Répression

  • Procès des faucheurs volontaires à Béziers le 18 octobre

    Procès des faucheurs volontaires à Béziers le 18 octobre

    03 Sep 2017

    Une info des Faucheurs Volontaires de l’Hérault :

    Le 17 août 2017, vingt et un Faucheurs et Faucheuses volontaires d’OGM comparaissaient devant le tribunal de Foix pour avoir rendu impropres à la vente des bidons d’herbicides dans plusieurs magasins de la région. Il s’agissait de bidons de Roundup de Monsanto contenant du glyphosate et d’autres composants hautement toxiques. A la suite d’une audience très courte, la procureur a choisi de suivre la défense et de demander au tribunal de saisir la Cour de Justice Européenne. Cette saisine aura pour objet la mise en question de la législation européenne sur les pesticides, notamment sur leurs méthodes d’évaluation, la plupart du temps insuffisantes et biaisées. La réponse du tribunal (saisira-t-il la Cour de Justice Européenne ?), sera donnée le 12 Octobre 2017.

    En effet, le glyphosate n’est pas la matière active du round up, ce sont les co-formulants qui sont 1000 fois plus efficaces et toxiques que le glyphosate, mais qui ne sont jamais testés (ni énoncés : secret industriel) puisque Monsanto déclare que c’est le glyphosate la formule active et qu’il ne fait d’études que sur le glyphosate. Et pour cause les co-formulants sont des poisons très corrosifs issus du pétrole, de l’arsenic…).

    Il y a donc 3 fraudes de la part de Monsanto :

    – dire que le glyphosate est l’ingrédient actif

    – déclarer les co-formulants inertes

    – faire les tests à long terme que sur le glyphosate

    Les témoins étaient : Pr Gilles-Eric Séralini chercheur et professeur en biologie moléculaire à l’université de Caen, co-fondateur du CRIIGEN, un membre de l’Association « Le Chabot » qui surveille le réseau hydraulique local, un membre du Comité Ecologique Ariègeois, Alain Moles agriculteur victime des pesticides, Sofia Gatica militante argentine contre les OGM et les pesticides, Cécile Stratonovitch pédiatre et pédopsychiatre Alerte Médecins Pesticides, Nina Holland du Corporate Europe Observatory.

    Un premier procès pour les mêmes faits avait eu lieu à Privas, le 30 septembre 2016, les témoins étaient : Paul Bousquet, médecin ardéchois membre d’Alerte Médecins Pesticides, Leïla Jenkins, militante argentine contre les OGM et les pesticides, Frédéric Jacquemart, biologiste, Président de la FRAPNA Ardèche et ancien membre du Haut Conseil aux Biotechnologies, Joël Spiroux de Vendômois, médecin, chercheur et Président du Comité de Recherche et d’Information Indépendante sur le Génie Génétique. Et il a abouti à une condamnation symbolique de 200 euros avec sursis.

    2 autres procès se tiendront l’un, le 18 octobre 2017 à Béziers et l’autre le 20 Octobre 2017 à Guingamp.

    Les vidéos proposées sont les enregistrements des prises de parole qui suivent ce procès de Foix.

    Sortie du Tribunal, 17 08 2017

    6mn

    https://youtu.be/mx1vw_Edir8

    Procès de Foix , 17 08 2017. Les témoins 

    partie 1

    33mn

    https://youtu.be/THd1J7X2ii8

    partie 2

    23 mn

    https://youtu.be/5ZQu0BDIZnI

    Par Groupe Un Autre Futur Écologie Répression
  • Rassemblement en soutien à Richard Abauzit !

    Rassemblement en soutien à Richard Abauzit !

    02 Sep 2017

    LIBERTÉ D’EXPRESSION SYNDICALE

    REMISE EN CAUSE

    RASSEMBLEMENT DEVANT LE T.G.I. DE MONTPELLIER, PLACE PIERRE FLOTTES

    LE JEUDI   7 SEPTEMBRE A 13H

     

    Le soutien que nous avons apporté à trois salariées licenciées à l’Institut Saint Pierre de Palavas dans de scandaleuses conditions nous a valu une plainte en diffamation à l’encontre d’un de nos militants : Richard Abauzit, ainsi qu’à l’encontre de la journaliste et du journal ayant relaté la conférence de presse. Depuis les prud’hommes ont rendu un premier jugement positif pour deux des  trois salariées concernées et le directeur a été remercié par l’Institut Saint Pierre. Malgré cela, la plainte n’a pas été retirée et l’audience au tribunal correctionnel aura lieu jeudi 7 septembre  à 14h au T.G.I. de Montpellier, Place Pierre Flottes à côté du jardin du Peyrou.

    VENEZ NOMBREUX soutenir Richard Abauzit lors du rassemblement qui aura lieu à partir de 13h avant l’audience  sur cette plainte qui met gravement en cause et la liberté d’expression et les possibilités de défense des salariés.

    Par Groupe Un Autre Futur Monde du travail Répression
  • Argentine : disparition du camarade anarchiste Santiago MALDONADO

    Argentine : disparition du camarade anarchiste Santiago MALDONADO

    01 Sep 2017

    A TOUS.TES LES CAMARADES

    Communiqué de la coordination des groupes anarchistes d’Argentine

    « L’arrêt forcé et la disparition de l’anarchiste Santiago Maldonado révèle une fois de plus la brutalité de l’état et sa nature oppressive, violente et son rôle central dans la défense des inégalités sociales, ciment du capitalisme.

    Santiago à renié et défié l’état Argentin et le capitalisme au moment même où il a posé pied sur les terres de la communauté mapuche. Il a mit en lumière ce que vivent quotidiennement les peuples originaires de ces terres. Peuples originaires qui se sont vus envahis encore et toujours par les colons et les amants de l’état et de l’exploitation capitaliste.

    Agustín Santillán, Hugo Delgado, Roberto Frías et 18 arrêtés du peuple Wichí. Misère, persécution, répression, blessures par balles. L’humidité obscure des cellules et la grève de la faim est l’unique forme de résistance et de dénonciation.

    Facundo Jones Huala, militant mapuche, fut blessé par balle par l’état chilien – après avoir été enfermé pour lutter, pour s’organiser, pour être mapuche et s’opposer aux grands propriétaires terriens, qui ont usurpé les terres ancestrales.

    Il est évident que l’état use de la violence et de la répression pour empêcher toutes formes de résistance à son envahissement et exploitation. Nous soutenons que les peuples originaires comme les autres ont la liberté d’être des libertaires!

    POUR L’APPARITION DE SANTIAGO MALDONADO VIVANT!
    POUR LA LIBERTE DE FACUNDO JONES HUALA!
    POUR LA LIBERTÉ DE Agustín Santillán ET DES MILITANTS.ES DU PEUPLE WICHI !
    TERRE ET LIBERTÉ POUR LES PEUOLES ORIGINAIRES!
    NOUS NE NOUS ARRÊTERONS PAS!
    ÉTAT TERRORISTE ! »

    Disparition de Santiago MALDONADO – Communiqué de la FAR (Fédération Anarchiste de Rosario)

    « Apparition de Santiago Maldonado vivant !

    Cela fait un mois que s’est déroulé la disparition forcée de Santiago Maldonado, nous appelons à une journée de rassemblements de soutient le 31 août à la Ronda de las Madres (Place du 5 Mai, Rosario) et le 1er septembre à 17h place San Martin avec les organisations sociales, les syndicats, les partis politiques et les organismes de défense des droits humains.

    La disparition forcée de Santiago s’inscrit dans une continuité de pratique répressive de l’Etat qui est systématique et cela nécessite de prendre en compte quelques éléments particuliers.

    Santiago a disparu dans un contexte répressif dont souffre régulièrement la communauté Lof-Cushamen qui en ce cas précis manifestait pour la libération du Lonko (« chef ») Facundo Jones Huala, un prisonnier politique de l’Etat Argentin. Les camarades de la communauté ont vu Santiago saisi par la gendarmerie et tenter de s’en échapper, sans succès. A partir de ce moment, toute la machinerie de l’Etat s’est mise en place et a œuvré pour sa dissimulation. Il est aujourd’hui possible de voir les absurdes réponses des services de polices et d’enquête qui semblent avoir pris le contrôle de la rédaction des principaux médias de communications en même temps que sont criminalisées les luttes Mapuche. Ces discours et pratiques coïncident avec le développement du négationnisme du gouvernement quant à la dernière dictature militaire, une cohérence politique qui se doit d’être prise en compte avec attention par ceux et celles aui sont impliaués.es dans des luttes populaires.

    La pratique solidaire de Santiago, qui s’est impliqué dans la cause de l’auto-détermination du peuple Mapuche, résonne dans les consciences de ceux et celles qui se mobilisent actuellement pour son apparition. Il s’agit d’un fort message de résistance face aux valeurs du système, ces valeurs qui obligent chacun.e à se battre pour soit quitte à monter les marches en écrasant des têtes. Contrairement aux mandatés du système, Santiago s’est engagé corps et âme pour lutter avec ceux et celles d’en bas et luttent.

    Nous, anarchistes politiquement organisés de la FAR, sommes convaincus qu’il est nécessaire de poursuivre et renforcer l’exemple solidaire de Santiago autant pour la lutte pour son apparition vivant que pour toutes les autres ainsi que pour la construction du socialisme libertaire.

    APPARITION DE SANTIAGO MALDONADO VIVANT !

    LIBERTÉ A FACUNDO JONES HUALA !

    FIN A LA RÉPRESSION DU PEUPLE MAPUCHE ! »

    Sur le sujet voir également l’article paru dans le nouveau média libertaire « Rapports de force« 

    Par Groupe Un Autre Futur International Répression
  • Enquête en Italie sur l’accueil des réfugiés

    Enquête en Italie sur l’accueil des réfugiés

    28 Août 2017

    Lorsque des camarades, membre de la coordination Cévennes /Méditerranée (coordination régionale de collectifs de solidarité avec les personnes migrantes) partent enquêter en Italie… Un article à lire sur le média libertaire Rapports de force.

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration Répression Sans-papiers Sécuritaire
  • Le dernier communiqué du Collectif Migrants Bienvenue 34

    Le dernier communiqué du Collectif Migrants Bienvenue 34

    02 Août 2017

    Expulsion de nos cinq autres amis soudanais (Darfour) assignés à résidence

    Après Babiker il y a une semaine, l’état français et la préfecture de l’Hérault ont expulsé en 48h Mustapha, Hamdan, Abdallah, Abbas et Babo.

    Les accords Dublin III signés par les états membres européens, rendent possible l’expulsion des réfugiés vers le premier pays dans lequel ils ont laissé leur empreintes en Europe. Cette procédure largement utilisée en France, s’est vue appliquée pour nos 6 camarades sous la responsabilité de la préfecture de l’Hérault. Depuis le 18 juillet, celle-ci les a aussi assignés à résidence alors qu’ils étaient hébergés en CAO afin de faciliter leur expulsion à moindre coût. Elle les a en effet contraints à se rendre chaque jour au commissariat avec leur effets personnels.

    Babiker a été expulsé vers Bologne le 27 juillet, Mustapha, Hamdan ont été expulsés vers Milan ce lundi 31 juillet dans des vols séparés. Nous n’avons pas de nouvelles d’Abdallah. Aujourd’hui 1er août, après une nuit au CRA de Sète, Abbas et Babo ont quitté le CAO ce matin pour l’aéroport de Montpellier. Leur destination devrait être Milan via Paris. Nous n’arrivons pas à les joindre.

    Au-delà des conditions stressantes, humiliantes et dégradantes de la mise en oeuvre de leur expulsion (assignation à résidence, pointage journalier au commissariat avec incertitude sur le jour et la destination de l’expulsion etc.), le Collectif Migrants Bienvenue 34 dénonce :

    • Que l’État français refuse de traiter la part convenue au niveau européen des demandes d’asile de réfugiés à laquelle il s’était engagé

    • Que l’État français et la préfecture de l’Hérault renvoient vers l’Italie des demandeurs d’asile soudanais en sachant pertinemment que des accords Italie/Soudan rendent possible l’expulsion vers leur pays d’origine. Le Soudan, pays en guerre civile, est dirigé par le dictateur El Béchir poursuivi par la Cour de Justice Internationale pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide ! L’État français se rend complice des dangers de mort qu’ils peuvent encourir s’ils sont renvoyés là-bas.

    • Que contrairement aux propos tenus par la préfecture de l’Hérault et malgré nos informations répétées, les migrants en Italie ne sont pas accueillis dans des conditions leur permettant de déposer une demande d’asile : pas de traduction donc de compréhension des démarches à effectuer, menace d’expulsion vers le Soudan, hébergement pour certains et mise à la rue pour d’autres sans autre explication et perspective.

    Cette situation est intolérable et obscène. Nous ne les abandonnons pas, nous poursuivons notre lutte, avec eux là-bas, pour les autres ici. L’élan de solidarité qui a eu lieu autour de nos 6 camarades et la colère engendrée par cette situation vont nous permettre de poursuivre la lutte contre l’inhumanité des procédures Dublin et pour l’accueil digne des migrant-e-s.

    Parce qu’aucun être humain n’est illégal, nous sommes assigné-e-s à résistance !

    Collectif Migrants Bienvenue 34

    Mail CMB34 : migrants.bienvenue34@riseup.net

    Signataire #Stop Dublin : http://www.stopdublin.fr/

    Blog : https://collectifmigrantsbienvenue34.wordpress.com/

    Pétition MB34 : sur change.org « Non aux renvois Dublin du CAO de Montpellier

    Facebook : https://www.facebook.com/collectifmigrantsbienvenue34/

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration Répression Sans-papiers
  • Jeudi 27 juillet au matin, Babiker expulsé !

    Jeudi 27 juillet au matin, Babiker expulsé !

    28 Juil 2017

    Six jeunes soudanais, demandeurs d’asile hébergés au CAO sont contraints depuis une semaine de signer tous les jours au commissariat de police avec leur maigre baluchon. Ils risquent chaque jour d’être expulsés vers l’italie, porte d’entrée de l’Union Européenne où ils ont déposés, de gré ou de force, leurs empreintes digitales.

    Mardi, l’un d’eux, Babiker, est retenu par la police, envoyé en Centre de Rétention Administrative (CRA) à Nîmes sans que quiconque soit prévenu.

    Mercredi, la préfecture prévoit d’expulser Babiker par le vol de 14h55 Montpellier / Roissy. Les militant-e-s du CMB34 alertés sont à l’aéroport, la compagnie aérienne refuse d’embarquer notre ami qui est à nouveau emmené au CRA de Nîmes puis, en soirée au CRA du Mesnil-Amelot (à côté de Roissy). Ce jeudi matin Baniker est mis dans un avion pour Bologne. Il se retrouve dans un centre de réfugiés avec une centaine de personne sans information aucune, il est saisi de désespoir.

    Le préfet a agi à toute vitesse pour expulser Babiker AVANT que le recours introduit par son avocate passe ce jeudi matin au tribunal de Nîmes (Juge des Libertés et de la Détention). Nos cinq autres amis soudanais vivent eux-aussi sous cette menace chaque jour. RIEN ne justifie cette précipitation, ces jeunes hommes ne mettent aucunement la France en danger !

    Babiker a fui la guerre civile au Soudan, il est depuis des mois en France, il apprend le français, s’est fait des amis. Il souhaite vivre en France, à Montpellier. Donnons-lui le droit de choisir son pays d’accueil !

    Mais, c’est mal connaître la détermination du Collectif Bienvenue 34 qui ne pliera pas devant tant d’injustice et d’inhumanité, quant aux situations actuelles de l’accueil des migrants dans ce pays. Hier encore Cédric Herrou était interpelé avec 156 migrants. Lundi matin, 18 migrants étaient expulsés de Barcelonnette et 15 devraient suivre encore. Sans compter tout le reste, Calais, Briançon, Le Vigan etc.

    Nous continuerons à faire du bruit autour des ces situations et à faire connaître au grand public ce que l’état génère vis-à-vis de personnes fuyant des pays de guerre et de misère.

    Justice affaiblie, contournée… Exécutif tout puissant, c’est l’état d’urgence que la France en marche veut intégrer dans notre constitution, aujourd’hui pour les migrants, demain pour tout le monde.

    Babiker a été expulsé, il y a encore d’autres amis ici. Ne baissons pas les bras !

    Il n’y a pas d’étrangers sur cette terre

    Par Groupe Un Autre Futur Anti-racisme Immigration Répression Sans-papiers
  • Monsieur le Préfet, pourquoi priver ainsi Babiker de sa liberté ?

    Monsieur le Préfet, pourquoi priver ainsi Babiker de sa liberté ?

    26 Juil 2017

    Un communiqué du Collectif Migrants Bienvenue 34

    Depuis le mercredi 18 juillet 2017, 6 soudanais sont sous le coup d’une assignation à résidence au Centre d’Accueil et d’Orientation Marconi, ordonnée par la préfecture de l’Hérault. Alors qu’ils signent déjà chaque jour un cahier de présence au CAO, ils sont contraints de se rendre chaque jour ouvrable à 16 h au commissariat central, munis de l’ensemble de leurs effets personnels.

    Face à cette nouvelle mesure humiliante, stressante et disproportionnée, le Collectif Migrants Bienvenue 34 les a soutenus avec leurs avocates dans une démarche de recours pour excès de pouvoir devant le tribunal administratif en demandant l’annulation de cette décision d’assignation à résidence, au motif que le risque de fuite n’était pas caractérisé et que cette mesure restrictive de liberté n’était qu’une mesure déloyale visant à expulser la personne en catimini.
    Bien que le tribunal administratif ait reconnu dans son jugement que les intéressés ne présentaient pas de risque de fuite, il a toutefois débouté nos amis migrants, jugeant que l’assignation à résidence restait moins coercitive que l’enfermement en centre de rétention. Sous une apparence plus « humaine » et présentée comme une alternative à l’enfermement, cette nouvelle mesure est ainsi un outil complémentaire offert aux préfets pour expulser. Expulser à moindre coût et à moindre droit, loin du regard du citoyen, mais aussi du juge de la liberté et de la détention garant des droits individuels.

    La préfecture a refusé de nous recevoir en audience ce lundi 24 juillet, au motif qu’il n’était pas d’usage de discuter d’un dossier en attente d’une décision de justice. Pourtant, M. Nucho, sous-préfet, a donné une conférence de presse le vendredi 21 juillet, rapportée dans l’édition du samedi 22 juillet de Midi-Libre.
    Non Monsieur, réclamer que des traitements inhumains ne puissent être infligés à des personnes ayant déjà subi de nombreux traumatismes, n’a rien d’extrémiste. Non Monsieur, les jeunes personnes soudanaises que nous accompagnons ne sont pas des globe-trotteurs voyageant insouciamment au gré de leurs envies. Ils fuient la violence, la torture, la guerre, le famine. Oui monsieur, nous réaffirmons qu’aucune de ces personnes n’a jamais été en fuite, comme le reconnaît le juge du tribunal administratif dans son jugement.

    Hier, notre ami Babiker (soudanais du Darfour) a été escamoté sous nos yeux dans une voiture banalisée, alors que nous l’attendions devant le commissariat de police. Son avocate n’a obtenu que ce matin les renseignements concernant sa destination. Il est au CRA de Nîmes. Cette mesure de mise rétention administrative est totalement hors de propos et cette privation de liberté intolérable !

    Comment M. le Préfet peut-il, de sa main gauche, récompenser la jeunesse locale qui veut, par des expositions, sensibiliser le grand public au drame vécu par les migrants et, de sa main droite, expulser de manière dissimulée nos amis migrants de Montpellier ? Comment comprendre que le préfet s’obstine à expulser 6 soudanais vers l’Italie alors que celle-ci est submergée par les demandeurs d’asile ? La préfecture peut-elle garantir que l’Italie accueille Babiker dans de bonnes conditions ?

    Une fois encore, M. le Préfet, nous en appelons à votre pouvoir discrétionnaire pour régler cette situation : rendez-nous Babiker et n’expulsez pas les autres. Nous connaissons leur histoire, leur visage, leur voix, leur sourire…

    Sur la chronologie des faits, voir le blog du collectif : https://collectifmigrantsbienvenue34.wordpress.com/

    Le communiqué au format PDF :

    [gview file= »http://unautrefutur.org/wp-content/uploads/2017/07/communique-25-juillet.pdf »]

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration Répression Sans-papiers
  • Rassemblement devant la préfecture le lundi 24 juillet à 17h

    Rassemblement devant la préfecture le lundi 24 juillet à 17h

    22 Juil 2017

    Communiqué du collectif migrants bienvenue 34

    Mais que fait la préfecture ?

    À Montpellier, six Soudanais en procédure « Dublin » se sont vus remettre ce 18 juillet, à la Préfecture de l’Hérault, un arrêté d’assignation à résidence. Ces jeunes hommes hébergés au CAO – Centre d’accueil et d’orientation – de Montpellier devront désormais « pointer » tous les jours de la semaine à l’Hôtel de police « muni de leurs effets personnels ». Ces six demandeurs d’asile vont devoir, chaque jour
    ouvrable, marcher depuis le CAO jusqu’à l’Hotel de Police donc faire plus de 30mn de trajet, pour se présenter à 16h00 au 256 de la rue du Comte de Melgueil – avec leur baluchon, sous la chaleur !

    Le collectif Migrants Bienvenue 34 est outré par ces méthodes dégradantes et inhumaines. Nous avons alerté à plusieurs reprises la préfecture sur les dangers et les dysfonctionnements du règlement Dublin en Italie et ailleurs, où peuvent être renvoyés du jour au lendemain ces six « dublinés » montpelliérains. Faire vivre, pour ces six personnes, la menace quotidienne d’être enfermées en Centre de rétention administrative pour ensuite être expulsées en Italie est totalement dépourvu d’humanité. Nous savons très bien l’Italie débordée, qui a déjà forcé le retour au Soudan de réfugiés où les attend le dictateur El Béchir poursuivi par la Cour de Justice Internationale pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide ! Depuis neuf mois à Montpellier, dans l’attente de pouvoir déposer une demande d’asile, ces six Soudanais ont tout fait pour se reconstruire : ils ont appris le français, se sont fait des amis… Cette assignation vient ajouter un stress quotidien et une humiliation supplémentaire au traumatisme de leur parcours.

    Le 5 juillet dernier nous étions reçu-e-s en audience avec une liste de 22 personnes sous le coup d’une procédure Dublin. Nous nous battons avec elles depuis des mois afin qu’elles puissent déposer une demande d’asile. Toutes ces personnes ont déjà subies d’énormes violences tout au long de leur exil, parmi elles, les six personnes soudanaises évoquées ci-dessus. Le préfet de l’Hérault a le pouvoir de mettre fin à cette situation inique.
    Carole Delga, Présidente du Conseil Régional Occitanie, a affirmé à plusieurs reprises sur son compte Twitter que l’Occitanie ferait tout pour accueillir les migrants du mieux possible. Elle se déclarait « fière que des enfants et des hommes viennent trouver refuge en Région Occitanie ouverte et généreuse ! ».
    Il y a quelques jours, Edouard Philippe, premier ministre, déclarait : « Nous ne sommes pas à la hauteur de ce que doit être la France ». En effet, la France est encore loin d’être à la hauteur…

    Le collectif Migrants Bienvenue 34 appelle à un rassemblement devant la préfecture le lundi 24 juillet à 17h, au moment même où il a demandé une nouvelle audience, encore sans réponse.

     

    Aucun être humain n’est illégal ! Arrêt des procédures « Dublin » ! Arrêt des expulsions !

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration Répression Sans-papiers
  • Promesses trahies ! Arrestations en préfecture ! La mobilisation est plus que jamais nécessaire !

    Promesses trahies ! Arrestations en préfecture ! La mobilisation est plus que jamais nécessaire !

    28 Juin 2017

    RASSEMBLEMENT MERCREDI 5 JUILLET À 17h DEVANT LA PRÉFECTURE

     

    Nous avons sollicité une audience auprès des services de la préfecture le mercredi 5 juillet à 17h afin de reprendre avec eux le dossier des 20 personnes que nous accompagnons et qui demeurent sous le coup d’une procédure “Dublin” (expulsion vers un autre pays de l’UE) :
    – Parmi elles, des personnes venues du Soudan dont il est acquis qu’elles n’ont pas été et ne seront pas prises en charge par l’Italie, qui les renverra sans tarder au Soudan en vertu des accords conclus avec ce pays, comme dénoncé par Amnesty International.
    – Parmi elles, des personnes venues d’Afghanistan. Alors qu’au lendemain de l’attentat du 31 mai dernier à Kaboul, le plus meurtrier depuis 2001, l’Allemagne avait choisi depuis le 1er juin de suspendre les expulsions de migrants vers l’Afghanistan, il semblerait que celles-ci reprennent. Nous sommes donc atterrés que l’administration française feigne d’ignorer la situation chaotique qui règne en Afghanistan, poursuivant les renvois Dublin des ressortissants afghans, voire même les expulsions directes vers l’Afghanistan selon le communiqué de la Cimade du 8 juin dernier.

    Le Défenseur des droits a déposé un rapport le 14 juin dernier qui confirme les atteintes aux droits fondamentaux d’une exceptionnelle et inédite gravité pratiquées à Calais, dénoncées depuis des semaines par les associatifs : il exhorte les pouvoirs publics à ne pas s’obstiner dans ce qui s’apparente à un déni d’existence des exilés qui, présents sur notre territoire, doivent être traités dignement, conformément au droit et aux engagements internationaux qui lient la France.

    Il apparaît qu’ici aussi, à Montpellier, l’on veuille faire fi des engagements de l’État Français pris face aux Afghans de Grande-Synthe, selon lesquels ils seraient relocalisés en CAO de province mais placés sous la protection de l’État et ne seraient pas reconduits aux frontières : des ressortissants afghans accueillis à Montpellier ont pourtant été placés en procédure Dublin. Ils sont désespérés de ce qu’ils vivent légitimement comme une trahison et ne se résolvent pas à repartir sur les chemins de leur errance passée.

    Nous sommes également très inquiets des dernières évolutions que nous percevons dans notre département avec les arrestations en préfecture. Ce mardi 27, Souleymane B., soutenu par notre Collectif, a été arrêté au guichet de la préfecture, comme tant d’autres, alors qu’il allait chercher une décision de réadmission en Italie. Il est actuellement enfermé au CRA de Nîmes.
    A l’heure où la période électorale est maintenant achevée, le nouveau Président de la République a déclaré, lors d’une conférence de presse à l’issue du Conseil européen à Bruxelles le 23 juin dernier, « Nous devons accueillir des réfugiés car c’est notre tradition et notre honneur. (…) Nous devons ainsi faire preuve de solidarité quand un de nos voisins fait face à des arrivées massives de réfugiés ou de migrants”. Dont acte !

    Le communiqué mis en page ci-dessous.

     

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration Répression
  • Résistance face au gouvernement Macron : un premier rendez-vous réussi qui en appelle d’autres !

    Résistance face au gouvernement Macron : un premier rendez-vous réussi qui en appelle d’autres !

    18 Juin 2017

    Ce vendredi 16 juin plus de 150 personnes se sont réunies à l’appel du collectif « Résistance face au gouvernement Macron » dont nous sommes signataires avec d’autres organisations politiques et syndicales :

    http://unautrefutur.org/vendredi-16-juin-20h-salle-guillaume-de-nogaret-pitot-debat-de-decryptage-de-la-politique-macron/

    En ces temps de « Macronite aigüe », dans une période d’entre deux tours, ce premier rendez-vous est une réussite. Il a permis de poser un contre-feu à l’enfumage médiatique et de ré-informer sur les mauvais coups qui vont nous tomber dessus pour préparer la nécessaire riposte.

    L’introduction du collectif a mis en exergue les aspects régressifs du gouvernement Macron sur le droit du travail, le sécuritaire, les politiques anti-migrants et les fausses annonces sur l’éducation.

    La volonté du collectif de faire converger les luttes s’est traduite par un temps de parole laissée à l’AG contre l’état d’urgence et les violences d’état, à BDS encore en butte à la répression et au collectif « Bienvenue Migrants 34 » qui a annoncé la manifestation régionale du 24 juin (http://unautrefutur.org/accueil-de-tou-te-s-les-refugie-e-s/) et la victoire pour l’obtention d’un tarif social TAM pour les migrant-e-s http://unautrefutur.org/le-maire-philippe-saurel-promet-le-tarif-social-tam-pour-les-migrants-de-montpellier/

    Cette volonté de convergence s’est également traduite par la présence de tables de presse de Sud éducation 34, du collectif « Bienvenue Migrants 34 », du collectif « Arrêt du Nucléaire 34 » et de BDS 34 http://unautrefutur.org/des-militant-es-de-bds-34-a-nouveau-convoquees-au-commissariat/ ; pour éviter les récupérations électoralistes et mettre l’accent sur la nécessité de se mobiliser sur le terrain des luttes sociales, le collectif avait décidé que les organisations politiques ne feraient pas de table de presse.

    L’intervention, toujours aussi pédagogique, de Richard Abauzit, centrée sur le démantèlement du code du travail, a constitué le cœur de la soirée et a permis de décrypter les différentes attaques et de comprendre la logique globale qui les sous-tend.

    Petit regret : le temps pris pour les interventions n’ a pas laissé assez d’espace pour le débat, les idées et visions sur les stratégies pour mobiliser portées notamment par des militants du front social, des syndicalistes et plus généralement les personnes présentes à cette soirée.

    Le forum de mobilisation du vendredi 30 juin sur l’Esplanade organisé par le collectif permettra sans doute de corriger ce petit défaut et constituera une prochaine étape d’information, de mobilisation et de débat.

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