Sans-papiers

  • Migrant-e-s: si nous voulons une autre politique, il faudra l’imposer!

    Migrant-e-s: si nous voulons une autre politique, il faudra l’imposer!

    20 Juin 2018

    Deux dynamiques s’opposent depuis 2015 et l’arrivée massive de réfugié-e-s fuyant les guerres et l’instabilité de l’autre côté de la Méditerranée. L’une répressive et déshumanisante, celle de l’État, réduisant toujours plus les droits ; l’autre solidaire, portée par une partie non négligeable de la population, venant en aide aux nouveaux arrivant. Où en sommes nous alors que la loi régressive « asile-immigration » arrive au Sénat ?

     

     

     

    Les politiques migratoires

    Depuis plus de 20 ans, la situation pour les personnes migrantes s’est constamment aggravée. Là d’où ils viennent, elles fuient guerres, famines, régimes politiques autoritaires et violents, pillage des ressources, dérèglement climatique, tout ceci avec la participation des États occidentaux qui refusent d’assumer ensuite les conséquences de leurs actes. Ici, elles subissent le durcissement des politiques migratoires (françaises et européennes) : développement sécuritaire et surveillance accrue des frontières, fermeture de celles-ci, expulsions et enfermements massifs, répression, traitements inhumains, violences et tortures, camps de fortune et camps de rétention, législation défavorable etc.

    Nous pensions avoir atteint le summum avec les lois Bessons mais non, s’en sont suivies les lois Valls et aujourd’hui les actions du gouvernement Macron associées à la politique forteresse de l’Europe (Dublin III bientôt IV, fermeture des frontières à Calais et dans la Roya, non traitement des situations poussant les gens dans la clandestinité, renforcement des expulsions etc.).

    Contrairement à ce que pourrait laisser penser ces politiques européennes et nationales, les luttes en cours contre les frontières et les expulsions, pour un accueil digne des personnes, pour la liberté de circulation et d’installation, prouvent qu’une large partie de la population est favorable à l’accueil. Alors que des milliers de personnes se mobilisent sous des formes très diverses, partout en France, pour l’accueil des personnes migrantes, le gouvernement Macron a choisi de porter un nouveau coup violent au droit d’asile avec la loi « asile-immigration ».

    L’analyse du texte par la Cimade ou le Gisti, dénoncent un texte dangereux pour les personnes étrangères. Présenté le 21 février 2018 par Gérard Collomb en Conseil des ministres, il a été adopté en première lecture par l’Assemblée nationale le 23 avril, est actuellement discuté au Sénat. Parmi les propositions gouvernementales analysées par La Cimade, certaines vont largement dégrader la situation d’un très grand nombre de personnes réfugiées et migrantes, notamment la réduction du délai de recours devant la CNDA de 30 à 15 jours, l’allongement de la durée de la rétention administrative jusqu’à 90 jours, le bannissement des personnes étrangères avec la systématisation des interdictions de retour sur le territoire français, etc.

    Les États Généraux des Migrations (EGM)

    D’un côté, cette loi, durement contestée par les agents des institutions sensées œuvrer à la mise en place des politiques d’asile et par les travailleurs sociaux, a été combattue par la grève. Les rapporteurs de la Cour nationale du droit d’asile en sont un exemple1. De l’autre, depuis maintenant un an, des associations telles que la Cimade, le Gisti, Emmaüs International etc., ont tenté de regrouper tous les acteurs et actrices de la lutte pour le soutien aux personnes migrantes. 470 associations et collectifs ont adressé un courrier à M. Macron demandant en juin 2017 un changement radical de la politique migratoire française et européenne, et la mise en place d’une véritable concertation de la société civile, associant l’ensemble des ministères. Faute de réponse satisfaisante, les États Généraux des Migrations se sont constitués en novembre 2017.

    Ils entendent alors « construire un contre-pouvoir rassemblant les acteurs de la société civile pour dénoncer les situations inacceptables qui ont cours sur le territoire français et pour se mobiliser contre le projet de loi « Asile et Immigration », construire collectivement des propositions pour démontrer qu’une autre politique migratoire est possible, construire un mouvement d’opinion pour s’opposer à une vision erronée, culpabilisante et trop souvent xénophobe des migrations et des migrant-e-s ». Pour eux, ce large rassemblement démontre en soi, « que des dizaines de milliers de citoyens en France pensent différemment la question migratoire, de façon simplement humaine et respectueuse des droits fondamentaux ». Ce processus a, en effet, eu la vertu de tirer bon nombre d’acteurs et d’actrices du monde associatif, des collectifs, des ONG vers une opposition franche et unanime à la politique du gouvernement qui, de son côté, tente d’intégrer à la gestion des dispositifs d’accueil une autre partie de ces protagonistes.

    Le week-end du 26 et 27 mai 2018, les EGM, réunis en assemblée plénière à Montreuil, ont adopté un manifeste commun pour proposer « une politique migratoire respectueuse des droits fondamentaux et de la dignité des personnes ». Le texte pose et synthétise les constats fondamentaux portés par les acteurs et actrices des luttes depuis de longs mois : situation humanitaire déplorable, difficultés rencontrées par les personnes étrangères, conséquences désastreuses de politiques répressives, coûts humains et financiers exorbitants de ces politiques, entorses au droit international et aux conventions internationales ratifiées par la France, militarisation croissante des frontières, création de régimes d’exception dans les zones frontalières, absence de concertation avec les personnes étrangères et les acteurs de la société civile, absence d’évaluation des politiques mises en œuvre depuis des décennies, mise en concurrence, à travers les discours et les décisions des pouvoirs publics, des personnes subissant toutes formes de précarité, étrangères ou non, juste indignation, mobilisation et solidarité dont témoignent un nombre croissant de citoyen·ne·s partout sur le territoire, remise en cause quasi systématique de la présomption de minorité…

     

     

     

     

    Lutter pour gagner

    Par contre, ce texte collectif n’offre toujours pas de « mode d’emploi » face aux attaques gouvernementales, ou de propositions d’actions concertées à mettre en place sur tout le territoire français et ailleurs en Europe. Le mouvement d’opinion prôné par les EGM ne peut pas être la seule réponse. Malgré l’échec de la démarche envers les députés lors du passage de la loi à l’Assemblée nationale en avril, ils persistent et développent cette fois une action envers les sénateurs. Face à un législateur dont l’intention est de réduire à peau de chagrin les droits et la dignité des migrant-e-s, la proposition alternative des EGM en matière de politiques migratoire devient caduque, sans l’installation d’un rapport de force permettant d’infléchir le cours des événements, du moins face à la loi asile-immigration. Penser convaincre des députés de la pertinence des propositions des EGM est d’une extrême naïveté, face à des politiques prêt à tout par calcul politicien. Les EGM ont aspiré une grande part de l’énergie des collectifs, et renvoyé la question d’une lutte radicale contre la loi Collomb à demain. Mais demain, quels moyens d’actions aurons-nous encore alors que nous n’aurons probablement même plus la possibilité d’être en relation sur de la durée avec les personnes qui s’exilent ?

    Sans rapports de force en notre faveur, y compris si l’on souhaite infléchir le cadre de la loi, on perd sur les enjeux généraux qui ensuite nous font perdre chacun notre tour dans les collectifs sur les situations individuelles. Si le texte des EGM peut servir de point d’appui pour dessiner un chemin vers un avenir souhaitable, chaque collectif, association et acteur-actrice doit maintenant s’atteler à l’augmentation de notre rapport de force collectif sans lequel, il semble bien que nous allions droit dans le mur.

    Les approches humanistes, si elles sont un point d’appui réel pour développer de la solidarité envers les personnes migrantes, ne suffisent pas à inverser le cours des événements : trop de personnes sont perméables au discours dominant qui désigne les immigré-e-s comme un problème, responsables ou aggravant chômage, précarité, misère, inégalités. Pour battre en brèche ce discours dominant, nous devons développer l’idée que les immigré-e-s ne sont pas responsables de ces maux mais les premières victimes d’un système que nous (les non-migrant-e-s) subissons aussi. Seule la solidarité de classe peut casser cette idée dominante que les immigré-e-s sont nos ennemi-e-s. Cela passe par l’idée que nous avons plus de points et d’intérêt communs avec des migrant-e-s d’Afrique, par exemple, qu’avec les responsables des régressions sociales (capitalisme, État). Aborder la question des inégalités engendrées par le capitalisme paraît plus que nécessaire pour que plus de gens se solidarisent avec les migrant-e-s.

    Il ne s’agit donc pas de limiter les champs d’action possibles des collectifs de lutte mais bien de privilégier l’instauration d’un rapport de force suffisant et amener une adhésion de la population pour que cesse cette barbarie en cours. De quoi avons-nous besoin pour que la situation des personnes qui se réfugient en France s’améliorent ? Comment devons-nous continuer à agir pour mettre à mal les politiques de plus en plus répressives et autoritaires ? Pour gagner le combat ?

    Ce 19 juin, les sénateurs vont à n ‘en pas douter, encore durcir la loi Collomb (suppression de la carte pluriannuelle de quatre ans, durcissement du regroupement familial, délai de recours ramené à 7 jours pour les « dublinés », instauration d’un débat annuel au Parlement sur les quotas etc.). La lutte est donc une nouvelle fois à reconstruire. Nous ne sommes qu’au début des manifestations, des rassemblements, des pressions, des interpellations, des expulsions auxquelles il va bien falloir s’opposer.

     

     


     

     

    1Voir l’article parut sur basta! à ce sujet.

  • Droit d’asile pour MOUSSA

    Droit d’asile pour MOUSSA

    04 Mai 2018

    Moussa a 28 ans, il est originaire de Guinée. Il vit depuis 2015 à Nîmes, et milite à l’association Aides. Il a quitté la Guinée pour fuir les persécutions contre les homosexuels, et après avoir assisté à la mort de son compagnon, brulé vif.

    Malgré son autorisation de travail, et ses demandes d’asile, il a été arrêté en mars, et enfermé au Centre de Rétention de Nîmes. Les nombreuses actions et rassemblements de ses soutiens n’ont pas suffit à empêcher la Préfecture de tenter de l’embarquer dans un avion, le 29 avril dernier. Retourner en Guinée, c’est la mort assurée pour Moussa. Il a donc résisté, a défendu sa liberté, sa vie. Retour en détention.

    Le répit pour Moussa fut de courte durée. Le jeudi 3 mai, une centaine de personnes se sont rassemblées devant le centre de rétention afin d’empêcher une nouvelle expulsion. Malheureusement, il a été expulsé à Lyon, ou il a refusé d’embarqué à l’aéroport Saint-Exupéry. Aux dernières nouvelles, il serait toujours en garde à vue.

     

    Plus que jamais, Moussa a besoin de notre soutien !

     

     

    Si des actions sont organisées, nous tacherons de les indiquer sur notre agenda.

    Mise à jour du 5 mai 2018

    Rassemblement organisé par l’association Aides pour la libération de Moussa : le 5 mai, à 18 heures, place des Martyrs de la Résistance à Montpellier (voir les détails sur notre agenda).

     

     

    Vous pouvez également retrouver des informations sur le site du Collectif Migrant·e·s Bienvenue 34 : Soutien à Moussa

    À voir aussi :

    Par Groupe Un Autre Futur Sans-papiers
  • Mobilisons-nous contre le projet Collomb sur le droit d’asile !

    Mobilisons-nous contre le projet Collomb sur le droit d’asile !

    17 Avr 2018

    La Coordination des Groupes Anarchistes appelle à renforcer partout les mobilisations qui ont lieu contre le projet de loi Collomb concernant le droit d’asile, examiné à l’Assemblée à partir du 16 avril.

    Une nouvelle fois, le gouvernement manie la novlang avec cynisme puisque ce texte appelé « Pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif » est en fait l’institutionnalisation d’un recul sans précédent du droit des personnes migrantes et la facilitation des expulsions des débouté-e-s du droit d’asile, dont cette loi vise à multiplier le nombre.

    Hormis de rares mesures protectrices, ce projet légalise et renforce des pratiques que les militant-e-s qui luttent aux côtés des personnes migrantes déplorent depuis plusieurs mois1 : restrictions de droits, accroissement des mesures de contrôles et de tris pour empêcher d’entrer sur le territoire français, facilitation des expulsions et des mesures de bannissement du territoire.

    La réduction du délai de recours devant la CNDA2 de 30 à 15 jours, l’allongement de la durée de la rétention administrative jusqu’à 135 jours ou le bannissement des personnes étrangères et la systématisation des interdictions de retour sur le territoire français, sont symptomatiques de la « philosophie » générale de ce texte. En revanche, rien sur les « procédures Dublin »3, qui font que la France expulse de très nombreux demandeurs d’asile sans même examiner leur demande.

    Face à cela, unanimement associations, organisations et professionnel-le-s concernées par la question dénoncent ce texte. Des salarié-e-s de l’OFPRA et de la CNDA se sont même mis-e-s en grève pour s’y opposer. De nombreuses initiatives existent comme les manifestations du 7 avril dernier, à l’appel de la Coordination nationale du 24/25 mars à Lyon des collectifs de solidarité et des collectifs de migrantEs/exiléEs/sans-papiers4, celle qui s’est déroulée à Paris ayant réuni un millier de personnes. Mais nous devons dans les semaines qui viennent accroître le rapport de force et réussir à fédérer les initiatives pour gagner le retrait cette loi.

    Ce projet de loi s’inscrit dans une démarche électoraliste et populiste qui criminalise encore et toujours les migrant‑e‑s. Les migrant‑e‑s ne sont pourtant pas les responsables des lois anti‑sociales, des inégalités économiques et sociales, du chômage, de la précarité, des guerres, etc. Ce sont au contraire les premières victimes d’un système que nous subissons nous aussi. C’est donc au titre de la solidarité évidente avec des personnes contraintes à la souffrance et à la précarité, mais aussi de la solidarité internationale entre exploité‑e‑s que nous soutenons les migrant‑e‑s. Nous devons tenter de faire en sorte que les luttes contre les régressions sociales, avec en fer de lance cheminot-e-s et étudiant-e-s, qui nous l’espérons se développeront dans les prochaines semaines, s’emparent de la lutte contre la loi Collomb et plus globalement de la solidarité avec les personnes migrantes.

    Les Relations Extérieures de la CGA

    Lundi 16 avril 2018

     

     

    1 http://www.c-g-a.org/content/face-aux-directives-du-gouvernement-et-au-durcissement-de-la-politique-migratoire-amplifions

    2 Cour Nationale du droit d’Asile

    3 Les accords Dublin III signés par les états membres européens, rendent possible l’expulsion des réfugié-e-s vers le premier pays dans lequel ielles ont laissé leur empreintes en Europe. Cette procédure est largement utilisée en France : expulsés le plus souvent vers l’Italie, leur demande d’asile n’y est portant pas enregistrée la plupart du temps. Nombre d’entre eux y écopent d’une obligation de quitter le territoire italien et se voient conseiller par la police transalpine de repasser la frontière. Direction la France où les attendront systématiquement les contrôles et placements en rétention. Les accords de Dublin 4, sont en préparation et aggraveront vraisemblablement ces logiques d’externalisation des demandes d’asile.

    4 https://blogs.mediapart.fr/la-chapelle-en-lutte/blog/300318/appel-de-la-coordination-nationale-tenue-lyon-les-24-et-25-mars-2018

    Par Groupe Un Autre Futur Communiqués CGA Immigration Sans-papiers
  • Journées de mobilisations pour l’élimination des discriminations raciales à Montpellier

    Journées de mobilisations pour l’élimination des discriminations raciales à Montpellier

    08 Mar 2018

    À l’occasion de la Journée Internationales pour l’élimination des discriminations raciales du 21 mars prochain, le Collectif Migrant-e-s Bienvenue 34 propose une semaine de rendez-vous à travers Montpellier et l’Hérault. L’objectif est de sensibiliser sur les questions des migrations et du racisme.

    Les Journées de mobilisations pour l’élimination des discriminations raciales à Montpellier auront lieu du 16 au 21 mars 2018. Le programme est disponible sur le site de l’évènement : montpelliermars2018.wordpress.com

     

    • Vendredi 16 mars, de 20h à 23h / à la librairie Scrupules : musiques, lectures contes, poèmes… : plus d’infos ici
    • Samedi 17 mars, de 14h à 17h / Rencontre avec le CMB34 sur la place de la comédie à Montpellier
    • Samedi 17 mars, de 14h à 17h / Théâtre de la Baignoire
    • Samedi 17 mars, à partir de 18h / Réunion publique avec Claire Rodier (GISTI) au local d’Ensemble !
    • Mercredi 21 mars, à 20h / Projection-Débat autour du film « Les Portes d’Arcadie »à la librairie La Mauvaise Réputation

     

     

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration Sans-papiers
  • Communiqué du Collectif Migrant-e-s Bienvenue 34

    Communiqué du Collectif Migrant-e-s Bienvenue 34

    18 Fév 2018

    Nous relayons un communiqué du Collectif Migrant-e-s Bienvenue 34 concernant le projet de loi « Asile et Immigration ».

    Mercredi 21 février, alors que le projet de loi « Asile et Immigration » sera présenté en Conseil des Ministres, le Collectif Migrants Bienvenue 34 appelle à se rassembler devant la préfecture à partir de 12h.
    Nous protestons en effet contre les expulsions de nos amis demandeurs d’asile, expulsions prévues cette semaine par la préfecture de l’Hérault.
    Nous avons demandé une audience au préfet.
    Ce rassemblement s’inscrit également dans le cadre de l’appel national des États Généraux des Migrations de faire du 21 février un jour de deuil du droit des étrangers en France.

    Stop Dublin, Stop Expulsions

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration Sans-papiers
  • Libération d’Iqubal

    Libération d’Iqubal

    14 Fév 2018

    Suite à l’appel à mobilisation pour soutenir Iqubal, menacé d’expulsion le lundi 12 février, et libéré depuis, le Collectif Migrants Bienvenue 34 diffuse ce communiqué de presse :

    « Iqbat Gul Zaï Zaï a été libéré ce jour du CRA (Centre de Rétention
    Administrative de Marseille)

    La mobilisation de ses soutiens a été rapide, forte, efficace.

    Nous saluons l’Ordonnance de la Cour d’appel d’Aix en Provence en date
    du 12 février 2018 qui a décidé de libérer notre ami, menacé d’expulsion
    par la préfecture de l’Hérault, vers la Bulgarie d’où les renvois vers
    l’Afghanistan sont systématiques.

    Iqbal avait déclaré : « De toute façon, là-bas je vais vers une mort
    certaine, autant mourir tout de suite »

    Nous nous réjouissons avec lui de cette décision et continuerons à
    défendre les personnes migrantes qui souhaitent vivre dans notre pays
    contre des décisions administratives arbitraires et inhumaines.
    Aucun être humain n’est illégal ! »

    Le CMB34

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration Sans-papiers
  • Succès de la marche en soutien aux migrant·e·s !

    Succès de la marche en soutien aux migrant·e·s !

    06 Fév 2018

    Ce samedi 3 février, près de 500 personne ont participé à une marche en solidarité aux migrant-e-s à l’appel du Collectif « Bienvenue Migrants 34 » auquel note groupe participe.
    https://collectifmigrantsbienvenue34.wordpress.com/

     

     

    Parti-e-s, sur les rythmes de la Batucada « La Battante », à 300 du C.A.O (centre d’accueil et d’orientation) rue de Marconi dans le quartier du Millénaire, le cortège compact, revendicatif et plein d’allant s’est renforcé tout au long du trajet par les égaré-e-s, retardataires et les rallié-e-s par les mots d’ordre de la manifestation.

     

     

     

    De nombreux migrants en tête de cortège ont fait entendre avec énergie des slogans tels que « stop dublin, stop expulsions, droit d’asile, régularisation de tous les sans-papiers » « de l’air, de l’air, ouvrons les frontières » ou encore « ouvrez les frontières, fermez les centres ». La marche s’est conclue sur la place de la Comédie par une prise de parole du Collectif et l’édification/destruction d’un mur fabriqué avec 200 cartons symbolisant tous les arbitraires et toutes les injustices auxquel·le·s les migrant-e-s sont confronté-e-s.

    Cette marche est née de la volonté des personnes migrant-e-s, elle a été décidée lors de l’AG qui s’est déroulée devant le PRADHA de Villeneuve-lès-Maguelone le 6 janvier dernier. Elle fait suite à la mobilisation du 18 décembre dernier qui a réuni 400 personnes : (http://unautrefutur.org/400-personnes-en-soutien-aux-migrant-e-s-a-montpellier-debut-reussi-mais-que-le-debut/). Le but est le même : montrer une solidarité avec les migrant-e-s, s’opposer aux procédures Dublin et les expulsions qui en découlent et sensibiliser contre la prochaine « réforme de l’immigration et du droit d’asile » qui s’annonce être une restriction sans précédent de ce dernier, une consolidation de la fermeture des frontières pour criminaliser toujours davantage toute personne migrante et un renforcement de l’arsenal législatif et matériel dans le but d’intensifier les expulsions.

    Groupe Un autre Futur de la Coordination des Groupes Anarchistes

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration Sans-papiers
  • Manifestation : solidarité avec les migrant·e·s !

    Manifestation : solidarité avec les migrant·e·s !

    26 Jan 2018

    Suite à la soupe solidaire du 13 janvier dernier, une marche de soutien aux migrant·e·s aura lieu le samedi 3 février. Le départ est prévu du CAO (Centre d’Accueil et d’Orientation) de la rue Guglielmo Marconi à Montpellier (quartier du Millénaire) à 15h jusqu’à la place de la Comédie.

    Elle fait ainsi écho à l’AG s’étant tenue à la suite de la soupe populaire, et aux volontés des migrants d’organiser des actions.

    Cette mobilisation a donc pour objectif de les rendre visibles, d’informer sur leurs parcours, et de dénoncer le sort que leur réserve l’État : privation de leur liberté, enfermement, expulsion…

    Notre solidarité n’a pas de frontières !

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration Sans-papiers
  • Soupe et AG pour organiser la solidarité avec les migrants

    Soupe et AG pour organiser la solidarité avec les migrants

    14 Jan 2018

    Une soupe solidaire a été organisée ce samedi 13 janvier par le Collectif Bienvenue Migrant-e-s 34 (dans lequel notre groupe est impliqué) et par le collectif de Villeneuve. Il y avait du monde mobilisé, plus de 200 personnes, venues soutenir les migrants hébergés au PRAHDA. Environ 150 personnes se sont ensuite réunies afin de discuter des actions à mener dans les temps à venir. Les médias étaient là aussi (France 3, Midi libre)… et la gendarmerie.

    Un banquet a été mis en place. Sympathisants, membres de collectifs (Pézenas, Sussargues) et migrants ont pu partager un moment de convivialité ensemble. Des produits d’hygiène, des fringues, chaussures ont été mis à la disposition des migrants. La solidarité a été au rendez-vous.

    Suite au repas, une Assemblée Générale s’est déroulée pour tâcher de mettre en place des actions proposées par les dernières AG du CMB34. Il s’agissait d’organiser des actions par rapport à ce qu’ont proposé les migrants et de rapidement les mettre en place. Les migrants ont pu s’exprimer pour témoigner de leur quotidien, remercier les collectifs et les individus qui les aident à surmonter les difficultés liées à leur situation. Une solidarité qui fait plaisir, après pas mal de déceptions une fois arrivés dans le « pays des droits de l’homme ».

    Il a été décidé d’organiser un collage massif dans la ville de Montpellier prochainement et une marche des migrants en direction de la préfecture de Montpellier. L’Assemblée Générale pour organiser ces initiatives se déroulera samedi prochain (20 janvier) à 14 h à notre librairie, elle est ouverte à ceux et celles qui veulent s’impliquer dans l’organisation de ces événements. Ce n’est que par l’instauration d’un rapport de force, et par la mobilisation que nous obtiendrons l’asile pour les migrants et le respect de leur dignité.

    Retrait de la loi Immigration et asile !
    Arrêt des expulsions !

    Groupe Un Autre Futur de la Coordination des Groupes Anarchistes

    A voir dans le journal de France 3, à 8 mn 29 :  https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/emissions/jt-1920-languedoc-roussillon

    Dans le Midi Libre : http://www.midilibre.fr/2018/01/14/herault-un-dejeuner-solidaire-avec-les-migrants-heberges-a-villeneuve,1613727.php

    Dans le Le Poing : http://www.lepoing.net/la-solidarite-avec-les-migrants-sorganise-durablement-dans-lherault/

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration Sans-papiers
  • 400 personnes en soutien aux migrant-e-s à Montpellier : Début réussi mais que le début !

    400 personnes en soutien aux migrant-e-s à Montpellier : Début réussi mais que le début !

    20 Déc 2017

    Ce lundi 18 décembre, à l’occasion de la journée internationale des migrants, le collectif « Bienvenue Migrants 34 »(CMB 34), dans lequel notre groupe est engagé, avait pris l’initiative de mobiliser contre les procédures Dublin et les expulsions. Dans un contexte de durcissement sans précédent de l’appareil répressif à l’encontre des migrants et de leurs soutiens, de nombreuses associations et organisations avaient relayé cet appel :
    https://collectifmigrantsbienvenue34.files.wordpress.com/2017/12/lettre-18-dc3a9cembre-orgas-et-personnalites-4-bis1.pdf
    De plus, nous avions salué dans un récent article le processus d’auto-organisation des migrants qui se met en place depuis plusieurs semaines avec l’appui du CMB 34 :
    http://unautrefutur.org/les-migrants-sauto-organisent-et-luttent-soutenons-les/

    Un rassemblement réussi …

    En résonance avec cette dynamique, se sont plus de 400 personnes qui se sont mobilisées un lundi soir à 17 h dans les frimas de décembre devant la préfecture de Montpellier. C’est une belle réussite. La composition hétérogène du rassemblement est un motif d’espoir : migrant-e-s et leurs soutiens, membres d’associations et collectifs travaillant sur les questions de l’immigration, jeunes, vieux, squatteu(r)-se-s (de la Providence notamment), syndicalistes, membres d’organisations politiques, lambdas qui en a ras-le-bol etc. Un peu comme si plusieurs secteurs de la société voulaient faire entendre l’insupportable dans lequel nous sommes plongés depuis trop longtemps sur ces questions. L’implication des participante-s au rassemblement s’est matérialisée par l’écoute importante des différentes prises de parole ; en particulier lors des témoignages poignants de plusieurs personnes migrantes qui ont donné une idée des difficultés invraisemblables traversées lors de leurs exils, et qui ont porté leurs revendications :
    https://collectifmigrantsbienvenue34.wordpress.com/2017/12/03/les-personne-migrantes-de-montpellier-et-dailleurs-se-mobilisent-contre-la-procedure-dublin-soutenons-les/

    Des slogans du type « So-so-so solidarité avec les migrants et tous les sans papiers », « De l’air, de l’air, ouvrez les frontières » ou « murs par murs, pierres par pierres nous détruirons toutes les frontières » ont alterné avec les prises de parole et les morceaux de la batucada « La Battante ».

    La délégation, composée notamment de deux membres du CBM 34, du RESF, de la Cimade et de Médecins du Monde, reçue à 18 h par le préfet de l’Hérault est sortie au moment où le mur de carton qui avait été dressé pour symboliser les frontières était démantelé.

    Ce n’est qu’un début …

    Mais à l’intérieur, la délégation s’est heurtée à un autre mur, celui de la froideur et de l’arbitraire préfectoral. Le discours du préfet est resté dans la droite lignée de la circulaire du ministre de l’intérieur du 20 novembre : plus de tri, plus d’enfermement, plus de fichages, plus de dublinages, plus d’expulsions ! On sait que c’est aussi la « philosophie » du du projet de loi à venir « asile et immigration » qui va entériner le scandale de l’expulsion de demandeur d’asile avant même l’examen de leurs demandes !
    L’État français criminalise les migrant-e-s. C’est d’abord une stratégie populiste pour monter les petites gens les unes contre les autres, en tentant de faire croire que le chômage et la misère sont causés par les plus précaires d’entre nous : migrant-e-s, immigré-e-s, sans-papiers etc.
    Pour arrêter ce mouvement destructeur de vie et de solidarité, pour mettre en échec ce projet de loi et ces pratiques, nous devrons amplifier encore la mobilisation dans les mois à venir ici à Montpellier et partout en France. Tenons nous prêt-e-s à nous mobiliser dans les prochaines semaines !

    Groupe de Montpellier de la coordination des Groupes Anarchistes

    voir aussi :
    https://collectifmigrantsbienvenue34.wordpress.com/
    http://www.lepoing.net/rassemblement-de-soutien-aux-migrants-300-personnes-devant-la-prefecture-de-montpellier/

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration Sans-papiers
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