Sécuritaire

  • Non à la saison croisée « France-Israël » !

    Non à la saison croisée « France-Israël » !

    02 Juin 2018

    Le 5 juin prochain, commencera la saison « France-Israël ». A cette occasion, Emmanuel Macron recevra Benyamin Netanyahou, premier ministre d’Israël, alors que les forces armées ont réprimés dans le sang des manifestations de civils palestiniens. Une manifestation est appelée le 5 juin à 18h30, nous vous transmettons l’appel dont nous sommes signataires:
    SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE PALESTINIEN
    NON A LA SAISON CROISÉE « FRANCE-ISRAËL »
    MARDI 5 JUIN 18H30
    Place de la Comédie MONTPELLIER
    Il n’y a pas de « conflit israélo-palestinien ». Derrière cette formule trop souvent employée, se cache une autre réalité. Celle d’un état sur-armé qui, après avoir violemment chassé de leurs terres des centaines de milliers de palestinien-es en 1948, après avoir envahi militairement la Cisjordanie, la bande de Gaza et Jérusalem en 1967 lors de la « guerre des 6 jours » pour les coloniser, se permet maintenant d’estropier et de tuer des milliers de civils désarmés qui ne font que réclamer un juste droit : celui de pouvoir retourner vivre sur les terres dont ils ont été chassés. Un état qui depuis sa création bafoue systématiquement le droit international et piétine les droits humains les plus élémentaires.
    L’état israélien ne peut agir ainsi sans le soutien et le silence complice des grandes puissances. Soutien direct des États Unis qui installent leur ambassade à Jérusalem, soutien honteux de l’état français qui tout en ayant fermement condamné les violences commises par les forces armées israéliennes contre les manifestants palestiniens à Gaza », s’apprête à recevoir Netanyahou pour lancer en commun la « Saison France-Israël » dont le but officiel est de « /resserrer les liens entre la France et Israël dans tous les domaines de la recherche, de l’économie, de la vie sociale et des arts/ ». Ce qui, dans les circonstances actuelles, se résume tout simplement à une tentative de redorer le blason de l’État d’Israël et de l’absoudre de ses crimes.

    *Les organisations soussignées tiennent à affirmer leur solidarité avec le peuple palestinien, en particulier pour le droit au retour des réfugié-es sur leurs terres.

    *Elles demandent l’arrêt de toute coopération militaire avec l’État d’Israël.

    *Comme 80 personnalités issues du monde des arts et des milliers de signataires de la pétition « Nous demandons l’annulation de la saison France-Israël« , elles exigent cette annulation.

     

    *Elles appellent la population et l’ensemble des organisations démocratiques à se rassembler

     

     à Montpellier le Mardi 5 juin
    (jour du lancement de cette campagne par Macron et Netanyahou
    ainsi que jour anniversaire du début la Guerre des 6 jours)
    à partir de 18h 30
    sur la Place de La Comédie à Montpellier. 

    Premiers signataires : APLR (Association des Palestiniens du Languedoc-Roussillon), BDS 34, CCIPPP34, Cimade LR, CGA 34, CMF, Ensemble34, FUIQP, MAN 34, NPA 34, UJFP 34…

  • L’État d’urgence de l’exception à la norme ?

    L’État d’urgence de l’exception à la norme ?

    09 Sep 2017

    L’ Assemblée Générale contre l’état d’urgence et les violences d’état vous propose une soirée information et débat :
             L’État d’urgence de l’exception à la norme ?
    Jeudi 14 Septembre – 19h à 21h30 Salle Guillaume de Nogaret (Espace Pitot)

    En vigueur depuis les attentats du 13 novembre 2015, l’état d’urgence devait s’arrêter au 15 juillet, il a été prolongé pour la 6ème fois jusqu’au 1er Novembre, soit un record de durée ininterrompue depuis la création de ce régime d’exception pendant la guerre d’Algérie. Il permet notamment, sans feu vert initial d’un juge, assignations à résidence, perquisitions, interdictions de cortèges, contrôles d’identité et fouilles de bagages et de véhicules, fermetures de lieux de réunion…

    Le président Macron a annoncé le 3 juillet devant le congrès réuni à Versailles : « …je rendrai aux Français leurs libertés en levant l’état d’urgence à l’automne. Ces libertés sont la condition d’une démocratie forte ». Sans oublier toutefois d’appeler de ses vœux l’adoption d’un projet de « loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme ».

    Ce projet prévoit de rendre pérennes certaines mesures de l’état d’urgence. (Conditions d’une démocratie forte ?…).
    Déroulement de la soirée :
    Présentation de l’ AG contre l’état d’urgence, actions, solidarité (Par des membres de l’ AG)
    Intervention d’ Alain Ottan (Avocat )sur les contenus de l’état d’urgence et  leurs transcriptions dans le droit commun.
    Questions / Débats.

     

    Par Groupe Un Autre Futur Répression Sécuritaire
  • Enquête en Italie sur l’accueil des réfugiés

    Enquête en Italie sur l’accueil des réfugiés

    28 Août 2017

    Lorsque des camarades, membre de la coordination Cévennes /Méditerranée (coordination régionale de collectifs de solidarité avec les personnes migrantes) partent enquêter en Italie… Un article à lire sur le média libertaire Rapports de force.

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration Répression Sans-papiers Sécuritaire
  • Liberté pour les prisonniers du mouvement social

    Liberté pour les prisonniers du mouvement social

    30 Mar 2017

    Mikael, Sylvain et Yann Bo ont été jetés en prison. Dans une période où un arsenal de lois liberticides semblent instaurer un état d’exception quasi permanent, l’arbitraire de la justice se banalise. Les militant-e-s issu-e-s des mouvements sociaux sont victimes d’une logique de fichage généralisé, de délit d’opinion, de montages et de témoignages policiers complaisants. Trop souvent la presse relaye les thèses émanant de réseaux sociaux d’extrême droite et visant à calomnier et discréditer ces mouvements populaires.

    Dans une situation de paupérisation sociale qui se généralise, la répression ne concerne pas que les « militant-e-s », loin de là, et se sont souvent les personnes les plus pauvres qui font les frais de l’arbitraire, du racisme ou de la cruauté des administrations et des juges. Les conditions de vie en prison sont inhumaines et le seul projet des politiques est d’en construire encore davantage. Cette manière de « gérer la crise » sur notre dos, nous n’en voulons pas !

    Nous appelons les familles et proches des détenus de Villeneuve-lès-Maguelone ainsi que tous les militant-e-s des mouvement sociaux à se rassembler pour aller porter un message de solidarité aux prisonniers (ramenez votre bonne humeur, vos messages, vos instruments de musique et vos cotillons).

    Le vendredi 31 mars

    18 H au tram Garcia Lorca pour un covoiturage collectif vers la prison de VLM

    19 H sur le parking de la prison de VLM

    Solidarité avec tou-te-s les inculpé-e-s !

    Solidarité avec tou-te-s les prisonniers-ères !

    Par Groupe Un Autre Futur Répression Sécuritaire
  • Un bilan de la marche montpelliéraine pour la justice et la dignité

    Un bilan de la marche montpelliéraine pour la justice et la dignité

    20 Mar 2017

    Loin du battage médiatique autour de la campagne électorale, dans plusieurs villes de France, des rassemblements et des marches se sont tenues contre le racisme, les violences policières, la hogra, la chasse aux migrant-e-s, et pour la liberté de circulation. A Montpellier, le Peyrou a été investi une partie de la journée pour un pique-nique solidaire, occasion de faire davantage connaissance avec les migrants venus participer à la journée mais aussi moment de rencontres entre les différentes organisations, collectifs, artistes et personnes présentes pour la mobilisation.

    Trois portraits géants de réfugiés soudanais réalisés par Al sticking ont été exposés puis transportés jusqu’à la place de la Comédie pour être en fin de parcours, exposés devant les grilles de la préfecture, principale responsable des refus de demande d’asile et de régularisation. Présents lors de la marche ils ont accepté que leur cas soit médiatisé pour tenter de faire avancer la situation pour l’ensemble des migrants du CAO dans lequel ils sont hébergés : pouvoir demander le droit d’asile en France et ne pas subir la procédure d’expulsion liée aux accords de Dublin.

    Nous avons défilé à 250 personnes, en dénonçant les violences policières et les racismes d’où qu’ils viennent, mettant en avant notre solidarité, notre détermination à montrer qu’il n’existe pas de bons ou de mauvais immigrés, comme il n’existe pas de bons ou de mauvais manifestants et que notre seule force, c’est de de ne pas nous diviser face aux attaques capitalistes. Des passants nous ont applaudi, quelqu’un a eu les larmes aux yeux, un vieux monsieur était outré, les rues n’étaient pas vides pour un dimanche si bien qu’un groupe de jeunes femmes nous a rejoint pendant la marche et s’est proposé pour scander un texte revendiquant l’égalité et chanter un morceau de Nina Simone, « Ain’t got no, i got life » donnant à la fin de la manif une force supplémentaire.

    J’ai pas de maison, j’ai pas de chaussures
    j’ai pas d’argent, j’ai pas de classe
    j’ai pas de jupes, j’ai pas de pull
    j’ai pas de parfum, j’ai pas de bière
    j’ai pas d’avis

    J’ai pas de mère, j’ai pas de culture
    j’ai pas d’amis, j’ai pas d’éducation
    j’ai pas d’amour, j’ai pas de nom
    j’ai pas de ticket, j’ai pas de sujet
    j’ai pas de dieu

    Et qu’est-ce que j’ai
    pourquoi suis-je en vie de toutes façons
    Ouais qu’est-ce que j’ai
    que quelqu’un puisse emporter

    j’ai mes cheveux, j’ai ma tête
    j’ai mon cerveau, j’ai mes oreilles
    j’ai mes yeux, j’ai mon nez
    j’ai ma bouche, j’ai mon sourire

    j’ai ma langue, j’ai mon menton
    j’ai mon cou, j’ai mes seins
    j’ai mon cœur, j’ai mon âme
    j’ai mon dos, j’ai mon sexe

    j’ai mes bras, j’ai mes mains
    j’ai mes doigts, j’ai mes jambes
    j’ai mes pieds, j’ai mes orteils
    j’ai mon foie, j’ai mon sang

    j’ai la vie, j’ai ma liberté
    j’ai la vie, j’ai la vie
    et je vais la garder
    j’ai la vie et personne ne me la prendra
    j’ai la vie

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration Répression Sans-papiers Sécuritaire
  • Jeudi 16 mars : Rassemblement de soutien à Jules pendant son procès, 8h30 devant le TGI

    Jeudi 16 mars : Rassemblement de soutien à Jules pendant son procès, 8h30 devant le TGI

    11 Mar 2017

    Face à la répression, la solidarité est notre arme
    Relaxe pour Jules Panetier !

    [gview file= »http://unautrefutur.org/wp-content/uploads/2017/03/defense_panetier.pdf »]

    Repris du site du journal indépendant Le Poing

    Répression : Jules Panetier de nouveau séquestré par l’État

    Libre. Comme la dernière fois, j’ai été arrêté arbitrairement dans la rue et placé quarante-deux heures en garde à vue au commissariat de Montpellier. Comme la dernière fois, la justice m’accuse d’avoir insulté un policier (le 15 septembre et le 26 octobre). Comme la dernière fois il n’y a aucune preuve dans le dossier, sinon la « bonne foi » des policiers. Mais cette fois-ci, je ne passe pas en comparution immédiate.

    Le procès c’est le 30 mars et d’ici là je suis sous contrôle judiciaire : je dois pointer deux fois par semaine au commissariat et je suis interdit de rentrer en contact avec les deux policiers qui m’accusent de les avoir insultés. Mais je ne sais pas qui sont ces policiers (la juge des libertés et de la détention m’a donné le droit de pouvoir bientôt obtenir des photos d’eux). Peut-être font-ils partie des policiers qui me menacent et me harcèlent régulièrement dans la rue ? De fait, cette interdiction de rentrer en contact avec des policiers que je ne connais pas signifie pour moi une assignation à résidence puisque les policiers cherchent fréquemment à rentrer « en contact » avec moi dans la rue, la plupart du temps par l’insulte. Et même quand ce sera pour aller pointer au commissariat, je vais devoir marcher entouré d’amis caméras et micros au poing, car il suffirait que ces policiers m’attendent devant la porte du commissariat pour que je rentre en « contact » avec eux et que mon contrôle judiciaire soit rompue, m’assurant de nouveau une place à la prison de Villeneuve-lès-Maguelone.

    Avant mon procès-verbal avec l’officier de police judiciaire, en off, je lui ai dit que les accusations portées contre moi étaient mensongères, qu’il le savait pertinemment et que toute la procédure était purement politique. Il a tranquillement acquiescé avant de se justifier de n’être que le pion d’un système plus vaste. Au commissariat, j’étais le détenu à ne pas louper : les policiers sortaient de leurs bureaux juste pour me faire partager leur plaisir de me voir chez eux.

    Peut-être que si je les attire, c’est parce que comme je l’ai appris aujourd’hui, je suis une « atteinte à la sûreté de l’Etat […] anarcho-autonome, anarcho-libertaire (!), individu dangereux susceptible de commettre des actes violents sur tout le territoire national et à l’étranger ». Tels des complotistes, ils pensent que je suis le chef d’une organisation locale structurée.

    Les policiers, matons, militaires et autres gardiens de l’état ne comprennent pas qu’il n’y a pas d’organisation structuré en face d’eux, mais un océan de galériens et de galériennes qui luttent pour vivre, pour avoir un toit, pour ne pas subir les oppressions policières, sexistes, racistes, pour ne pas se faire gueuler dessus par un patron pour 7 balles de l’heure, etc […].

    Ma défense lors du procès sera politique, et j’ai besoin d’un maximum de soutien et de témoignages pour éviter qu’il me rejette en prison sans raison.

    Jules Panetier

    Par Groupe Un Autre Futur Luttes Sociales Répression Sécuritaire
  • Mercredi 15 mars : Rassemblement de soutien à Frédéric pendant son procès, 8h30 devant le TGI.

    Mercredi 15 mars : Rassemblement de soutien à Frédéric pendant son procès, 8h30 devant le TGI.

    11 Mar 2017

    La non-violence n’échappe pas à la répression

    Le 15 septembre 2016, un peu partout en France, les dernières manifestations contre la loi »Travaille! » parcouraient les rues comme un cortège funèbre. A Montpellier, la motivation est à la baisse. Quelques grafs sont faits, mais dans l’ensemble la manif’ est très calme. Suffisamment calme pour endormir la vigilance.
    Moi, je profite de ce calme pour écrire quelques punchlines au marqueur. Je me suis masqué le visage pour la forme : j’ai mis un t-shirt jaune sur la tête, histoire de rajouter un peu de couleur. Je suis plus visible que jamais, mais je ne suis pas venu pour me cacher, et je ne crois pas que ce que je fais puisse me valoir d’être recherché. J’écris « Nous ne négocions pas avec ceux qui nous construisent » sur une palissade de chantier. Je me crois malin.
    Plus tard, le groupe de fin de manif’ s’apprête à tenir une Assemblée Générale sur le parvis du TGI, sous les yeux moqueurs de la BAC. Alors qu’on s’apprête à démarrer, des cris retentissent du Peyrou au-dessus. Des contrôles de sacs tournent mal, y paraît. On se lève, on y va. Le groupe s’étire, les plus motivéEs courant devant pendant que d’autres traînent la patte. Algarade au Peyrou, ça gaze un peu, ça matraque pas mal, ça disperse beaucoup. 3 copainEs sont attrapéEs. Un groupe encore au TGI, un groupe aux Arceaux, moi au milieu qui fais la navette. A deux reprises on me dit que l’on a entendu mon signalement au talkie des flics. Je comprends pas trop pourquoi, mais me dit qu’il serait sage de me tirer. Je pars avec une amie, en direction de Plan Cabanes.
    On marche. Une camionnette de la Nationale s’arrête à notre niveau. 4 policierEs en jaillissent etcourent directement sur moi. Panique. Une demi-seconde de réflexion, et je m’élance. Je ne crois pas être le seul à avoir peur quand la police me fonce dessus, surtout lorsqu’elle ne prend pas la peine d’effectuer les sommations réglementaires. Comme le dit un slogan sorti récemment, « Théo et Adama te rappellent pourquoi Zyed et Bouna couraient ». Je cours. Après un court moment, un flic en scooter se porte à ma hauteur, et l’on me somme, pour la première fois, de m’arrêter. J’obéis. Jesuis abasourdi. J’ai l’impression d’avoir 3 étoiles à GTA : 2 véhicules de police passent à côté de moi, avant que l’on m’embarque dans un troisième. « Mais qu’est-ce que j’ai fait ? » je me souviens avoir crié au moment de mon interpellation. 1 minute d’adrenaline, l’impression d’être un criminel recherché. Pourtant, je ne suis pas un criminel.
    Je ne suis pas violent, pour la bonne raison que je n’ai jamais appris à l’être. Je ne sais pas me battre, car je ne me suis jamais battu. Mon parcours a été l’itinéraire du bon élève : mention au bac, classes prépa, grande école, doctorat. Depuis le 13/12, je suis docteur de l’Université de Montpellier,spécialiste en génétique évolutive. Je suis l’intellectuel de gauche, comme il en existe 100 000. Je suis un scientifique : mon boulot, c’est de comprendre et d’expliquer le monde.
    J’ai étudié, et j’ai vu. J’ai compris que l’on vit dans un monde où les riches sont de plus en plus riches, et les pauvres de plus en plus nombreux. J’ai compris que la recherche du profit a maintenant plus de valeur que la raison, l’amour, la solidarité, la bienveillance. J’ai compris que des riches paient d’autres riches pour expliquer aux classes moyennes qu’il faut blâmer les pauvres, assistés nationaux ou immigrés illégaux. J’ai compris que de l’injustice naît la frustration, que la frustration est le terreau de la colère, et que la colère mène à la guerre. Cette colère, je la ressens comme des millions d’autres personnes. J’ai choisi une expression non-violente de cette colère, j’ai été réprimé.
    Face à un acte aussi bénin qu’écrire au marqueur sur une palissade de chantier, l’exécutif a fait le choix d’une répression démesurée. Une demi-douzaine de fonctionnaires de polices mobiliséEs, plusieurs véhicules, 21h de garde-à-vue (illégale, puisque dissimulation du visage et dégradation légère ne sont pas passibles d’emprisonnement !). Et 6 mois plus tard, je suis poursuivi pour dissimulation du visage en manifestation et dégradation de matériel d’utilité publique. La disproportion des moyens mis en œuvre indique clairement que ce n’est pas un acte illégal qui est poursuivi, mais bien ma personne, mon  engagement politique, mes idées.
    Dans un contexte où de plus en plus de liberté d’action est laissée à la police, et où la justice a tendance à condamner gravement des actes politiques (des personnes sabotent des tourniquets de métro, elles sont poursuivies pour association de malfaiteurs ; un lancer de ballon de peinture peut valoir du sursis et plusieurs centaines d’euros), cela pose la question d’une dérive autoritaire des institutions censées maintenir l’ordre. Cela pose de graves questions en termes de liberté d’expression et de liberté d’opinion. Le verdict du juge sera politique. Il nous indiquera s’il y a encore la place pour une contestation non violente sans concession en France.
    Pour défendre la liberté d’opinion politique, pour montrer au juge que je ne suis pas seul à être inquiet sur la situation démocratique de notre pays, pour rappeler au tribunal que nous serons attentif au verdict qui sera rendu, nous organisons un rassemblement de soutien devant le TGI, à 8h30 le mercredi 15 mars. Venez nombreuses et nombreux, ensemble luttons contre la criminalisation de la contestation sociale.
    F.
    Par Groupe Un Autre Futur Répression Sécuritaire
  • Samedi 11 mars, 15h, Plan Cabanes : Manifestation contre la répression, la prison et en soutien avec les inculpés du mouvement social

    Samedi 11 mars, 15h, Plan Cabanes : Manifestation contre la répression, la prison et en soutien avec les inculpés du mouvement social

    08 Mar 2017

    L’AG contre l’état d’urgence et les violences d’état appelle à une manifestation dans le cadre de sa campagne contre le répression, et avant les procès de Jules, Fred et les autres.

    Campagne contre les violences d’État et la répression Solidarité, mobilisons-nous !

    Au nom de l’antiterrorisme, l’État mène la guerre à l’extérieur, multipliant les opérations militaires, et à l’intérieur, par la répression et le renforcement de son arsenal sécuritaire !

    Mesures d’exceptions et lois sécuritaires se multiplient, restreignant toujours davantage nos libertés individuelles et collectives (liberté d’expression, d’association, de circulation, etc.), élargissant les possibilités de surveillance et de fichage, et durcissant les peines.

    L’état d’urgence a été prolongé à cinq reprises, conférant au ministère de l’Intérieur, à ses préfets et sa police un large éventail de pouvoirs, dont la perquisition des logements de jour comme de nuit et l’assignation à résidence sans que l’autorisation d’un juge soit nécessaire.

    Au quotidien, l’État réprime, discrimine, blesse, enferme, et parfois tue.

    Dans le même temps, toutes les luttes sociales pour résister au rouleau compresseur capitaliste, mouvements salariaux, luttes pour le logement, mobilisations de solidarités avec les migrant-e-s, sont sévèrement réprimées et criminalisées.

    A Montpellier, après les procès du Royal occupé et de Luttopia, lieux d’habitation et espaces politiques et culturels, plusieurs autres arrivent : celui de Jules, militant sur lequel la police s’acharne (16 mars), celui de Fred, interpellé dans le cadre d’une manifestation contre la loi travail (15 mars), et ceux de Jambo et Sylvain, interpellés arbitrairement lors du carnaval (24 mars).

    L’AG contre l’état d’urgence et les violences d’État a donc organisé une campagne de solidarité et de mobilisation, avec des soirées de débats, projection, concert, mais aussi des rassemblements de soutien et une manifestation !

    Assemblée Générale de Montpellier contre l’état d’urgence et les violences d’État

    Facebook :@ AGMontpellierEtatdUrgence

    Réunion tous les mardis à 19h au Barricade (14 rue Aristide Ollivier, quartier Gare)

    Voir l’agenda ci-dessous :

    [gview file= »http://unautrefutur.org/wp-content/uploads/2017/03/agenda-v4.pdf »]

     

    Par Groupe Un Autre Futur Répression Sécuritaire
  • La CGA est  signataire de l’appel national du 19 mars

    La CGA est signataire de l’appel national du 19 mars

    03 Mar 2017

    Un par mois. C’est, en moyenne, le nombre de pères, de frères, de fils que nous perdons à cause de la brutalité des forces de l’ordre. Une brutalité qui prend plusieurs formes : des techniques de pliage qui conduisent à l’asphyxie des victimes aux coups de poings, de balles ou de Taser qui, dans les pires des cas, s’avèrent mortels.

    Régulièrement depuis plus de 40 ans, les nôtres sont ainsi tués par l’État Français, aux mains de ceux que l’on appelle ironiquement les « gardiens de la paix ». Régulièrement depuis plus de 40 ans, c’est l’impunité la plus abjecte et les campagnes de criminalisation qui répondent aux mobilisations de celles et ceux qui réclament vérité et justice pour leurs morts. L’acharnement policier, judiciaire et politique contre la famille Traoré, à qui nous exprimons toute notre solidarité, en est la preuve. À chaque fois, c’est la même histoire.

    La répression qui nous vise, nous familles de victimes, s’est accentuée sous le régime de l’état d’urgence. Tous les abus sont devenus possibles, avec leurs lots de conséquences tragiques. Ce n’est plus la police qui s’adapte à la loi, c’est la loi qui s’adapte à la police… Et nous sommes loin d’être les seuls à avoir été visés par le renforcement des dispositifs sécuritaires et des violences d’État. En 2015, le gouvernement a déclaré une véritable guerre intérieure : il a traqué les migrants et ceux qui les défendent, poursuivi la traditionnelle répression des « Noirs », des « Arabes », des « Rroms » et plus généralement des quartiers populaires, ciblé les « Musulmans » notamment via des perquisitions, des assignations à résidence et des fermetures de mosquées totalement arbitraires…À cela s’ajoute la querre sociale qu’ont menée Valls et consors, notamment dans le cadre de la mobilisation contre la loi travail. Face aux résistances des quartiers populaires et du mouvement social, on a vu les violences se déchainer en touchant des catégories jusqu’ici protégées.

    Les attentas terribles que nous avons connus en 2015 et en 2016 sont venus renforcer l’arsenal sécuritaire alors qu’ils sont la conséquence directe de la politique guerrière que la France et ses alliés mènent à l’étranger. L’État Français, qui pèse toujours de tout son poids sur les peuples qu’il domine comme en Afrique, prolonge cette politique au Proche-Orient tout comme il entérine l’occupation de la Palestine. Sa « lutte contre le terrorisme » ressemble surtout à une agression permanente contre des peuples innocents. C’est, entre autres, ce qui nourrit la crise humanitaire des réfugiés, traités cyniquement comme une menace potentiellement « terroriste ». C’est le serpent qui se mord la queue : le climat de guerre intérieure permet de justifier le contrôle toujours plus brutal de la population et délivre un permis de violence aux forces de l’ordre qui répriment toutes les gueules qui ne lui reviennent pas et tous ceux qui, des familles de victimes aux manifestants contre la loi travail en passant par les militants des quartiers populaires à la ZAD, osent s’organiser contre l’État, réclamer justice et affirmer leur Dignité.

    Nous sommes tous concernés!

    La campagne présidentielle ne va rien arranger. Au contraire. Presque chaque nouvelle déclaration est une insulte faite à nos combats, à nos préoccupations et à nos urgences.

    • Parce que nous ne nous soumettrons pas à l’arbitraire du pouvoir,
    • Parce que les mots « justice » et « dignité » ont encore un sens pour nous,
    • Parce que nous pensons qu’il est primordial de nous organiser, ensemble, pour lutter contre la guerre faite aux pauvres, aux migrants, aux descendants de colonisés,

    Nous appelons tout-e-s celles et ceux qui se sentent concernés par ces sujets à nous rejoindre dans toutes les initiatives à venir (voir calendrier au bas de la page) et à participer très largement à la Marche pour la Justice et la Dignité qui aura lieu le dimanche 19 mars 2017 à Paris.Contre la hogra, contre l’humiliation, contre le racisme et les violences policières, contre les guerres lâches faites en notre nom contre des peuples qui ne nous ont rien fait.

    Retrouvons espoir, force et unité pour faire bloc ensemble au nom de la Justice et de la Dignité.

    Voir ce même appel avec les premiers signataires paru sur Médiapart : https://blogs.mediapart.fr/marche19mars/blog/191216/le-19-mars-une-marche-pour-la-justice-et-la-dignite

    Ci-dessous le tract de la CGA qui sera distribué à Paris :

    [gview file= »http://unautrefutur.org/wp-content/uploads/2017/03/solidarité-théo.pdf »]

    Par Groupe Un Autre Futur Anti-racisme Répression Sécuritaire
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