Communiqués

  • 17 Avr
    Mobilisons-nous contre le projet Collomb sur le droit d’asile !

    Mobilisons-nous contre le projet Collomb sur le droit d’asile !

    La Coordination des Groupes Anarchistes appelle à renforcer partout les mobilisations qui ont lieu contre le projet de loi Collomb concernant le droit d’asile, examiné à l’Assemblée à partir du 16 avril.

    Une nouvelle fois, le gouvernement manie la novlang avec cynisme puisque ce texte appelé « Pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif » est en fait l’institutionnalisation d’un recul sans précédent du droit des personnes migrantes et la facilitation des expulsions des débouté-e-s du droit d’asile, dont cette loi vise à multiplier le nombre.

    Hormis de rares mesures protectrices, ce projet légalise et renforce des pratiques que les militant-e-s qui luttent aux côtés des personnes migrantes déplorent depuis plusieurs mois1 : restrictions de droits, accroissement des mesures de contrôles et de tris pour empêcher d’entrer sur le territoire français, facilitation des expulsions et des mesures de bannissement du territoire.

    La réduction du délai de recours devant la CNDA2 de 30 à 15 jours, l’allongement de la durée de la rétention administrative jusqu’à 135 jours ou le bannissement des personnes étrangères et la systématisation des interdictions de retour sur le territoire français, sont symptomatiques de la « philosophie » générale de ce texte. En revanche, rien sur les « procédures Dublin »3, qui font que la France expulse de très nombreux demandeurs d’asile sans même examiner leur demande.

    Face à cela, unanimement associations, organisations et professionnel-le-s concernées par la question dénoncent ce texte. Des salarié-e-s de l’OFPRA et de la CNDA se sont même mis-e-s en grève pour s’y opposer. De nombreuses initiatives existent comme les manifestations du 7 avril dernier, à l’appel de la Coordination nationale du 24/25 mars à Lyon des collectifs de solidarité et des collectifs de migrantEs/exiléEs/sans-papiers4, celle qui s’est déroulée à Paris ayant réuni un millier de personnes. Mais nous devons dans les semaines qui viennent accroître le rapport de force et réussir à fédérer les initiatives pour gagner le retrait cette loi.

    Ce projet de loi s’inscrit dans une démarche électoraliste et populiste qui criminalise encore et toujours les migrant‑e‑s. Les migrant‑e‑s ne sont pourtant pas les responsables des lois anti‑sociales, des inégalités économiques et sociales, du chômage, de la précarité, des guerres, etc. Ce sont au contraire les premières victimes d’un système que nous subissons nous aussi. C’est donc au titre de la solidarité évidente avec des personnes contraintes à la souffrance et à la précarité, mais aussi de la solidarité internationale entre exploité‑e‑s que nous soutenons les migrant‑e‑s. Nous devons tenter de faire en sorte que les luttes contre les régressions sociales, avec en fer de lance cheminot-e-s et étudiant-e-s, qui nous l’espérons se développeront dans les prochaines semaines, s’emparent de la lutte contre la loi Collomb et plus globalement de la solidarité avec les personnes migrantes.

    Les Relations Extérieures de la CGA

    Lundi 16 avril 2018

     

     

    1 http://www.c-g-a.org/content/face-aux-directives-du-gouvernement-et-au-durcissement-de-la-politique-migratoire-amplifions

    2 Cour Nationale du droit d’Asile

    3 Les accords Dublin III signés par les états membres européens, rendent possible l’expulsion des réfugié-e-s vers le premier pays dans lequel ielles ont laissé leur empreintes en Europe. Cette procédure est largement utilisée en France : expulsés le plus souvent vers l’Italie, leur demande d’asile n’y est portant pas enregistrée la plupart du temps. Nombre d’entre eux y écopent d’une obligation de quitter le territoire italien et se voient conseiller par la police transalpine de repasser la frontière. Direction la France où les attendront systématiquement les contrôles et placements en rétention. Les accords de Dublin 4, sont en préparation et aggraveront vraisemblablement ces logiques d’externalisation des demandes d’asile.

    4 https://blogs.mediapart.fr/la-chapelle-en-lutte/blog/300318/appel-de-la-coordination-nationale-tenue-lyon-les-24-et-25-mars-2018

    Par Groupe Un Autre Futur Communiqués Immigration Sans-papiers
  • 22 Mar
    Réussir le 22 mars… pour faire front contre le gouvernement

    Réussir le 22 mars… pour faire front contre le gouvernement

    Même pas un an au pouvoir et le gouvernement Macron a déjà déclaré la guerre aux travailleuses-eurs et aux pauvres.

    Baisse des APL, baisse des retraites, le plus grand plan social de l’histoire avec la disparition des contrats aidés, baisse des salaires (jour de carence…)la loi travail par ordonnances, la loi Asile-Immigration… Alors qu’ils prétendaient faire de la politique autrement, les députés et ministres « En Marche ! » ne font qu’accélérer la casse des acquis sociaux.

     

    C’est aux services publics de l’éducation et du rail que s’attaquent aujourd’hui les nouveaux rois du pays. Réforme du bac, introduction de la sélection à l’entrée de l’université, destruction du peu qui reste du statut qui protégeait les travailleurs et travailleuses du rail, plus de 100 000 suppressions de postes dans la fonction publique…

    « Quand on veut tuer son chien,
    on dit qu’il a la rage ! »

    Mieux, l’État organise depuis des décennies la destruction des services publics pour pouvoir ensuite brader les murs aux plus offrants pour des sommes dérisoires. C’est ce qu’il a fait avec les autoroutes, avec les industries automobiles, avec les chaînes de télévision, avec France Télécom, avec EdF-GdF, avec la Poste…

    Alors que l’intersyndicale dans le rail a annoncé sa volonté de résister et que les cheminot-e-s affutent leurs armes pour un conflit qui s’annonce long et dur, en face l’État et les médias aux ordres cherchent déjà à monter les travailleurs-euses les un-es contre les autres, en nous revendant la vieille soupe de la division et du SNCF-bashing. Comme Tatcher avec les mineurs dans les années 80 en Angleterre, Macron essaie d’écraser ce bastion de résistance ouvriere qu’est le rail. Si les camarades cheminot-e-s perdent ce combat, c’est l’ensemble du monde ouvrier qui est menacé ensuite ! Il est donc indispensable que l’ensemble de la classe ouvrière fasse front derrière les grévistes de la SNCF et renforcent, par tous les moyens possibles, le camp des travailleuses et des travailleurs dans le bras de fer qui arrive.

    Pour un vrai service public de qualité

    En tant qu’anarchistes, nous allons même au-delà de la simple nécessité de défendre les services publics menacés ou déjà détruits. Nous pensons qu’il faut élargir autant que possible les domaines où la satisfaction des besoins de la population prime sur la recherche du profit maximum pour les élites capitalistes. Pour cela, il est indispensable d’avoir un contrôle ouvrier sur les entreprises, qu’il s’agisse du rail, des télécommunications, de l’industrie de biens et services de base etc.

    Un vrai service public de qualité, ce n’est pas juste une entreprise de plus dans les mains de l’État français, c’est un service dont les missions sont définies par l’ensemble de la population et où la mise en œuvre est confiée à l’ensemble des travailleuses et travailleurs du secteur.

    C’est seulement lorsque l’ensemble de l’économie fonctionnera sur un tel modèle, lorsque les moyens de production seront aux mains des travailleuses et des travailleurs et sous le contrôle de toutes et tous, que nous pourrons envisager de pouvoir efficacement satisfaire les besoins de tou-te-s et d’accéder enfin à l’égalité économique et sociale, condition indispensable au libre épanouissement individuel et collectif.

    C’est ce projet de société que nous défendons et que nous appelons communisme libertaire.

     

     

    Les Relations Extérieures de la Coordination des Groupes Anarchistes
    le 21 mars 2018

     

    Par Groupe Un Autre Futur Communiqués Luttes Sociales
  • 23 Déc
    Reconnaissance par Trump de Jérusalem comme capitale d’Israël : de l’huile sur le feu qui brûle la Palestine

    Reconnaissance par Trump de Jérusalem comme capitale d’Israël : de l’huile sur le feu qui brûle la Palestine

    Mercredi 6 décembre 2017, le président fascisant des États-Unis d’Amérique, Donald Trump, a mis le feu aux poudres en déclarant reconnaître Jérusalem/Al-Qods comme capitale de l’État d’Israël. Cela répond à une revendication historique de l’extrême-droite israélienne et envoie un message clair d’impunité aux colons les plus radicaux. Depuis cette décision, au moins 8 palestinien-ne-s sont mort-e-s et des centaines de personnes ont été blessées dans des bombardements sur la bande de Gaza et des affrontements avec les forces de l’ordre israéliennes.

    Cette décision s’inscrit dans une convergence de fond entre le projet colonial d’Israël et les courants nationalistes, colonialistes et racistes en Europe et Amérique du Nord.

    Le sionisme est un nationalisme et un colonialisme

    Le sionisme, en tant qu’idéologie nationale de l’État d’Israël, est largement inspirée par le nationalisme tel qu’il a été développé par de nombreux peuples d’Europe, puis d’ailleurs, à partir du XIXe siècle. En tant qu’anarchistes, nous combattons le nationalisme comme une idéologie qui sert les classes dirigeantes en cherchant à unifier un peuple autour d’un récit national d’une prétendue histoire, culture et langue commune (deux langues à la rigueur). Le nationalisme est donc pour nous une idéologie qui, dans son essence, relègue les intérêts des opprimé-e-s derrière ceux prétendument prioritaires de la « nation » et qui tend, en outre, à limiter, voire à faire disparaître, toute expression de particularismes culturels et linguistiques.
    Par ailleurs, le nationalisme verse régulièrement dans une vision raciste du monde dans lequel les membres de la nation seraient supérieur-e-s aux individu-e-s extérieur-e-s (ou rejeté-e-s) à la communauté nationale. Cette vision raciste est doublement utile pour les classes dirigeantes : elle permet de diviser les opprimé-e-s en les opposant les un-e-s aux autres au lieu de les liguer contre leur oppresseurs ; elle fournit une justification aux multiples projets colonisateurs et expansionnistes portés par les différents nationalismes, en particulier les nationalismes européens. Dans ce cadre, le sionisme défendu et utilisé par l’État d’Israël, bien qu’il s’agisse d’un « colonialisme sans métropole », est un parent éloigné des nationalismes et des projets coloniaux français, anglais, belge et autres. En effet, il a intégré une large part de l’imaginaire colonial européen, ainsi que ses méthodes brutales d’expropriation, tout en se présentant comme un « mouvement de libération nationale ». On retrouve cette logique coloniale raciste derrière le récit soit-disant « féministe » et « ouvert » pour les minorités sexuelles et de genre de l’État israélien, qui serait un refuge pour les personnes opprimé-e-s par le patriarcat et l’hétérosexualité imposée, qui serait l’apanage des cultures arabo-musulmanes. Il s’agit là bien entendu de « pink washing », au sens où l’État israélien instrumentalise des luttes légitimes d’opprimé-e-s pour mieux légitimer son expansion coloniale et l’oppression qu’elle impose aux Palestinien-ne-s, quels que soient d’ailleurs leur sexualité ou le genre auquel ielles s’identifient.

    Le sionisme est un produit de l’histoire coloniale et de l’anti-sémitisme européen

    Le sionisme est une idéologie nationaliste qui s’est forgé dans le double contexte de l’émergence de l’idéologie nationaliste en Europe et de la montée en puissance de l’antisémitisme moderne qui a découlé de cette émergence. Plutôt que de s’attaquer au nationalisme nourrissant l’antisémitisme, le mouvement sioniste a choisi d’en reproduire les conceptions, considérant l’oppression antisémite comme inéluctablement liée au diasporisme. Cette conception a été combattue dès l’origine par les courants ouvriers juifs internationalistes, qui associaient autodéfense antiraciste et lutte de classe.
    Les persécutions qui visaient les minorités nationales juives, notamment en Europe de l’Est, ont cependant peu à peu renforcé l’idée parmi une minorité des juives et des juifs que la solution au racisme qu’ielles subissaient se trouvait dans la fondation d’un État qui réunirait et protégerait le peuple juif. Cette idée a progressé chaque fois que le mouvement ouvrier ne s’est pas montré assez ferme dans la lutte contre l’antisémitisme, y compris en son propre sein..
    L’extermination des juives et des juifs par le régime nazi n’est que l’expression la plus extrême et la plus déshumanisée d’une tendance longue et lourde dans de nombreux pays européens. Encore maintenant, les différents courants du sionisme se présentent comme une réponse à l’antisémitisme et présentent le soutien au fait colonial israélien comme une nécessité pour les juives et juifs, celui-ci étant présenté comme le garant de leur sécurité. C’est ce qu’on a pu voir à l’occasion des attaques antisémites massives qui ont eu lieu en France en 2012 (Toulouse) et en janvier 2015 (Paris). L’État d’Israël se présente comme un refuge pour les juives et les juifs, qu’il faudrait constituer en tant que peuple sur la “terre sainte”, dans un territoire sécurisé et débarrassé du fléau antisémite. Cela n’empêche pas la droite et l’extrême droite sioniste de faire preuve d’une complaisance régulière avec des antisémites, pourvu qu’ils soient considérés comme des « alliés objectifs » de l’État d’Israël. Ainsi Netanyahu a-t’il multiplié les sorties en soutien à Trump, minimisant l’influence de ses alliés néo-nazis et la responsabilité de ce dernier dans les attaques antisémites, comme il l’a fait avec le régime d’Orban ou celui de Poutine.

    C’est aussi, en bonne partie, la responsabilité de la puissance coloniale française et de son œuvre de division raciste, si les minorités juives d’Afrique du Nord, entre autres, sont parties en masse renforcer le projet colonial israélien après les indépendances et s’y sont d’ailleurs retrouvées nettement opprimées, par l’exploitation capitaliste menée par les classes dirigeantes et par les divisions racistes qui structurent cet État.

    Enfin, c’est parce que les puissances française et anglaise se sont partagées les restes de l’Empire Ottoman à la fin de la Première Guerre Mondiale que l’État d’Israël a pu voir le jour sur un territoire où habitaient déjà d’autres populations. En effet, le Traité de Sèvres a partagé les territoires de l’ancien empire en « mandats » français et britanniques. Alors que la France avait hérité de l’actuelle Syrie et du Liban , l’Angleterre contrôlait l’Irak et la Palestine (qui comprenait les territoires actuels de la Palestine/Israël et de la Jordanie). A partir de ce moment là, cette dernière a cherché à maintenir son emprise en soutenant tour à tour les ambitions des colons sionistes et celles des nationalistes arabes. Au sortir de la seconde Guerre Mondiale, les impérialismes européens, marqués tant par l’antisémitisme que par le racisme, ont vu dans le projet sioniste une manière de se débarrasser d’une population indésirable, et ce d’autant plus que les juives et juifs des classes populaires avaient souvent fait partie des secteurs les plus combatifs et les plus révolutionnaires dans la guerre de classes jusqu’à présent.

    La décision de Trump, ses causes et ses répercussions

    Donald Trump a été élu avec le soutien particulièrement déterminant des courants néofascistes de « l’Alt-right », diffusant une idéologie raciste, antisémite et islamophobe. Son élection s’est traduite par une vague de violence contre la minorité noire, les minorités juives et musulmanes aux États-Unis. Face aux violences antisémites, le gouvernement Netanyahu et ses soutiens de la droite sioniste aux États-Unis comme en Israël n’ont cessé de minimiser la responsabilité du gouvernement Trump dans la situation. Alors qu’ils présentent régulièrement l’alignement sur leur politique comme une nécessité pour lutter contre l’antisémitisme, ils ont ainsi sacrifié la minorité juive américaine considérée comme trop à gauche, trop diasporique, trop critique à l’égard de la politique israélienne. Cette alliance se fait sur le dos des palestiniennes et des palestiniens, mais également sur le dos de la minorité juive aux États-Unis.

    La récente décision de déplacer l’ambassade des États-Unis d’Amérique de Tel-Aviv (capitale reconnue internationalement d’Israël) à Jérusalem/Al-Qods , et donc de reconnaître cette dernière ville comme capitale de l’État d’Israël, témoigne du soutien indéfectible de l’État étasunien au projet colonial israélien et risque bien de constituer une étape majeure de l’expansion de l’État d’Israël. En effet, Jérusalem/Al-Qods est jusqu’à présent une ville sous statut international spécifique, censé garantir l’accès et la protection des lieux saints des trois grands monothéismes, ce qui cristallise encore davantage les tensions liées à la colonisation et à l’expropriation des habitant-e-s historiques de la ville qui dure depuis des décennies. En appuyant une revendication historique des courants les plus extrêmes du sionisme, Trump valide implicitement les colonies (planifiées par l’État d’Israël ou non) qui réduisent le territoire déjà ridicule accordé par les traités internationaux à l’avorton d’État qu’est l’Autorité Palestinienne, qui oscille de son côté entre impuissance et collaboration. Ces colonies se sont d’ailleurs multipliées dès l’annonce des résultats des élections aux USA, en janvier dernier. La Cisjordanie n’est plus qu’un paquet de confettis, séparés les uns des autres par des checkpoints militaires, des murs et des barbelés. La population palestinienne est un marché captif et une part significative est contrainte de travailler directement pour la bourgeoisie israélienne. Les colons bénéficient, pour s’installer sur les terres palestiniennes, d’une multitude d’avantages, notamment fiscaux, énergétiques et fonciers.

    La reconnaissance par Trump de Jérusalem comme capitale de l’État d’Israël s’inscrit donc dans une convergence de fond entre deux courants d’extrême droite, l’un à la tête des États-Unis, l’autre de l’État d’Israël. Elle s’inscrit, en outre, dans un timing local bien spécifique puisque les deux principaux mouvements palestiniens (le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, et le Fatah, qui représente l’Autorité Palestinienne en Cisjordanie) étaient dans une phase de rapprochement. Remettre le feu aux poudres peut servir à saper le « renforcement » éventuel d’un interlocuteur palestinien officiel réunifié.

    Ce que nous défendons

    La Coordination des Groupes Anarchistes soutient tous les peuples en lutte contre le colonialisme et, à ce titre, défend le droit à l’autodétermination du peuple palestinien et sa légitime résistance contre l’occupation israélienne. Nous ne pensons pas que la solution politique à long terme réside dans la création et la reconnaissance d’un État palestinien qui ne fera que reproduire les travers inhérents à cette forme hiérarchique et autoritaire d’organisation sociale. Nous pensons que seule l’abolition du capitalisme, du patriarcat et du système de domination raciste, qui s’appuient les uns sur les autres et se renforcent mutuellement, peut constituer une base solide pour la région. En attendant, nous soutenons les initiatives populaires de résistance à l’occupation du peuple palestinien et les actions des anticolonialistes israélien-ne-s. Nous soutenons toutes celles et tous ceux qui luttent dans cette région pour une égalité de droits et, plus encore, pour une égalité réelle. C’est dans la lutte sociale et anticoloniale que se créent les conditions favorables au développement d’une coexistence harmonieuse et pacifique, basée sur la nécessaire égalité sociale et économique. Elle supposera dans tous les cas, pour commencer, l’arrêt de la colonisation et de l’expropriation des palestinienNEs, le droit au retour des réfugié-e-s, l’égalité pleine et entière des droits, l’arrêt du blocus de Gaza, la fin de l’apartheid pour les palestinien-ne-s de 48.

    Alors que Netanyahu rencontrait Macron le 10 décembre à Paris, nous nous opposons à toute forme de coopération commerciale ou militaire avec l’État d’Israël, en particulier tant qu’il viole impunément les traités internationaux. À l’heure où Trump s’affiche comme un soutien des courants les plus extrêmes du colonialisme israélien, cette visite officielle qui sert à renforcer la stature international du président français légitime la politique agressive du dirigeant sioniste.

     

    La colonisation israélienne doit cesser !
    À bas le sionisme et ses alliés occidentaux ! À bas le colonialisme sous toutes ses formes !

     

     

    la Commission Internationale de la CGA,
    Coordination des Groupes Anarchistes,
    le 18 décembre 2017

    Par Groupe Un Autre Futur Communiqués International
  • 02 Déc
    Luttons contre le harcèlement et toutes les violences patriarcales !

    Luttons contre le harcèlement et toutes les violences patriarcales !

    La CGA tient à saluer les mouvements des femmes, trans et personnes impliquées dans la récente libération de la parole qui s’est mise en place pour dénoncer le harcèlement, les agressions sexistes et l’injonction à l’hétéronormativité. Ces dénonciations, notamment à travers les réseaux sociaux, et leurs traductions par des actions dans la rue, ont ainsi permis une reconnaissance publique des violences et de leur ampleur, ont mené à des mesures concrètes, en particulier vis-à-vis des agresseurs, et auront certainement d’importantes répercussions sociales.

    Une petite avancée est l’utilisation de plus en plus fréquente du mot « féminicide » jusque là complètement occulté et qui permet de bien définir la raison pourtant évidente de meurtres de femmes commis par des hommes « uniquement parce ce que celles-ci sont des femmes ».

    Les violences de genre, contre les femmes, les gays, lesbiennes, bisexuel-le-s, les personnes trans et toutes celles ne se reconnaissant pas dans un genre masculin ou féminin, découlent du système de domination hétéro-patriarcal qui caractérise la société. Ce système induit un continuum de violences (harcèlement moral et sexuel, agressions, viol, etc. ) et d’inégalités (économiques, sociales, politiques) qui se renforcent les unes les autres.

    Le gouvernement, malgré sa communication en faveur de l’égalité hommes-femmes et contre les agressions sexistes, perpétue et renforce ce système. Par exemple, en détruisant le code du travail et les prud’hommes, en facilitant les licenciements et les baisses de salaire, il généralise la précarité et l’instabilité de l’emploi. Ces attaques toucheront en premier lieu les femmes, qui occupent la majeure partie des emplois précaires, et dont les salaires sont toujours très inférieurs à ceux des hommes. La suppression des CHSCT, et les modifications du financement des expertises limiteront sans aucun doute les enquêtes contre les violences à leur encontre sur le lieu de travail. Avec ces mesures, les femmes seront davantage soumises aux pressions et aux violences, que ce soit sur le lieu de travail ou dans la sphère conjugale et familiale.

    De plus, le démantèlement des services publics (santé, éducation, justice, etc.), la fermeture des centres IVG, la baisse générale des subventions aux collectivités locales et aux associations, ainsi que le manque de moyens alloués à celles luttant pour les droits des femmes et contre les violences à leur égard, vont encore venir entraver leur accès à la santé, à un accompagnement social ou à une écoute.

    S’il faut dénoncer et lutter contre les violences dans l’espace public, rappelons également que la majorité des violences sont perpétrées dans l’entourage familial, conjugal et/ou proche, contrairement aux idées reçues et largement véhiculées, qui relèguent ces violences à certains lieux extérieurs ou à certains milieux socio-culturels.

    À la culture du viol, nous opposons la culture du consentement. La CGA soutient l’auto-organisation des luttes des femmes et personnes trans, et lutte contre toutes les formes de domination et d’exploitation.

     

     

    Relations extérieures de la CGA,

    Le 2 décembre 2017

    Par Groupe Un Autre Futur Anti-patriarcat Communiqués
  • 27 Oct
    Nouvelle attaque fasciste sur une soirée militante : solidarité !

    Nouvelle attaque fasciste sur une soirée militante : solidarité !

    Le vendredi 20 octobre à Chambéry, le groupe local de la Fédération Anarchiste organisait sa soirée de rentrée militante.
    Vers 21h15 un groupe de 10 à 15 militants d’extrême-droite ont attaqué le bar où se déroulait celle-ci. Grâce à une belle résistance collective, les fascistes sont vite repartis.
    Nous tenons à apporter toute notre solidarité envers les personnes visées et attaquées lors de cette soirée militante.
    Cette attaque s’inscrit dans une période délicate où les attaques antisociales (loi travail, attaque du système de solidarité), les lois sécuritaires (état d’urgence dans le droit commun), la chasse aux migrant-e-s et à leur soutien se multiplient et libèrent la parole et les actes racistes, xénophobes, violents sur tout le territoire.

    Et derrière les mots, il y a les actes !

    L’attaque de Chambéry en est la preuve et ce n’est pas la première fois que des militants d’extrême-droite s’en prennent physiquement à des militant-e-s, à des lieux associatifs ou à des personnes racisées :

    • L’année dernière, la librairie la Plume Noire autogérée par les militant-e-s de la Coordination de Groupes Anarchistes avait été attaquée par une vingtaine de fascistes armés de casques et de barres de fer. A Lyon, toujours, les groupuscules d’extrême-droite ouvrent en toute impunité des locaux, des commerces qui servent de lieu de diffusion de leur idéologie haineuse et de lieu d’entraînements pour de futures attaques (voir cartographie de l’extrême-droite à Lyon) ;
    • À Rennes, au mois de février dernier, rue Saint-Michel ce sont des clients de 2 bars qui se font chargés par des nationalistes nantais.
    • À Marseille, au mois de mars dernier, c’est un militant actif de la lutte antifasciste qui a été poignardé à son domicile ;
    • À Nantes, le 7 mai dernier, ce sont 2 militants s’opposant aux résultats des élections présidentielles, qui ont fait les frais de la violence d’extrême-droite ;
    • À Montpellier, c’est un local d’une association d’aide aux migrant-e-s qui a été saccagé en juillet dernier ;
    • La liste d’agressions et de coups de pression des militants fascistes pourrait s’étendre sur plusieurs pages.

    Des militants fascistes prêts à passer à l’acte

    Et derrière ces agressions de groupes, l’endoctrinement idéologique et les entraînements quasi-militaires, émergent des projets d’attaques d’une envergure plus grande.
    La preuve en est la mise en examen récemment de 8 militants fascistes qui prévoyaient des attaques ciblées contre des lieux ou des personnes. L’un d’entre eux, bien connu des militants antifascistes, était un fervent admirateur d’Anders Breivik qui avait tué 77 personnes en juillet 2011 en Norvège.

    Organiser la solidarité et la riposte antifasciste

    Le groupe de la Fédération Anarchiste de Chambéry organise une manifestation le samedi 28/10 à 14h (place de la mairie) et appelle à la riposte populaire face à ces attaques.

    La Coordination des Groupes Anarchistes soutient cette initiative et sera présente aux côté des camarades de Chambéry.

    Nous pointons la nécessité d’une riposte d’ampleur face à ces attaques et à la mise en place d’un travail de fond sur la montée en puissance de ces groupuscules à mettre en lien avec les attaques capitalistes que nous subissons de plein fouet.

    Relations extérieures de la CGA,
    le 27 octobre 2017

    Par Groupe Un Autre Futur Antifascisme Communiqués Vie de l'organisation

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