Répression

  • Comment réagir à une déportation par avion?

    Comment réagir à une déportation par avion?

    29 Juin 2018

    Les vacances approchent et certain-e-s d’entre-nous préparent déjà leurs bagages avant de partir visiter la famille, les amis ou des lieux inconnus. Peut-être, certain-e-s prendront l’avion, malheureusement, dans le contexte actuel, ils et elles risquent fort d’être témoins de l’expulsion d’une personne migrante. Que faire dans ce cas? L’excellente revue Z a édité, il y a quelques temps, une fiche sur les réactions à avoir dans cette situation et nous a gentiment permis de la copier ici. Ces réflexes peuvent peut-être sauvé une vie alors nous vous encourageons à garder cette fiche avec vous si vous risquez d’être concerné-e-s. La fiche est en deux pages, pensez bien à lire les deux!

     

    FICHEavionDepliantFR

    Télécharger le document : http://unautrefutur.org/wp-content/uploads/2018/06/FICHEavionDepliantFR.pdf

  • Non à la saison croisée « France-Israël » !

    Non à la saison croisée « France-Israël » !

    02 Juin 2018

    Le 5 juin prochain, commencera la saison « France-Israël ». A cette occasion, Emmanuel Macron recevra Benyamin Netanyahou, premier ministre d’Israël, alors que les forces armées ont réprimés dans le sang des manifestations de civils palestiniens. Une manifestation est appelée le 5 juin à 18h30, nous vous transmettons l’appel dont nous sommes signataires:
    SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE PALESTINIEN
    NON A LA SAISON CROISÉE « FRANCE-ISRAËL »
    MARDI 5 JUIN 18H30
    Place de la Comédie MONTPELLIER
    Il n’y a pas de « conflit israélo-palestinien ». Derrière cette formule trop souvent employée, se cache une autre réalité. Celle d’un état sur-armé qui, après avoir violemment chassé de leurs terres des centaines de milliers de palestinien-es en 1948, après avoir envahi militairement la Cisjordanie, la bande de Gaza et Jérusalem en 1967 lors de la « guerre des 6 jours » pour les coloniser, se permet maintenant d’estropier et de tuer des milliers de civils désarmés qui ne font que réclamer un juste droit : celui de pouvoir retourner vivre sur les terres dont ils ont été chassés. Un état qui depuis sa création bafoue systématiquement le droit international et piétine les droits humains les plus élémentaires.
    L’état israélien ne peut agir ainsi sans le soutien et le silence complice des grandes puissances. Soutien direct des États Unis qui installent leur ambassade à Jérusalem, soutien honteux de l’état français qui tout en ayant fermement condamné les violences commises par les forces armées israéliennes contre les manifestants palestiniens à Gaza », s’apprête à recevoir Netanyahou pour lancer en commun la « Saison France-Israël » dont le but officiel est de « /resserrer les liens entre la France et Israël dans tous les domaines de la recherche, de l’économie, de la vie sociale et des arts/ ». Ce qui, dans les circonstances actuelles, se résume tout simplement à une tentative de redorer le blason de l’État d’Israël et de l’absoudre de ses crimes.

    *Les organisations soussignées tiennent à affirmer leur solidarité avec le peuple palestinien, en particulier pour le droit au retour des réfugié-es sur leurs terres.

    *Elles demandent l’arrêt de toute coopération militaire avec l’État d’Israël.

    *Comme 80 personnalités issues du monde des arts et des milliers de signataires de la pétition « Nous demandons l’annulation de la saison France-Israël« , elles exigent cette annulation.

     

    *Elles appellent la population et l’ensemble des organisations démocratiques à se rassembler

     

     à Montpellier le Mardi 5 juin
    (jour du lancement de cette campagne par Macron et Netanyahou
    ainsi que jour anniversaire du début la Guerre des 6 jours)
    à partir de 18h 30
    sur la Place de La Comédie à Montpellier. 

    Premiers signataires : APLR (Association des Palestiniens du Languedoc-Roussillon), BDS 34, CCIPPP34, Cimade LR, CGA 34, CMF, Ensemble34, FUIQP, MAN 34, NPA 34, UJFP 34…

  • A Montpellier comme ailleurs, le pouvoir réprime les contestations sociales

    A Montpellier comme ailleurs, le pouvoir réprime les contestations sociales

    22 Avr 2018

    Répondons solidarité et extension des luttes !

    À la faculté de droit, après les mises en examen du doyen Pétel et du professeur Coronel de Boissezon, le pouvoir étouffe l’affaire. Les étudiant·e·s doivent travailler et passer leurs examens au milieu de leurs agresseurs, malgré les manifestations, les démarches juridiques et les nombreux témoignages mettant en avant l’implication d’autres membres du personnel de la faculté de droit. Des témoins embarrassants subissent des intimidations policières. Circulez, il n’y a plus rien à voir…

    Samedi 14 avril, la manifestation « convergence des luttes », réunissant majoritairement des étudiant-e-s mais aussi le collectif Bienvenue Migrant·e·s 34, BDS 34, et de nombreu(x)-ses travailleurs et travailleuses en lutte, syndicalistes etc. a été bloquée dès le départ par un cordon de CRS qui a usé abondamment de gaz lacrymogènes. La préfecture a d’emblée mis un énorme niveau de répression et tout fait pour rendre la manifestation tendue. A son issue, alors que près de deux cents personnes se rendaient à l’assemblée générale de la Coordination Nationale des Luttes, organisée à l’Université Paul Valéry, les manifestant-e-s ont été violemment chargé-e-s et nassé-e-s, la police a arrêté 51 personnes. 47 ont été placées en garde à vue. Deux personnes sont convoquées en justice ultérieurement. Les deux autres sont passées en comparution immédiate le 16 avril, l’une, sous contrôle judiciaire, est convoquée au TGI le 14 mai, l’autre, qui souffre de troubles psychologiques, a été condamné à 3 mois de prison ferme et a été incarcéré aussitôt : justice à la mode bienveillance sauce Macron… ? Plutôt triste réalité d’une justice de classe.

    Nous dénonçons cette criminalisation de la manifestation, les arrestations, les violences policières et nous nous déclarons solidaires des personnes blessées, poursuivies et condamnées. Nous dénonçons également le traitement médiatique de cette manifestation ; les médias se sont repus d’images des dégradations matérielles ciblées envers différentes banques et symboles du capitalisme, en occultant toute signification politique, mais ont quasiment tu et/ou légitimé les violences policières envers les personnes.

    Toujours cette semaine, le tribunal Administratif a cautionné une future intervention policière à l’université Paul Valéry pour « débloquer » la fac. Il a également laissé les mains libres à la présidence de la fac pour organiser des examens en ligne, mettant à mal anonymisation des copies et faisant fi de l’inégalité d’accès à une connexion internet. Pire ces 19 et 20 avril, la présidence pendant qu’elle présente comme imminente une intervention de la police à la fac, organise en catimini la délocalisation des examens dans les lycées Mermoz et Monnet sous haute protection policière. Symbole affligeant d’une démocratie bleue marine où les examens se passent entouré-e-s de flics… Les étudiant-e-s de la faculté de Tolbiac viennent d’être expulsé-e-s par la police.

    Le pouvoir est bien droit dans ses bottes contre les salarié-e-s en lutte, les étudiant-e-s, les ZADistes, les migrant-e-s et tous ceux et celles qui refusent de se conformer à leur société d’inégalités, de précarité, du chacun pour soi. Soyons toutes et tous solidaires face à la répression et dans les semaines à venir étendons les luttes, contre Macron et son monde.

    Groupe Un Autre Futur de la Coordination des Groupes Anarchistes, le 20 avril 2018.

    Par Groupe Un Autre Futur Communiqué UAF Luttes Sociales Répression
  • Pour gagner, étendons les grèves et massifions les manifestations

    Pour gagner, étendons les grèves et massifions les manifestations

    21 Avr 2018

    Reprenons l’offensive pour un changement radical de société

    Destruction du code du travail, privatisation de la SNCF, sélection à l’université, tri, enfermement et expulsion des exilé-e-s, demain le contrôle accru des chômeurs et chômeuses, puis la sécu, les retraites. Au pouvoir depuis un an, Macron déroule son programme libéral et autoritaire, détruit méthodiquement ce que les luttes sociales avaient mis des années à arracher, sans même un faux-semblant de débat ou de négociation, à coups de matraque, de lacrymo et d’arrestations quand le corps social rechigne à se laisser dépecer. Machine de guerre du capitalisme, l’État mène une offensive globale contre tout ce qui permet encore un peu de stabilité dans nos vies, un peu de solidarité, de redistribution.

    Rejoindre la bataille maintenant

    En face, des résistances existent, comme celles des cheminot-e-s et celles des étudiant-e-s. Leurs batailles sont les nôtres. La fin du statut des cheminot-e-s aujourd’hui, c’est la fin de celui des fonctionnaires demain. La privatisation du rail, ce sont des conditions de travail et de service dégradées, des lignes sacrifiées, avec comme seul critère la rentabilité pour l’actionnaire.

    La sélection à l’université, c’est d’abord le renforcement de la sélection par l’argent. Le libre choix des études pour celles et ceux qui ont les moyens d’accéder au savoir. Les boulots d’exécutant pour tout-e-s les autres.

    Des batailles qui se mènent, il y en a d’autres, dans les hôpitaux et les Ehpad, la justice, à Carrefour, Air France, etc.
    Ces batailles, les secteurs aujourd’hui en lutte ne les gagneront pas seuls. La grève ne se décrète pas, mais si elle ne s’étend pas, si notre camp social ne reprend pas l’offensive, dans quelques mois il ne restera que des ruines. Des pans entiers de la société sont en passe de basculer dans une précarité généralisée. Par l’urgence et par la force, l’État Macron tente d’imposer son projet de société, global et cohérent. En face, il nous faut converger pour en imposer un autre.

    Partout, dans nos boîtes, nos administrations, nos lieux de vie, en discutant avec nos collègues, entre précaires, il nous faut rouvrir le chemin de la lutte, de la grève, de l’émancipation collective. Ne pas déléguer le combat à une avant-garde ouvrière condamnée à se battre seule pour toutes et tous. Ne pas s’en remettre aux mirages de tribuns qui viendraient, un jour peut-être, par la magie d’un scrutin, rebâtir tout ce qui aura été détruit. Le passé, de Mitterrand à Hollande en passant par Tsipras en Grèce, montre clairement que la délégation du changement social à une classe politique conquérant le pouvoir d’État n’est pas la voie de la transformation égalitaire de la société.

    Pour une autre société, débarrassée de l’État, du pouvoir et du capitalisme

    C’est dans la lutte qu’on se retrouve, qu’on invente, qu’on crée de nouvelles conditions de travail et de vie, solidaires, autogérées.
    C’est dans la lutte, la grève, que, dans sa boîte, on reprend la main sur son outil de travail, débarrassé de la tyrannie du patron. Jusqu’à réinventer son organisation, comme l’ont fait les camarades de Scop-ti et d’ailleurs.
    C’est dans la lutte, le blocage, que les étudiant-e-s de Paul Valéry ont jeté, avec leurs AG ouvertes et leurs cours substitutifs, les premières bases d’une université autogérée et émancipatrice, ouverte à toutes et tous.
    C’est dans la lutte, l’occupation, que les militant-e-s de la ZAD de Notre Dame des Landes construisent sur un territoire un autre rapport à la terre et à la vie en société.

    Nous savons ce que nous voulons bien mieux que tous les hommes providentiels. Nous savons dans quelles conditions nous voulons vivre et vieillir, travailler, apprendre, jouir.

    Si nous nous mettons en lutte, si nous travaillons à nous fédérer, nous pouvons bâtir une autre société. Une société dans laquelle la solidarité serait logique et la concurrence absurde, dans laquelle l’école rendrait plus intelligent-e et plus libre, dans laquelle travailler serait intéressant et utile, dans laquelle l’arrivée d’un-e étranger-ère serait une bonne nouvelle. Une société dans laquelle les soignant-e-s et malades ne seraient pas maltraité-e-s, les travailleur-ses autogéreraient leur entreprise et les usager-ères leurs services, dans laquelle on serait pas défini par la couleur de sa peau, son genre ou sa sexualité, dans laquelle la planète ne serait ni une poubelle ni un magot dont tirer profit. Une société dans laquelle quelques-uns ne se goinfreraient pas sur le dos de tou-te-s les autres, un chef n’aurait pas raison pour tou-te-s les autres.

    Nous n’avons pas besoin de l’État, du capitalisme, ni du pouvoir quel qu’il soit. Ce sont eux qui ont besoin de nous pour continuer à prospérer sur notre dos.

    Nous vous appelons à rejoindre les manifestations du 3 mai
    à l’appel des cheminot-e-s et des étudiant-e-s

    Stoppons Macron et commençons autre chose.

    Groupe Un Autre Futur de la Coordination des Groupes Anarchistes

  • Face à la répression, la solidarité paie ! Continuons la lutte contre tous les fichages et lois sécuritaires !

    Face à la répression, la solidarité paie ! Continuons la lutte contre tous les fichages et lois sécuritaires !

    09 Avr 2018

    Nous avions relayé l’appel à la solidarité avec notre camarade Fabien, militant libertaire de Saint-Gaudens, en procès pour avoir refusé un prélèvement d’ADN : http://unautrefutur.org/refus-fichage-adn-solidarite-fabien/

    Une forte mobilisation s’était alors organisée pour le soutenir et refuser le fichage. Le 15 mars dernier, notre camarade a obtenu la relaxe ! Voici ci-dessous son communiqué.

    Relaxe à Saint Gaudens, une victoire contre toutes les fichages !

    Le 1er mars 2018, je comparaissais au Tribunal de Grande Instance de Saint Gaudens pour m’être opposé au fichage ADN, fichage ordonné par le parquet de Toulouse. Le 15 mars, après délibération, la justice rend enfin sa décision. Victoire politique, relaxe et fin des poursuites !

    Pour rappeler les faits, en juin 2016 j’étais jugé sur Toulouse pour une tentative de diversion ratée alors que je m’opposais à une interpellation policière brutale d’un gars de la rue. Bilan, un mois de taule avec sursis… En octobre de la même année, le parquet toulousain devait estimer que ça n’était pas assez, cette épée de Damoclès au-dessus de ma nuque. De là s’établira une fiche de recherche ordonnant le prélèvement de mon « matériel génétique ». L’anti-terrorisme en pratique ! Le 16 novembre 2017, soit un an plus tard, la recherche aboutit enfin et une patrouille est dépêchée pour m’interpeller lors d’une table informant des dangers du compteur Linky sur la ville de Saint Gaudens. Menottes aux poignets, quelques heures en cellule, et à la clé une convocation en cour correctionnelle pour me justifier du refus de rajouter mon nom et mes gènes à leur fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG).

    Trois mois plus tard, les juges prononcent ma relaxe, s’alignant ainsi sur les réquisitions de la Cour Européenne des Droits de l’Homme. En juin 2017, ladite cour condamnait la France, dénonçant un fichage génétique disproportionné, souvent injustifié, ainsi qu’une conservation des fiches de quarante ans quel que soit le délit, sans possibilité d’effacement. Depuis, les services policiers continuent malgré tout de fliquer à tout-va, remplissent le fichier national à coup de millions d’inscrits, envoient devant les tribunaux celles et ceux qui s’opposent à cette mesure ultra-sécuritaire. Et les peines pleuvent, le plus souvent à l’abri des regards.

    Toutefois et au grand dam des flics tout-puissants, à Saint Gaudens le collectif unitaire Résistances en Comminges a fait du foin, et ce jusqu’au procès. Rassemblement devant le commissariat pendant la séquestration policière autrement appelée garde-à-vue, appel des syndicats locaux pour une libération immédiate, soutien des groupes politiques, des collectifs et associations du coin, de personnalités militantes, articles dans les quotidiens régionaux, dans la presse alternative, sur le net, projections, débats, formation à l’autodéfense juridique, bouffe de soutien, création d’une caisse anti-répression, tables d’information, mises en scène, tractages, signatures de pétition, jusqu’au rassemblement convivial et solidaire le jour de l’audience.

    Victoire collective, donc, plus qu’individuelle, résultat d’une bataille menée à bon nombre de bras !

    Cependant, s’il convient de s’enthousiasmer d’un combat au dénouement pour une fois heureux, gardons tout de même en tête les camarades encore poursuivis et traînés devant les juges pour leur refus du flicage génétique, celles et ceux prochainement en galère, ainsi que les victimes quotidiennes de la répression policière et étatique, notamment dans les quartiers. Songeons également à celles et ceux qui en taule n’ont pas le choix et se voient prélever de force leurs données les plus personnelles, ces gènes qui les définissent intimement.

    Ainsi il convient de poursuivre la lutte, pour eux, pour elles, pour nous toutes et tous ! Car l’ordre sécuritaire avance à grand pas, prenant appui sur la peur populaire, la psychose apprise, les médias charognards, fouineurs de faits sordides, un état d’urgence scellé dans le béton de la loi, un peuple soumis prêt à n’avoir plus aucune
    autre liberté que celle d’errer parmi les caméras de « vidéo-protection » dans des villes sans âme, sous le regard de militaires surarmés.

    Le constat reste certes affligeant, mais ne nous privons pas de savourer la victoire présente ! En attendant que les relaxes fleurissent ici et là, que toutes ces jurisprudences passent effet domino ! Restons vigilants et solidaires les uns vis-à-vis des autres ! Refusons autant que faire se peut de rentrer dans leurs cases, d’alimenter
    leurs fichiers ! Montrons-leur que nous portons la liberté jusque dans nos gènes !

    F

    Par Groupe Un Autre Futur Répression
  • Solidarité avec Ermengol Gassiot, militant de la CGT Catalogne

    Solidarité avec Ermengol Gassiot, militant de la CGT Catalogne

    07 Mar 2018

    le 21 février 2018, Ermengol Gassiot, professeur de préhistoire à l’Université Autonome de Barcelone (UAB) et secrétaire général de la CGT Catalunya, a été arrêté par les Mossos d’Esquadra, la police régionale de Catalogne. Il avait été placé sous mandat d’arrêt pour ne pas s’être présenté lors du procés « 27 i més » (« 27 et plus »).

    Lutte sociale et répression

    En 2013, des étudiant·e·s et des syndicalistes décident d’occuper pacifiquement l’Université Autonome de Barcelone pour dénoncer, entre autres, l’augmentation des frais d’inscription et le « processus de Bologne ». Depuis les années 2000, ce dernier vise à harmoniser l’enseignement supérieur des membres de l’Union Européennes, à la rendre compétitive dans le cadre d’une libéralisation de la connaissance via la création de l’Espace Européen de l’Enseignement Supérieur (EEES).

    Largement soutenue par la communauté universitaire, cette lutte réunissait plusieurs syndicats dont la CGT Calalunya. Suite au blocage de l’université, la direction de l’UAB entame alors des poursuites judiciaires contre 27 militants et soutiens du mouvement. La répression dure depuis. 27 personnes sont concernées : 25 étudiants, un PAS (personnel d’administration et services) et un professeur, Ermengol. Le procureur demande des peines de 11 à 14 ans de prison, et des amendes de 9 500 euros, et l’UAB réclame 14 000 euros pour la responsabilité civile.

     

    Ici comme ailleurs, la répression contre les militant·e·s politiques et syndicaux, et contre l’ensemble des mouvements sociaux ne cesse de s’amplifier !

    Solidarité et soutien aux camarades poursuivi·e·s !

     

     


     

     

    Nous relayons ici le communiqué de la CGT Catalunya en français et catalan.

     

    Ordonnance judiciaire de recherche et d’arrestation contre le Secrétaire Général de la CGT de Catalogne dans le cadre du dossier judiciaire ’27 et plus’

    Aujourd’hui, nous avons appris que, finalement, le tribunal de Cerdanyola del Vallès qui instruit l’affaire « 27 et plus » a émis un mandat d’arrêt à l’encontre de notre collègue Gassiot Armengol, professeur au Département de Préhistoire de l’Université Autonome de Barcelone (UAB) et Secrétaire Général de la CGT de Catalogne. Ainsi, par conséquent, il peut être arrêté à tout moment pour être mis à la disposition du tribunal, ayant refusé de se rendre devant le juge pour déclarer au sujet de ce montage politico-judiciaire. Cette décision découle de sa volonté de ne pas coopérer avec cette instruction, qui n’est rien de plus qu’un nouveau et grand chapitre de la persécution politique envers tous ceux qui ont un engagement dans la lutte pour la défense des services publics, dans ce cas de l’université publique, et donc dans la défense des droits sociaux des classes populaires. La situation d’Armengol est identique à celle vécue il y a quelques jours par certains des 27 autres accusés (Carles, Oriol, Celia), qui ont été arrêtés chez eux afin d’être mis à la disposition du tribunal.

    La CGT Catalunya soutient la décision de Gassiot Armengol et des autres inculpés de ne pas collaborer avec la justice. Nous dénonçons le fait que la persécution menée contre notre secrétaire général est, pour nous, une persécution de notre organisation et du syndicalisme combatif que nous représentons. Rappelez-vous que les faits pour lesquels les accusés Armengol et les 27 autres ont eu lieu en 2013 dans le cadre de la lutte contre l’augmentation des frais de scolarité et d’autres exigences qui avaient le soutien de la majorité de la communauté universitaire, au cours de laquelle le bâtiment de la direction de l’UAB avait été fermé. Un mode d’action faisant régulièrement partie du mouvement étudiant dans les universités catalanes depuis des décennies. Armengol, en tant que membre de notre section syndicale à l’UAB, a publiquement soutenu cette lutte, tout comme d’autres représentants syndicaux des travailleurs de l’UAB.

    À la suite de ces événements, la direction de l’UAB a commencé une chasse aux sorcières par la voie pénale, dans le seul but de poursuivre politiquement le mouvement étudiant et syndical de l’UAB. Tant le recteur de l’époque, Fernando Sancho comme sa vice-présidente, Silvia Carrasco, ont la responsabilité directe de l’invention d’un « réseau criminel » organisé pour détruire l’université, dont seraient membres Ermengol et les 27 autres. Pour cette raison, le parquet, organe politique de l’État espagnol, demande contre ces personnes, selon les cas, entre 11 et 14 ans de prison. Des demandes parfaitement disproportionnées constituant le pire cas de répression politique dans une université de notre pays depuis la fin du régime de Franco.

    La CGT Catalunya réitère sa solidarité avec Ermengol et les 27, et notre volonté de répondre collectivement en tant qu’organisation, en cette période de répression. En même temps, nous demandons à tous nos membres, et l’ensemble des militants syndicaux et des mouvements populaires d’être aux côtés des 27, de démonter ce procès politique et d’articuler ensemble, depuis la solidarité, la réponse que cette situation mérite.

    Nous voulons les 27 libres !
    Un coup contre l’un d’entre nous est un coup contre nous tous !

    21 février 2018

    Secrétariat Permanent du Comité Confédéral de la CGT de Catalogne

     

     

     

    Ordre judicial de cerca i captura contra el Secretari General de la CGT de Catalunya en el marc del procés judicial del cas ’27 i més’

    Avui hem sabut que, finalment, el jutjat de Cerdanyola del Vallès que porta el procés de l’anomenat cas « 27 i més » ha emès una ordre de cerca i captura contra el nostre company Ermengol Gassiot, professor del Departament de Prehistòria de la Universitat Autònoma de Barcelona (UAB) i Secretari General de la CGT de Catalunya. Així, doncs, l’Ermen pot ser detingut en qualsevol moment per ser posat a disposició judicial, en haver-se negat a personar-se al jutjat a recollir cap notificació relacionada amb aquest muntatge político-judicial. Aquesta decisió sorgeix de la seva voluntat de no col·laborar amb aquest procés, que no és més que un nou i greu capítol de persecució política a aquells i aquelles que s’han significat en la lluita per la defensa dels serveis públics, en aquest cas de la universitat pública, en defensa — per tant — dels drets socials de les classes populars. La situació en la qual es troba ara mateix l’Ermengol és idèntica a la que han viscut aquests dies enrere algunes altres de les 27 encausades (en Carles, l’Oriol, la Cèlia), que van ser detingudes a les seves localitats per ser posades a disposició judicial.

    Des de la CGT de Catalunya donem suport a la decisió de no col·laborar amb la causa que han pres l’Ermen i les altres encausades. Manifestem que la persecució que s’està duent a terme contra el nostre Secretari General és, per a nosaltres, una persecució a la nostra organització i al sindicalisme combatiu que representem. Recordem que els fets pels quals estan encausats l’Ermengol i la resta dels 27 es van donar l’any 2013 en el marc de la lluita estudiantil contra l’augment de les taxes, entre d’altres reivindicacions que comptaven amb el consens majoritari de la comunitat universitària, en el decurs de la qual es va realitzar una tancada a l’edifici del rectorat de la UAB, un tipus d’acció habitual i que forma part del repertori del moviment estudiantil a les universitats catalanes des de fa dècades. L’Ermen, com a membre de la nostra Secció Sindical a la UAB, va donar suport públicament a aquella lluita, com també van fer altres representants sindicals dels treballadors i les treballadores de la UAB.

    Arran d’aquells fets, l’aleshores equip rectoral va iniciar una cacera de bruixes per la via penal, amb l’únic objectiu de perseguir políticament el moviment estudiantil i sindical de la UAB. Tant el rector de l’època, Ferran Sancho, com la vicerectora, Sílvia Carrasco, tenen responsabilitat directa en la invenció d’un conspiranoïc « entramat criminal » organitzat per a destruir la universitat, i del qual se suposa que l’Ermengol i la resta dels 27 formaven part. A causa d’això, la Fiscalia, òrgan polític de l’Estat espanyol demana per a aquestes persones, segons els casos, penes d’entre 11 i 14 anys de presó. Tot un autèntic despropòsit que constitueix el pitjor cas de repressió política en una universitat al nostre país des de les acaballes del franquisme.

    Des de la CGT de Catalunya reiterem la nostra solidaritat amb l’Ermengol i amb els 27, i la nostra disposició a donar resposta de forma col·lectiva, com a organització, a aquest cop repressiu. Alhora, fem una crida a tota la nostra militància, i també al conjunt del sindicalisme combatiu i dels moviments populars a estar al costat dels 27, a desmuntar aquest procés polític, i a articular entre tots, des del suport mutu, la resposta que aquesta situació es mereix.

    Volem les 27 lliures !
    Si ens toquen a una ens toquen a totes !

    21 de febrer del 2018

    Secretariat Permanent del Comitè Confederal de la CGT de Catalunya

     

     

     

    À lire également :

    Par Groupe Un Autre Futur International Répression
  • Perquisitions et gardes à vue contre des militants de Montpellier

    Perquisitions et gardes à vue contre des militants de Montpellier

    02 Fév 2018

    Dans un précédent article,  avec l’Assemblée Générale Contre les Violences d’État, nous appelions à soutenir nos camarades victimes de harcèlement policier.

    Une cinquante de personne se sont ainsi retrouvées devant le commissariat central de Montpellier, ce mardi 30 janvier 2018, pour soutenir Gaby, Georges et Jules. Dès leur arrivée, ces derniers ont été placé en garde à vue. Un officier de la Police Judiciaire les a alors informés du motif de leur convocation : avoir volé un drapeau d’Alliance police nationale et  avoir menacé de mort des membres de ce syndicat policier lors de la manifestation à Montpellier du 10 octobre 2017 dans le cadre du mouvement contre la loi travail. S’en sont suivis les perquisitions des domiciles de nos 3 camarades. Le but : retrouver ledit drapeau !

    Les auditions et les perquisitions n’ayant rien donné, ils sont été libérés sans convocation ultérieure.

    À lire également :

    Par Groupe Un Autre Futur Répression
  • Refus du fichage ADN, solidarité avec Fabien

    Refus du fichage ADN, solidarité avec Fabien

    28 Jan 2018

    Nous relayons l’appel à la solidarité avec notre camarade Fabien, militant libertaire de Saint-Gaudens. Lors de la tenue d’une table d’information sur les compteurs électriques Linky, le 16 novembre 2017, Fabien a été arrêté, puis placé en garde à vue. Pour avoir refusé un prélèvement d’ADN, il est convoqué au Tribunal d’Instance de Saint-Gaudens, le 1er mars, à 14h.

    Une pétition en ligne est disponible à cette adresse, l’objectif étant d’atteindre les 1000 signatures : http://refusdufichageadnsolidariteavecfabien.wesign.it/fr

    La pétition

    Le 16 novembre dernier, Fabien, militant libertaire, a été menotté lors de la tenue d’une table d’information sur le compteur Linky puis placé en garde-à-vue au commissariat de St-Gaudens durant 7 heures.

    Que lui voulait-on ? Ficher son ADN !… Plus d’un an après un passage au Tribunal Correctionnel de Toulouse (pour avoir entravé l’interpellation violente d’un sans abri durant la période du mouvement social contre la loi travail), la justice revient à l’assaut et déroule une partie de son arsenal répressif !

    Le prélèvement ADN visait à l’origine au fichage des délinquants sexuels. Il est maintenant largement utilisé au service de la répression des acteurs et actrices du mouvement social. Pour cette raison, de nombreuses organisations politiques et syndicales en préconisent le refus. Parmi elles : les Faucheurs volontaires, le Syndicat de la magistrature, Solidaires, la Confédération paysanne, la CGT, etc…

    Ayant lui aussi et comme beaucoup d’autres refusé de se soumettre au prélèvement de son ADN,

    Fabien comparaîtra devant le Tribunal d’Instance de Saint Gaudens, le 1er mars, à partir de 14h.

    Parce que nous refusons d’être fiché(e)s à vie, pour nos idées et pour nos luttes !
    Contre la discrimination politique, syndicale et militante, nous demandons la relaxe de Fabien concernant son refus du prélèvement ADN

     

    Par Groupe Un Autre Futur Répression
  • Soutien aux camarades victimes du harcèlement de la police

    Soutien aux camarades victimes du harcèlement de la police

    26 Jan 2018

    L’assemblée contre les violences d’état et pour les libertés appelle à la mobilisation pour soutenir nos 3 camarades Gaby, Georges et Jules.  Il sont en effet convoqués à l’Hôtel de police de Montpellier ce mardi 30 janvier à 8h30 pour répondre à une accusation de « menace de mort sur personne dépositaire de l’autorité publique ».

    Contre ce nouvel épisode de harcèlement policier, soyons nombreux·ses pour les soutenir !

     

    La page Facebook de l’appel : https://www.facebook.com/events/164433474193720/

    Les détails sur notre agenda : http://unautrefutur.org/evenements/mobilisation-de-soutien-a-gaby-georges-jules/

     

    Par Groupe Un Autre Futur Répression
  • Le 18 octobre à partir de 8h : Procès des faucheurs volontaires à Béziers

    Le 18 octobre à partir de 8h : Procès des faucheurs volontaires à Béziers

    03 Oct 2017

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

    Procès de Béziers le 18 octobre 2017

    Les Faucheurs Volontaires d’OGM se sont mobilisés le 19 mars 2016 sur tout le territoire français pour dénoncer la vente des pesticides et notamment du Roundup contenant du glyphosate et des co-formulants hautement toxiques. Ils se sont introduits dans 34 magasins et ont peint les bidons concernés.

    12 Faucheurs (-ses) Volontaires sont en procès à Béziers le mercredi 18 octobre pour être intervenus dans un magasin de Pézenas.

    La région du Languedoc Roussillon est largement utilisatrice de Roundup ou d’herbicides à base de glyphosate (plus de 4000 tonnes annuelles).

    Selon la direction de l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse sa concentration peut dépasser localement 200 fois la norme.

    Les Faucheurs Volontaires mènent un combat contre les OGM et l’agriculture industrielle qui les utilise. Il y a un lien direct entre les herbicides et les OGM : en effet la majorité de ceux-ci sont des OGM rendus tolérants aux herbicides, que ce soit par la méthode de la transgenèse, mise en place à la fin des années 90, ou par les méthodes de mutagenèse plus récentes.

    Les OGM transgéniques ne sont plus cultivés en France, mais le sont ailleurs et sont importés massivement pour nourrir nos animaux d’élevage. Dans les pays où ils sont cultivés, les épandages d’herbicides sont la cause de morts, de malformations et de maladies intolérables.

    Des OGM mutés sont cultivés en France, ce sont essentiellement du tournesol et du colza (150 000 ha environ) : ce sont des éponges à pesticides et les résidus d’herbicides se retrouvent dans les huiles alimentaires et dans l’eau potable, c’est à dire dans nos assiettes et dans nos verres.

    Les Faucheurs Volontaires, par cette action du 19 mars 2016, ont voulu alerter sur :

    le problème majeur de santé publique que provoque l’utilisation des herbicides et en particulier du glyphosate classé en 2015 comme « cancérogène probable » par le CIRC (centre de Recherche sur le Cancer)

    les dangers liés à la dispersion du glyphosate (ou de son métabolite l’AMPA) et de ses co-formulants hautement toxiques,

    la soumission des pouvoirs publics aux lobbies agro-alimentaires et leur irresponsabilité face aux problèmes des pesticides et des OGM,

    l’absence de transparence concernant la culture dans notre pays d’OGM mutés tolérants aux herbicides.

    Les Faucheurs Volontaires demandent :

    le retrait immédiat du Roundup et autres herbicides contenant du glyphosate,

    la levée du secret industriel sur les co-formulants du Roundup et autres herbicides à base de glyphosate. En effet ces herbicides sont constitués de 30 à 40 pour cent de glyphosate, le reste étant des co-formulants toxiques échappant à toute évaluation,

    un moratoire sur la culture en France des OGM mutés tolérants aux herbicides ,

    un moratoire sur les importations d’OGM.

    Le Collectif des Faucheurs d’OGM

    Par Groupe Un Autre Futur Écologie Répression
1 2 3 4 11

Agenda

Aucun évènements prévu pour le moment.