Sécuritaire

  • Un bilan de la marche montpelliéraine pour la justice et la dignité

    Un bilan de la marche montpelliéraine pour la justice et la dignité

    20 Mar 2017

    Loin du battage médiatique autour de la campagne électorale, dans plusieurs villes de France, des rassemblements et des marches se sont tenues contre le racisme, les violences policières, la hogra, la chasse aux migrant-e-s, et pour la liberté de circulation. A Montpellier, le Peyrou a été investi une partie de la journée pour un pique-nique solidaire, occasion de faire davantage connaissance avec les migrants venus participer à la journée mais aussi moment de rencontres entre les différentes organisations, collectifs, artistes et personnes présentes pour la mobilisation.

    Trois portraits géants de réfugiés soudanais réalisés par Al sticking ont été exposés puis transportés jusqu’à la place de la Comédie pour être en fin de parcours, exposés devant les grilles de la préfecture, principale responsable des refus de demande d’asile et de régularisation. Présents lors de la marche ils ont accepté que leur cas soit médiatisé pour tenter de faire avancer la situation pour l’ensemble des migrants du CAO dans lequel ils sont hébergés : pouvoir demander le droit d’asile en France et ne pas subir la procédure d’expulsion liée aux accords de Dublin.

    Nous avons défilé à 250 personnes, en dénonçant les violences policières et les racismes d’où qu’ils viennent, mettant en avant notre solidarité, notre détermination à montrer qu’il n’existe pas de bons ou de mauvais immigrés, comme il n’existe pas de bons ou de mauvais manifestants et que notre seule force, c’est de de ne pas nous diviser face aux attaques capitalistes. Des passants nous ont applaudi, quelqu’un a eu les larmes aux yeux, un vieux monsieur était outré, les rues n’étaient pas vides pour un dimanche si bien qu’un groupe de jeunes femmes nous a rejoint pendant la marche et s’est proposé pour scander un texte revendiquant l’égalité et chanter un morceau de Nina Simone, « Ain’t got no, i got life » donnant à la fin de la manif une force supplémentaire.

    J’ai pas de maison, j’ai pas de chaussures
    j’ai pas d’argent, j’ai pas de classe
    j’ai pas de jupes, j’ai pas de pull
    j’ai pas de parfum, j’ai pas de bière
    j’ai pas d’avis

    J’ai pas de mère, j’ai pas de culture
    j’ai pas d’amis, j’ai pas d’éducation
    j’ai pas d’amour, j’ai pas de nom
    j’ai pas de ticket, j’ai pas de sujet
    j’ai pas de dieu

    Et qu’est-ce que j’ai
    pourquoi suis-je en vie de toutes façons
    Ouais qu’est-ce que j’ai
    que quelqu’un puisse emporter

    j’ai mes cheveux, j’ai ma tête
    j’ai mon cerveau, j’ai mes oreilles
    j’ai mes yeux, j’ai mon nez
    j’ai ma bouche, j’ai mon sourire

    j’ai ma langue, j’ai mon menton
    j’ai mon cou, j’ai mes seins
    j’ai mon cœur, j’ai mon âme
    j’ai mon dos, j’ai mon sexe

    j’ai mes bras, j’ai mes mains
    j’ai mes doigts, j’ai mes jambes
    j’ai mes pieds, j’ai mes orteils
    j’ai mon foie, j’ai mon sang

    j’ai la vie, j’ai ma liberté
    j’ai la vie, j’ai la vie
    et je vais la garder
    j’ai la vie et personne ne me la prendra
    j’ai la vie

    Par Groupe Un Autre Futur Immigration Répression Sans-papiers Sécuritaire
  • Jeudi 16 mars : Rassemblement de soutien à Jules pendant son procès, 8h30 devant le TGI

    Jeudi 16 mars : Rassemblement de soutien à Jules pendant son procès, 8h30 devant le TGI

    11 Mar 2017

    Face à la répression, la solidarité est notre arme
    Relaxe pour Jules Panetier !

    [gview file= »http://unautrefutur.org/wp-content/uploads/2017/03/defense_panetier.pdf »]

    Repris du site du journal indépendant Le Poing

    Répression : Jules Panetier de nouveau séquestré par l’État

    Libre. Comme la dernière fois, j’ai été arrêté arbitrairement dans la rue et placé quarante-deux heures en garde à vue au commissariat de Montpellier. Comme la dernière fois, la justice m’accuse d’avoir insulté un policier (le 15 septembre et le 26 octobre). Comme la dernière fois il n’y a aucune preuve dans le dossier, sinon la « bonne foi » des policiers. Mais cette fois-ci, je ne passe pas en comparution immédiate.

    Le procès c’est le 30 mars et d’ici là je suis sous contrôle judiciaire : je dois pointer deux fois par semaine au commissariat et je suis interdit de rentrer en contact avec les deux policiers qui m’accusent de les avoir insultés. Mais je ne sais pas qui sont ces policiers (la juge des libertés et de la détention m’a donné le droit de pouvoir bientôt obtenir des photos d’eux). Peut-être font-ils partie des policiers qui me menacent et me harcèlent régulièrement dans la rue ? De fait, cette interdiction de rentrer en contact avec des policiers que je ne connais pas signifie pour moi une assignation à résidence puisque les policiers cherchent fréquemment à rentrer « en contact » avec moi dans la rue, la plupart du temps par l’insulte. Et même quand ce sera pour aller pointer au commissariat, je vais devoir marcher entouré d’amis caméras et micros au poing, car il suffirait que ces policiers m’attendent devant la porte du commissariat pour que je rentre en « contact » avec eux et que mon contrôle judiciaire soit rompue, m’assurant de nouveau une place à la prison de Villeneuve-lès-Maguelone.

    Avant mon procès-verbal avec l’officier de police judiciaire, en off, je lui ai dit que les accusations portées contre moi étaient mensongères, qu’il le savait pertinemment et que toute la procédure était purement politique. Il a tranquillement acquiescé avant de se justifier de n’être que le pion d’un système plus vaste. Au commissariat, j’étais le détenu à ne pas louper : les policiers sortaient de leurs bureaux juste pour me faire partager leur plaisir de me voir chez eux.

    Peut-être que si je les attire, c’est parce que comme je l’ai appris aujourd’hui, je suis une « atteinte à la sûreté de l’Etat […] anarcho-autonome, anarcho-libertaire (!), individu dangereux susceptible de commettre des actes violents sur tout le territoire national et à l’étranger ». Tels des complotistes, ils pensent que je suis le chef d’une organisation locale structurée.

    Les policiers, matons, militaires et autres gardiens de l’état ne comprennent pas qu’il n’y a pas d’organisation structuré en face d’eux, mais un océan de galériens et de galériennes qui luttent pour vivre, pour avoir un toit, pour ne pas subir les oppressions policières, sexistes, racistes, pour ne pas se faire gueuler dessus par un patron pour 7 balles de l’heure, etc […].

    Ma défense lors du procès sera politique, et j’ai besoin d’un maximum de soutien et de témoignages pour éviter qu’il me rejette en prison sans raison.

    Jules Panetier

    Par Groupe Un Autre Futur Luttes Sociales Répression Sécuritaire
  • Mercredi 15 mars : Rassemblement de soutien à Frédéric pendant son procès, 8h30 devant le TGI.

    Mercredi 15 mars : Rassemblement de soutien à Frédéric pendant son procès, 8h30 devant le TGI.

    11 Mar 2017

    La non-violence n’échappe pas à la répression

    Le 15 septembre 2016, un peu partout en France, les dernières manifestations contre la loi »Travaille! » parcouraient les rues comme un cortège funèbre. A Montpellier, la motivation est à la baisse. Quelques grafs sont faits, mais dans l’ensemble la manif’ est très calme. Suffisamment calme pour endormir la vigilance.
    Moi, je profite de ce calme pour écrire quelques punchlines au marqueur. Je me suis masqué le visage pour la forme : j’ai mis un t-shirt jaune sur la tête, histoire de rajouter un peu de couleur. Je suis plus visible que jamais, mais je ne suis pas venu pour me cacher, et je ne crois pas que ce que je fais puisse me valoir d’être recherché. J’écris « Nous ne négocions pas avec ceux qui nous construisent » sur une palissade de chantier. Je me crois malin.
    Plus tard, le groupe de fin de manif’ s’apprête à tenir une Assemblée Générale sur le parvis du TGI, sous les yeux moqueurs de la BAC. Alors qu’on s’apprête à démarrer, des cris retentissent du Peyrou au-dessus. Des contrôles de sacs tournent mal, y paraît. On se lève, on y va. Le groupe s’étire, les plus motivéEs courant devant pendant que d’autres traînent la patte. Algarade au Peyrou, ça gaze un peu, ça matraque pas mal, ça disperse beaucoup. 3 copainEs sont attrapéEs. Un groupe encore au TGI, un groupe aux Arceaux, moi au milieu qui fais la navette. A deux reprises on me dit que l’on a entendu mon signalement au talkie des flics. Je comprends pas trop pourquoi, mais me dit qu’il serait sage de me tirer. Je pars avec une amie, en direction de Plan Cabanes.
    On marche. Une camionnette de la Nationale s’arrête à notre niveau. 4 policierEs en jaillissent etcourent directement sur moi. Panique. Une demi-seconde de réflexion, et je m’élance. Je ne crois pas être le seul à avoir peur quand la police me fonce dessus, surtout lorsqu’elle ne prend pas la peine d’effectuer les sommations réglementaires. Comme le dit un slogan sorti récemment, « Théo et Adama te rappellent pourquoi Zyed et Bouna couraient ». Je cours. Après un court moment, un flic en scooter se porte à ma hauteur, et l’on me somme, pour la première fois, de m’arrêter. J’obéis. Jesuis abasourdi. J’ai l’impression d’avoir 3 étoiles à GTA : 2 véhicules de police passent à côté de moi, avant que l’on m’embarque dans un troisième. « Mais qu’est-ce que j’ai fait ? » je me souviens avoir crié au moment de mon interpellation. 1 minute d’adrenaline, l’impression d’être un criminel recherché. Pourtant, je ne suis pas un criminel.
    Je ne suis pas violent, pour la bonne raison que je n’ai jamais appris à l’être. Je ne sais pas me battre, car je ne me suis jamais battu. Mon parcours a été l’itinéraire du bon élève : mention au bac, classes prépa, grande école, doctorat. Depuis le 13/12, je suis docteur de l’Université de Montpellier,spécialiste en génétique évolutive. Je suis l’intellectuel de gauche, comme il en existe 100 000. Je suis un scientifique : mon boulot, c’est de comprendre et d’expliquer le monde.
    J’ai étudié, et j’ai vu. J’ai compris que l’on vit dans un monde où les riches sont de plus en plus riches, et les pauvres de plus en plus nombreux. J’ai compris que la recherche du profit a maintenant plus de valeur que la raison, l’amour, la solidarité, la bienveillance. J’ai compris que des riches paient d’autres riches pour expliquer aux classes moyennes qu’il faut blâmer les pauvres, assistés nationaux ou immigrés illégaux. J’ai compris que de l’injustice naît la frustration, que la frustration est le terreau de la colère, et que la colère mène à la guerre. Cette colère, je la ressens comme des millions d’autres personnes. J’ai choisi une expression non-violente de cette colère, j’ai été réprimé.
    Face à un acte aussi bénin qu’écrire au marqueur sur une palissade de chantier, l’exécutif a fait le choix d’une répression démesurée. Une demi-douzaine de fonctionnaires de polices mobiliséEs, plusieurs véhicules, 21h de garde-à-vue (illégale, puisque dissimulation du visage et dégradation légère ne sont pas passibles d’emprisonnement !). Et 6 mois plus tard, je suis poursuivi pour dissimulation du visage en manifestation et dégradation de matériel d’utilité publique. La disproportion des moyens mis en œuvre indique clairement que ce n’est pas un acte illégal qui est poursuivi, mais bien ma personne, mon  engagement politique, mes idées.
    Dans un contexte où de plus en plus de liberté d’action est laissée à la police, et où la justice a tendance à condamner gravement des actes politiques (des personnes sabotent des tourniquets de métro, elles sont poursuivies pour association de malfaiteurs ; un lancer de ballon de peinture peut valoir du sursis et plusieurs centaines d’euros), cela pose la question d’une dérive autoritaire des institutions censées maintenir l’ordre. Cela pose de graves questions en termes de liberté d’expression et de liberté d’opinion. Le verdict du juge sera politique. Il nous indiquera s’il y a encore la place pour une contestation non violente sans concession en France.
    Pour défendre la liberté d’opinion politique, pour montrer au juge que je ne suis pas seul à être inquiet sur la situation démocratique de notre pays, pour rappeler au tribunal que nous serons attentif au verdict qui sera rendu, nous organisons un rassemblement de soutien devant le TGI, à 8h30 le mercredi 15 mars. Venez nombreuses et nombreux, ensemble luttons contre la criminalisation de la contestation sociale.
    F.
    Par Groupe Un Autre Futur Répression Sécuritaire
  • Samedi 11 mars, 15h, Plan Cabanes : Manifestation contre la répression, la prison et en soutien avec les inculpés du mouvement social

    Samedi 11 mars, 15h, Plan Cabanes : Manifestation contre la répression, la prison et en soutien avec les inculpés du mouvement social

    08 Mar 2017

    L’AG contre l’état d’urgence et les violences d’état appelle à une manifestation dans le cadre de sa campagne contre le répression, et avant les procès de Jules, Fred et les autres.

    Campagne contre les violences d’État et la répression Solidarité, mobilisons-nous !

    Au nom de l’antiterrorisme, l’État mène la guerre à l’extérieur, multipliant les opérations militaires, et à l’intérieur, par la répression et le renforcement de son arsenal sécuritaire !

    Mesures d’exceptions et lois sécuritaires se multiplient, restreignant toujours davantage nos libertés individuelles et collectives (liberté d’expression, d’association, de circulation, etc.), élargissant les possibilités de surveillance et de fichage, et durcissant les peines.

    L’état d’urgence a été prolongé à cinq reprises, conférant au ministère de l’Intérieur, à ses préfets et sa police un large éventail de pouvoirs, dont la perquisition des logements de jour comme de nuit et l’assignation à résidence sans que l’autorisation d’un juge soit nécessaire.

    Au quotidien, l’État réprime, discrimine, blesse, enferme, et parfois tue.

    Dans le même temps, toutes les luttes sociales pour résister au rouleau compresseur capitaliste, mouvements salariaux, luttes pour le logement, mobilisations de solidarités avec les migrant-e-s, sont sévèrement réprimées et criminalisées.

    A Montpellier, après les procès du Royal occupé et de Luttopia, lieux d’habitation et espaces politiques et culturels, plusieurs autres arrivent : celui de Jules, militant sur lequel la police s’acharne (16 mars), celui de Fred, interpellé dans le cadre d’une manifestation contre la loi travail (15 mars), et ceux de Jambo et Sylvain, interpellés arbitrairement lors du carnaval (24 mars).

    L’AG contre l’état d’urgence et les violences d’État a donc organisé une campagne de solidarité et de mobilisation, avec des soirées de débats, projection, concert, mais aussi des rassemblements de soutien et une manifestation !

    Assemblée Générale de Montpellier contre l’état d’urgence et les violences d’État

    Facebook :@ AGMontpellierEtatdUrgence

    Réunion tous les mardis à 19h au Barricade (14 rue Aristide Ollivier, quartier Gare)

    Voir l’agenda ci-dessous :

    [gview file= »http://unautrefutur.org/wp-content/uploads/2017/03/agenda-v4.pdf »]

     

    Par Groupe Un Autre Futur Répression Sécuritaire
  • La CGA est  signataire de l’appel national du 19 mars

    La CGA est signataire de l’appel national du 19 mars

    03 Mar 2017

    Un par mois. C’est, en moyenne, le nombre de pères, de frères, de fils que nous perdons à cause de la brutalité des forces de l’ordre. Une brutalité qui prend plusieurs formes : des techniques de pliage qui conduisent à l’asphyxie des victimes aux coups de poings, de balles ou de Taser qui, dans les pires des cas, s’avèrent mortels.

    Régulièrement depuis plus de 40 ans, les nôtres sont ainsi tués par l’État Français, aux mains de ceux que l’on appelle ironiquement les « gardiens de la paix ». Régulièrement depuis plus de 40 ans, c’est l’impunité la plus abjecte et les campagnes de criminalisation qui répondent aux mobilisations de celles et ceux qui réclament vérité et justice pour leurs morts. L’acharnement policier, judiciaire et politique contre la famille Traoré, à qui nous exprimons toute notre solidarité, en est la preuve. À chaque fois, c’est la même histoire.

    La répression qui nous vise, nous familles de victimes, s’est accentuée sous le régime de l’état d’urgence. Tous les abus sont devenus possibles, avec leurs lots de conséquences tragiques. Ce n’est plus la police qui s’adapte à la loi, c’est la loi qui s’adapte à la police… Et nous sommes loin d’être les seuls à avoir été visés par le renforcement des dispositifs sécuritaires et des violences d’État. En 2015, le gouvernement a déclaré une véritable guerre intérieure : il a traqué les migrants et ceux qui les défendent, poursuivi la traditionnelle répression des « Noirs », des « Arabes », des « Rroms » et plus généralement des quartiers populaires, ciblé les « Musulmans » notamment via des perquisitions, des assignations à résidence et des fermetures de mosquées totalement arbitraires…À cela s’ajoute la querre sociale qu’ont menée Valls et consors, notamment dans le cadre de la mobilisation contre la loi travail. Face aux résistances des quartiers populaires et du mouvement social, on a vu les violences se déchainer en touchant des catégories jusqu’ici protégées.

    Les attentas terribles que nous avons connus en 2015 et en 2016 sont venus renforcer l’arsenal sécuritaire alors qu’ils sont la conséquence directe de la politique guerrière que la France et ses alliés mènent à l’étranger. L’État Français, qui pèse toujours de tout son poids sur les peuples qu’il domine comme en Afrique, prolonge cette politique au Proche-Orient tout comme il entérine l’occupation de la Palestine. Sa « lutte contre le terrorisme » ressemble surtout à une agression permanente contre des peuples innocents. C’est, entre autres, ce qui nourrit la crise humanitaire des réfugiés, traités cyniquement comme une menace potentiellement « terroriste ». C’est le serpent qui se mord la queue : le climat de guerre intérieure permet de justifier le contrôle toujours plus brutal de la population et délivre un permis de violence aux forces de l’ordre qui répriment toutes les gueules qui ne lui reviennent pas et tous ceux qui, des familles de victimes aux manifestants contre la loi travail en passant par les militants des quartiers populaires à la ZAD, osent s’organiser contre l’État, réclamer justice et affirmer leur Dignité.

    Nous sommes tous concernés!

    La campagne présidentielle ne va rien arranger. Au contraire. Presque chaque nouvelle déclaration est une insulte faite à nos combats, à nos préoccupations et à nos urgences.

    • Parce que nous ne nous soumettrons pas à l’arbitraire du pouvoir,
    • Parce que les mots « justice » et « dignité » ont encore un sens pour nous,
    • Parce que nous pensons qu’il est primordial de nous organiser, ensemble, pour lutter contre la guerre faite aux pauvres, aux migrants, aux descendants de colonisés,

    Nous appelons tout-e-s celles et ceux qui se sentent concernés par ces sujets à nous rejoindre dans toutes les initiatives à venir (voir calendrier au bas de la page) et à participer très largement à la Marche pour la Justice et la Dignité qui aura lieu le dimanche 19 mars 2017 à Paris.Contre la hogra, contre l’humiliation, contre le racisme et les violences policières, contre les guerres lâches faites en notre nom contre des peuples qui ne nous ont rien fait.

    Retrouvons espoir, force et unité pour faire bloc ensemble au nom de la Justice et de la Dignité.

    Voir ce même appel avec les premiers signataires paru sur Médiapart : https://blogs.mediapart.fr/marche19mars/blog/191216/le-19-mars-une-marche-pour-la-justice-et-la-dignite

    Ci-dessous le tract de la CGA qui sera distribué à Paris :

    [gview file= »http://unautrefutur.org/wp-content/uploads/2017/03/solidarité-théo.pdf »]

    Par Groupe Un Autre Futur Anti-racisme Répression Sécuritaire
  • Un projet de loi portant sur « la sécurité publique » : le communiqué de l’AG contre l’état d’urgence et les violences d’état

    Un projet de loi portant sur « la sécurité publique » : le communiqué de l’AG contre l’état d’urgence et les violences d’état

    27 Fév 2017

    Le 16 février 2017, le projet de loi portant sur « la sécurité publique » a été définitivement adopté au Parlement, avec 34 pour et 5 contre (soit 39 député.es sur 577).

    Ce texte élargit les possibilités d’utilisation des armes à feu de la police nationale mais également de la douane et de la police municipale (quand celle-ci est armée) dans de moindres mesures. Le cadre légal d’utilisation des armes par la police se cale sur celui de la gendarmerie. Cela va dans le sens de la militarisation de la société que l’on connaît depuis plus d’un an d’état d’urgence.

    Avec cette loi, la police pourra faire feu « pour défendre un terrain occupé », si un.e suspect.e tente « d’échapper à leur garde ou à leurs investigations » à condition d’avoir des « raisons réelles et objectives d’estimer probable » que le ou la suspect.e les menace ou menace autrui.

    En plus de l’élargissement du champ de tir de la police, la loi prévoit le doublement des peines pour outrages à agent et outrage en réunion en les calant sur celle pour outrage à magistrat ; c’est à dire jusqu’à un an d’emprisonnement.

    L‘Assemblée Générale de Montpellier contre l’état d’urgence et les Violences d’État dénonce l’officialisation d’un permis de tuer pour la police. Nous dénonçons le prétexte du terrorisme encore une fois mis en avant (comme pour l’état d’urgence), alors que nous voyons bien chaque jour qui sont les cibles prioritaires de la police : les quartiers populaires, comme à Aulnay-sous-Bois, et tous les mouvements de contestation sociale. Nous dénonçons le fait que le gouvernement reprenne à son compte les demandes des syndicats de policiers d’extrême droite (Alliance, Synergie Officiers) et du FN.

    Nous nous battons pour le retrait de la loi « sécurité publique », la levée de l’état d’urgence, la fin de l’impunité policière, et l’abrogation des lois sécuritaires !

    Par Groupe Un Autre Futur Répression Sécuritaire
  • Samedi 18 février à 14h : Un nouveau rassemblement en soutien à Théo

    Samedi 18 février à 14h : Un nouveau rassemblement en soutien à Théo

    16 Fév 2017

    L’Assemblée Générale contre l’état d’urgence et les violences d’état appelle à rejoindre le rassemblement de soutien à Théo

    Samedi 18 Février à 14h – arrêt de tram St Paul – La Paillade

    STOP aux violences policières Stop aux Violences d’état​


    Face à l’horreur des violences et du viol perpétrés par quatre policiers le 2 Février sur un jeune homme à Aulnay s/bois, l’Assemblée Générale de Montpellier contre l’état d’urgence et les violences d’État tient à témoigner sa solidarité et son soutien au jeune Théo, ainsi qu’à sa famille, ses proches et à la population de son quartier mobilisée. La solidarité avec ce jeune d’ Aulnay s/bois sera présente dans nos  interventions durant toute la campagne que nous menons jusqu’à fin mars contre l’état d’urgence et les violences d’État. L’agression de cet habitant d’Aulnay vient s’ajouter à une liste qui ne cesse de s ‘allonger
    ; les quartiers populaires, les migrant-e-s et le mouvement social sont toujours les cibles et les victimes de la répression et des violences policières. Unissons-nous, organisons-nous pour dire STOP aux matraquages, aux gazages, aux tirs de flash ball, aux mutilations et parfois à la mort.

    STOP aux violences policières, STOP aux violences d’État !
    Justice et Solidarité pour Théo !
    Assemblée Générale de Montpellier contre l’état d’urgence et les violences d’État
    ​Contact : montpellier.anti.etatd’urgence@gmail.com
    Montpellier : Justice Pour Théo Et Tout Les Autres« Si tu en a marre des violences policières, du racisme d’État, de l’impunité que possède la police ! Rejoint nous a St Paul (Paillade) le samedi 18 février a 14h pour un rassemblement en soutien a Théo, à Adama et a toutes les autres victimes de l’institution policière, jamais condamné pour leurs meurtres ».

    SIGNATAIRE : CRI34 – BDSF34 – FUIQP34 – CMM – RED – TABASSAM – AG CONTRE L’ÉTAT D’URGENCE – NPA34

    Communiqué et affiche de l’assemblée Générale de Montpellier contre l’état d’urgence et les violences d’État ci-dessous

    [gview file= »http://unautrefutur.org/wp-content/uploads/2017/02/2017-02-17-Communiqué-AG-v3-pdf.pdf »]

    Par Groupe Un Autre Futur Anti-racisme Répression Sécuritaire
  • Solidarité avec Théo et toutes les victimes des violences policières ! Non à la loi « Sécurité Publique » !

    Solidarité avec Théo et toutes les victimes des violences policières ! Non à la loi « Sécurité Publique » !

    12 Fév 2017

    La Coordination des Groupes Anarchistes affirme sa solidarité avec Théo, qui a subi un viol, des coups et des brimades de la part de quatre policiers le 2 février dernier. Nous nous solidarisons également des personnes qui ont manifesté et manifestent face à la police leurs légitimes colères à Aulnay et dans diverses communes de Seine-Saint-Denis. Nous dénonçons l’emploi de la violence par la police à l’encontre de ces manifestant‑e‑s, dont des tirs de sommation à balles réelles dans la nuit du 6 au 7 février, ainsi que toutes les interpellations et condamnations en justice. Ce samedi 11 février, des mobilisations contre les violences policières et en solidarité avec Théo ont été organisées partout en France. Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées devant le TGI de Bobigny, où là encore la répression a été très sévère.

    Les violences subies par Théo ne peuvent pas être présentées comme un cas isolé : outre les coups et les blessures, des recensements font état d’une moyenne de 10 à 15 morts liées à la police par an (il n’existe pas de statistiques officielles à ce sujet). Souvenons-nous des cas les plus médiatiques de Zyed et Bouna, de Wissam El Yamni, de Rémi Fraisse et d’Adama Traoré. L’impunité qui suit ces affaires renforce le sentiment de toute puissance de la police qui va toujours plus loin.

    La police relaie bien volontiers un racisme d’État qui s’institutionnalise et se banalise toujours plus à travers des lois, des pratiques et des discours. Le racisme des flics s’étale sans vergogne dans les quartiers populaires où contrôles au faciès et vexations plus ou moins violentes sont monnaie courante.

    L’état d’urgence désormais à durée indéterminée donne toujours plus de prérogatives à la police en la dispensant fortement de déjà modestes contrôles juridiques. L’État a demandé à sa police de relever le niveau de répression et de violence à l’encontre du mouvement social contre la loi travail. Ces dispositions ont contribué à lâcher encore la bride des flics.

    Ce sentiment que tout leur est permis s’est cristallisé à travers le « mouvement » des flics de cet automne réclamant des moyens supplémentaires, une « plus grande liberté d’agir face aux délinquants » et l’extension de la notion de leur légitime défense. Le tout avec l’attention et la bienveillance de la quasi-totalité de la classe politique et du gouvernement, qui a débloqué une enveloppe de 250 millions et légifère actuellement suite à ces revendications sur l’assouplissement de la légitime défense de la police.

    Comble du cynisme, alors que Théo est encore à l’hôpital, l’Assemblée nationale vient précisément d’approuver ce mercredi 8 février, la loi de « sécurité publique », qui assouplit les règles de légitime défense pour les policiers, durcit les peines pour outrage aux forces de l’ordre et autorise l’anonymat des enquêteurs. Elle précise entre autres que les policiers pourront utiliser leurs armes « face à la menace de personnes armées » (de quels types d’armes ?) ou « lorsqu’ils ne peuvent défendre autrement le terrain qu’ils occupent ». Autant de notions floues qui préparent de nouveaux drames…

    Exigeons la fin de l’impunité policière, le retrait de la loi « sécurité publique », la levée de l’état d’urgence et l’abrogation des lois sécuritaires.

    Ne laissons pas rogner nos droits et nos conquêtes sociales !

    Le 12 février 2017,

    les Relations Extérieures de la CGA

    Ce communiqué de la CGA en PDF ci-dessous :

    [gview file= »http://unautrefutur.org/wp-content/uploads/2017/02/170212_communiqué-CGA_-contre-toutes-les-violences-policières_solidarité-avec-Théo.pdf »]

    Par Groupe Un Autre Futur Anti-racisme Répression Sécuritaire
  • Justice et Solidarité pour Théo !  Rassemblement ce samedi 11 Février à 14h, place de la Comédie

    Justice et Solidarité pour Théo ! Rassemblement ce samedi 11 Février à 14h, place de la Comédie

    10 Fév 2017

    Communiqué de l’Assemblée Générale de Montpellier contre l’état d’urgence et les violences d’État.

    Face à l’horreur des violences et du viol perpétrés par quatre policiers le 2 Février sur un jeune homme à Aulnay s/bois, lAssemblée Générale de Montpellier contre l’état d’urgence et les violences d’État tient à témoigner sa solidarité et son soutien au jeune Théo, ainsi qu’à sa famille, ses proches et à la population de son quartier mobilisée. La solidarité avec ce jeune d’ Aulnay s/bois sera présente dans nos interventions durant toute la campagne que nous menons jusqu’à fin mars contre l’état d’urgence et les violences d’État. L’agression de cet habitant d’Aulnay vient s’ajouter à une liste qui ne cesse de s ‘allonger ; les quartiers populaires, les migrant-e-s et le mouvement social sont toujours les cibles et les victimes de la répression et des violences policières.

    Unissons-nous, organisons-nous pour dire STOP aux matraquages, aux gazages, aux tirs de flash ball, aux mutilations et parfois à la mort. STOP aux violences policières, STOP aux violences d’État !

    Justice et Solidarité pour Théo !

    Appel à rassemblement samedi 11 Février à 14h place de la Comédie

    Par Groupe Un Autre Futur Anti-racisme Répression Sécuritaire
  • 1ère soirée de la campagne contre l’état d’urgence et les violences d’État ce vendredi 10 février, 19h à Luttopia 003

    1ère soirée de la campagne contre l’état d’urgence et les violences d’État ce vendredi 10 février, 19h à Luttopia 003

    08 Fév 2017

    L’AG contre l’état d’urgence et les violences d’État organise une campagne de solidarité et de mobilisation, avec des soirées de débats, projection, concert, mais aussi des rassemblements de soutien et une manifestation !

    Le premier débat de cette campagne « Guerres et anti-terrorisme » aura lieu ce vendredi 10 février à Luttopia 003 (Anciennes Archives Départementales, avenue de la justice de Castelnau / rue proudhon, quartier des Beaux-Arts) à 19h.

    Au nom de l’antiterrorisme, l’État mène la guerre à l’extérieur, multipliant les opérations militaires, et à l’intérieur, par la répression et le renforcement de son arsenal sécuritaire !

    Mesures d’exceptions et lois sécuritaires se multiplient, restreignant toujours davantage nos libertés individuelles et collectives (liberté d’expression, d’association, de circulation, etc.), élargissant les possibilités de surveillance et de fichage, et durcissant les peines.

    L’état d’urgence vient d’être prolongé pour la cinquième fois, conférant au ministère de l’Intérieur, à ses préfets et sa police un large éventail de pouvoirs, dont la perquisition des logements de jour comme de nuit et l’assignation à résidence sans que l’autorisation d’un juge soit nécessaire.

    Au quotidien, l’État réprime, discrimine, blesse, enferme, et parfois tue.

    Dans le même temps, toutes les luttes sociales pour résister au rouleau compresseur capitaliste, mouvements salariaux, luttes pour le logement, mobilisations de solidarités avec les migrant-e-s, sont sévèrement réprimées et criminalisées.

    A Montpellier, plusieurs procès arrivent bientôt ; celui de Jules, militant sur lequel la police s’acharne, celui de Fred, interpellé dans le cadre d’une manifestation contre la loi travail, celui du Royal occupé, à la fois lieu d’habitation et espace politique et culturel.

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