Syndicalisme

  • 05 Avr
    Attaque fasciste contre le local de la CNT UD 69 de Lyon

    Attaque fasciste contre le local de la CNT UD 69 de Lyon

    Le groupe « Un autre futur » de la Coordination des Groupes Anarchistes apporte un soutien total à l’Union Départementale des syndicats CNT 69, face à l’agression fasciste dont ielles ont été victimes dans la nuit du vendredi 30 au samedi 31 mars.

    Nous apportons notre soutien total aux camarades lyonnais·es, qui ont à subir les diverses attaques fascistes contre leurs locaux, ou les militant·e·s eux·elles-mêmes, à l’exemple du concert de soutien que nous avons organisé au bénéfice de la « Plume noire ».

    Nous condamnons fermement cette énième agression fasciste, et restons vigilants par rapport à ce qui se passe à Lyon.

    Nous relayons ici le communiqué de l’Union Départementale des syndicats CNT.

     

    Attaque fasciste contre le local de la CNT

    Rassemblement mercredi 4 avril à 18h

    2010-2018 : développement des groupuscules fascistes en toute impunité

    « L’Union Départementale des syndicats CNT (Confédération Nationale du Travail) appelle à un rassemblement mercredi 4 avril à 18h devant son local situé au 44 rue Burdeau dans le 1er arrondissement de Lyon. Celui-ci a en effet été attaqué dans la nuit du vendredi 30 au samedi 31 mars. Un groupe de fascistes a arraché la grille et brisé la vitre, tenté de casser le rideau de fer et dérobé du matériel militant.

    En mars 2010, trois camarades de la CNT étaient violemment agressés par des fascistes dans le Vieux Lyon. Mars 2018, le local de la CNT a été pris pour cible par des fascistes. En 2010 les identitaires avaient un local dans le Vieux Lyon, depuis de nouveaux locaux ont été ouverts (Pavillon Noir du GUD, local du PNF, local de l’Actione Française, et des locaux commerciaux proches de ses idées). Ces implantations et ces lieux d’émulation pour des groupes de jeunes fascistes ont engendré des agressions, provocations lors de manifestations des soutiens aux réfugiés, et attaques de locaux. En particulier sur le 1er arrondissement de Lyon où depuis 18 mois pas moins de 4 lieux militants ont été la cible d’attaque : la Plume Noire (local de la CGA, coordination des groupes anarchistes) en novembre 2016, Radio Canut en décembre 2016 et mars 2017 puis le local du PCF en février 2018, et enfin le local de la CNT.

    Cette nouvelle attaque sur Lyon s’inscrit dans un cadre national tout aussi préoccupant où les différentes mouvances de l’extrême droite font le choix de s’en prendre aux luttes sociales et à ses acteurs. Entre autres, cela a été le cas à Paris avec des agressions dans le jardin du lycée autogéré de Paris par une dizaine de membres du GUD le 16 mars, l’attaque par des nervis cagoulés à la fac de Montpellier dans la nuit du 22 au 23 mars, l’agression de 2 personnes à la sortie d’une assemblée générale à la fac de Lille le 26 mars.

    L’attaque du local se veut une intimidation de la part de ces groupuscules, elle ne freinera pourtant pas l’action de la CNT qui lutte aux côtés d’autres organisations afin d’obtenir la fermeture du local quai pierre Scize (Pavillon Noir, Bastion Social, émanation du GUD). Nous ne sommes pas dupes : si ces groupuscules se développent, c’est que les gouvernements successifs, en banalisant des discours voire des pratiques racistes et en détruisant les droits sociaux font le lit de leurs idées. Que ce développement se fait grâce au silence (voire à la complicité) de l’état, à la passivité de la police. En effet depuis plusieurs années, les groupuscules fascistes ont pignon sur rue, ils ne cessent de mener des actions violentes et la seule réponse de la préfecture (représentant direct de l’état) a toujours été de minimiser cela et de faire croire à une guéguerre entre des groupuscules d’extrême-droite et d’extrême gauche.

    Face à cela l’union départementale des syndicats CNT réaffirme sa volonté de continuer à lutter contre le fascisme et les idées haineuses qu’il transmet, sa volonté de lutter au sein des luttes sociales pour une société plus juste, émancipatrice, anticapitaliste et anti-fasciste. »

    Face au fascisme et à ses idées, ¡No pasarán !

    Union Départementale 69 des syndicats CNT

     

    Par Groupe Un Autre Futur Antifascisme Syndicalisme
  • 26 Nov
    « Racisme d’État » : nouvelle attaque contre les libertés syndicales

    « Racisme d’État » : nouvelle attaque contre les libertés syndicales

    Le ministre de l’Éducation Nationale, J-M Blanquer, a décidé de porter plainte contre Sud Éducation 93 pour empêcher qu’ait lieu une formation interne syndicale sur le thème du racisme à l’école. En jeu, la formule « racisme d’État » qui pourrait être interdite. Du jamais vu en terme d’attaques des libertés fondamentales quant aux droits des syndicats de se former sur les sujets qui intéressent ses adhérent·e·s, que l’on se reconnaisse ou pas dans le fond idéologique qu’ils contiennent.

    Attaque contre les libertés syndicales : le « racisme d’État », alibi d’un abus de pouvoir … totalitaire ?

    Que se passera-t-il quand des groupes anarchistes ou autres collectifs présents dans le mouvement social chercheront à dénoncer les politiques racistes menées par l’État français depuis plusieurs années ? Pourra-t-on encore coller des affiches ? Tenir des débats publics à ce sujet ? Rien n’est moins sûr au train où vont les choses, si nous laissons faire.

    Cette attaque ne fait que renforcer les craintes qu’on peut avoir sur le durcissement de ce racisme d’État qui ne dit pas son nom mais qui manœuvre et creuse tous les jours un peu plus l’assignation d’une partie de la population, la criminalisation, l’enfermement et l’expulsion d’une autre, sous prétexte qu’elles sont amalgamées à des catégories du type : « personnes issues de l’immigration maghrébine » ou « réfugiés, islamistes, potentiels terroristes ».

    Le racisme, une idéologie de la hiérarchie et des inégalités

    Qu’est-ce que le racisme ? Une idéologie qui hiérarchise, un système social qui produit des inégalités.
    Aujourd’hui comme c’était déjà le cas il y a une vingtaine d’années, les contrôles au faciès touchent majoritairement les gens de couleur. Les fonctionnaires de police qui commettent des actes racistes bénéficient pour la plus part d’entre eux de non lieux. L’accès à un logement, à un travail ou à un stage est plus difficile pour certain·e·s, à cause de leur couleur de peau.

    Combattons pour nos libertés syndicales et contre le racisme d’État

    Les politiques migratoires se durcissent d’année en année pour rendre toujours plus impossible l’obtention de titres de séjour. Les préfectures ordonnent les assignations à résidence d’exilé·e·s dans des structures d’hébergement lowcoast, qui s’apparentent à des centres de triage avant des renvois (dublinages) vers des pays européens qui pratiquent les mêmes politiques d’expulsion.
    Qu’on appelle cela « racisme d’État » ou « racisme institutionnel » ne change rien à la réalité sordide d’un système qui broie des vies humaines, en s’appuyant sur les médias pour conforter une opinion publique poreuse aux stéréotypes racistes, dans ses choix politiques.
    Nous combattrons le racisme d’État comme nous combattrons les attaques de nos libertés syndicales tant que nous le pourrons.

    À lire :

    Par Groupe Un Autre Futur Éducation Syndicalisme
  • 18 Nov
    La filière animation de la ville de Montpellier en grève

    La filière animation de la ville de Montpellier en grève

    Depuis mercredi 15 novembre, à l’appel de l’ensemble des organisations syndicales, la filière animation de la ville de Montpellier est en grève reconductible pour essayer de sortir d’une situation alarmante : conditions de travail inacceptables et sécurité des enfants impossible à assurer.

    Baisse de effectifs

    L’effectif de professionnels qui encadrent les temps de cantine et de TAP est constamment en dessous des quotas légaux (1 pour 14 en maternelle et 1 pour 18 en primaire). Ces quotas, déjà largement discutables, proposés par la mairie en septembre, ne sont pas respectés. La plus part des personnes est embauchée sur des contrats précaires, les équipes sont inexistantes, et certaines écoles se retrouvent avec un animateur·rice·s pour 50 élèves. Les centres de loisirs sont également impactés par cette politique de gardiennage qui nie les fondements d’un accompagnement éducatif digne de ce nom.

    Logique marchande au détriment du service public accessible à tou·te·s

    Comment peut-on penser et construire des actions d’animation dans ces conditions ? Pour les mêmes raisons de choix budgétaires, les associations se voient elles aussi hautement précarisées avec la perte de postes en CAE. En cassant les outils d’un service public accessible à tou·te·s, on nous amène inexorablement vers des logiques marchandes où seul·e·s celles et ceux qui ont les moyens pourront faire appel à des services de qualité.

    Se coordonner pour mieux lutter

    Ces situations nous concernent tou·te·s et c’est en faisant des ponts entre les différents mouvements de contestation que nous pourrons tenter de défendre nos boulots, nos qualifications et plus largement une conception politique de l’éducation et du vivre ensemble à visée émancipatrice.

    Un rassemblement a lieu devant la mairie de Montpellier lundi 20 novembre à 10h30.

    Par Groupe Un Autre Futur Luttes Sociales Monde du travail Syndicalisme
  • 05 Nov
    Contrats aidés : appel à la grève

    Contrats aidés : appel à la grève

    L’union syndicale Solidaires a publié sur son site un appel à la grève interprofessionnel contre la disparition des Contrats Aidés, pour le 10 novembre.

    L’arrêt des Contrats Aidés est prévu pour 2020, mais la diminution du nombre de contrats signés s’échelonne jusqu’en 2018 : 149 000 contrats ne seront plus renouvelés en 2017, puis 110 000 de plus en 2018. Bien que précaires, ces contrats concernent plusieurs centaines de milliers de salarié.e.s, et leur disparition les condamne à encore plus de précarité. En contre-parti, le gouvernement Macron met en avant le Service Civique. Ce dernier ne relève pas du Code du Travail, mais du Code du Service Nationale. La logique de casse sociale sous-tend clairement ces mesures : émanciper le patronat du Code du Travail, casser nos acquis sociaux, fruits des luttes passées, fournir une main d’œuvre peu coûteuse, etc.

     

    Pour en savoir plus :

    Sur notre agenda : Contrats aidés : Solidaires appelle à la grève

     

    Par Groupe Un Autre Futur Luttes Sociales Monde du travail Syndicalisme
  • 02 Nov
    Intersyndicale : appel à la grève et à manifester

    Intersyndicale : appel à la grève et à manifester

    L’intersyndicale CGT, FO et SUD Solidaires appelle à la grève et à manifester le 16 novembre 2017. La réforme du code du travail, la politique libérale du gouvernement, et plus globalement les régressions sociales sont en ligne de mire. L’appel concerne le public et le privé, et rappelle que ces attaques sur nos acquis sociaux nous impacteront tou-te-s.

    Le départ de la manifestation est prévu sur la place du Peyrou à Montpellier, à 10h30.

     

    Pour en savoir plus :

     

    Par Groupe Un Autre Futur Monde du travail Syndicalisme
  • 02 Nov
    Ordonnances Macron : la fin des CHSCT

    Ordonnances Macron : la fin des CHSCT

    Un nouvel article est paru sur le site Rapports de Force, et illustre les implications de la disparition des instances représentatives du personnel : les Comités d’hygiène et sécurité et des conditions de travail (CHSCT) et les Comités d’entreprise. Cette revendication du MEDEF, concrétisée par le gouvernement, ajoute une pierre à l’édifice capitaliste, et restreint un peu plus les acquis sociaux des luttes passées.

    Pour en savoir plus :

    Par Groupe Un Autre Futur Monde du travail Syndicalisme

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