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7 mars 2018

Solidarité avec Ermengol Gassiot, militant de la CGT Catalogne

le 21 février 2018, Ermengol Gassiot, professeur de préhistoire à l’Université Autonome de Barcelone (UAB) et secrétaire général de la CGT Catalunya, a été arrêté par les Mossos d’Esquadra, la police régionale de Catalogne. Il avait été placé sous mandat d’arrêt pour ne pas s’être présenté lors du procés « 27 i més » (« 27 et plus »).

Lutte sociale et répression

En 2013, des étudiant·e·s et des syndicalistes décident d’occuper pacifiquement l’Université Autonome de Barcelone pour dénoncer, entre autres, l’augmentation des frais d’inscription et le « processus de Bologne ». Depuis les années 2000, ce dernier vise à harmoniser l’enseignement supérieur des membres de l’Union Européennes, à la rendre compétitive dans le cadre d’une libéralisation de la connaissance via la création de l’Espace Européen de l’Enseignement Supérieur (EEES).

Largement soutenue par la communauté universitaire, cette lutte réunissait plusieurs syndicats dont la CGT Calalunya. Suite au blocage de l’université, la direction de l’UAB entame alors des poursuites judiciaires contre 27 militants et soutiens du mouvement. La répression dure depuis. 27 personnes sont concernées : 25 étudiants, un PAS (personnel d’administration et services) et un professeur, Ermengol. Le procureur demande des peines de 11 à 14 ans de prison, et des amendes de 9 500 euros, et l’UAB réclame 14 000 euros pour la responsabilité civile.

 

Ici comme ailleurs, la répression contre les militant·e·s politiques et syndicaux, et contre l’ensemble des mouvements sociaux ne cesse de s’amplifier !

Solidarité et soutien aux camarades poursuivi·e·s !

 

 


 

 

Nous relayons ici le communiqué de la CGT Catalunya en français et catalan.

 

Ordonnance judiciaire de recherche et d’arrestation contre le Secrétaire Général de la CGT de Catalogne dans le cadre du dossier judiciaire ’27 et plus’

Aujourd’hui, nous avons appris que, finalement, le tribunal de Cerdanyola del Vallès qui instruit l’affaire « 27 et plus » a émis un mandat d’arrêt à l’encontre de notre collègue Gassiot Armengol, professeur au Département de Préhistoire de l’Université Autonome de Barcelone (UAB) et Secrétaire Général de la CGT de Catalogne. Ainsi, par conséquent, il peut être arrêté à tout moment pour être mis à la disposition du tribunal, ayant refusé de se rendre devant le juge pour déclarer au sujet de ce montage politico-judiciaire. Cette décision découle de sa volonté de ne pas coopérer avec cette instruction, qui n’est rien de plus qu’un nouveau et grand chapitre de la persécution politique envers tous ceux qui ont un engagement dans la lutte pour la défense des services publics, dans ce cas de l’université publique, et donc dans la défense des droits sociaux des classes populaires. La situation d’Armengol est identique à celle vécue il y a quelques jours par certains des 27 autres accusés (Carles, Oriol, Celia), qui ont été arrêtés chez eux afin d’être mis à la disposition du tribunal.

La CGT Catalunya soutient la décision de Gassiot Armengol et des autres inculpés de ne pas collaborer avec la justice. Nous dénonçons le fait que la persécution menée contre notre secrétaire général est, pour nous, une persécution de notre organisation et du syndicalisme combatif que nous représentons. Rappelez-vous que les faits pour lesquels les accusés Armengol et les 27 autres ont eu lieu en 2013 dans le cadre de la lutte contre l’augmentation des frais de scolarité et d’autres exigences qui avaient le soutien de la majorité de la communauté universitaire, au cours de laquelle le bâtiment de la direction de l’UAB avait été fermé. Un mode d’action faisant régulièrement partie du mouvement étudiant dans les universités catalanes depuis des décennies. Armengol, en tant que membre de notre section syndicale à l’UAB, a publiquement soutenu cette lutte, tout comme d’autres représentants syndicaux des travailleurs de l’UAB.

À la suite de ces événements, la direction de l’UAB a commencé une chasse aux sorcières par la voie pénale, dans le seul but de poursuivre politiquement le mouvement étudiant et syndical de l’UAB. Tant le recteur de l’époque, Fernando Sancho comme sa vice-présidente, Silvia Carrasco, ont la responsabilité directe de l’invention d’un « réseau criminel » organisé pour détruire l’université, dont seraient membres Ermengol et les 27 autres. Pour cette raison, le parquet, organe politique de l’État espagnol, demande contre ces personnes, selon les cas, entre 11 et 14 ans de prison. Des demandes parfaitement disproportionnées constituant le pire cas de répression politique dans une université de notre pays depuis la fin du régime de Franco.

La CGT Catalunya réitère sa solidarité avec Ermengol et les 27, et notre volonté de répondre collectivement en tant qu’organisation, en cette période de répression. En même temps, nous demandons à tous nos membres, et l’ensemble des militants syndicaux et des mouvements populaires d’être aux côtés des 27, de démonter ce procès politique et d’articuler ensemble, depuis la solidarité, la réponse que cette situation mérite.

Nous voulons les 27 libres !
Un coup contre l’un d’entre nous est un coup contre nous tous !

21 février 2018

Secrétariat Permanent du Comité Confédéral de la CGT de Catalogne

 

 

 

Ordre judicial de cerca i captura contra el Secretari General de la CGT de Catalunya en el marc del procés judicial del cas ’27 i més’

Avui hem sabut que, finalment, el jutjat de Cerdanyola del Vallès que porta el procés de l’anomenat cas « 27 i més » ha emès una ordre de cerca i captura contra el nostre company Ermengol Gassiot, professor del Departament de Prehistòria de la Universitat Autònoma de Barcelona (UAB) i Secretari General de la CGT de Catalunya. Així, doncs, l’Ermen pot ser detingut en qualsevol moment per ser posat a disposició judicial, en haver-se negat a personar-se al jutjat a recollir cap notificació relacionada amb aquest muntatge político-judicial. Aquesta decisió sorgeix de la seva voluntat de no col·laborar amb aquest procés, que no és més que un nou i greu capítol de persecució política a aquells i aquelles que s’han significat en la lluita per la defensa dels serveis públics, en aquest cas de la universitat pública, en defensa — per tant — dels drets socials de les classes populars. La situació en la qual es troba ara mateix l’Ermengol és idèntica a la que han viscut aquests dies enrere algunes altres de les 27 encausades (en Carles, l’Oriol, la Cèlia), que van ser detingudes a les seves localitats per ser posades a disposició judicial.

Des de la CGT de Catalunya donem suport a la decisió de no col·laborar amb la causa que han pres l’Ermen i les altres encausades. Manifestem que la persecució que s’està duent a terme contra el nostre Secretari General és, per a nosaltres, una persecució a la nostra organització i al sindicalisme combatiu que representem. Recordem que els fets pels quals estan encausats l’Ermengol i la resta dels 27 es van donar l’any 2013 en el marc de la lluita estudiantil contra l’augment de les taxes, entre d’altres reivindicacions que comptaven amb el consens majoritari de la comunitat universitària, en el decurs de la qual es va realitzar una tancada a l’edifici del rectorat de la UAB, un tipus d’acció habitual i que forma part del repertori del moviment estudiantil a les universitats catalanes des de fa dècades. L’Ermen, com a membre de la nostra Secció Sindical a la UAB, va donar suport públicament a aquella lluita, com també van fer altres representants sindicals dels treballadors i les treballadores de la UAB.

Arran d’aquells fets, l’aleshores equip rectoral va iniciar una cacera de bruixes per la via penal, amb l’únic objectiu de perseguir políticament el moviment estudiantil i sindical de la UAB. Tant el rector de l’època, Ferran Sancho, com la vicerectora, Sílvia Carrasco, tenen responsabilitat directa en la invenció d’un conspiranoïc « entramat criminal » organitzat per a destruir la universitat, i del qual se suposa que l’Ermengol i la resta dels 27 formaven part. A causa d’això, la Fiscalia, òrgan polític de l’Estat espanyol demana per a aquestes persones, segons els casos, penes d’entre 11 i 14 anys de presó. Tot un autèntic despropòsit que constitueix el pitjor cas de repressió política en una universitat al nostre país des de les acaballes del franquisme.

Des de la CGT de Catalunya reiterem la nostra solidaritat amb l’Ermengol i amb els 27, i la nostra disposició a donar resposta de forma col·lectiva, com a organització, a aquest cop repressiu. Alhora, fem una crida a tota la nostra militància, i també al conjunt del sindicalisme combatiu i dels moviments populars a estar al costat dels 27, a desmuntar aquest procés polític, i a articular entre tots, des del suport mutu, la resposta que aquesta situació es mereix.

Volem les 27 lliures !
Si ens toquen a una ens toquen a totes !

21 de febrer del 2018

Secretariat Permanent del Comitè Confederal de la CGT de Catalunya

 

 

 

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