Sans-papiers

  • Un bilan de la marche montpelliéraine pour la justice et la dignité

    Un bilan de la marche montpelliéraine pour la justice et la dignité

    20 Mar 2017

    Loin du battage médiatique autour de la campagne électorale, dans plusieurs villes de France, des rassemblements et des marches se sont tenues contre le racisme, les violences policières, la hogra, la chasse aux migrant-e-s, et pour la liberté de circulation. A Montpellier, le Peyrou a été investi une partie de la journée pour un pique-nique solidaire, occasion de faire davantage connaissance avec les migrants venus participer à la journée mais aussi moment de rencontres entre les différentes organisations, collectifs, artistes et personnes présentes pour la mobilisation.

    Trois portraits géants de réfugiés soudanais réalisés par Al sticking ont été exposés puis transportés jusqu’à la place de la Comédie pour être en fin de parcours, exposés devant les grilles de la préfecture, principale responsable des refus de demande d’asile et de régularisation. Présents lors de la marche ils ont accepté que leur cas soit médiatisé pour tenter de faire avancer la situation pour l’ensemble des migrants du CAO dans lequel ils sont hébergés : pouvoir demander le droit d’asile en France et ne pas subir la procédure d’expulsion liée aux accords de Dublin.

    Nous avons défilé à 250 personnes, en dénonçant les violences policières et les racismes d’où qu’ils viennent, mettant en avant notre solidarité, notre détermination à montrer qu’il n’existe pas de bons ou de mauvais immigrés, comme il n’existe pas de bons ou de mauvais manifestants et que notre seule force, c’est de de ne pas nous diviser face aux attaques capitalistes. Des passants nous ont applaudi, quelqu’un a eu les larmes aux yeux, un vieux monsieur était outré, les rues n’étaient pas vides pour un dimanche si bien qu’un groupe de jeunes femmes nous a rejoint pendant la marche et s’est proposé pour scander un texte revendiquant l’égalité et chanter un morceau de Nina Simone, « Ain’t got no, i got life » donnant à la fin de la manif une force supplémentaire.

    J’ai pas de maison, j’ai pas de chaussures
    j’ai pas d’argent, j’ai pas de classe
    j’ai pas de jupes, j’ai pas de pull
    j’ai pas de parfum, j’ai pas de bière
    j’ai pas d’avis

    J’ai pas de mère, j’ai pas de culture
    j’ai pas d’amis, j’ai pas d’éducation
    j’ai pas d’amour, j’ai pas de nom
    j’ai pas de ticket, j’ai pas de sujet
    j’ai pas de dieu

    Et qu’est-ce que j’ai
    pourquoi suis-je en vie de toutes façons
    Ouais qu’est-ce que j’ai
    que quelqu’un puisse emporter

    j’ai mes cheveux, j’ai ma tête
    j’ai mon cerveau, j’ai mes oreilles
    j’ai mes yeux, j’ai mon nez
    j’ai ma bouche, j’ai mon sourire

    j’ai ma langue, j’ai mon menton
    j’ai mon cou, j’ai mes seins
    j’ai mon cœur, j’ai mon âme
    j’ai mon dos, j’ai mon sexe

    j’ai mes bras, j’ai mes mains
    j’ai mes doigts, j’ai mes jambes
    j’ai mes pieds, j’ai mes orteils
    j’ai mon foie, j’ai mon sang

    j’ai la vie, j’ai ma liberté
    j’ai la vie, j’ai la vie
    et je vais la garder
    j’ai la vie et personne ne me la prendra
    j’ai la vie

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration Répression Sans-papiers Sécuritaire
  • Samedi 4 mars à 15H à Luttopia 003  : Être solidaire, aujourd’hui, qu’est-ce que ça veut dire ?

    Samedi 4 mars à 15H à Luttopia 003 : Être solidaire, aujourd’hui, qu’est-ce que ça veut dire ?

    03 Mar 2017

    Le Collectif Bienvenue Migrant-e-s 34 vous invite à une discussion et un partage d’expériences de solidarité avec les personnes migrantes, en présence de Cédric Herrou, militant de la vallée de la Roya, inculpé pour délit de solidarité (http://delinquantssolidaires.gandi.ws/)

    Samedi 4 mars à 15H à Luttopia 003 (42 rue Proudhon) Pour plus d’infos : migrants.bienvenue34@riseup.net

    Par Groupe Un Autre Futur Anti-racisme Immigration Sans-papiers
  • Manifeste : La solidarité, plus que jamais un délit ?

    Manifeste : La solidarité, plus que jamais un délit ?

    13 Fév 2017

    La Coordination des Groupes Anarchistes est désormais signataire du manifeste La solidarité, plus que jamais un délit ? (Voir ci-dessous).

    Janvier 2017

    Bien sûr, la solidarité n’a jamais été inscrite dans aucun code comme un délit.

    Cependant, des militants associatifs qui ne font que venir en aide à des personnes en situation de très grande précarité, victimes de décisions dangereuses, violentes, voire inhumaines, se retrouvent aujourd’hui face à la justice.

    Avec l’instauration de l’état d’urgence, et dans le contexte baptisé « crise migratoire », on assiste à une recrudescence de poursuites visant à empêcher l’expression de la solidarité envers migrants, réfugiés, Roms, sans-papiers… Au-delà, c’est le soutien à l’ensemble des personnes étrangères qui tend à devenir suspect, l’expression de la contestation des politiques menées qui est assimilée à de la rébellion et au trouble à l’ordre public.

    La loi permet en effet de poursuivre les personnes qui viennent en aide aux « sans-papiers »[1],  mais toutes sortes d’autres chefs d’accusation servent désormais à entraver toute action citoyenne qui s’oppose aux politiques mises en œuvre. L’ensemble de ces intimidations, poursuites, condamnations parfois, visent donc bien en fait ce qui constitue de nouvelles formes du « délit de solidarité ».

    Dès 2009, les associations de défense des droits de l’Homme et de soutien aux étrangers avaient dénoncé le fait que le délit d’« aide à l’entrée, à la circulation et au séjour des étrangers en situation irrégulière », introduit à l’origine pour lutter contre ceux qui font commerce du trafic et de l’exploitation des étrangers, ait permis au fil du temps de sanctionner les « aidants » d’étrangers sans papiers, même agissant dans un but non lucratif. Si les peines prévues ne sont pas toujours appliquées, une telle réglementation a bien sûr un effet dissuasif sur celles et ceux qui refusent de se soumettre à des politiques hostiles aux étrangers.

    La mobilisation associative, à l’époque, a abouti à plusieurs réformes successives, dont celle du 31 décembre 2012 qui a été présentée comme la « suppression » du délit de solidarité. Il n’en est rien ; la nouvelle rédaction des textes se contente de préciser et augmenter les cas d’exemption de poursuites. Outre l’aide apportée à des parents, est autorisée l’aide qui aura seulement visé à « assurer des conditions de vie dignes et décentes à l’étranger » ou à « préserver la dignité ou l’intégrité physique de celui-ci ». Malgré tout, des personnes ayant manifesté leur solidarité avec des étrangers sans titre de séjour continuent d’être inquiétées – convocations à la police ou à la gendarmerie, gardes à vue, perquisitions, écoutes téléphoniques – voire poursuivies et parfois punies d’amende et emprisonnement.

    Dans le même temps, des poursuites ont commencé d’être menées sur la base de textes sans rapport avec  l’immigration.

    • Les délits d’outrage, d’injure et de diffamation, de rébellion ou violences à agent de la force publique sont utilisés pour défendre l’administration et la police contre celles et ceux qui critiquent leurs pratiques ;
    • Le délit d’« entrave à la circulation d’un aéronef », qui figure dans le code de l’aviation civile, permet de réprimer les passagers qui, voyant des personnes ligotées et bâillonnées dans un avion, protestent contre la violence des expulsions ;
    • La réglementation qui sanctionne l’emploi d’un travailleur étranger sans autorisation de travail a servi à inquiéter des personnes qui, hébergeant des étrangers en situation irrégulière, acceptent que leurs hôtes les aident à effectuer des tâches domestiques.

    Aujourd’hui, les motifs des poursuites se diversifient toujours plus. Tandis que les poursuites pour aide à l’entrée et au séjour ont repris de plus belle, de nouveaux chefs d’accusation sont utilisés pour condamner les actions solidaires :

    • La réglementation en matière d’urbanisme a été invoquée à Norrent-Fontes (Pas-de-Calais) pour demander la destruction d’abris pour migrants ;
    • Des textes sur l’hygiène ou la sécurité applicables à des locaux ont servi à empêcher des hébergements solidaires à St-Etienne ;
    • L’absence de ceinture de sécurité et d’un siège pour une fillette à bord d’un camion a permis la condamnation d’un aidant à Calais ;
    • L’intrusion dans des zones particulières, interdites pour cause d’état d’urgence, a été utilisée, à Calais également, pour sanctionner le regard citoyen ;
    • Le délit de faux et usage de faux est utilisé pour intimider des personnes qui ont voulu attester de la présence depuis plus de 48h de personnes dans un squat à Clichy ;
    • etc.

    Et, de plus en plus, le simple fait d’avoir voulu être témoin d’opérations de police, d’expulsions de bidonvilles, de rafles, peut conduire à une arrestation, sous couvert de rébellion ou de violences à agent.

    Ces procédés d’intimidation doivent cesser. Nous affirmons la légitimité du droit de regard des citoyens et des citoyennes sur les pratiques de l’administration, de la justice ou de la police. Nous voulons que soient encouragé·e·s celles et ceux qui se montrent solidaires des personnes en situation de précarité sans se soucier de savoir si elles sont ou non en situation régulière quant au séjour. Nous refusons que les populations visées par des politiques ou des pratiques xénophobes soient privées de soutien.  C’est l’avenir du principe même de solidarité qui est en jeu.

    Premiers signataires :

    Associations nationales

    Acort (Assemblée citoyenne des originaires de Turquie)

    ADDE (Avocats pour la défense des droits des étrangers)

    ADMIE (Association pour la Défense des Mineurs Isolés Etrangers)

    AFVS (Association des familles victimes du saturnisme)

    Amoureux au ban public (Les)

    Attac France

    Catred (Collectif des accidentés du travail, handicapés et retraités pour l’égalité des droits)

    Cedetim/Ipam (Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale)

    Ceras (Centre de recherche et d’action sociales)

    Cnafal (Conseil national des associations familiales laïques)

    Collectif National Droits de l’Homme Romeurope

    Collectif Ni Guerres Ni État de Guerre

    Comede (Comité pour la santé des exilés)

    Comegas (Collectif des médecins généralistes pour l’accès aux soins)

    Copaf (Collectif pour l’avenir des foyers)

    Culture et Liberté

    Emmaüs France

    Fasti (Fédération des associations de solidarité avec tou-te-s les immigré-e-s)

    Fédération Entraide Protestante

    Fnars (Fédération des acteurs de la solidarité)

    Fondation Abbé Pierre

    FTCR (Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives)

    Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigré·e·s)

    Jesuit Refugee Service (JRS) France

    La Cimade

    LDH (Ligue des droits de l’Homme)

    Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples)

    RESF (Réseau Éducation Sans Frontières)

    Revivre (association de soutien aux demandeurs d’asile, réfugiés syriens et prisonniers politiques en Syrie)

    Secours Catholique

    UJFP (Union juive française pour la paix)

    Utopia 56

    Associations locales

    • Auvergne-Rhône-Alpes

    RESF 03 (Allier)

    RESF 43 (Haute-Loire)

    RESF 63 (Puy-de-Dôme)

    • Bourgogne-Franche-Comté

    Collectif Creusot-Autun des Droits de l’Homme

    Les Amis du CADA (Digoin, Saône-et-Loire)

    • Centre-Val-de-Loire

    La Cimade – groupe local de Blois

    • Hauts-de-France

    ACC Minorités visibles (Dunkerque)

    Adra Dunkerque

    Arras Solidarité réfugiés

    Attac Artois

    Auberge des Migrants (L’)

    Care4Calais

    Collectif de soutien à Jean Luc Munro

    Équipe de soutien juridique de Dunkerque

    Flandres Terre solidaire

    Fraternité Migrants Bassin Minier 62

    La Cabane juridique  / Legal Shelter

    La Fraternité (Bruay-la-Buissière)

    Le Réveil Voyageur

    Mrap Dunkerque

    Planning familial Pas-de-Calais

    Salam Nord/Pas-de-Calais

    Terre d’errance

    Terre d’errance Flandres littoral

    • Île-de-France

    ASEFRR (Association Solidarité Essonne Familles Roumaines et Rroms)

    Aset 93 (Association d’aide à la scolarisation des enfants Tsiganes)

    Assemblée citoyenne du 14ème

    Collectif de Vigilance Paris12 pour les droits des étrangers-RESF

    Collectif Romeurope du Val Maubuée

    Collectif de soutien 5è-13è aux migrants d’Austerlitz

    Ecodrom 93

    Hors la Rue

    Inter-Collectif Parisien de Soutien aux Migrant-es

    La Chapelle debout

    Observatoire Citoyen du CRA de Palaiseau

    Paris d’exil

    RESF 93

    Romeurope 94

    Solidarité migrants Wilson

    Turbulences Marne-La-Vallée

    • Normandie

    Itinérance Dieppe

    Itinérance Cherbourg

    • Occitanie

    Cercle des Voisins du CRA de Cornebarrieu (Haute-Garonne)

    Planning familial 48 (Lozère)

    • PACA

    Association pour la démocratie à Nice

    Beaux repères (Avignon)

    Collectif Agir à Aix-en-Provence pour l’accueil des migrants en pays d’Aix

    Comité de Vigilance des Alpes Maritimes (COVIAM)

    Habitat et citoyenneté (Nice)

    MRAP Vaucluse

    Roya citoyenne (La)

    Tous migrants (Marseille)

     

    Organisations syndicales

    Émancipation tendance intersyndicale

    Fédération Solidaires Étudiant-e-s

    FERC CGT (Fédération de l’Éducation, de la Recherche et de la Culture)

    SAF (Syndicat des avocats de France)

    SGLCE-CGT (Syndicat Général du Livre et de la Communication Écrite CGT)

    SNUipp-FSU (Syndicat national unitaire des instituteurs et professeurs des écoles et PEGC)

    SNPES-PJJ-FSU (Syndicat National des Personnels de L’Éducation et du Social)

    Solidaires Étudiant-e-s

    SUD Collectivités territoriales

    SUD Éducation

    SUD Industrie Francilien

    SUD Logement social

    SUD Santé Sociaux

    Syndicat de la Magistrature

    Union départementale Solidaires Pas-de-Calais

    Union syndicale Solidaires

     

    Avec le soutien des organisations politiques :

    Alternative Libertaire

    CGA (Coordination des Groupes Anarchistes)

    EELV (Europe Écologie Les Verts)

    OCL (Organisation communiste libertaire)

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration Répression Sans-papiers
  • Vendredi 3 février 19h30 : Soirée de soutien au collectif  » MIGRANT-E-S Bienvenue 34 « 

    Vendredi 3 février 19h30 : Soirée de soutien au collectif  » MIGRANT-E-S Bienvenue 34 « 

    23 Jan 2017

    Vendredi 3 février 19h30 à la librairie la Mauvaise Réputation

    Soirée de soutien au collectif  » MIGRANT-E-S Bienvenue 34 « 

    – A partir de 19h30 : projection du film « Réfugié-e-s City Plaza » (2016, 52 min)

    – Repas : Chorba.

    Entrée libre

    Voici un extrait du texte de présentation du collectif :

    « Nous refusons la discrimination entre migrant-e-s économiques et réfugié-e-s politiques et nous luttons pour le droit de vivre et s’installer pour tou-te-s, là où chacun-e le souhaite. Notre collectif, créé en mai 2016, veut impulser avec les migrant-e-s un réseau de solidarité pour les aider à sortir de leur isolement social, favoriser l’échange, la rencontre et la découverte de notre société. Mais aussi les soutenir dans la bataille pour l’égalité des droits, l’obtention de meilleures conditions d’accueil, et dénoncer l’absence de politiques dignes des enjeux. »

    Des luttes sont notamment en cours pour s’opposer au renvoi de migrant-e-s demandeurs-euses d’asile dans le premier pays européen dans lequel leur identité a été prise, comme le stipulent les accords de Dublin.

    Voici une courte description du film :

    Depuis la fermeture des frontières, plus de 60 000 réfugié-e-s sont bloqué-e-s sur le territoire grec. Cette rétention est liée à « l’accord de la honte » entre l’Union Européenne et la Turquie. Ces réfugié-e-s vivent dans plusieurs dizaines de camps gérés par l’armée ou le HCR. Leurs conditions de vie y sont très précaires. Des lieux alternatifs existent à Athènes, Thessalonique… En effet, plusieurs occupations autogérées existent dans ces villes. C’est le cas à Athènes dans l’hôtel City Plaza : 400 réfugié-e-s et des dizaines de volontaires grecs et internationaux y vivent et luttent ensemble.

    En mai et juillet 2016, deux volontaires venus de France ont participé concrètement à cette occupation. Ils ont filmé des moments de vie du « City Plaza” autogéré. Ils ont donné la parole aux réfugié-e-s, aux volontaires grecs et internationaux. Le film est un témoignage de cette expérience collective.

    Pour plus d’infos sur City Plaza :

    – leur site : http://solidarity2refugees.gr/

    – leur page facebook : https://www.facebook.com/sol2refugeesen/about/

    [gview file= »http://unautrefutur.org/wp-content/uploads/2017/01/fly-projection-réfugié-e-s-city-plaza.pdf »]

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration Luttes Sociales Sans-papiers
  • Solidarité avec les migrants : quelques mots sur le rassemblement de samedi

    Solidarité avec les migrants : quelques mots sur le rassemblement de samedi

    22 Jan 2017

    Ce samedi 21 janvier, environ 300 personnes se sont rassemblé-e-s à l’appel du collectif Bienvenue migrants 34 devant la préfecture de Montpellier pour affirmer leur solidarité avec les migrant-e-s.

    Individus du collectif, migrant-e-s du CAO, militant-e-s des organisations partie prenante de cette lutte (CGA, NPA, Ensemble, cimade, RESF), membres du collectif de Ganges, compagnon-ne-s en lutte ce printemps contre la loi travail, camarades du Royal occupé, quelques syndicalistes (Sud, FSU) et tout simplement des personnes qui en ont marre du discours xénophobe ambiant étaient présent-e-s.

    Après quelques chants de la chorale « le cri du chœur », les prises de parole (collectif Bienvenue migrants 34, collectif cévenole, Ensemble, NPA, CGA) se sont déroulées. Malgré leurs diversités relatives, elles ont mis en relief la nécessité d’articuler une solidarité directe envers les migrant-e-s et les personnes poursuivies pour délit de solidarité, avec un discours plus global pour gagner des droits, insister sur la solidarité de classe et la remise en cause des frontières pour contrer les discours nationalistes et xénophobes qui tentent de monter les gens les un-e-s contre les autres … au seul bénéfice des gouvernants et exploiteurs.

    Ensuite, au son de la pêchu Batucada « La Battante », un cortège dynamique s’est formé jusqu’à la place de la Comédie avant la dispersion.

    C’est une première étape encourageante pour construire le rapport de force face à l’état français qui revient sur les promesses faites aux migrant-e-s d’examiner leurs demandes d’asile en France lors de l’évacuation de « la jungle » de Calais. En effet les décisions d’expulsion vers les territoires de l’Union Européenne par lesquels ils sont entrés commencent à tomber … La présence d’une quinzaine de migrante-s lors de la manifestation est également un élément positif car il est primordial que les premier-e-s concerné-e-s, malgré la précarité et les difficultés de leurs situations, soient acteurs et actrices dans la lutte. C’est à cette construction que nous allons tenter d’œuvrer au sein du collectif Bienvenue migrants 34, nous encourageons tout le monde à y participer !

    Vous pouvez également venir le vendredi 3 février à la soirée en soutien au collectif que nous organisons http://unautrefutur.org/vendredi-3-fevrier-19h30-soiree-de-soutien-au-collectif-migrant-e-s-bienvenue-34/ !

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration Luttes Sociales Sans-papiers
  • Samedi 8 octobre – 14h  : Bienvenue à tou-te-s les migrant-e-s, ne laissons pas la rue à l’extrême-droite !

    Samedi 8 octobre – 14h : Bienvenue à tou-te-s les migrant-e-s, ne laissons pas la rue à l’extrême-droite !

    03 Oct 2016

    Au cours des dernières années, la mer Méditerranée est devenue un véritable cimetière. Des milliers de personnes y ont péri et davantage périront encore en tentant de rejoindre l’Europe pour fuir la guerre, la misère, la répression. Les réponses des États européens sont dominées par une approche sécuritaire, répressive et stigmatisant les migrant-e-s. Les politiques guerrières et sécuritaires menées par l’Union Européenne et l’État français ont conduit à cette catastrophe annoncée.
    En transformant la violence de l’exil en crime et en désignant les migrants-e-s comme boucs émissaires, ces discours et mesures racistes profitent à l’extrême-droite qui diffuse largement ses idées et appels à la haine contre les immigré-e-s.
    Après avoir déjà manifesté à deux reprises, les 22 et 25 septembre, devant le Centre d’accueil de demandeurs d’asiles qui vient d’ouvrir à Montpellier, l’extrême-droite appelle de nouveau à manifester ce samedi 8 octobre en centre-ville contre les migrant-e-s.

    Soyons nombreux-ses à nous rassembler samedi 8 octobre, à 14h devant la Préfecture (place des Martyrs de la Résistance) pour affirmer notre solidarité avec les migrants et ne pas laisser la rue à l’extrême-droite !

     

    Parce qu’aucun être humain n’est illégal, nous revendiquons :

    – La régularisation de tout-es les sans-papiers,
    – L’ouverture des frontières et la liberté de circulation et d’installation pour toutes et tous,
    – Aucune distinction entre réfugié-e-s et migrant-e-s
    – L’abolition des lois criminalisant les migrant-e-s.

    Premiers signataires : des individus, AG Populaire Nuit Debout, Alternative Libertaire, ATTAC Montpellier, Collectif Anti-fasciste 34, Coordination des Groupes Anarchistes, CNT ESS34, Ecole émancipée 34, Ensemble !, La Collective 34, Nouveau parti anticapitaliste, Parti de gauche, Sud éducation 34.
    Soutenus par BDS France 34.

    Par Groupe Un Autre Futur Antifascisme Immigration Répression Sans-papiers
  • Liberté de circuler : une carte TAM pour les migrants ? La métropole se défausse…

    Liberté de circuler : une carte TAM pour les migrants ? La métropole se défausse…

    30 Juin 2016

     

    Depuis plusieurs semaines, le Collectif Migrant-e-s Bienvenue 34 demandait à être reçu par le Président de la Métropole, afin d’obtenir une carte d’abonnement TAM gratuite ou à très bas coût pour les 29 migrants du CAO de l’ancienne gendarmerie. Devant l’absence de réponse, un rassemblement a été organisé devant le siège de la Métropole pour être reçu.

    Une délégation du Collectif s’est présentée à l’accueil le jeudi 23 juin. Un groupe d’une soixante de membres de Nuit Debout, venus de la manifestation contre la Loi Travail pour soutenir le Collectif a décidé d’occuper le lieu pour se faire entendre. Fabrice MANUEL, Directeur de Cabinet du maire a reçu une délégation de 4 membres du Collectif. Il a d’abord affirmé vouloir une solution respectant le principe « d’égalité de traitement» entre tous les demandeurs d’aide potentiels. Le tarif TAM existant de 3,40 euros/mois pour les chômeurs, personnes au RSA…1 était, il y a quelques années encore, proposé aux demandeurs d’asile en possession de leur attestation de dépôt de demande d’asile, ce qu’il s’est bien gardé de nous dire. Ce n’est plus le cas aujourd’hui et il n’avait pas l’air de vouloir fournir de réponse à notre demande.

    Pour essayer d’obtenir une réponse concrète, l’occupation s’est prolongée dans le hall de la Métropole. Au bout de 3 heures, la réponse apportée est un véritable enfumage politique : En acceptant notre demande, il s’agirait d’une « modification des tarifs de la TAM » : ajouter les demandeurs d’asile aux bénéficiaires de l’abonnement TAM à prix réduit nécessiterait une étude des bénéficiaires potentiels au-delà des 29 actuels, avant d’être proposée au Conseil de la Métropole, et ce n’est pas réalisable d’ici le 30 juin, date de la prochaine réunion du Conseil.

    Il faudra attendre le Conseil de juillet, et entre-temps il n’est pas question de fournir des cartes TAM gratuites aux migrants comme le demande le Collectif.

    Le Collectif maintient sa demande de gratuité ou, au minimum, un tarif réduit pour l’ensemble des demandeurs d’asile.

    UNE FÊTE D'INAUGURATION du TRAM à 80 000 € … ET RIEN POUR LES MIGRANTS !
    
    Pendant ce temps, la métropole débourse la modique somme de 80 000 € pour en mettre plein la vue lors de l'inauguration de la ligne 4 du tram en invitant le premier ministre2. De nombreuses animations musicales et une grande fête au Peyrou sont
    prévues... et on ne trouve pas une ligne de budget pour subventionner 29 abonnements à 3,50€ par mois (soit une subvention de ~1200 €/mois). La politique d'accueil n'est en réalité qu'une politique de relégation des plus vulnérables d'entre nous, en
    danger dans leur pays, rejeté-e-s ici, parqué-e-s avec au mieux une allocation de 350 € par mois pour vivre. 
    

    Un SCANDALE HUMANITAIRE et POLITIQUE à L’ECHELLE LOCALE et EUROPEENNE

    L’isolement social de ces migrant-e-s de Calais à qui l’État a fait des promesses non remplies est une honte. Derrière les déclarations d’intention, la politique de la France vise à externaliser la gestion des flux migratoires, en finançant les pays d’Afrique et du Maghreb pour qu’ils fassent le sale boulot. La logique de la préfecture est la même ici : alors qu’elle en a les moyens, elle préfère payer au rabais une association avec un nombre d’encadrant-e-s insuffisant et des hébergements en préfabriqué avec pour résultat des migrants livrés à eux-mêmes, sans accompagnement individuel pour les démarches, sans cours de français prévus, sans interprètes, sans moyen de se déplacer, etc.

    Le collectif va poursuivre ses démarches pour que la Préfecture et la Mairie de Montpellier prennent leurs responsabilités et appliquent les mêmes règles de droit à tous et toutes, sans discrimination. Face à ces politiques inhumaines, la solidarité est notre arme.

    1. Actuellement 17 catégories de bénéficiaires, dont 7 types de CDD. 2. http://www.lamarseillaise.fr/herault/societe/49869-le-bouclage-de-la-ligne-4-s-annonce-festif

    Par Groupe Un Autre Futur Sans-papiers
  • Rassemblement de soutien aux migrants

    Rassemblement de soutien aux migrants

    18 Juin 2016

    Jeudi 23, 15h30, place Zeus

    [gview file= »http://unautrefutur.org/wp-content/uploads/2016/06/Collectif-Migrant-e-s-Bienvenue-34_Appel-Rassemblement-160623.pdf »]

    [gview file= »http://unautrefutur.org/wp-content/uploads/2016/06/Collectif-Migrants-Bienvenue34_Appel.pdf »]

    Par Groupe Un Autre Futur Sans-papiers
  • Refugees Welcome !

    Refugees Welcome !

    03 Avr 2016

     

    Bienvenue au migrants – Refugees Welcome

    Malgré la pluie, Samedi 2 Avril une soixantaine de militant-e-s et sympathisant-e-s du Collectif Antifasciste 34 sont venu-e-s témoigner de leur solidarité et souhaiter la bienvenue aux migrants arrivés de Calais et accueillis à Montpellier dans l’ancienne caserne de gendarmerie.

    Plusieurs objectifs à ce rassemblement : souhaiter la bienvenue à ces personnes, témoigner une solidarité en apportant un peu de chaleur humaine, l’occasion de leur dire aussi qu’à Montpellier les migrant-e-s ont leur place et de dénoncer les discours de haine, d’exclusion, de nationalisme et de repli identitaire que peuvent porter certaines personnes, groupuscules ou partis politiques de droite et d’extrême droite et enfin de rappeler dans une prise de parole que :

    Depuis des années la mer Méditerranée est devenue un véritable cimetière pour les migrants, que la réponse des états européens est exclusivement sécuritaire.

    Ces personnes personnes qui fuient des guerres, des dictatures ou simplement la misère subissent ici les violences policières ou celles de groupuscules fascistes. Ce sont souvent pourtant les pays occidentaux par leur politique néocoloniale et impérialiste qui pour servir leurs intérêts économiques et stratégiques organisent le pillage des ressources dans les pays d’origine de ces migrants. Cela dit il existe aussi en Europe de nombreuses associations humanitaires, des collectifs, des organisations politiques et tout simplement des personnes pour penser et agir différemment.

    Nous en sommes. Nous refusons le tri entre réfugiés politiques et migrants économiques.

    Tous sont le fruits de la logique du profit au mépris de la vie.

    Parce qu’ aucun être humain n’est illégal, nous affirmons notre solidarité internationales avec tous-tes les exploité-e-s.

    https://cloud.c-g-a.org/index.php/s/wgOJUj13Cj6WX2d

     

     

    Par Groupe Un Autre Futur Anti-racisme Sans-papiers
  • Rassemblement : Refugees Welcome – Bienvenue à tout-tes les migrant-es. Ouverture des frontières pour toutes et tous

    Rassemblement : Refugees Welcome – Bienvenue à tout-tes les migrant-es. Ouverture des frontières pour toutes et tous

    28 Sep 2015

    Rassemblement à plan cabanes le samedi 3 octobre à 14h

    Après des années de quasi-indifférence, la mort de migrant-es tentant de traverser la Méditerranée fait enfin réagir. Les réponses des États européens sur l’accueil de réfugié-es restent dominées par une approche sécuritaire et criminalisante, l’arrivée de migrant-e-s continue à être posée comme un problème. Pendant que tous les regards ou presque sont focalisés sur l’annonce de l’accueil de 120 000 réfugié-es, les personnes qui parviennent à entrer en Europe et celles, les plus nombreuses, qui restent bloquées à ses portes, continuent de subir drames et humiliations.

    L’Union Européenne et l’État français mènent une politique impérialiste et répressive. Là-bas, en Afrique et au Moyen-Orient, ils organisent le pillage des richesses, ruinent les économies locales notamment vivrières et, pour servir leurs intérêts économiques et stratégiques, suscitent les guerres, bombardent villes et villages, arment les dictatures, contraignant les populations à l’exil. Ici, ils ferment les frontières, traquent les migrant-es, les enferment, les expulsent.

    Ce sont les exploiteurs et leurs relais à la tête des États, qui créent la misère ici et ailleurs. Eux qui favorisent la libre circulation des capitaux mais interdisent la libre circulation des gens. Eux qui, après avoir contraint par centaines de milliers les gens à fuir, les condamnent à errer, à mourir noyés, électrocutés, en durcissant toujours plus leurs politiques migratoires. Eux qui, loi après loi, transforment la violence de l’exil en crime. Eux qui, avec la complicité des grands médias, cherchent à casser la solidarité en France et en Europe en désignant les migrant-es comme boucs émissaires d’un précarisation généralisée qu’ils nous imposent pour mieux s’enrichir.

    Nous refusons le tri abject entre réfugié-es de guerre « légitimes » et « migrant-es économiques » indésirables. Tou-te-s sont légitimes, tou-tes sont les victimes de la même logique, celle du profit de quelques-un-e-s au mépris de la vie de tou-tes. Parce qu’aucun être humain n’est illégal, parce que ce sont les mêmes intérêts qui nous oppriment ici, qui les tuent là-bas, nous affirmons notre solidarité internationale avec tout-es les exploité-es.

    Ouverture des frontières !
    Régularisation de tout-es les sans-papiers !
    Liberté de circulation et d’installation pour toutes et tous !
    Pas de distinction entre réfugié-es et migrant-es !
    Abolition des lois criminalisant les migrant-es !

    Signataires : Coordination des Groupes Anarchistes 34, Alternative Libertaire 34, CNT 34 Éducation Santé Social, Collectif anarchiste « Rêve Générale », Ensemble ! 34, Fédération Anarchiste 34, Ligue des Droits de l’Homme Mtp, Nouveau Parti Anticapitaliste 34, Parti de Gauche 34, Solidaires Étudiant-es Mtp, des individu-es

    Par Groupe Un Autre Futur Anti-racisme International Sans-papiers
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