Sécuritaire

  • Le 12 mars, une nouvelle journée de luttes !

    Le 12 mars, une nouvelle journée de luttes !

    10 Mar 2016

    Nous aurons beaucoup d’activités à mener le 12 mars !

    Cette journée de lutte et de solidarité débutera par une manifestation dans le cadre de la journée de mobilisation nationale contre l’état d’urgence :

    • L’AG de Montpellier contre l’état d’urgence appelle à manifester pour sa levée immédiate, contre la réforme constitutionnelle et contre la nouvelle loi antiterroriste (dont le vote est prévu à l’Assemblée ce mardi 8 mars) à 14 H au départ de Plan Cabane. La manifestation rejoindra le rassemblement organisé par la plate-forme « uni-e-s pour la défense de nos libertés » sur la place de la Comédie. http://montpellier.demosphere.eu/rv/4753
    • « Unis pour la défense de nos libertés » organise une journée informative et festive le 12 mars 2016 de 14h à 17h kiosque de l’esplanade contre l’état d’urgence et la pérennisation de cet état d’urgence dans la loi pénale. Le vote expéditif du projet de loi de réforme pénale, qui donne sans contrôle du juge, des pouvoirs permanents d’assignation à résidence au préfet, de retenue de 4 h00 à la police, sans présence d’un avocat ou d’un médecin, qui donne au procureur de la république – représentant du pouvoir exécutif au sein de l’institution judiciaire- quasiment les mêmes pouvoirs qu’au juge d’instruction, porte atteinte à la séparation des pouvoirs. Cette séparation des pouvoirs est la garantie de nos libertés individuelles et tel que le rappelle le Conseil National des Barreaux, ce projet de loi , avec l’état d’urgence et la loi surveillance de juillet 2015, dessine un modèle juridique et social qui rompt durablement avec les principes républicains ». La marche de l’AG contre l’état d’urgence, départ plan Cabanes à 14h00, nous rejoindra.

    [gview file= »http://unautrefutur.org/wp-content/uploads/2016/03/TRACT-ETAT-URGENCE-mars.pdf »]

    Se joint à la manifestation de 14h, l’AG pour le retrait de la loi El Khromi. Une assemblée générale pour le retrait de la loi El Khromi se tiendra à l’issue de cette manifestation.

    • 17 h 30 à la librairie La Mauvaise Réputation, soirée de soutien aux postier-e-s en grève illimitée depuis le 1er mars, en présence de camarades en lutte : un topo de leur lutte et de ses enjeux sera fait.
      http://grevepostemontpellier.blogspot.fr/
    Par Groupe Un Autre Futur Luttes Sociales Sécuritaire
  • Non à l’état d’urgence et aux mesures sécuritaires ! Ne laissons pas un régime autoritaire s’installer !

    Non à l’état d’urgence et aux mesures sécuritaires ! Ne laissons pas un régime autoritaire s’installer !

    19 Jan 2016

    Voici un communiqué fédéral de la CGA paru en Janvier 2016 :

     

    La Coordination des Groupes Anarchistes appelle à se mobiliser contre l’État d’urgence, son inscription dans la Constitution, et la nouvelle loi antiterroriste qui sera présentée début février en conseil des ministres.

    Nous appelons à renforcer les initiatives qui s’opposent à ces mesures liberticides, et à faire de la journée nationale du 30 janvier 2016 une réussite pour permettre à la contestation de s’étendre et créer un rapport de force suffisant pour faire reculer l’État.

     

    Vers un régime autoritaire : la démocrature1

     

    Suite aux attentats de novembre, les réponses du gouvernement se sont portées sur le terrain sécuritaire. Le plan Vigipirate renforcé banalise la présence massive de militaires et de la police dans la rue ; les contrôles aux frontières sont rétablis ; l’état d’urgence permet entre autres toute assignation à résidence, perquisition, interdiction de manifestations ou réunions publiques2, sur décision ministérielle ou préfectorale, sans contrôle d’un juge.

    L’inscription dans la Constitution de l’état d’urgence vise à solidifier son régime juridique et empêcher tout recours possible auprès du Conseil constitutionnel. Quant à la nouvelle loi antiterroriste, son but est d’étendre considérablement les pouvoirs donnés à la police et au parquet hors état d’urgence3. En pérennisant ainsi des mesures qui relevaient de l’exception, la suppression de droits communément admis dans les démocraties représentatives vient s’inscrire dans la loi : séparation des pouvoirs de police, judiciaires et législatifs, droit de réunion et de manifester. Depuis plusieurs années, à coups de lois et mesures sécuritaires, le vernis démocratique se fissure, mais cette séquence semble porter un coup fatal à ce qu’il reste de nos libertés collectives ; l’État est pour nous par essence au service des dominants, mais on assiste à un changement de nature du régime, au passage vers un État autoritaire et policier.

     

    Des outils pour museler toute contestation sociale

     

    Sous couvert d’état d’urgence, la manifestation contre la COP 21 du 29 novembre a été interdite et réprimée par la force. Plusieurs centaines d’arrestations et 317 gardes-à-vue ont eu lieu ce jour-là, et des assignations à résidence « préventives » de militant-e-s avaient eu lieu en amont de l’événement. Les interdictions visant les mobilisations sur la voie publique se sont multipliées, alors que dans le même temps ont été autorisés les rencontres sportives et des événements commerciaux tels que les marchés de Noël. Facile donc de comprendre que ces mesures n’ont rien à voir avec le terrorisme mais permettent à l’État de museler toute contestation sociale. Alors que la dégradation de nos conditions de vie et de travail empire, que le gouvernement s’apprête à démanteler ce qu’il reste du code du travail, ces mesures sécuritaires donnent le socle légal à l ‘État pour réprimer toute velléité de résistance. L’ensemble des travailleur-seuse-s doit se sentir concerné par ces atteintes à nos libertés.

    Le gouvernement en a appelé à la responsabilité des syndicats pour aider à l’édification de « l’unité nationale » face aux ennemis intérieurs et extérieurs à combattre, pour mieux taire les inégalités sociales et d’éventuelles contestations.

     

    Racisme d’État et climat xénophobe

     

    Dans le cadre de l’État de l’urgence, on a assisté à plusieurs bouclages de quartiers populaires, à des centaines d’assignations à résidence et des milliers de perquisitions chez des personnes de confession musulmane. Début janvier, on comptait ainsi 3021 perquisitions, dont 4 ont débouché au final sur des procédures administratives anti-terroristes. Ces mesures ont touché de nombreuses personnes qui n’ont rien à voir avec le terrorisme. Elles viennent renforcer les amalgames envers l’ensemble des musulman-e-s, plus généralement des personnes racisées et des quartiers populaires.

     

    La proposition d’étendre la déchéance de la nationalité et de l’inscrire dans la Constitution relève du racisme d’état et vient nourrir le mythe que les ennemis intérieurs de la « nation » sont les personnes immigrées ou issues de l’immigration. Elle officialise en effet une catégorie de sous-citoyen-ne-s, toutes les personnes ayant une double nationalité, qui encourront une double peine en plus de leur condamnation, celle de perdre la nationalité française et tous les droits qui vont avec. D’inégalités de fait, on passe aux inégalités de droit ; une brèche est ouverte, et une simple modification de la loi pourra venir changer les raisons justifiant la déchéance de nationalité. Déjà, le parti Les Républicains et le FN jouent la surenchère pour étendre la liste de ces conditions.

    Cette mesure raciste doit être combattue avec force mais elle ne doit pas emmener ses opposant-e-s à oublier de dénoncer l’ensemble de l’état d’urgence.

    Ce racisme d’État alimente la xénophobie qui se répand et se banalise, en témoignent les scores toujours plus élevés du Front National, notamment aux dernières élections régionales. Mais aussi les violences récurrentes de groupes fascistes contre des camps de migrant-e-s comme à Calais, ou encore dernièrement, le saccage de la mosquée en Corse et les manifestations xénophobes qui ont suivi, porteuses de tous les amalgames entre agresseurs, terroristes, et personnes immigrées. Ces actes racistes ont bénéficié d’une nette complaisance gouvernementale.

     

    On perd nos libertés, mais on n’aura pas la sécurité

     

    La multiplication des mesures sécuritaires ne peut empêcher des attaques terroristes qui frappent aveuglément, perpétrées par des personnes prêtes à mourir. Comme le montrent les derniers attentats, l’arsenal des lois sécuritaires ne garantit pas de sécurité, mais vient restreindre nos libertés, souvent insidieusement mais durablement.

    Pire, le climat actuel entretient et alimente les replis identitaires, nationaux et religieux. La désignation d’ennemis (intérieurs et extérieurs) crée des bouc-émissaires, détournant la population de la violence sociale, violence du capitalisme et de l’État.

    L’amplification de la politique guerrière et impérialiste de l’État français a été une réponse aux attentats de novembre. Les États occidentaux portent une responsabilité face à l’essor et l’émergence des mouvances fascistes religieux au Moyen-Orient ; la voie suivie par l’État français et ses allié-e-s n’est pas une solution mais alimente au contraire le problème.

     

    Résistons !

     

    Nous devons lutter dans les semaines qui viennent contre l’état d’urgence et la nouvelle loi antiterroriste, véritables atteintes à nos libertés.

    Mais au-delà nous devons nous opposer à la politique guerrière et impérialiste de l’État français, à la montée du racisme, corollaires de cet état d’urgence, ainsi qu’à l’ensemble des lois sécuritaires et liberticides. Nous devons affirmer notre solidarité internationale qui passe par l’accueil des migrant‑e‑s et le soutien aux forces progressistes au Moyen-Orient, en particulier au processus révolutionnaire au Rojava.

    Notre lutte contre tous les replis identitaires doit passer par une offensive idéologique, dans le but de déconstruire tous les discours racistes, fascistes, religieux, nationalistes, ainsi que par les luttes contre les inégalités sociales.

    Face aux violences fascistes, capitalistes, nationalistes, nous devons construire et affirmer une solidarité de classe.

     

    Janvier 2016,
    la Coordination des Groupes Anarchistes
    Par Groupe Un Autre Futur Sécuritaire
  • Non à l’état d’urgence ! Non à la répression des manifestant-e-s !

    Non à l’état d’urgence ! Non à la répression des manifestant-e-s !

    30 Nov 2015

    Voici un communiqué fédéral de la CGA paru le 30 novembre 2015 :

    Ce dimanche 29 novembre, 4000 à 5000 personnes se sont rassemblées place de la République à Paris contre la COP21, grande mascarade écologiste à laquelle participent les dirigeant-e-s des États et des entreprises responsables de la destruction capitaliste de la planète (voir notre communiqué :1). Elles ont bravé l’interdiction de manifester due à l’instauration de l’état d’urgence, et c’est pour cela, contrairement aux discours des mass-média qui les caricaturent honteusement en « casseurs », qu’elles ont été réprimées.

    Pour les empêcher de manifester, une répression des plus brutales s’est abattue sur elles et eux : déchaînement de violences policières (lacrymo, grenades, flashball, etc.), encerclement, contrôles d’identité, et, aux dernières nouvelles, 341 arrestations et 317 gardes-à-vue !

    Le but est clairement de museler toute contestation sociale et écologiste, comme l’attestent les perquisitions et assignations à résidence de ces dernières semaines dans le mouvement militant.

    La semaine dernière, le dimanche 22 novembre, des militant-e-s de diverses organisations dont la CGA étaient dans la rue pour affirmer leur solidarité aux migrant-e-s, avec pour revendications la régularisation des sans-papiers et plus largement la liberté de circulation et d’installation pour toutes et tous.

    Malgré l’interdiction de la manifestation, des centaines de personnes se sont rassemblées à Bastille et une large part d’entre elles ont décidé de manifester jusqu’à la place République, comme le prévoyait le parcours initial. C’est avec détermination que les manifestant-e-s ont repoussé les tentatives policières visant à stopper les cortèges, avec des slogans en soutien aux sans-papiers, mais aussi contre l’état d’urgence.

    Lundi 23 novembre, la préfecture de police annonçait avoir transmis les noms 58 personnes accusées d’avoir « bravé l’interdiction de manifester à Paris, en défilant en soutien aux migrant-e-s et contre l’état d’urgence ». Plusieurs militant-e-s ont reçu des convocations au commissariat sous ce chef d’inculpation, et au moins une personne est poursuivie.

    Les interdictions de manifestations, intimidations, violences, arrestations, poursuites, confirment ce que nous avions déjà exprimé au sujet de l’état d’urgence : avant d’être un dispositif censé protéger la population d’une menace terroriste, l’état d’urgence est avant tout une aubaine pour le gouvernement pour renforcer sa politique anti-sociale et sécuritaire.

    La CGA exige la levée de l’état d’urgence, la fin immédiate de l’interdiction de manifester, l’abandon de toutes les poursuites à l’encontre des militant-e-s arrêté-e-s, et la levée des assignations à résidence. Nous continuerons à exprimer notre solidarité de classe par tous les moyens que nous jugerons nécessaires, dont la manifestation.

    L’État (d’urgence) souhaite faire taire le mouvement social : ne nous laissons pas faire !

    Par Groupe Un Autre Futur Répression Sécuritaire
  • Changeons le système, pas le climat ! Ne laissons pas les États et le capitalisme décider à notre place !

    Changeons le système, pas le climat ! Ne laissons pas les États et le capitalisme décider à notre place !

    27 Nov 2015

    La conférence COP21 réunira au Bourget du 30 novembre au 11 décembre de nombreux experts et chefs d’états autour de la question du réchauffement climatique lié aux activités humaines. Cette conférence est organisée, financée et animée par les entrepreneurs et politiciens responsables de ce dont ils prétendent nous sauver.

    Aujourd’hui, même eux ne peuvent plus nier le réchauffement climatique et ses conséquences, parmi lesquelles : la multiplication des événements météorologiques extrêmes, une diminution de l’eau potable disponible, un déclin accentué de la biodiversité et la submersion et la disparition de nombreuses côtes et zones d’habitations.

    La COP21 n’est qu’une conférence de plus, comme les 20 précédentes, malgré une communication beaucoup plus importante en France afin, entre autres, de tenter de faire oublier le bilan social catastrophique du gouvernement. Parmi les sponsors, on trouve bien évidement des entreprises faisant partie du problème : Total, Carrefour, Ikea, Renault, BNP Paribas, EDF, Suez, JC Decaux, L’Oréal etc…

    L’exemple du marché carbone permettant aux entreprises de racheter leurs mauvais comportements et censé réduire la production de gaz carbonique a montré l’aberration de confier au capitalisme le soin de gérer les problèmes qu’il engendre. Les conséquences ne seront pas les mêmes pour les populations qui verront les diverses « éco-taxes » augmenter et leurs comportements individuels montrés du doigt.

    Le PS axe sa communication sur la « croissance verte », il ne s’agit donc pas de remettre en cause ce qui a créé le problème, mais bien de continuer à en tirer profit. La construction de l’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes et la reprise des discussions sur la prospection du gaz schiste nous rappellent le peu d’intérêt qu’ont nos dirigeants pour la réduction des gaz à effets de serre. Il s’agit bien pour eux de se donner une image écologiste, tout en continuant à faire du profit comme avant.

    La situation d’état d’urgence actuelle apparaît comme bien pratique pour interdire les manifestations gênantes. Une manifestation de soutien aux migrants à Paris ayant bravé l’interdiction a déjà donné lieu à des convocations et possiblement à des poursuites judiciaires. Certaines manifestations, dans le cadre de la COP21, sont elles aussi interdites.

    Il faut nous mobiliser contre cette logique capitaliste qui nous concerne tous, mais impacte plus les pauvres à ses conséquences désastreuses.

    Il faut rappeler les contradictions du gouvernement qui fait l’inverse de ce qu’il dit sur la question écologique.

    Il faut remettre la question du système de production capitaliste et des états qui en assurent la pérennité au centre des débats écologiques : c’est un système mortifère qui détruit les populations et la planète.

    Le groupe Un Autre Futur de la Coordination des Groupes Anarchistes

     

    [gview file= »http://unautrefutur.org/wp-content/uploads/2015/11/tract_cop21.pdf »]

    Par Groupe Un Autre Futur Écologie Répression Sécuritaire
  • Communiqué de la CGA suite aux attentats de Paris du vendredi 13 novembre 2015

    Communiqué de la CGA suite aux attentats de Paris du vendredi 13 novembre 2015

    15 Nov 2015

    Nous sommes toutes et tous touché-e-s par le déchaînement de violence qui a frappé la population parisienne. Nous exprimons notre solidarité avec les victimes et leurs proches et dénonçons avec force ce massacre revendiqué par l’organisation « État Islamique » (Daesh). Ces attaques s’apparentent aux méthodes classiques du terrorisme d’État, où les États utilisent le sang des populations pour asseoir ou préserver leur pouvoir. Aujourd’hui, Daesh reporte sur les populations civiles là-bas et ici le conflit qui l’oppose aux différents acteurs en Irak et en Syrie.

    C’est aussi le sens à donner aux attaques de ces dernières semaines en Turquie avec l’attentat d’Ankara visant une manifestation appelée par les mouvements progressistes turcs et kurdes, en Égypte contre des touristes russes, et au Liban dans un quartier chiite de Beyrouth.

    Il est trop tôt pour analyser en profondeur cet attentat et ses suites. Cependant, nous dénonçons l’idéologie fasciste religieuse qui sous-tend cette tuerie, et restons particulièrement vigilant-e-s quant aux atteintes aux libertés publiques et aux possibles dérives racistes auxquelles cet événement pourrait servir de justification.

    Le 15 novembre 2015,
    les Relations Extérieures de la Coordination des Groupes Anarchistes

  • Face aux luttes sociales, l’État espagnol répond par la répression ! Organisons la solidarité !

    Face aux luttes sociales, l’État espagnol répond par la répression ! Organisons la solidarité !

    04 Nov 2015

    Deux soirées de soutien ont lieu à Montpellier

    • Le vendredi 13 novembre, soirée de soutien à la librairie La Mauvaise Réputation, à partir de 19h : Rencontre et débat avec des camarades condamnés suite à la mobilisation « Aturem el Parlament » (Arrêtons le parlement), suivis d’un repas chaud à prix libre.
    • Le samedi 14 novembre : soirée musicale au Barricade, animée par une DJ (funk, reggae, hip hop, afrobeat,…) à partir de 19h30.

    Face à la multiplication et à l’ampleur des luttes sociales depuis le début de la crise et des mesures d’austérité, les politiques répressives de l’État espagnol se sont considérablement durcies, marquées par la violence policière, les procès politiques (procédures pénales pour participation à des grèves, des manifestations), et de nouvelles lois qui restreignent toujours plus les libertés (dont la loi dite de « sécurité citoyenne », appelée « loi bâillon » et entrée en vigueur cet été 2015).
    Ce vendredi 13 novembre, des camarades de Barcelone condamnés suite à la mobilisation « Aturem el Parlament » (Arrêtons le parlement) viennent nous parler de leur lutte et du contexte social et politique.

    Trois ans de prison pour protester contre les politiques d’austérité !

    En Mai 2011, une vague de protestations sociales et politiques a parcouru les pays autour de la Méditerranée. En Espagne, ce mouvement social a été appelé les « Indignés » ou du « 15M ». Le mouvement a bouleversé la vie politique catalane et espagnole, et encore aujourd’hui ces mobilisations ont une forte influence politique.

    En Juin 2011, une opération politico-policière, avec le soutien des médias, a criminalisé une manifestation massive, pacifique et déterminée, en face du Parlement de Catalogne. La protestation consistait à se rassembler autour du Parlement catalan, où avait lieu le vote d’approbation de plusieurs mesures d’austérité. Au final, 15 heures d’affrontements, une violence policière extrême, et le président catalan forcé à arriver en hélicoptère. Après ces faits, une vingtaine de militant-e-s ont été poursuivi-e-s. Aujourd’hui, 8 d’entre eux/elles sont condamné-e-s à 3 ans de prison et jusqu’à 150.000 euros d’amendes, avec une procédure politisée et médiatisée qui a battu les records d’irrégularités juridiques et policières.

    « Presque 5 ans plus tard, nous continuons à nous battre pour notre liberté, contre l’absolutisme de la classe politique, et pour une vraie liberté d’expression et de manifestation. Cette là c’est la notre lutte. »

    De tels cas ne sont pas isolés ; les arrestations de militant-e-s et les procès politiques se sont multipliés. Encore la semaine dernière (le 28 Octobre), la police a arrêté 9 personnes dans plusieurs villes de Catalogne, activistes proches des centres sociaux et des cercles libertaires, dans la continuité de « l’Operation Pandora » qui avait frappé 7 personnes il y a moins d’un an, accusées d’appartenir à une organisation terroriste sans aucune preuve. Ces stratégies de répression juridique et policière sont en effet souvent utilisées par l’État pour criminaliser les idées politiques libertaires et anticapitalistes en général.

    Pour continuer la lutte, les personnes poursuivies et leurs soutiens lancent un appel à la solidarité politique et à un soutien financier pour faire face aux frais de justice.

    Venez nombreux-euses écouter et soutenir les camarades de Barcelone.

    • Le vendredi 13 novembre : à La Mauvaise Réputation, à partir de 19h : Rencontre, débat et repas à prix libre.
    • Le samedi 14 novembre : soirée musicale au Barricade, à partir de 19h30. Entrée libre.

    Les prix libres seront reversés aux camarades de Barcelone.
    La Mauvaise Réputation : 20 rue Terral, quartier Saint-Anne
    Le Barricade : 14 rue Aristide Ollivier, quartier gares

    Par Groupe Un Autre Futur Luttes Sociales Répression Sécuritaire
  • Loi sur le renseignement : toujours moins de libertés, toujours plus d’inégalités  !

    Loi sur le renseignement : toujours moins de libertés, toujours plus d’inégalités !

    17 Juin 2015

    Après l’Assemblée Nationale, la loi sur le renseignement a été votée au Sénat le 9 juin 2015. Le gouvernement compte la faire adopter avant l’été, en procédure d’urgence, au nom de la sécurité.

    Mais quelle sécurité ? Pas celle des salarié-e-s dont les droits sociaux sont toujours diminués ! Pas celle des migrant-e-s, matraqué-e-s et expulsé-e-s ! Pas celle des chômeurs et de tous les précaires qui se font expulser de leurs logements ! Pas celles des syndicalistes et manifestant-e-s, arrêté-e-s et condamné-e-s !

    Destruction du droit du travail (Loi Macron, loi Rebsamen), mesures économiques au profit des actionnaires et du patronat, expulsions des migrants, répression et criminalisation des mouvements sociaux, etc. : c’est bien pour la sécurité et les profits des capitalistes et des classes dirigeantes que l’État multiplie ses offensives sur tous les champs !

    Avec cette nouvelle loi sécuritaire, il pose les cadres législatifs pour organiser la surveillance de masse et renforcer le contrôle de la population, comme nous l’avons dénoncé dans notre communiqué :

    http://www.c-g-a.org/content/loi-sur-le-renseignement-halte-au-pilonnage-des-libertes-individuelles-et-collectives

    Sur Montpellier, la mobilisation a démarré avec la mise en place d’un collectif de mobilisation. Nous venons ainsi d’éditer un 4 pages (à télécharger), ainsi qu’une affiche pour dénoncer l’ensemble des lois sécuritaires et liberticides.

    Nous relayons également cet appel à une assemblée populaire ce dimanche 21 juin devant la DGSI à Paris, signé par de nombreuses associations et organisations : http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/140615/loi-renseignement-occupydgsi

    [gview file= »http://unautrefutur.org/wp-content/uploads/2015/06/4_pages_lsr.pdf »]

    Par Groupe Un Autre Futur Sécuritaire
  • Les condamnations de Can Vies enflamment le quartier de Sants (Barcelone)

    02 Avr 2015

    Un rassemblement de soutien aux condamné-e-s a réuni jeudi 26 mars 2015, des centaines de personnes dans le quartier de Sants

    Can Vies est un centre social autonome du quartier de Sants de Barcelone de plus de treize ans. C’est un lieu pour la construction d’un projet collectif sans subventions et sans tutelles, ce qui démontre que l’auto-organisation est possible, tout comme la création d’alternatives réelles.

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    Une douzaine de personnes impliquées dans les manifestations de soutien à Can Vies ont été condamnées au cours de ces trois derniers mois à des peines allant de six mois à quatre ans de prison.

    Les juges sont sans pitié avec les personnes arrêtées lors des manifestations de protestation contre l’expulsion de Can Vies. Sur les plus de 80 détenu-e-s, une quinzaine ont été jugé-e-s pour l’instant, et la plupart d’entre eux/elles ont été condamné-e-s à des peines allant de six mois à près de quatre ans de prison. Les cas de détention provisoire, le fait que des condamnations soient basées uniquement sur des témoignages de policiers, ainsi que la sévérité des peines menant certain-e-s des accusé-e-s à être incarcéré-e-s, ont enflammé le quartier de Sants, qui a pris la rue ce jeudi 26 Mars 2015 pour protester contre ce qu’ils et elles considèrent comme une répression politique qui vise à « effrayer et punir le quartier ». « Ils veulent nous mettre en prison, parce que l’on défend les quartiers » dénonçait l’en-tête de la bannière.

    Le juge et les procureurs ont toujours favorisé la version de la police au détriment de celle de la défense, même lorsqu’il y avait plusieurs témoins qui ne faisaient pas partie de la manifestation. Un autre élément qui revient dans la plupart des procès est que beaucoup de ceux/celles qui sont impliqué-e-s sont jeunes et ne sont pas des repris de justice, mais ils/elles affrontent tout de même des double peines ou des peines aggravées maintenant.

    Le quartier de Sants s’est révolté après une série de telles condamnations, dont celles de trois jeunes condamnés à trois ans et six mois, reposant sur des témoignages de la police difficiles à croire. La seule preuve contre eux est le témoignage de cinq « Mossos » (la police autonome catalane). Les agents ont déclaré, et le juge l’a estimé prouvé, que les jeunes ont lancé des bouteilles de bière contre des fourgons anti-émeute depuis la toiture de l’immeuble où deux d’entre eux vivaient. A l’inverse, un voisin témoigne qu’aucune bouteille n’est partie du bâtiment et le juge a reconnu qu’il n’a pas pu être déterminé si les fourgonnettes ont subi d’éventuels dégâts. En outre, comme l’a démontré la défense, la terrasse où ils étaient censés être, ne donne même pas directement sur la rue. Le procureur n’a pas envisagé que les témoignages de la police puissent être faux, mais a demandé qu’une procédure soit ouverte contre les deux témoins de la défense comme auteurs d’un délit de faux témoignages.

    Une autre personne a été condamnée à deux ans de prison pour « violence contre l’autorité » parce que deux « Mossos » l’accusent d’avoir jeté une pierre sur un fourgon de police. La défense avait présenté jusqu’à sept témoins qui prétendent que la personne arrêtée par les « Mossos » n’avait pas jeté de pierre.

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    Histoire de Can Vies

    Le 26 mai 2014, Can Vies a été évacué par la police autonome catalane (Mossos d’esquadra), et le jour même la destruction du bâtiment a commencé. Cela a provoqué une forte réaction de voisins et voisines et a abouti à plusieurs actions violentes, telles que la combustion de la pelle utilisée pour démolir le bâtiment. Plusieurs manifestations ont fini avec des conteneurs en feu. La réaction de la police a déclenché une forte solidarité des autres quartiers de Barcelone et d’autres villes, et le 28 mai, un ensemble de manifestations ont été organisées conjointement dans différentes villes à travers l’Espagne. Plus de 80 personnes ont été arrêtées et poursuivies cette journée du 28 mai et les jours suivants (à partir d’enregistrements vidéo et de presque 300 identifications de policiers). Deux personnes ont passé plus de 20 jours de prison préventive avant d’être libérées. Les procureurs ont demandé pour certain-e-s entre deux et cinq ans et dix mois de prison principalement pour violences contre l’autorité, vandalisme et désordre public.

    Parallèlement aux procédures judiciaires des détenu-e-s cette semaine de mai, trois plaintes ont été déposées pour agression de la police contre les manifestant-e-s. « Deux d’entre elles ont été acceptées : une pour atteinte à l’intégrité morale et physique de quatre jeunes battus durement par les agents ; et une autre pour agression à l’intérieur d’un bâtiment, » dit l’avocat.

    La troisième plainte a été rejetée par le juge malgré la lourdeur de l’agression, visible sur une photo montrant un agent des Mossos frappant au niveau de l’oreille un jeune à vélo. Le juge a estimé que l’action policière était justifiée parce que le jeune a désobéi aux agents.

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    Le samedi 31 mai 2014, l’assemblée du centre social lance un nouvel appel pour reconstruire de nouveau l’espace occupé. Pour mener à bien cette reconstruction, de nombreux soutiens ont été reçus, dépassant les attentes des organisateurs-trices. La destruction de Can Vies s’est arrêtée grâce à cette solidarité.

    Le 20 Février 2015, le conseil municipal a scellé Can Vies. La police a interrompu les travaux de reconstruction du bâtiment, partiellement démoli après la tentative d’expulsion de mai.

    Sources :

  • Nouvelle loi sur le renseignement : halte au pilonnage des libertés individuelles et collectives au nom de l’unité nationale !

    31 Mar 2015

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    Le projet de loi sur le renseignement a été dévoilé en conseil des ministres le jeudi 19 mars 2015… et c’est alarmant ! Sous couvert de lutte antiterroriste, l’État français se prémunit contre toute velléité d’opposition aux politiques de casse sociale, en durcissant et élargissant considérablement son arsenal législatif concernant le contrôle de la population.

    Le projet de loi sur le renseignement, que le gouvernement a décidé de faire passer en procédure accélérée, légalise en effet clairement la surveillance généralisée et constitue une menace grave pour nos libertés. Voici un aperçu des nouvelles mesures :

    • En dehors de toute enquête judiciaire, les agents des services de renseignement pourront désormais sonoriser des véhicules, des habitations, des bureaux, y placer des caméras, poser des balises de géolocalisation, consulter le contenu des ordinateurs et des messageries sur Internet.
    • De nouveaux moyens d’investigation seront mis en œuvre : droit à l’utilisation des Imsi-catchers, appareils qui permettent de capter toutes les communications dans un périmètre donné, celles du suspect poursuivi mais aussi celles de toutes les personnes se trouvant dans son voisinage.
    • Cette loi donne la possibilité d’éplucher en temps réel les données informatiques, y compris les conversations sur Skype, les messages instantanés sur Facebook et Twitter. Le gouvernement veut également pouvoir contraindre les entreprises gérant les réseaux sociaux et les moteurs de recherche sur Internet à livrer les données de leurs clients.
    • Il sera possible d’« ordonner aux opérateurs de communications électroniques et aux fournisseurs de services de détecter, par un traitement automatique, une succession suspecte de données de connexion »
    • Les boites noires, nouveaux dispositifs informatiques, seront installés par les services techniques du renseignement français, chez les opérateurs télécoms, sans que ceux-ci ne puissent savoir ce qui est effectué, traité sur leur réseau, et donc intercepté dans le « trafic » de leurs abonnés par les machines en question.

    Ces méthodes pourront être utilisées dans un cadre très large, et nous pourrons tous et toutes en faire l’objet. Elles ciblent en effet « la sécurité nationale, les intérêts essentiels de la politique étrangère et l’exécution des engagements internationaux de la France, les intérêts économiques et scientifiques essentiels de la France, la prévention du terrorisme », mais aussi « la prévention de la reconstitution ou du maintien de groupement dissous, la prévention de la criminalité et de la délinquance organisées, et la prévention des violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique », ce qui peut concerner tout mouvement de contestation sociale !

    Ce projet de loi commence à être débattu à l’Assemblée le lundi 13 avril. Il est donc encore temps de se mobiliser !

    Exigeons le retrait de ce projet de loi et de toutes les lois sécuritaires et liberticides !
    Résistons à la criminalisation des mouvements sociaux, et à l’instauration d’un ordre de plus en plus inégalitaire et totalitaire !

    sources : 

    Par Groupe Un Autre Futur Anticapitalisme Répression Sécuritaire
  • En procès pour avoir récupéré de la nourriture dans des poubelles !

    05 Fév 2015

    Ce mardi 3 février s’est déroulé le procès de trois jeunes montpelliérain-e-s pour « soustraction de denrées périssables à date de péremption dépassée ». En effet, en mai 2014, ces trois personnes avaient été interpellées par la BAC en train de récupérer de la nourriture périmée dans les poubelles d’un supermarché de Frontigan. Ils et elle ont ensuite été placé-e-s 12 heures en garde à vue, puis inculpé-e-s et appelé-e-s à comparaître pour ce seul motif d’avoir pris de la nourriture dans des poubelles pour pouvoir manger !

    Environ 80 militant-e-s sont venus les soutenir au Tribunal Correctionnel. Alors que les prévenu-e-s et leur avocat demandaient la relaxe, le juge les a déclaré-e-s coupables de vol, mais dispensé-e-s de peine (http://www.midilibre.fr/2015/02/03/montpellier-dispense-de-peine-requise-pour-le-vol-de-denrees-perimees,1120173.php).

    Les prévenu-e-s et tous leurs soutiens dénoncent cette criminalisation de la pauvreté, alors que des tonnes de nourriture sont jetées par les grandes enseignes chaque année. Il et elle envisagent ainsi de faire appel pour dénoncer cette condamnation et l’aberration du système et servir d’exemple pour qu’il n’y ait plus de poursuite à l’encontre de celles et ceux qui récupèrent de quoi se nourrir dans les poubelles.

    Beaucoup de personnes peuvent légitimement se demander « dans quel monde vivons-nous ? » en entendant cette histoire.

    Nous répondons celui du capitalisme : l’État et sa police arrêtent des pauvres qui essaient de subsister. Les gérants du supermarché portent plainte pour défendre leur propriété privée et avertissent « tout se paie, tout s’achète, même les poubelles ! » La justice solidaire de la police et des capitalistes poursuit. Belle démonstration de l’ineptie de ce système et de la collusion entre État et capitalisme. Ce monde n’est pas le nôtre !

    Luttons pour construire un monde solidaire, débarrassé de la propriété individuelle des moyens de production et de distribution, ne laissons pas à une minorité le monopole du pouvoir de décision et de la violence : construisons le communisme libertaire !

    Par Groupe Un Autre Futur Anticapitalisme Répression Santé Sécuritaire
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