailleurs lassés d’attendre leur salut d’un bulletin de vote qui légitime cinq ans de silence et déçus par l’écart entre les promesses et les réalités, les nombreux orateurs ont tous appelé à une mobilisation qui revienne à la lutte des classes et tranche avec le réformisme supposé des gouvernements, qui ne réforment au fond qu’en faveur des intérêts financiers.

    Nous étions cent cinquante au moins au théâtre de la Belle Étoile à Saint-Denis, accueillis par la Compagnie Jolie Môme : certains, n’ayant pu rentrer faute de place, ont dû écouter les intervenants depuis le bar où ils se restauraient. Pour cette soirée organisée par InfoCom CGT, quinze orateurs étaient annoncés, qui représentaient des secteurs d’activité différents, mais aussi des associations, des comités qui dépassent le monde syndical : Isabelle Bosselant – CGT CHRU Lille ; Laurent Degousée – Sud Commerces ; Jean-Baptiste Eyraud – DAL (Droit Au Logement) ; Roberto Ferrario – Collectif Bellaciao ; Rey Kubecki et Mathias Dupuis – UL CGT Le Havre et Dieppe ; Amal Bentounsi – Collectif urgence notre police assassine ; David Pijoan – Touche pas à ma ZEP ; Sylvie Filipe Da Silva – Soutien aux 8 de GoodYear de Limoges ; Gaël Quirante – Sudposte Hauts-de-Seine ; Faustine Goget – Collectif Salariés – Fnac Champs-Élysées ; Loïc Canitrot – Compagnie JOLIE MÔME ; Cédric Liechti – CGT EDF Paris ; Françoise Ruch – Comité de soutien Goodyear Mulhouse ; Romain Altmann – Info’Com-CGT. Ils ont été rejoints en cours de route par d’autres, qui ont apporté une perspective différente ou complété le propos.

    Mickaël Wamen, de la CGT Goodyear, donne le ton : dans un discours virulent, il assène des chiffres qui donnent froid dans le dos : 176 conflits du travail par jour en France. La plupart cependant sont invisibles dans les médias, et pour cause : ceux-ci sont aux mains de grands patrons de la finance. Il rappelle que même si les médias n’en disent rien, les salariés obtiennent parfois satisfaction. C’est sur ce terrain-là, et non dans un débat électoral vain, que Wamen appelle à poursuivre la lutte : « Le premier tour ne sera pas politique, il sera social ». On sent même dans ses propos une défiance à l’égard des centrales syndicales, qui ne seraient pas toujours solidaires des travailleurs en grève. L’accusation, approuvée par plusieurs voix dans la salle, ne sera pas davantage explicitée.
    Un air de guitare retentit, marquant les quatre minutes et trente secondes réglementaires : en effet, perché au sommet d’un décor, au-dessus d’une immense pancarte « Pas de justice – Pas de paix », un musicien est chargé de faire respecter les temps de parole afin que chacun puisse s’exprimer. Les interventions sont donc brèves, et d’autant plus percutantes. Il n’est plus temps de se lamenter, il est temps d’agir.

    « Pour nos droits, contre leurs privilèges »

    Les interventions sont donc à peu près toutes sur le même modèle : pourquoi lutter, quelles victoires, quelles défaites et surtout : quelle suite ?

    Les comités de soutien aux Goodyear formés à Mulhouse et Limoges, qui s’étaient engagés à se mobiliser jusqu’à la relaxe des prévenus, évoquent l’évolution de leur engagement vers un soutien plus général contre la répression des mouvements sociaux et la criminalisation des luttes, notamment en rendant publics les licenciements de syndicalistes en lutte.

    Une femme vient annoncer de son côté la création d’une section CNT Nettoyage il y a un an : en cause, des contrats de travail de femmes de ménage de 4h par jour (9h-13h) alors que les tâches à effectuer nécessitent bien souvent de rester jusqu’à 17h. Autrement dit, les salariées de cet Hôtel Ibis de la Région Parisienne sont payées pour la moitié de leur temps de travail. Elles prévoient de se mettre en grève le 22 avril face au refus de leur patron de les rémunérer pour les heures effectuées, et exigent aussi un suivi par la Médecine du Travail.

    Isabelle Bosselant, du CHRU de Lille explique que les statuts de 1946 et 1947 qui ont établi les fondements de la Sécurité Sociale ont été attaqués dès 1947. C’est toutefois dans les années 80 que la logique de pensée s’inverse : au lieu de planifier les enveloppes budgétaires en fonction des besoins des patients, on planifie les besoins en fonction des enveloppes budgétaires. Et selon elle, assez ironiquement, le seul à parler de la Sécu, c’est François Fillon, pour dire qu’il va la détruire (on a envie de rajouter que c’est sans doute pour faire plaisir à ses amis d’AXA Assurances, qui auraient beaucoup à gagner à la privatisation de la santé). Dans ce CHRU comptant 16 000 salariés, 50 préavis de grève ont été déposés en 2016 selon I. Brosselant, qui rappelle qu’en 2012 cet hôpital a connu une vague de suicides. La liste des dysfonctionnements est longue car il faudrait aussi parler des maisons de retraite, propriété de grands groupes financiers qui reçoivent des subventions publiques et font des profits au détriment de la qualité des soins prodigués aux personnes âgées. Comme les intervenants précédents, elle invite à une mobilisation : le 16 mars place Denfert-Rochereau.

    Le DAL et Attac reprennent quant à eux ce slogan : « Pour nos droits, contre leurs privilèges », mettant en avant quatre thèmes de mobilisation : partage des richesses, lutte contre les discriminations, opposition à l’état d’urgence, respect des droits fondamentaux. Ils lancent un appel à une mobilisation unitaire le 1er avril.

    Tout le monde peut se soulever

    Faustine Goget, de la FNAC Champs-Élysées, résume rapidement les motifs de la grève qui aura duré soixante jours : les salariés ont constaté des irrégularités dans leur paie et des disparités avec les autres FNAC parisiennes. Parallèlement au recours devant les prud’hommes, ils se sont mis en grève, sans soutien des syndicats ou presque. L’aide est venue de l’extérieur, lorsque des personnes non salariées de la FNAC sont venues rejoindre le piquet de grève. Des négociations ont ensuite eu lieu, directement avec les grévistes, et non avec les syndicats. « Tout le monde peut se soulever », conclut-elle sous les applaudissements nourris qui, d’ailleurs, jalonneront toute la soirée.

    David Pijoan de Touche pas à ma ZEP attire l’attention sur la lutte contre le démantèlement de l’éducation prioritaire dans les lycées, qui entraînerait une augmentation immédiate des effectifs par classe dans les établissements de zones défavorisées ainsi qu’une perte de moyens en général. 110 lycées mobilisés dans 16 académies ont organisé une Nuit des ZEP le 31 janvier ; certains menacent même de ne pas faire la rentrée scolaire s’ils ne sont pas entendus.

    L’intervention d’Amal Bentounsi, du collectif Urgence notre police assassine, est particulièrement émouvante : elle représente des familles de victimes des violences policières, et son discours résonne particulièrement dans le contexte des mobilisations consécutives au viol présumé de Théo et après la mort d’Adama Traoré. Pis encore, elle rappelle que le 17 février, dans la plus grande discrétion, 30 députés (où étaient les 542 autres ?) ont voté la loi modifiant le cadre de la légitime défense au sein de la police pour l’aligner plus ou moins sur celui de la gendarmerie, loi que beaucoup de juristes taxent de « permis de tuer ». Beaucoup de personnes présentes dans la salle étaient au courant, mais celles qui l’apprennent expriment leur indignation face à cette énième attaque contre les droits fondamentaux : une fois de plus, le gouvernement a cédé avec complaisance aux pressions d’une fraction raciste de la police, celle qui vote Front National et qui a défilé, cagoulée et armée, l’automne dernier. Un appel à mobilisation est lancé cette fois pour le 19 mars.

    C’est ensuite le sujet du travail dominical qui est abordé par SUD Commerce : grâce à la loi Macron (pour qui « Beaucoup de Français aimeraient pouvoir travailler le dimanche pour pouvoir se payer le cinéma » – mais pas la séance du dimanche, alors…) et une astuce de la loi El-Khomri sur la représentativité des syndicats, le travail dominical est en passe de se généraliser. Des contrats spécifiques VSD (vendredi-samedi-dimanche) sont même établis, rendant impossible toute modification des jours de travail en cas de changement de situation (familiale, par exemple). Ce que veut le patronat, c’est la généralisation du travail dominical et, à travers lui, du travail de nuit, que l’on appelle « de soirée » : Séphora, Monoprix… ce n’est que le début. Car, comme l’a dit Pierre Gattaz, « Ce qu’il y a de bien avec le travail de nuit, c’est qu’on a son après-midi »…

    Aucun candidat à la présidentielle ne peut être le sauveur du monde du travail : face à ces attaques en règle contre le code du travail et la dignité des salariés, contre l’éducation, contre le service public en général, « la seule candidature, c’est la lutte ».  Pour faire interdire le temps partiel imposé, pour re-nationaliser le secteur de l’énergie (rappelons que la privatisation, en 2004, a engendré une augmentation de 30% du prix de l’électricité et causé la précarisation énergétique de nombreux Français), il faut s’unir, concluent les syndicalistes de GDF dont les camarades ont rallumé l’électricité dans des foyers qui en étaient privés et en ont basculé d’autres en heures creuses. Il faut s’unir, car les rivières qui convergent forment un fleuve que rien ne peut arrêter. Si les violences policières atteignent un paroxysme contre les manifestants et les jeunes des quartiers, si les patrons attaquent les salariés en justice, c’est qu’ils tremblent, qu’ils sont faibles et qu’ils ont peur. Or, pas besoin des politiques, pas besoin d’attendre les élections des oligarques qui se reproduisent entre eux. La Poste 92 appelle à la grève générale, « En 2017, il faut que ça pète ».

    Le premier tour social c’est cela : arrêter de déléguer aux politiques le changement que nous voulons. Sans les grèves de 1936, le gouvernement, pourtant socialiste, aurait-il accompli toutes les réformes que l’on connaît ?

    Ce 22 avril social, il ne s’agit pas d’y croire ou pas, résume Mickael Wamen, revenu au micro ; il ne s’agit pas d’y croire ou pas, on n’a pas le choix, c’est tout. Mais il ne se fera pas tout seul : dès maintenant, il faut que chacun soutienne la lutte des autres. Entre la convergence et la défaite, la responsabilité est celle de tous.

    Pour plus d’informations, vous pouvez contacter InfoComCGT ou leur envoyer un mail à premiertoursocial@gmail.com .

    Mathieu Brichard. 

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