Sans-papiers

  • 14 Jan
    Soupe et AG pour organiser la solidarité avec les migrants

    Soupe et AG pour organiser la solidarité avec les migrants

    Une soupe solidaire a été organisée ce samedi 13 janvier par le Collectif Bienvenue Migrant-e-s 34 (dans lequel notre groupe est impliqué) et par le collectif de Villeneuve. Il y avait du monde mobilisé, plus de 200 personnes, venues soutenir les migrants hébergés au PRAHDA. Environ 150 personnes se sont ensuite réunies afin de discuter des actions à mener dans les temps à venir. Les médias étaient là aussi (France 3, Midi libre)… et la gendarmerie.

    Un banquet a été mis en place. Sympathisants, membres de collectifs (Pézenas, Sussargues) et migrants ont pu partager un moment de convivialité ensemble. Des produits d’hygiène, des fringues, chaussures ont été mis à la disposition des migrants. La solidarité a été au rendez-vous.

    Suite au repas, une Assemblée Générale s’est déroulée pour tâcher de mettre en place des actions proposées par les dernières AG du CMB34. Il s’agissait d’organiser des actions par rapport à ce qu’ont proposé les migrants et de rapidement les mettre en place. Les migrants ont pu s’exprimer pour témoigner de leur quotidien, remercier les collectifs et les individus qui les aident à surmonter les difficultés liées à leur situation. Une solidarité qui fait plaisir, après pas mal de déceptions une fois arrivés dans le « pays des droits de l’homme ».

    Il a été décidé d’organiser un collage massif dans la ville de Montpellier prochainement et une marche des migrants en direction de la préfecture de Montpellier. L’Assemblée Générale pour organiser ces initiatives se déroulera samedi prochain (20 janvier) à 14 h à notre librairie, elle est ouverte à ceux et celles qui veulent s’impliquer dans l’organisation de ces événements. Ce n’est que par l’instauration d’un rapport de force, et par la mobilisation que nous obtiendrons l’asile pour les migrants et le respect de leur dignité.

    Retrait de la loi Immigration et asile !
    Arrêt des expulsions !

    Groupe Un Autre Futur de la Coordination des Groupes Anarchistes

    A voir dans le journal de France 3, à 8 mn 29 :  https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/emissions/jt-1920-languedoc-roussillon

    Dans le Midi Libre : http://www.midilibre.fr/2018/01/14/herault-un-dejeuner-solidaire-avec-les-migrants-heberges-a-villeneuve,1613727.php

    Dans le Le Poing : http://www.lepoing.net/la-solidarite-avec-les-migrants-sorganise-durablement-dans-lherault/

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration Sans-papiers
  • 20 Déc
    400 personnes en soutien aux migrant-e-s à Montpellier : Début réussi mais que le début !

    400 personnes en soutien aux migrant-e-s à Montpellier : Début réussi mais que le début !

    Ce lundi 18 décembre, à l’occasion de la journée internationale des migrants, le collectif « Bienvenue Migrants 34 »(CMB 34), dans lequel notre groupe est engagé, avait pris l’initiative de mobiliser contre les procédures Dublin et les expulsions. Dans un contexte de durcissement sans précédent de l’appareil répressif à l’encontre des migrants et de leurs soutiens, de nombreuses associations et organisations avaient relayé cet appel :
    https://collectifmigrantsbienvenue34.files.wordpress.com/2017/12/lettre-18-dc3a9cembre-orgas-et-personnalites-4-bis1.pdf
    De plus, nous avions salué dans un récent article le processus d’auto-organisation des migrants qui se met en place depuis plusieurs semaines avec l’appui du CMB 34 :
    http://unautrefutur.org/les-migrants-sauto-organisent-et-luttent-soutenons-les/

    Un rassemblement réussi …

    En résonance avec cette dynamique, se sont plus de 400 personnes qui se sont mobilisées un lundi soir à 17 h dans les frimas de décembre devant la préfecture de Montpellier. C’est une belle réussite. La composition hétérogène du rassemblement est un motif d’espoir : migrant-e-s et leurs soutiens, membres d’associations et collectifs travaillant sur les questions de l’immigration, jeunes, vieux, squatteu(r)-se-s (de la Providence notamment), syndicalistes, membres d’organisations politiques, lambdas qui en a ras-le-bol etc. Un peu comme si plusieurs secteurs de la société voulaient faire entendre l’insupportable dans lequel nous sommes plongés depuis trop longtemps sur ces questions. L’implication des participante-s au rassemblement s’est matérialisée par l’écoute importante des différentes prises de parole ; en particulier lors des témoignages poignants de plusieurs personnes migrantes qui ont donné une idée des difficultés invraisemblables traversées lors de leurs exils, et qui ont porté leurs revendications :
    https://collectifmigrantsbienvenue34.wordpress.com/2017/12/03/les-personne-migrantes-de-montpellier-et-dailleurs-se-mobilisent-contre-la-procedure-dublin-soutenons-les/

    Des slogans du type « So-so-so solidarité avec les migrants et tous les sans papiers », « De l’air, de l’air, ouvrez les frontières » ou « murs par murs, pierres par pierres nous détruirons toutes les frontières » ont alterné avec les prises de parole et les morceaux de la batucada « La Battante ».

    La délégation, composée notamment de deux membres du CBM 34, du RESF, de la Cimade et de Médecins du Monde, reçue à 18 h par le préfet de l’Hérault est sortie au moment où le mur de carton qui avait été dressé pour symboliser les frontières était démantelé.

    Ce n’est qu’un début …

    Mais à l’intérieur, la délégation s’est heurtée à un autre mur, celui de la froideur et de l’arbitraire préfectoral. Le discours du préfet est resté dans la droite lignée de la circulaire du ministre de l’intérieur du 20 novembre : plus de tri, plus d’enfermement, plus de fichages, plus de dublinages, plus d’expulsions ! On sait que c’est aussi la « philosophie » du du projet de loi à venir « asile et immigration » qui va entériner le scandale de l’expulsion de demandeur d’asile avant même l’examen de leurs demandes !
    L’État français criminalise les migrant-e-s. C’est d’abord une stratégie populiste pour monter les petites gens les unes contre les autres, en tentant de faire croire que le chômage et la misère sont causés par les plus précaires d’entre nous : migrant-e-s, immigré-e-s, sans-papiers etc.
    Pour arrêter ce mouvement destructeur de vie et de solidarité, pour mettre en échec ce projet de loi et ces pratiques, nous devrons amplifier encore la mobilisation dans les mois à venir ici à Montpellier et partout en France. Tenons nous prêt-e-s à nous mobiliser dans les prochaines semaines !

    Groupe de Montpellier de la coordination des Groupes Anarchistes

    voir aussi :
    https://collectifmigrantsbienvenue34.wordpress.com/
    http://www.lepoing.net/rassemblement-de-soutien-aux-migrants-300-personnes-devant-la-prefecture-de-montpellier/

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration Sans-papiers
  • 04 Déc
    Les migrants s’auto-organisent et luttent, soutenons-les !

    Les migrants s’auto-organisent et luttent, soutenons-les !

    Sur Montpellier, de nombreuses personnes migrantes de différentes nationalités sont, avec l’appui du collectif « Migrant-e-s Bienvenue 34», en train de s’auto-organiser pour s’opposer aux « procédures Dublin 1» et faire respecter leur dignité.

    Soutenons les migrant·e·s !

    Il est nécessaire que nous soyons nombreuses et nombreux à soutenir cette démarche. C’est le sens de la signature de notre groupe de l’appel ci-dessous et plus globalement de l’engagement de plusieurs de nos camarades dans cette lutte et le collectif « Migrant-e-s Bienvenue 34 ».

    Ce soutien doit être effectif dès le 18 décembre date à laquelle les personnes migrantes comptent déposer collectivement leurs demandes de dé-dublinage et faire valoir leurs revendications auprès de la préfecture. Mais la bataille dans laquelle elles se sont engagés s’annonce âpre et sera longue. Le 18 décembre peut être le début d’un rapport de force, et pour espérer gagner, il ne faudra pas les laisser isolées : malgré les indignations de façade sur l’esclavagisme en Lybie, le gouvernement pratique au quotidien dublinages, assignations, rétentions et expulsions.

    Rassemblement le lundi 18 décembre 2017, à 17 h devant la préfecture de Montpellier

    Pour ne pas faire de la solidarité de classe un concept creux, mobilisons-nous dès le 18 décembre et sur la durée au côté des personnes migrantes en lutte. Soyons nombreuses et nombreux à démontrer que les divisions entre « nationaux » et étrangers, entre migrants « légitimes » et « mauvais migrants économiques ne fonctionnent pas. Soyons au côté de ceux qui malgré des conditions de vie très compliquées ont fait le choix de s’organiser collectivement pour ne pas se laisser faire … et prenons en de la graine !

     

    Groupe Un autre Futur de la Coordination des Groupes Anarchistes

    Pour les détails du rassemblement :

     

    1. Les accords Dublin III signés par les États membres européens, rendent possible l’expulsion des réfugié-e-s vers le premier pays dans lequel ielles ont laissé leur empreintes en Europe. Cette procédure est largement utilisée en France. Les accords Dublin IV sont en cours de préparation.

     

     

    Par Groupe Un Autre Futur Sans-papiers
  • 02 Déc
    Manifestation en solidarité avec les migrant·e·s

    Manifestation en solidarité avec les migrant·e·s

    La Roya Citoyenne, le Collectif de Solidarité avec les Migrant·e·s des Alpes Maritimes, la Coordination 75 des Sans-Papiers et la Coalition Internationale des Sans-Papiers et Migrant·e·s appellent à manifester dans la ville de Menton, le samedi 16 novembre, pour célébrer la journée internationale des migrant·e·s, et en solidarité avec ces dernier·e·s.

    Pour que cesse le calvaire des migrant·e·s

    Les raisons de cette mobilisation :

    • pour célébrer la journée internationale des migrant-e-s et donner de la visibilité à toutes les initiatives qui seront prises dans ce cadre
    • parce que cette frontière est devenue un des symboles de l’inhumanité des politiques migratoires de l’État français et de l’Union européenne et du développement de l’État policier
    • parce qu’aux mort·e·s des frontières s’ajoutent la multiplication des mesures d’enfermement et d’expulsion, les milliers de migrant·e·s à la rue, y compris des enfants et des jeunes isolé·e·s, le harcèlement policier et la chasse aux sans-papiers
    • parce que le gouvernement français, au travers de l’inscription des mesures d’urgence dans le droit commun contredit encore plus le droit d’asile et que ce même gouvernement prépare une nouvelle loi durcissant encore sa politique migratoire dans un sens liberticide
    • parce que cette région est devenue le symbole des solidarités qui existent sur tout le territoire avec les migrant-e-s. Mais elle est aussi devenue, après Calais, le symbole de la répression contre ce mouvement et les personnes solidaires
    • pour dire « ça suffit ! », pour mettre fin à l’acharnement contre les migrant·e·s et aux discours et politiques racistes et sécuritaires qui gangrènent toute notre société.

    Pour la liberté de chacun·e, pour la libre circulation et la régularisation des migrant·e·s

    Cette mobilisation sera l’occasion d’exiger :

    • l’accueil des migrant-e-s
    • la liberté de circulation et de résidence (art. 13 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen)
    • la régularisation des sans-papiers
    • l’abrogation des accords de Dublin
    • la solidarité et l’égalité des droits pour tout-e-s
    • l’abrogation de tout «délit de solidarité» et l’abandon de toutes les poursuites contre les personnes solidaires

     

    TARCT-MENTON-16 DÉCEMBRE-V3

     

    En savoir plus :

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration Sans-papiers
  • 28 Nov
    Migrants à Montpellier : quelle situation aujourd’hui ?

    Migrants à Montpellier : quelle situation aujourd’hui ?

    Alors que l’auto-organisation des migrants devient une réalité à Montpellier, le groupe Un Autre Futur de la CGA propose une information sur la situation des migrants dans notre ville. Qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? Quelles sont leurs demandes ? Comment agir ?

    Cette « formation », animée par des militant-es investi-es dans le collectif Bienvenue 34 est destinée aux militant-es et sympathisant-es du groupe, comme à celles et ceux qui sont sensibles à la cause des migrants. C’est l’occasion de faire le tour des problématiques concrètes qui se posent à Montpellier comme ailleurs : droit d’asile, dublinage, hébergement, accès aux droits, assignations et expulsions. Mais aussi de procéder à un tour d’horizon des actions de solidarité existantes et des luttes en cours et à venir.

    Alors rendez-vous samedi à 17H à la librairie La Mauvaise Réputation.

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration Sans-papiers
  • 24 Nov
    Esclavage, travail forcé des migrant·e·s… leur exploitation n’a pas de frontière

    Esclavage, travail forcé des migrant·e·s… leur exploitation n’a pas de frontière

    La diffusion de la vidéo montrant une vente d’esclaves en Libye, filmée par des journalistes de CNN, a mis en lumière un autre aspect du calvaire vécu par les migrant·e·s de par le monde. L’exploitation de ces dernier·e·s ne se limite pas à une région de l’Afrique, mais touche aussi l’Asie et l’Europe.

    L’esclavage « classique » n’a jamais disparu.

    L’esclavage « classique » a été aboli dans tous les pays du monde depuis 36 ans à peine. La Mauritanie l’interdit officiellement en 1981. Pourtant, ce reportage illustre la persistance de la vente et de l’exploitation d’êtres humains dans le monde. Fragilisé·e·s, isolé·e·s, les migrant·e·s en sont des victimes de choix en Libye, mais aussi le long des frontières à l’est de l’Algérie, et au sud de la Tunisie. Il·elle·s tentent de rejoindre l’Europe, depuis l’Afrique de l’Ouest, et meurent par milliers en chemin. S’il·elle·s parviennent en Europe, la clandestinité, le retour dans leur pays d’origine, l’emprisonnement ou une autre forme d’esclavage les y attend. C’est le cas pour la plupart des autres migrant·e·s, et quelle que soit leur destination : Moyen-Orient, Asie, Europe et Océanie.

    L’esclavage « moderne »

    Définit comme le pendant contemporain de l’esclavage dit « classique », l’esclavage moderne revêt plusieurs formes d’exploitations : le travail des enfants, les camps de travaux forcés, la servitude pour dette, le travail forcé. La majorité des victimes sont des femmes, et toute une partie de l’économie capitaliste mondiale en dépend. L’Europe n’échappe pas à ce fléau : 600 000 personnes seraient concernées par le travail forcé, en majorité des migrant·e·s.

    Près de 40 millions de personnes sont frappées de diverses formes d’esclavage dans le monde, selon Walk Free Foundation.

    Les documents à lire sur ce sujet ne manquent pas (voir plus bas), et prouvent que l’esclavage, loin de disparaître, connait un nouvel essor. Par le travail forcé, il se systématise, et participe à l’épanouissement du capitalisme.

     

    À lire et à voir :

  • 28 Août
    Enquête en Italie sur l’accueil des réfugiés

    Enquête en Italie sur l’accueil des réfugiés

    Lorsque des camarades, membre de la coordination Cévennes /Méditerranée (coordination régionale de collectifs de solidarité avec les personnes migrantes) partent enquêter en Italie… Un article à lire sur le média libertaire Rapports de force.

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration Répression Sans-papiers Sécuritaire
  • 13 Août
    Face aux directives du gouvernement et au durcissement de la politique migratoire, amplifions la lutte !

    Face aux directives du gouvernement et au durcissement de la politique migratoire, amplifions la lutte !

    Les 470 associations et collectifs impliqués dans le soutien aux migrant-e-s qui ont adressé un courrier le 15 juin au gouvernement demandant un changement de politique migratoire ont leur réponse : ce gouvernement n’entend pas améliorer la situation des personnes, mais vise au contraire à poursuivre la même politique que les précédents et à la durcir davantage :

    – renforcement des contrôles aux frontières, augmentation des moyens pour Frontex (agence européenne des garde-frontières et garde-côtes) et pour les « hotspots » (camps de contrôle aux frontières et à l’extérieur de l’Europe) ;

    – durcissement des procédures Dublin ;

    – accélération des expulsions…

    La chasse aux migrant-e-s

    Partout en France, la violence de l’État s’abat férocement. L’ampleur de cette répression ne permet pas de donner une liste exhaustive mais en l’espace d’une semaine, tout s’est accéléré dans la vallée de la Roya : 156 demandeurs d’asile ont été arrêtés et expulsés, et Cédric Herrou, qui les accompagnait, a été placé en garde à vue et mis sous contrôle judiciaire. Déjà poursuivi pour avoir pris des personnes migrantes en stop, il a vu dans la foulée sa peine se durcir en appel, passant d’une simple amende à 4 mois de prison avec sursis ! Si le message de l’État n’était pas assez clair, le président du tribunal s’est chargé de le préciser brutalement : « c’est une peine d’avertissement ». À Montpellier, 6 demandeurs d’asile soudanais ont été assignés à résidence puis expulsés vers l’Italie où leur sort demeure très incertain, suspendu à la menace d’un renvoi vers le Soudan.

    Des mineur‑e‑s isolé‑e‑s sont mis‑es à la rue, les migrant‑e‑s et leurs soutiens subissent quotidiennement des violences policières… Partout, les forces de l’État se déploient pour contrôler, chasser, enfermer et expulser les migrant‑e‑s.

    Le but de l’État n’est pas d’accueillir, mais bien de préserver ses intérêts économiques, son pouvoir, son autorité. Ainsi le gouvernement Macron continue d’alimenter la fabrique aux clandestin‑e‑s, sans droit ni titre, soumis‑es aux logiques mortifères des dirigeants et exploiteurs du monde entier.

    La mise à l’épreuve des solidarités

    Dénonçons les mensonges et doubles discours du gouvernement ! Ce qu’ils appellent « garantir le droit d’asile », c’est en réalité expulser à tours de bras. Leur « solidarité », c’est donner de l’argent à l’Italie et la Grèce pour la création de « hotspots » et autres prisons pour migrant-e-s, et aux pays tiers, tels la Turquie, le Maroc ou la Lybie, pour qu’ils contiennent les personnes migrantes loin de l’Europe.

    Les accords Dublin1 permettent de rendre impossible l’installation ici, en faisant croire que les personnes pourront être accueillies dans de bonnes conditions ailleurs. C’est faux ! Ainsi, l’Italie ne propose pas autre chose qu’une vie dans la rue et renvoie des migrant-e-s dans leur pays d’origine, quand bien même ces personnes ont fui pour échapper à la dictature, comme les exilé‑e‑s soudanais‑e‑s. Comble du cynisme, c’est désormais dans une Libye livrée au chaos que le gouvernement évoque d’effectuer son « tri » des réfugié-e-s, alors même qu’ielles y subissent la torture, l’emprisonnement, l’esclavage.

    Quant à l’Italie, sa réponse aux naufrages en Méditerranée est désormais de chercher à limiter l’action des bateaux de secours en mer des ONG, dans le seul but d’empêcher de nouvelles arrivées sur son territoire. Qu’importe que les gens y laissent leur peau…

    La stratégie des États, c’est aussi de casser les solidarités existantes à tous les niveaux. En coupant les vivres (baisse des APL, de l’assurance chômage, des remboursements de soins, etc.), en creusant les inégalités d’accès à la santé, à l’éducation, au logement, au travail, en criminalisant des pans entiers de la population, en entretenant les valeurs de mérite et de compétition, l’État préserve ses intérêts économiques, son pouvoir et nous précarise tou‑te‑s. Nous sommes tou‑te‑s concerné‑e‑s, alors ne nous laissons pas nous diviser !

    Devant l’État, il n’y a rien à négocier mais tout à arracher ! Seule la lutte collective paie !

    La solidarité avec les migrant‑e‑s et les luttes collectives existent bien aujourd’hui, et sont plus que nécessaires à renforcer pour inverser le rapport de force.

    Accompagner les migrant‑e‑s, faire pression sur les préfectures, être présent‑e‑s au tribunal, déposer les recours, se rassembler à l’aéroport pour éviter un renvoi, refuser d’embarquer dans un vol qui sert à expulser quelqu’un-e sont des actions à mener pour ne pas lâcher la lutte sur le terrain. C’est en menant collectivement ces mobilisations que nous aurons le plus de poids.

    Nous refusons leur logique de catégorisation des « bon‑ne‑s » migrant-e-s de celles et ceux à renvoyer. Les politiques migratoires sont un rouage du système capitaliste et de toutes les logiques de pouvoir et de profit, qui engendrent inégalités sociales, guerres, misère et exploitation à travers le monde. Les un‑e‑s les autres, nous ne subissons pas leurs conséquences avec le même degré de violence, mais pour lutter contre la précarité, le chômage, la misère, nous devons être tous et toutes solidaires face aux dirigeants et exploiteurs, ici comme ailleurs.

    Aucun être humain n’est illégal ! Libre circulation et installation de tous et toutes !

    Solidarité et luttes collectives face au capitalisme et aux États !

    Le 9 août 2017,

    les Relations Extérieures de la CGA

    1Les accords Dublin III signés par les états membres européens, rendent possible l’expulsion des réfugié-e-s vers le premier pays dans lequel ielles ont laissé leur empreintes en Europe. Cette procédure est largement utilisée en France.

  • 02 Août
    Le dernier communiqué du Collectif Migrants Bienvenue 34

    Le dernier communiqué du Collectif Migrants Bienvenue 34

    Expulsion de nos cinq autres amis soudanais (Darfour) assignés à résidence

    Après Babiker il y a une semaine, l’état français et la préfecture de l’Hérault ont expulsé en 48h Mustapha, Hamdan, Abdallah, Abbas et Babo.

    Les accords Dublin III signés par les états membres européens, rendent possible l’expulsion des réfugiés vers le premier pays dans lequel ils ont laissé leur empreintes en Europe. Cette procédure largement utilisée en France, s’est vue appliquée pour nos 6 camarades sous la responsabilité de la préfecture de l’Hérault. Depuis le 18 juillet, celle-ci les a aussi assignés à résidence alors qu’ils étaient hébergés en CAO afin de faciliter leur expulsion à moindre coût. Elle les a en effet contraints à se rendre chaque jour au commissariat avec leur effets personnels.

    Babiker a été expulsé vers Bologne le 27 juillet, Mustapha, Hamdan ont été expulsés vers Milan ce lundi 31 juillet dans des vols séparés. Nous n’avons pas de nouvelles d’Abdallah. Aujourd’hui 1er août, après une nuit au CRA de Sète, Abbas et Babo ont quitté le CAO ce matin pour l’aéroport de Montpellier. Leur destination devrait être Milan via Paris. Nous n’arrivons pas à les joindre.

    Au-delà des conditions stressantes, humiliantes et dégradantes de la mise en oeuvre de leur expulsion (assignation à résidence, pointage journalier au commissariat avec incertitude sur le jour et la destination de l’expulsion etc.), le Collectif Migrants Bienvenue 34 dénonce :

    • Que l’État français refuse de traiter la part convenue au niveau européen des demandes d’asile de réfugiés à laquelle il s’était engagé

    • Que l’État français et la préfecture de l’Hérault renvoient vers l’Italie des demandeurs d’asile soudanais en sachant pertinemment que des accords Italie/Soudan rendent possible l’expulsion vers leur pays d’origine. Le Soudan, pays en guerre civile, est dirigé par le dictateur El Béchir poursuivi par la Cour de Justice Internationale pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide ! L’État français se rend complice des dangers de mort qu’ils peuvent encourir s’ils sont renvoyés là-bas.

    • Que contrairement aux propos tenus par la préfecture de l’Hérault et malgré nos informations répétées, les migrants en Italie ne sont pas accueillis dans des conditions leur permettant de déposer une demande d’asile : pas de traduction donc de compréhension des démarches à effectuer, menace d’expulsion vers le Soudan, hébergement pour certains et mise à la rue pour d’autres sans autre explication et perspective.

    Cette situation est intolérable et obscène. Nous ne les abandonnons pas, nous poursuivons notre lutte, avec eux là-bas, pour les autres ici. L’élan de solidarité qui a eu lieu autour de nos 6 camarades et la colère engendrée par cette situation vont nous permettre de poursuivre la lutte contre l’inhumanité des procédures Dublin et pour l’accueil digne des migrant-e-s.

    Parce qu’aucun être humain n’est illégal, nous sommes assigné-e-s à résistance !

    Collectif Migrants Bienvenue 34

    Mail CMB34 : migrants.bienvenue34@riseup.net

    Signataire #Stop Dublin : http://www.stopdublin.fr/

    Blog : https://collectifmigrantsbienvenue34.wordpress.com/

    Pétition MB34 : sur change.org « Non aux renvois Dublin du CAO de Montpellier

    Facebook : https://www.facebook.com/collectifmigrantsbienvenue34/

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration Répression Sans-papiers
  • 28 Juil
    Jeudi 27 juillet au matin, Babiker expulsé !

    Jeudi 27 juillet au matin, Babiker expulsé !

    Six jeunes soudanais, demandeurs d’asile hébergés au CAO sont contraints depuis une semaine de signer tous les jours au commissariat de police avec leur maigre baluchon. Ils risquent chaque jour d’être expulsés vers l’italie, porte d’entrée de l’Union Européenne où ils ont déposés, de gré ou de force, leurs empreintes digitales.

    Mardi, l’un d’eux, Babiker, est retenu par la police, envoyé en Centre de Rétention Administrative (CRA) à Nîmes sans que quiconque soit prévenu.

    Mercredi, la préfecture prévoit d’expulser Babiker par le vol de 14h55 Montpellier / Roissy. Les militant-e-s du CMB34 alertés sont à l’aéroport, la compagnie aérienne refuse d’embarquer notre ami qui est à nouveau emmené au CRA de Nîmes puis, en soirée au CRA du Mesnil-Amelot (à côté de Roissy). Ce jeudi matin Baniker est mis dans un avion pour Bologne. Il se retrouve dans un centre de réfugiés avec une centaine de personne sans information aucune, il est saisi de désespoir.

    Le préfet a agi à toute vitesse pour expulser Babiker AVANT que le recours introduit par son avocate passe ce jeudi matin au tribunal de Nîmes (Juge des Libertés et de la Détention). Nos cinq autres amis soudanais vivent eux-aussi sous cette menace chaque jour. RIEN ne justifie cette précipitation, ces jeunes hommes ne mettent aucunement la France en danger !

    Babiker a fui la guerre civile au Soudan, il est depuis des mois en France, il apprend le français, s’est fait des amis. Il souhaite vivre en France, à Montpellier. Donnons-lui le droit de choisir son pays d’accueil !

    Mais, c’est mal connaître la détermination du Collectif Bienvenue 34 qui ne pliera pas devant tant d’injustice et d’inhumanité, quant aux situations actuelles de l’accueil des migrants dans ce pays. Hier encore Cédric Herrou était interpelé avec 156 migrants. Lundi matin, 18 migrants étaient expulsés de Barcelonnette et 15 devraient suivre encore. Sans compter tout le reste, Calais, Briançon, Le Vigan etc.

    Nous continuerons à faire du bruit autour des ces situations et à faire connaître au grand public ce que l’état génère vis-à-vis de personnes fuyant des pays de guerre et de misère.

    Justice affaiblie, contournée… Exécutif tout puissant, c’est l’état d’urgence que la France en marche veut intégrer dans notre constitution, aujourd’hui pour les migrants, demain pour tout le monde.

    Babiker a été expulsé, il y a encore d’autres amis ici. Ne baissons pas les bras !

    Il n’y a pas d’étrangers sur cette terre

    Par Groupe Un Autre Futur Anti-racisme Immigration Répression Sans-papiers
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