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  • Campagne contre les violences d’État et la répression Solidarité, mobilisons-nous !

    Campagne contre les violences d’État et la répression Solidarité, mobilisons-nous !

    02 Fév 2017

    Au nom de l’antiterrorisme, l’État mène la guerre à l’extérieur, multipliant les opérations militaires, et à l’intérieur, par la répression et le renforcement de son arsenal sécuritaire !

    Mesures d’exceptions et lois sécuritaires se multiplient, restreignant toujours davantage nos libertés individuelles et collectives (liberté d’expression, d’association, de circulation, etc.), élargissant les possibilités de surveillance et de fichage, et durcissant les peines.

    L’état d’urgence vient d’être prolongé pour la cinquième fois, conférant au ministère de l’Intérieur, à ses préfets et sa police un large éventail de pouvoirs, dont la perquisition des logements de jour comme de nuit et l’assignation à résidence sans que l’autorisation d’un juge soit nécessaire.

    Au quotidien, l’État réprime, discrimine, blesse, enferme, et parfois tue.

    Dans le même temps, toutes les luttes sociales pour résister au rouleau compresseur capitaliste, mouvements salariaux, luttes pour le logement, mobilisations de solidarités avec les migrant-e-s, sont sévèrement réprimées et criminalisées.

    A Montpellier, plusieurs procès arrivent bientôt ; celui de Jules, militant sur lequel la police s’acharne, celui de Fred, interpellé dans le cadre d’une manifestation contre la loi travail, celui du Royal occupé, à la fois lieu d’habitation et espace politique et culturel.

    L’AG contre l’état d’urgence et les violences d’État a donc organisé une campagne de solidarité et de mobilisation, avec des soirées de débats, projection, concert, mais aussi des rassemblements de soutien et une manifestation !

    En voici l’agenda avec un changement non notifié ci-dessous. Le débat du 10 février se tiendra à Lutopia 003 (Anciennes Archives Départementales, avenue de la justice de Castelnau / rue proudhon, quartier des Beaux-Arts) :

    Par Groupe Un Autre Futur Répression Sécuritaire
  • Non à l’état d’urgence permanent !

    Non à l’état d’urgence permanent !

    19 Déc 2016

    L’état d’urgence vient d’être prolongé, et ce jusqu’au 15 juillet 2017.

    Avec cette cinquième prolongation depuis le 13 novembre 2015, l’État pérennise un régime d’exception hautement liberticide. Au 15 juillet, cela fera 20 mois, soit plus d’un an et demi, que nous vivrons sous état d’urgence. Sans compter que la loi Urvoas, adoptée en mai dernier, a déjà intégré dans le droit commun une partie des mesures spécifiques à l’état d’exception. Nous devons refuser cette dangereuse banalisation de la restriction de nos libertés soumises à l’arbitraire du pouvoir politique et de sa police.

    Au cours de l’été dernier, nous avons dramatiquement constaté que l’application de l’état d’urgence n’a pas empêché des attentats d’être commis. En revanche, il a bel et bien permis de rendre illégales un certain nombre de manifestations (en solidarité aux migrant-e-s, contre la COP 21, contre la loi travail, etc.), de prononcer des interdictions de manifester et/ou des assignations à résidence de militant-e-s, d’entretenir un climat raciste où les musulman-e-s et supposé-e-s tel-le-s sont stigmatisé-e-s, avec des milliers de perquisitions administratives de jour comme de nuit dans les quartiers populaires, la plupart sans justification. Et il a installé l’armée dans nos rues.

    S’il est vrai que toutes les dispositions de l’état d’urgence n’ont pas été appliquées, c’est bien parce que les réactions contre celui-ci ont été larges et fortes ; nous ne devons donc pas cesser notre vigilance. Surtout, accepter le maintien de l’état d’urgence, c’est permettre à l’État de se servir de ces mesures quand bon lui semble. Dans un contexte électoral qui favorise la surenchère sécuritaire, on ne peut qu’être inquiet-ète de laisser se perpétuer un arsenal législatif aussi liberticide. Quel-le que soit le gagnant ou la gagnante des élections présidentielles, les régressions sociales sortiront des urnes, et certainement avec rapidité et brusquerie. Laisser l’État disposer d’un socle légal pour réprimer toute velléité de résistance est dangereux.

    L’ensemble des travailleurs-euses et précaires doit se sentir concerné par ces atteintes à nos libertés, car l’état d’exception permanent n’est pas qu’une mesure sécuritaire de plus. Au-delà se joue la fin d’un état de fait, arraché par plus d’un siècle de luttes qui avaient contraint la démocratie bourgeoise à acheter la paix sociale, en échangeant la domination de quelques uns sur tou-te-s les autres contre un minimum de redistribution des richesses produites, et contre la liberté, précaire, certes, d’affirmer son opposition.

    Cela fait plusieurs années maintenant que lois anti-sociales et mesures sécuritaires s’empilent, détruisant brique par brique ce qui avait été conquis. Mais l’accélération des attaques, toujours plus profondes, tant sur les droits sociaux que sur les libertés, opère un basculement qui laisse entrevoir un changement de régime, porteur en germe d’un niveau de violence sociale et politique comme la France n’en avait pas connu depuis des décennies. Ce sont nos luttes, et ce sont nos vies qui sont menacées. Le pire n’est jamais certain, alors ne nous y trompons pas. Si la classe dominante peut se permettre aujourd’hui de se passer de contreparties, aussi insatisfaisantes soient-elles, c’est qu’elle ne craint plus un rapport de force qui s’est trop estompé. La période est difficile, mais il doit y avoir de vieux chemins à emprunter à nouveau, de nouvelles formes à inventer, car seules les luttes collectives pourront nous offrir des perspectives émancipatrices à l’opposé de l’abîme que l’on nous promet.

    Nous devons donc continuer à dénoncer et combattre l’état d’urgence et l’ensemble des mesures sécuritaires et antisociales qui avancent main dans la main, mais au-delà nous devons dénoncer l’État en tant que tel, car il est le garant et le bras armé des intérêts de la classe dominante. Quand ses pouvoirs augmentent, nos libertés diminuent. Face à lui, construisons et affirmons une solidarité de classe sur le terrain social et non sur celui des urnes, développons l’auto-organisation des luttes !

    Le 18 décembre 2016,

    les Relations Extérieures de la CGA

    Par Groupe Un Autre Futur Sécuritaire
  • Un an d’ État d’urgence…ça suffit !

    Un an d’ État d’urgence…ça suffit !

    21 Nov 2016

    Depuis un an déjà nous vivons sous état d’urgence. L’état d’urgence, c’est une forme d’état d’exception qui diminue davantage nos libertés. Il donne au ministère de l’intérieur et aux préfets des pouvoirs de police exceptionnels, et enlève à la justice certaines de ses prérogatives. Concrètement, l’état d’urgence légalise tous les abus policiers, sans le contrôle de l’autorité judiciaire. Cela a donné lieu depuis un an à plus de 4000 perquisitions et 650 assignations à résidence, mais seules quelques enquêtes pour terrorisme ont été ouvertes à ce jour. L’état d’urgence sert à réprimer des personnes sans aucun lien avec le terrorisme. François Hollande l’a lui-même avoué, déclarant : « Imaginons qu’il n’y ait pas eu les attentats, on n’aurait pas pu interpeller les zadistes pour les empêcher de venir manifester. Cela a été une facilité apportée par l’état d’urgence pour d’autres raisons que la lutte contre le terrorisme […] ».
    C’était donc un mensonge de nous présenter l’état d’urgence comme une solution au terrorisme. En réalité, l’état d’urgence, tout comme les nouvelles lois sécuritaires, sert autant à faire taire les personnes qui relèvent la tête, qu’à terroriser les quartiers populaires. L’état d’urgence renforce la discrimination contre les musulmans ou présumés comme tels et contribue à la banalisation du racisme. Il nous habitue à l’omniprésence des policiers et des militaires et nous incite à accepter la restriction de nos libertés au nom de la sécurité. L’état d’urgence n’a rien à voir avec la lutte contre le terrorisme. Son but, c’est de nous faire croire que le danger vient du terrorisme pour détourner notre attention, alors qu’en réalité, nos problèmes sont d’abord sociaux : loyers trop chers, salaires de misère, chômage, travail pénible et humiliant, discriminations, etc.
    L’état d’urgence sert aussi à justifier la guerre et les ventes d’armes à l’étranger. C’est « grâce » à ce climat sécuritaire que l’État français est reparti bombarder le Moyen-Orient, vendre ses armes et ses avions aux pires des dictatures, notamment au Qatar et à l’Arabie Saoudite. Hypocrisie des gouvernements successifs quand ils prétendent lutter contre le terrorisme alors que ce sont eux qui répandent guerre et misère à la surface de la planète. Les politiques sécuritaires, l’état d’urgence et la guerre ne font pas partie de la solution contre le terrorisme mais du problème !
    Organisons la riposte ! Exigeons la levée immédiate de l’état d’urgence, le rétablissement du droit de manifester, l’arrêt des perquisitions, des assignations à résidence arbitraires, et enfin l’arrêt des ventes d’armes et de la guerre !

    Assemblée Générale contre l’état d’urgence et les violences d’état
    montpellier.anti.etatdurgence@gmail.com
    Facebook : AG de Montpellier contre l’état d’urgence et l’état policier
    Réunion tous les mardis 19h au « Barricade »
    CONTACTS AVOCAT-E-S : Florence ROSÉ: 04.34.81.33.42 – Alain OTTAN: 06.07.68.84.04

    Samedi 26 novembre

    15h : Plan Cabanes, marche contre l’état d’urgence
    20h : Concert contre la répression au Royal Occupé

    Dimanche 27 novembre

    14h : match de foot au Stade du Père Prévost (arrêt Beaux-arts)
    17h : Projection « Les flics (tout le monde déteste la police ?) » et témoignages sur les violences policières

    [gview file= »http://unautrefutur.org/wp-content/uploads/2016/11/tract5.pdf »]

    affiche-we

    Par Groupe Un Autre Futur Luttes Sociales Répression Sécuritaire
  • Répression : Jules Panetier de nouveau séquestré par l’État

    Répression : Jules Panetier de nouveau séquestré par l’État

    21 Nov 2016

    Témoignage de Jules Panetier, suite à sa garde à vue de 48h. Repris intégralement du site du journal papier Le Poing…

    Libre. Comme la dernière fois, j’ai été arrêté arbitrairement dans la rue et placé quarante-deux heures en garde à vue au commissariat de Montpellier. Comme la dernière fois, la justice m’accuse d’avoir insulté un policier (le 15 septembre et le 26 octobre). Comme la dernière fois il n’y a aucune preuve dans le dossier, sinon la « bonne foi » des policiers. Mais cette fois-ci, je ne passe pas en comparution immédiate.

    Le procès c’est le 30 mars et d’ici là je suis sous contrôle judiciaire : je dois pointer deux fois par semaine au commissariat et je suis interdit de rentrer en contact avec les deux policiers qui m’accusent de les avoir insultés. Mais je ne sais pas qui sont ces policiers (la juge des libertés et de la détention m’a donné le droit de pouvoir bientôt obtenir des photos d’eux). Peut-être font-ils partie des policiers qui me menacent et me harcèlent régulièrement dans la rue ? De fait, cette interdiction de rentrer en contact avec des policiers que je ne connais pas signifie pour moi une assignation à résidence puisque les policiers cherchent fréquemment à rentrer « en contact » avec moi dans la rue, la plupart du temps par l’insulte. Et même quand ce sera pour aller pointer au commissariat, je vais devoir marcher entouré d’amis caméras et micros au poing, car il suffirait que ces policiers m’attendent devant la porte du commissariat pour que je rentre en « contact » avec eux et que mon contrôle judiciaire soit rompue, m’assurant de nouveau une place à la prison de Villeneuve-lès-Maguelone.

    Avant mon procès-verbal avec l’officier de police judiciaire, en off, je lui ai dit que les accusations portées contre moi étaient mensongères, qu’il le savait pertinemment et que toute la procédure était purement politique. Il a tranquillement acquiescé avant de se justifier de n’être que le pion d’un système plus vaste. Au commissariat, j’étais le détenu à ne pas louper : les policiers sortaient de leurs bureaux juste pour me faire partager leur plaisir de me voir chez eux.

    Peut-être que si je les attire, c’est parce que comme je l’ai appris aujourd’hui, je suis une « atteinte à la sûreté de l’Etat […] anarcho-autonome, anarcho-libertaire (!), individu dangereux susceptible de commettre des actes violents sur tout le territoire national et à l’étranger ». Tels des complotistes, ils pensent que je suis le chef d’une organisation locale structurée.

    Les policiers, matons, militaires et autres gardiens de l’état ne comprennent pas qu’il n’y a pas d’organisation structuré en face d’eux, mais un océan de galériens et de galériennes qui luttent pour vivre, pour avoir un toit, pour ne pas subir les oppressions policières, sexistes, racistes, pour ne pas se faire gueuler dessus par un patron pour 7 balles de l’heure, etc.

    Merci infiniment à tous ceux qui se sont rassemblés hier soir devant le commissariat. Merci au Pressoir pour le communiqué diffusé avec rapidité.

    Ma défense lors du procès sera politique, et j’ai besoin d’un maximum de soutien et de témoignages pour éviter qu’il me rejette en prison sans raison. Stockez les vidéos des manifestations du 15 septembre et du 26 octobre, ne les diffusez pas et venez mardi prochain à 19h à l’assemblée générale contre l’état d’urgence au Barricade (14 rue Aristide Ollivier).

    Jules Panetier

    Par Groupe Un Autre Futur Répression Sécuritaire
  • Du son contre la répression

    Du son contre la répression

    31 Oct 2016

    Jeudi 3 novembre dès 18h

    Université Paul-Valéry – Salle Jean Moulin

    Page Facebook : www.facebook.com/events/672563242922086/?active_tab=about

    18h – Présentation de Pierre Douillard Lefevre – Mutilé par la police et auteur de “L’arme à l’oeil” sur le maintien de l’ordre et son armement.
    20h – CONCERT Kroska  suivi de Goulamas’K

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    Par Groupe Un Autre Futur Luttes Sociales Répression Sécuritaire
  • Mercredi 19 Octobre – 18h  : RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITÉ AVEC LES GOODYEAR

    Mercredi 19 Octobre – 18h : RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITÉ AVEC LES GOODYEAR

    16 Oct 2016

    RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITÉ AVEC LES GOODYEAR. MOBILISONS-NOUS CONTRE LA RÉPRESSION

    Devant la Préfecture (place des Martyrs de la Résistance)

    Mercredi 19 Octobre à 18h 

    Contre la répression, contre la loi travail et son monde !

    Les 19 et 20 octobre prochains, 8 militants CGT de GOODYEAR sont convoqués devant la Cour d’Appel d’Amiens. Ils avaient été condamnés en première instance à 24 mois de prison dont 9 mois fermes assortis d’une mise à l’épreuve de 5 ans pour avoir défendu leurs emplois et ceux de leurs collègues !

    C’est parce que les salarié-e-s de l’usine Goodyear Amiens-Nord ont mené une longue bataille contre les suppressions d’emplois qu’ils font aujourd’hui l’objet d’une répression féroce. Cette procédure judiciaire a été enclenchée par le Procureur de la République d’Amiens alors même que la direction de Goodyear avait retiré sa plainte.

    On le voit bien, le gouvernement cherche par tous les moyens à criminaliser les résistances, à nous intimider et à nous diviser !

    Les attaques gouvernementales et patronales sont nombreuses : casse du code du travail, régressions sociales, répression, violences policières, racisme, interdictions de manifestations comme à Calais, annonce de l’évacuation à Notre-Dame-Des-Landes, plans de licenciements en cascade…

    Dans la dynamique de la convergence des luttes et de la solidarité de classe, la meilleure réponse est de nous mobiliser toutes et tous ensemble.

    C’est dans cet objectif que la CGT Goodyear appelle à la mobilisation les 19 et 20 octobre, à Amiens et partout ailleurs.

    Pour la relaxe des 8 de Goodyear ! Pour le retrait de la loi travail ! Contre la précarité et l’exploitation ! Contre la répression, la criminalisation des luttes sociales  et toutes les violences d’État !

    AG Populaire Nuit Debout de Montpellier

    Site : nuitdeboutmontpellier.org

    Contact : com@nuitdeboutmontpellier.org

    Facebook : Nuit Debout AG Populaire Montpellier

    Inter-commission à 19h au Pavillon Populaire après le rassemblement
    AG populaire le samedi 21 à 17h à la comédie.

    Par Groupe Un Autre Futur Monde du travail Répression Sécuritaire
  • Mardi 18 octobre -18h30  SOIRÉE DÉBAT ET CONCERT CONTRE LA RÉPRESSION DU MOUVEMENT SOCIAL

    Mardi 18 octobre -18h30 SOIRÉE DÉBAT ET CONCERT CONTRE LA RÉPRESSION DU MOUVEMENT SOCIAL

    16 Oct 2016

    SOIRÉE DÉBAT ET CONCERT CONTRE LA RÉPRESSION DU MOUVEMENT SOCIAL

    A l’Université Paul Valéry, salle Jean Moulin

    Mardi 18 octobre à partir de 18h30 

    18h30 : Infos/Débat sur la répression du mouvement social, en présence de Richard Abauzit (conseiller syndical) et de personnes interpellées
    21h 30 : Concert de soutien”Du son contre la répression” : Sound System – Avec Petit Kopek et les MC de Aioli Sound System – Doctor de Trobar – Bois Vert et Mauresca

    Par Groupe Un Autre Futur Répression Sécuritaire
  • Prolongation de l’état d’urgence, interdictions de manifester, arrestations : Non à l’État policier, résistons !

    Prolongation de l’état d’urgence, interdictions de manifester, arrestations : Non à l’État policier, résistons !

    27 Mai 2016

    La Coordination des Groupes Anarchistes dénonce la prolongation de l’état d’urgence jusqu’au 26 juillet prochain. Malgré quelques allègements (les perquisitions administratives passent sous le contrôle d’un juge), l’état d’urgence reste un dispositif hautement liberticide.

    Il vient de donner le cadre légal à l’interdiction de manifester à 53 personnes engagées contre la loi Travail sur les villes de Paris, Nantes et Rennes. Alors qu’elles n’avaient pas subi d’arrestations et n’étaient pas poursuivies par la justice, ces personnes se sont retrouvées interdites de manif sur le simple soupçon d’avoir des comportements violents en manifestation. On bascule dans une justice qui sanctionne de supposées intentions : ces pratiques sont celles des régimes les plus autoritaires. Cela confirme ce que nous avions déjà exprimé sur le sujet : avant d’être un dispositif censé protéger la population d’une menace terroriste, l’état d’urgence est avant tout une aubaine pour le gouvernement pour renforcer sa politique anti-sociale et sécuritaire. Il monte ainsi d’un cran la répression déjà considérable contre ceux et celles qui luttent contre la loi travail et son monde. Ainsi, même si la justice administrative avait finalement suspendu mardi neuf arrêtés sur dix émis par le préfet de police de Paris, ce dernier en a prononcé 19 autres dès le lendemain.

    Nous témoignons notre solidarité envers l’ensemble des personnes victimes de ces interdictions de manifester et exigeons leur levée immédiate et celle de l’état d’urgence. Nous soutenons également tou-te-s les interpellé-e-s et victimes de la répression du mouvement social.

    Nous appelons les structures du mouvement social à se positionner sans ambiguïté contre ces interdictions qui frappent des personnes désignées par le gouvernement comme « radicales », ainsi que contre toutes les arrestations et poursuites judiciaires. Ne nous laissons pas piéger par le jeu du pouvoir qui cherche à diviser le mouvement entre bon-ne-s et mauvais-e-s manifestant-e-s. Il n’y a que deux camps, celui de l’État et du patronat et le nôtre, celui de celles et ceux qui résistent contre la régression sociale. Car ne nous y trompons pas : hier, l’État s’ est servi des mêmes procédés pour museler la contestation contre la farce de la COP 21 et diverses manifestations notamment en soutien aux migrant-e-s. C’est parce que les réactions ont été unanimes qu’il a reculé un temps sur ces pratiques. Si nous restons silencieu(x)-ses, il emploiera ces mêmes procédés d’abord contre tout ce qui sort de la contestation autorisée, tels que les actions de blocages économiques, les piquets de grève, les occupations, puis contre toutes les personnes les plus engagé-e-s dans le mouvement et enfin potentiellement contre tout le monde !

    Ce prolongement de l’état d’urgence, conjugué à l’adoption de la loi Urvoas qui introduit dans le droit ordinaire de nombreuses mesures d’exception contenues dans l’état d’urgence, nous fait basculer de plus en plus franchement dans un État policier.

    Résistons à ces dispositifs et mesures liberticides et redoublons d’énergie pour amplifier la contestation sociale contre la loi Travail et son monde.

    Le 22 mai 2016,

    les Relations Extérieures de la CGA

    Par Groupe Un Autre Futur Répression Sécuritaire
  • Caisse de Solidarité contre la répression à Montpellier

    Caisse de Solidarité contre la répression à Montpellier

    25 Mai 2016

    Article issu du site Le pressoir

    Depuis le 9 mars et la première manifestation contre la loi Travail, 26 personnes sont passées ou vont passer devant un juge pour répondre de leur engagement politique.

    S’attaquer à un(e) manifestant(e) c’est s’attaquer à tous(te). Nul(le) ne doit se retrouver à payer une amende ou des frais de justice seul(e). Soutenons nos camarades !

    Chacun(e) participe du montant qu’il(elle) souhaite, de façon publique, ou sous pseudonyme.
    Tous les paiements sont sécurisés. Pour nous contacter, plusieurs solutions :

    - par facebook

    - par mail

    - par téléphone : 06.41.23.21.85

    Mais aussi des dons en ligne : https://www.leetchi.com/c/solidarite-contre-la-repression

    Merci à tous(te) !

    Legal Team

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  • Un déchaînement de violence d’État

    Un déchaînement de violence d’État

    03 Mai 2016

    Bernard Cazeneuve déclare le 14 avril 2016 : « 131 policiers et gendarmes ont été blessés en un mois en protégeant la liberté de manifester ».

    Entre le lycéen du lycée Bergson frappé alors qu’il était arrêté, l’évacuation violente de la faculté de Tolbiac, les interdictions de réunion dans l’espace public comme à Grenoble, les 115 000 balles de flashball commandées par le gouvernement, et les gazages massifs de manifestation, la réalité est tout autre.

    Dans ce printemps de contestation sociale sous état d’urgence, la police s’en donne à cœur joie. Tous les prétextes sont bons pour matraquer, gazer, tirer à coup de flashball et interpeller. Chaque manifestation
    finit par des violences policières et la stigmatisation de « casseurs » qui seraient responsables.

    A Montpellier, les arrestations se multiplient : arrestations le 9 mars, le 31 mars, à quasiment toutes les manifestations lycéennes. Le 10 avril, ce sont les militants kurdes qui ont été gazés et ont reçu des tirs de
    flashball avant d?être interpellés. Le 14 avril à Montpellier, après une montée des tensions provoquée par la police, il y a eu une forte répression des lycées bloqués, avec plus de 170 grenades lacrymogènes
    tirées et plus de 30 interpellations dont 18 qui passent en procès. Ce gouvernement PS-Medef ne nous propose que la régression de nos droits et libertés et la répression de notre contestation.

    L’AG contre l’état d’urgence et les violences d’état dénonce cette répression et soutient les personnes interpellées.

    Nous ne céderons pas à l’intimidation, nous continuerons la lutte.

    Signataires : AG contre l’état d’urgence et les violences d’Etat, Attac Montpellier, CGA, Ensemble! 34, NPA, Comité de soutien à GaëlLE, La Collective 34

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